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Yom Hashoah

Il y a quelques jours avait lieu Yom Hashoah en Israël, la commémoration de la Shoah.

A l’occasion, je regardais une video du Rav Dynovisz sur le sujet.

http://www.ravdynovisz.tv/video.php?video_id=31140

Ce rabbin est extraordinaire. Ce ne sont pas tant son érudition phénoménale ni l’amplitude de sa foi ni même l’originalité de son approche d’ouverture vis-à-vis des non-Juifs qui sont remarquables. N’est-ce pas ce qui est attendu d’un rabbin et d’autant plus d’un rabbin de notoriété mondiale ?

Les cours du Rav sont extraordinaires par la construction des démonstrations. La Torah, la Kabbale, tous les textes codés deviennent simples, compréhensibles, lumineux de cohérence.

Maintenant, je m’arrête sur ce dernier cours de Yom Hashoah car je n’ai pas retrouvé la même infaillibilité dans la construction. Sans doute est-ce dû à l’inexactitude des exemples choisis. Je dois dire que je partage totalement la conclusion à laquelle il arrive. Par contre, le chemin emprunté ne peut pas être le même. C’est faire fausse route. Dès lors, l’enseignement reçu par le cheminement n’est pas positif à ce pour quoi nous sommes arrivés.

Le Rav commence (et il précise le caractère et la portée provocateurs de son introduction) par une comparaison et évaluation des différents génocides au monde et dans l’Histoire pour évaluer que la Shoah n’a rien de particulier, ni en nombre de victimes, ni dans l’évaluation de l’horreur.

Ce postulat est faux et la construction de l’argumentaire qui en découle ne peut donc être recevable. Chaque génocide est particulier. Parmi les exemples utilisés par le Rav, les Houtis et les Toutsis se « génocidèrent » mutuellement. Nous sommes dans, malheureusement, une réalité africaine de conflits tribaux très loin de la Shoah. Il n’y a jamais eu de génocide des esclaves noirs américains. L’esclavage n’a rien à voir avec la Shoah. Le régime des Khmers rouges a pu massacrer son propre peuple. Ce n’était pas un génocide. Les mots ont un sens et le caractère racial n’y était pas. Il en est de même pour Staline.

La Shoah est bien particulière. En allusion à l’article précédent, le détail de l’Histoire fait par cela toute la différence. La Shoah se réfère à une intention raciale dans le cadre d’une idéologie raciale. La Shoah met en place une organisation particulière sans précédent dans le cadre de ce qui est appelé la solution finale. Cette solution est conséquente d’un raisonnement qui s’appelle la question juive. Alors, oui, l’horreur de la mécanique est très subjective au regard d’autres massacres plus « animaux ». C’est là un point très important qui conduit à la confusion. Le Nazi n’était pas animé de haine. Le racisme n’est pas la haine. J’ai largement développé cette question dans l’ouvrage « la Mystification antiraciste ». Je le reprends, naturellement, dans l’ouvrage « Philosophie politique de l’Amour » pour comparer l’Amour et la Haine.

La Haine fait partie du vivant. Elle est folie mais elle est du vivant. La froideur de la conviction raciste n’est pas du vivant. Il y a confusion parce que le massacre à la machette peut sembler moins « humain ». C’est tout l’inverse.

Arrivons aux conclusions. Là aussi, le Rav utilise des arguments qui me semblent erronés. Il argue d’une concurrence de rayonnement. Ce phénomène se retrouverait à chaque aube d’Israël, le Nazisme face au Sionisme. Non, l’Allemagne n’était pas le phare de l’Occident. Jusqu’au XXe siècle, la France était ce phare d’impérialisme culturel. On parlait français aux cours d’Italie ou de Russie jusqu’au XXe siècle. L’Allemagne n’existait pas jusqu’à Bismarck. Et non, les lois raciales de Nuremberg n’étaient pas une réplique à une concurrence d’éclat du Sionisme face au Nazisme. Une autre preuve douloureuse est que les Tziganes connurent le même destin que les Juifs. L’Iran ou la Perse n’était pas le phare de l’Islam. D’abord, l’identité chi’ite est repliée sur elle-même. Le phare de l’Islam a, en premier, été Damas. Puis ce fut l’empire Ottoman.

