Archives du mot-clé origine gauloise

 

Le 25 décembre, le pape François invitait l’Europe à l’hospitalité envers les Migrants. Pour la nouvelle année, il demande à tous de les accueillir dans toutes les dimensions qui constituent leur identité, particulièrement religieuse. Il invoque le patrimoine européen, inspiré par cette conception chrétienne de la personne humaine.

Commentaires superflus !

Commentaires superflus !

Si cette lecture d’une dépêche AFP, reprise par toute la presse, est une prise de position qui semble conforme à la morale chrétienne, Michael Czerny, en charge de la section pour les Migrants, au Vatican, explique au journal La Croix que l’intention du pape va beaucoup plus loin. L’intégration doit être culturelle. C’est-à-dire que l’Europe doit adapter ses structures à l’Islam. L’Europe chrétienne doit se conformer à l’Islam.

Face au déni de l’identité européenne, il convient de mettre quelques pendules à l’heure. Si le Christianisme fait partie de la culture européenne et de ses traditions, c’est parce qu’il y avait, à la source, une compatibilité entre les fondamentaux religieux et l’identité européenne.

Cette compatibilité entre le Judaïsme qui deviendra judéo-chrétien et l’Europe repose sur la considération de l’Autre. La philosophe Simone Weil parlera de la magnificence de la culture grecque illustrée par Homère. L’Iliade, présente la même compassion pour les héros grecs que pour leurs ennemis troyens. L’Iliade et l’Odyssée sont les fondements de l’Europe car ces œuvres avaient vocation à construire les individus en leur donnant les clés de la vie et de la nature humaine.

De quoi est-il question dans L’Iliade et dans L’Odyssée ? Il est question de l’hospitalité, justement.

La guerre de Troie a lieu parce que Sparte a laissé trop de droits à ses hôtes, à Hector et Pâris qui enlèvent Hélène. La guerre prend fin tragiquement pour Troie parce que cette dernière n’a pas retenu la leçon et laisse entrer dans ses murs ce qui causera sa perte.

La morale est simple : Il y a une grande considération pour l’individu. La démocratie en découle. Achille parle d’égal à égal avec le roi Agamemnon. Mais si l’hospitalité est sacrée, elle se limite à ne jamais mettre les siens en péril. C’est une loi fondamentale de l’Europe jusqu’au XXe siècle.

L’identité européenne est antérieure à l’apport chrétien et c’est le Christianisme qui s’est adapté à l’Europe et non l’inverse. Il n’en reste aujourd’hui qu’une morale débarrassée de toute fonction sacrée. Cette morale est en conformité avec l’Occident universaliste. Mais elle n’est qu’un ordre moral qui ne trouvera sa légitimité qu’à l’épreuve des faits. Le pape François, pape ordinaire à l’instar d’un autre François ordinaire, Hollande celui-là, est le chef qu’il mérite.

Un des grands vecteurs pour imposer la politique migratoire est l’affirmation que la France est une terre d’immigration. Pour contrer toute résistance à cette affirmation, le rapport aux « Gaulois » est avancé avec moquerie. Nos ancêtres ne seraient pas les Gaulois. (1)

Il se trouve que le refus de la filiation gauloise est tout aussi erroné que la prétendue hospitalité chrétienne de l’Europe. C’est historiquement, statistiquement et donc mathématiquement faux. La Gaule compte 12 millions d’habitants lors des invasions barbares du Ve siècle. Ces barbares ne représentent que 5 % de la population. La France compte 40 millions d’habitants à la fin du XIXe siècle. Il n’y a pas eu de flux migratoire entre ces deux périodes.

Compte tenu de la dilution des 5 % de la population barbare du Ve siècle, La France de la fin du XIXe siècle est donc gauloise de souche à plus de 95 % !

La France compte 50 millions d’habitants en 1960 et les populations exogènes ont été assimilées, c’est-à-dire que la France est de souche gauloise à plus de 90 %. La tradition française de migration est une supercherie.

Note

(1) Michel Balard, Jean-Philippe Genêt et Michel Rouche, Des Barbares à la Renaissance, Paris, Hachette, 1973.