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Appropriation et continuité du coup d’État permanent, principe « Gauchien »

La France va bien. Comment pourrait-il en être autrement puisque Jupiter est aux commandes ?

L’économie française va mieux : 1,9 % de croissance en 2017. Mais voici qu’un ancien ministre de François Hollande, Stéphane le Foll, ce 30 janvier 2018, revendique ce résultat comme le fruit de son maître.

Mars et Venus pris dans le filet de Vulcain d'après Marteen Van Heemskerk.

Mars et Venus pris dans le filet de Vulcain d’après Marteen Van Heemskerk.

Quand on se prétend Jupiter, il est normal de se situer dans une situation très œdipienne avec son papa. Comme Ouranos, puis Cronos, gare à la castration !

Mais de quoi parle-t-on à propos de croissance, d’enrichissement ? Selon ces politiques, le principal facteur serait celui de la confiance. La confiance ferait entreprendre, ferait consommer, ferait oser aurait dit Audiard.

Alors la logique ferait comprendre l’importance du mensonge des dirigeants. Leur félonie à l’égard du peuple viserait à créer de la confiance et donc de la richesse. Seule l’intention compte pour les serviteurs de la Nation.

Mais de quoi parle-t-on en établissant cette croissance de 1,9 % en 2017 et en tablant sur la dynamique de cette croissance ?

Aujourd’hui, il est bien connu que l’économie est grandement virtuelle. C’est le principe des bulles. Rien n’est factuel. Tout n’est qu’interprétation. Un bel exemple de fake ! Le crédit fait tourner le monde.

En gestion, nous avons les emplois productifs et les emplois improductifs. Ces derniers sont une charge censée être nécessaire à la production. Quand on évoque le chiffre du PIB de la France, nous pouvons bomber le torse. Mais l’analyse du PIB montre qu’il intègre les valeurs marchandes, ce qui est produit, et les valeurs non marchandes, la rémunération des fonctionnaires (23 %). Les fonctionnaires sont la richesse de la France.

La croissance de la France va continuer à progresser. Europe oblige ! En effet, la direction de la Commission Européenne en charge de l’information formule le cadre des données et la France doit s’y soumettre. Le Figaro de ce 30 janvier 2018 rapporte que le trafic de drogue et la prostitution vont entrer dans le calcul du PIB de la France pour 2018 en conformité avec les directives européennes.

L’article du Figaro indique que la France manque de moyens pour évaluer les activités illégales. La France va donc créer des ressources pour cette fonction. Et comme nous venons de le voir, cette action est créatrice de valeur pour la France. « Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. »

La question était posée d’évaluer les données en fonction de la véritable richesse. Mon livre Géopolitique de la conspiration contre les peuples fait le lien entre la corruption, le crime organisé, la politique et bien entendu le terrorisme. Les trois sont indissociables.

Selon les travaux de l’ONU, ce sont mille milliards de dollars qui serviraient de pots-de-vin aux fonctionnaires du monde entier. Le travail développé par cet ouvrage met en relief que les objectifs de l’Europe et les objectifs des organisations criminelles sont les mêmes : favoriser l’immigration et la délinquance, sources de profit par un environnement territorial favorable. Le principe de l’Union Européenne d’intégrer les valeurs criminelles au calcul du PIB ne doit pas être une surprise.

Mais restons-en aux données brutes : la masse financière de la corruption est estimée à 990 milliards d’euros pour l’Europe. Au final, cette somme est absorbée dans les prix de vente de chaque chose. Cette somme vient en diminution du revenu des salariés, soit 2 000 euros par an et par citoyen européen. Accessoirement, cela correspond à une perte sèche fiscale de 120 millions d’euros pour l’administration. Voilà la réalité qui réjouit nos dirigeants car le citoyen est maintenant riche. Le mensonge et la vilenie permanents ont remplacé le coup d’État permanent, tellement obsolète. Plus que jamais, il doit être martelé que la démocratie est le moins mauvais des systèmes, car tout est une question de confiance, n’est-ce pas ?