Tout cela serait inconscient d’après le Rav. Non, une chose est ou elle n’est pas. Au IVe siècle avant notre ère, le second temple vient d’être reconstruit. La nation juive s’est reconstruite. Au moment où la Grèce serait ce phare concurrent, Alexandre conquiert le monde en passant par Jérusalem sans s’y arrêter. Bien sûr, s’il y a projet divin, le « hasard » de phénomènes parallèles peut considérer des actions inconscientes. Deux routes parallèles conduiraient au même endroit. Et c’est ainsi que j’arrive aux mêmes conclusions que le Rav Dynovisz : l’antisémitisme n’est rien. L’antisionisme est tout.

Et pourtant, les Nations condamnent l’antisémitisme et pas l’antisionisme. Les Nations voient d’un côté un racisme de haine et de l’autre une idéologie politique. Elles voient d’un côté une conséquence et de l’autre une cause et elles se trompent. Non, le racisme n’est pas la Haine. Le racisme est né de l’inégalité. La haine naît de l’égalité.

J’imagine que c’est ce point de différence entre la Haine et le Racisme que les conclusions du Rav, d’une concurrence compétitive avec Israël, et les miennes, plus génériques à la construction de l’identité, se rejoignent malgré la divergence entre les symptômes et les diagnostiques. La maladie est là. C’est une maladie identitaire face à la notion d’égalité. Je développe dans l’ouvrage « Philosophie politique de l’Amour » que l’environnement du racisme n’est fait que d’illusion quand celui de la haine correspond à la révélation du mensonge égalitaire. L’Amour, lui, correspond à la vérité de l’identité égale (pléonasme !)… On ne peut simplement pas aimer tout le monde. J’invite ceux que le sujet intéresse à lire ce livre.

 

La question juive

Couv Philosophie politique Amour La question juive… Cette simple formulation sent le soufre. Elle est, bien évidemment, taboue. Et le tabou relève du religieux. Le religieux s’entend ici dans ses ordres moraux tout autant que sacerdotaux, rituel sociétaux. La spiritualité devient magie et incantation.

C’est que le peuple juif est fabuleux. Il a trait à la fable d’une part. Il est extraordinaire, d’autre part. Nous verrons que l’Histoire des Juifs tient de la fable et qu’elle est pourtant des plus réelles. Nous verrons que ce peuple est extraordinaire. Il est unique dans l’évolution de son histoire et particulièrement dans son rapport aux autres.

Il est extraordinaire, déjà, parce qu’il ne représente que un pour mille de l’humanité. Il peut être considéré comme un point de détail. Les événements qui le concernent peuvent être considérés comme des points de détail. Et pourtant, ces points de détail sont les déterminants de ces événements. C’est le premier symptôme du caractère extraordinaire.

Il serait une erreur que de développer une approche de la question juive sur cette dichotomie. Ce serait pratiquer une scission au sein d’un même état quand cette dualité se rapporte à deux univers différents. En fait, l’un n’empêche pas l’autre.

« L’un n’empêche pas l’autre »… On ne peut, sous peine de se tromper, opposer le mythe à la réalité. Pour la Bible, on ne peut opposer la réalité de son écriture tardive à l’écriture initiale de Moïse, bien que corrigée et réécrite, pour remettre en cause l’authenticité dans son immense profondeur de l’originale.

« L’un n’empêche pas l’autre »… Ce thème fondamental de l’essai « Philosophie politique de l’Amour » est situé dans son chapitre des notes. C’est qu’il risquait d’ouvrir à une trop grande digression. Il se doit, néanmoins, d’être développé. Dans l’ouvrage, l’argument est une démonstration mathématique. Parce qu’un l’un n’empêche pas l’autre, l’induction est symétrique de la déduction. De ce « substrat », nous pouvons aborder un point marquant de la pensée juive : son unicité accompagne son caractère universel. Là est, peut-être, le génie du Judaïsme. Il est constitué de deux réalités qui n’en sont qu’une.

J’insiste sur ce point car il est un des points essentiels de ce que j’ai voulu exprimer dans « la Philosophie politique de l’Amour ». Il y a, bien sûr, l’aspect conceptualisation qui décline le plus sûr moyen de faire face à l’assaut d’idéologies telles l’Islam. S’il s’agit d’affrontement, il convient d’être fort. C’est, ensuite, l’aspect spécification. Nous devons être forts. Se connaître soi-même permet de le pouvoir. Nous ne devons faire que ce que nous pouvons faire. Se connaître soi-même permet de s’élever parce que nous connaissons déjà nos limites. En porter de nouvelles s’établit sur le rapport à l’Autre et le plus sûr moyen est d’utiliser le vecteur de l’Amour.

En effet, par l’Amour, nous voulons offrir le meilleur de nous-mêmes. L’univers de cette évolution est la spiritualité. La foi se construit d’elle-même. Elle est l’univers et le réceptacle de la foi.

Se connaître soi-même : Nous sommes ce que nous sommes et il est indéniable que nous sommes de culture judéo-chrétienne. La Bible en est le référentiel. Mais notre culture judéo-chrétienne tend à opposer le spirituel au matériel. Notre culture est complexe parce qu’elle est également rationnelle. La culture judéo-chrétienne est profondément d’inspiration grecque. La Bible, dans une vision aboutie se limiterait presque au Nouveau Testament ou « Pacte nouveau », vision messianique.

Pour la Torah, Ancien Testament, la Science tentera d’itérer le texte à l’archéologie, tentera d’itérer le texte à l’analyse philologique. Et effectivement, l’archéologie apportera des réponses qui justifieront d’une approche psychologique, sociologique, ethnologique d’une réalité du peuple hébreu quelque peu différente de ce que dit le texte. La sémiologie et la philologie indiqueront une réécriture tardive de la Bible et retiendra une double influence égyptienne puis perse. Mais l’un n’empêche pas l’autre. C’est ce qui permettra de consolider la foi au-delà du texte.

Il est essentiel de considérer que la Foi ne s’oppose pas à la Science et qu’au contraire, la Science viendra consolider la foi judéo-chrétienne et, particulièrement pour cette dernière, proposer une ironie bienveillante au rapport entre nécessité et hasard.

Je tenais à cette précision au regard qu’il est possible de développer un algorithme pour définir un indice de vérité face aux écarts de points de vue et la démonstration que j’en fais dans mon ouvrage avec un couple de variables aléatoires (p239 à p246). Si la complexité d’un point de vue, par toutes les charges culturelles, émotives, sociales, circonstancielles ne permet pas, à priori, d’établir un algorithme pour discerner la vérité d’un événement, face à un événement, l’interpréteur de cet événement n’est qu’une variable aléatoire qui intègre l’événement. Nous pouvons, par contre facilement, définir une loi jointe entre 2 variables aléatoires dès lors qu’elles évoluent dans un même espace englobant appelé espace-produit. L’événement est donc englobant des points de vue. C’est la loi de probabilité de couple.

Et j’invite donc à revenir à l’aurore de l’Aurore grecque pour toucher la substance de la dualité matérialisme-spiritualité, fondement de cette question juive, devrions-nous, pour cela, chevaucher une nouvelle fois le tigre.

Synthèse du livre « Philosophie politique de l’Amour »

Couv Philosophie politique Amour

 

 

Si les mots sont des mensonges, ils sont également vérité. Cette vérité n’est, de plus, pas seulement ailleurs, dans un autre référentiel existentiel. Elle est présente jusque dans le mensonge. Dans le « Fragment d’un discours amoureux », Roland Barthes introduit son sujet en précisant que le discours amoureux est d’une extrême solitude, complètement abandonné. Il n’est, alors, que le lieu d’une affirmation. L’affirmation est son sujet. Seulement voilà : Le postulat de l’affirmation est utilisé de manière déductive pour argumenter l’affirmation de solitude. Ces fragments de discours amoureux déclinent un éventail de mots : abimer, absence, angoisse, contingences, dépendance, drame, errance, insupportable, jalousie, langueur, ravissement, regret, souffrance, dont la pertinence du ressenti amoureux relève du Ca freudien, psychanalyse de l’amour de soi, de l’égoïsme face à sa gratification. Dans ce cas, oui, les mots sont du mensonge. Le mensonge ne tient que par l’absence d’amour, de l’absence de l’Autre en soi et de soi en l’autre. L’amour est tout le contraire de la solitude. Le partage en est son essence. Et il y a cette sensibilité qui permet de comprendre l’incompréhensible. Il suffit de concevoir qu’elle puisse être un état supérieur. Les fragments de discours amoureux utiliseront, alors, d’autres mots. Ils induiront le contraire de la solitude ou de l’abandon. Il ne peut y avoir de construction d’une société parfaite que par un imaginaire exacerbé et collectivement partagé dans une volonté commune. Il ne peut y avoir cet imaginaire exacerbé que par le sens d’un collectif égalitaire. C’est le sens vrai de la Nation. Il ne peut y avoir ce sens de la Nation que par l’amour de l’Autre. Il ne peut y avoir cet amour de l’Autre que par l’amour de soi. Il ne peut y avoir cet amour de soi que par la sublimation de soi, c’est-à-dire en le vidant de toute corruption. Nous sommes ce que nous sommes mais rien n’est immuable. Quand nous aimons, que nous voulons alors partager, c’est le meilleur que nous voulons partager. C’est cette part de nous si chère à l’autre que nous avons plaisir à offrir. Elle ne peut être corrompue. Si nous sommes perfectibles, l’Amour nous conduit à devenir ce que nous serons. L’Amour tend le temps et pose son regard sur le meilleur de ce que nous sommes pour gonfler notre volonté. Parce que l’Amour devient tout pour nous, nous devenons ce que nous sommes, un être aimable, aimé et aimant. Aimable, nous voulons que l’être chéri aime tout de nous. Parce que l’être aimé est un être aimant, aimé et aimable, nous ne voulons le corrompre. La vérité est alors notre vie. Alors nous voyons la vérité. C’est ce sens que nous pouvons retenir de la citation de Plotin : « il est besoin de faire partie du Soleil pour regarder le Soleil ». De même, il sera besoin d’être beau pour voir pleinement et profiter du beau. La vérité est alors toujours belle. Vérité n’est pas vagabonde. Elle sait où elle va. Elle se déplace en phalange, cette troupe qui ne forme qu’un, en bloc. Elle avance avec Droiture, avec Loyauté, avec Bravoure. Elle avance avec toutes ses sœurs dont le cœur est le père. Elle est une unité d’élite. C’est là qu’il faut, encore, faire preuve de discernement car l’élite est le substantif de ce qui est choisi. Nous devenons ce que nous sommes parce que c’est notre choix. Nous aimons l’être aimé parce que c’est notre choix. Ce sont nos choix par notre adhésion à ce qui est. Le choix du cœur nous appartient. En aimant la vérité, nous aimons sa famille, Droiture, Loyauté, Bravoure et bien d’autres. Nous aimons ce que nous sommes car en aimant la vérité, nous intégrons sa famille. Introduction A travers quatre types de recueils, étape par étape, dans une architecture, nous pourrons discerner le Vivant, constituant de la force morale. C’est le dépassement de soi. C’est être soi et quelque chose de plus, quelque chose de supérieur puisque ça nous dépasse. Le discernement du Sacré nous conduira au constituant du collectif, de ce que nous sommes car nous sommes un prénom et un nom. Parce que je sais ce que je suis dans le Vivant, je peux savoir ce que nous sommes dans le Vivant. Le Sacré serait difficilement abordable dans le Vrai sans le Vivant. Le discernement du Vrai justifie de l’engagement individuel pour le collectif. Enfin, si le Vivant est vrai, si le Sacré est vrai, nous pourrons discerner un chemin qui mène de l’un à l’autre. Il peut y avoir plusieurs chemins. Nous emprunterons celui de l’Amour. C’est bien hors de la Raison que nous trouvons les meilleures raisons de vivre. La sagesse tirée de l’art du combat de Myamoto Musashi Ou le dépassement de soi : constituant de l’individu L’art véritable n’est pas dans l’entraînement, comme la vie ne se déroule pas par procuration. Vaincre est, de même, un principe vital. Le vivant est une émanation de l’instant. Il est sensation. Il est perception de l’Etre par l’étant. Le vivant est, surtout, la pureté de l’être. Il est propre de toute corruption de la convenance sociale. Pour toucher le vivant dans l’art du combat, pour toucher que le vivant y est bien réel, nous pouvons nous référer à d’autres formes que peut prendre le vivant. « L’Amour » est du vivant. Le processus de la création amoureuse suit une même mécanique et un même art que le combat. L’Amour connait la même émanation de l’instant. Il est sensation. Il est perception de l’être par l’Etant. Il faut mettre tout son cœur. Avec Musashi, nous pouvons considérer cette part d’irrationnel comme existentielle. Elle est de l’ordre du réel puisque c’est elle qui fait la différence dans ce qu’il y a de plus concret par le combat physique. Avec Musashi, nous abordons l’inexplicable, ce qui n’est pas démontrable. Cela touche l’essentiel, se connaître dans son être, individuellement. Le vrai est vérité parce que nous nous connaissons. Nous connaissons nos limites et nous pouvons les dépasser, en poser de nouvelles. C’est ce qu’offre l’identité, paradigme premier. La sagesse tirée de la Bible Ou le sacré : constituant du collectif La Bible est le livre de la Nation. La Bible est le livre de l’Amour. Ce sont ces deux points qui sont son essence et donc essentiels. L’Amour est le lieu d’une rencontre entre la personne et le lieu. Il est le Créateur du lieu et qui le remplit. La Nation nous est accessible. Il nous appartient qu’elle le soit. Alors osons un passage de l’Amour à la Nation. Le sacré ne sera pas transgressé. C’est ce à quoi nous invite la Bible : que la Nation devienne le lieu de la rencontre entre la personne et le lieu. Le passage de l’Amour à la Nation est un apprentissage. Au bout de ce passage est le Graal.

La Bible nous offre la substance de l’œuvre comme Musashi nous offre la substance de l’être. La Bible est le livre de la Nation. Le Livre définit le Sacré. L’individu que nous sommes s’identifie en appartenance à la nation. Il nous appartient de construire le lieu pour accueillir Dieu, un lieu accueillant où tout est harmonie, une terre, un peuple, un roi. Parce que je me connais, parce que je nous connais, paradigme premier, l’Amour est le déterminant de l’appartenance, paradigme deuxième. La sagesse tirée d’œuvres politiques Ou le désir d’engagement individuel pour le collectif Ernest Renan synthétise la Nation : « Nous sommes ce que vous fûtes ; nous serons ce que vous êtes ». Cette présupposition d’un passé et du désir de le prolonger dans la vie présente, rattache la nation à une famille pour forcer la communion. C’est une vision intellectuelle, l’émotion qu’elle suscite est une fausse émotion. Où est le sacré ? Il est dans le passé, dans la non-vie. Renan dit que la nation est un esprit spirituel et une âme. Ce ne sont que des mots. L’âme, le corps et l’esprit sont trois choses et elles n’en forment qu’une. Le primitif se construit sur ces trois éléments. Chacun élève l’autre vers la perfection. Elle est à portée et il nous appartient de l’atteindre. « Votre salut dépend de vous seul » ! La Nation et l’Amour sont les constituants sacrés du collectif. L’élévation de l’individu à un état supérieur, parce qu’il se connait lui-même, n’a d’autre sens que de servir le collectif. Si l’Amour est le déterminant de l’appartenance, paradigme deuxième, cette appartenance est naturelle et vivante. Elle se trouve dans la parenté. Mon frère est ma famille. Mon ancêtre n’en est que l’ombre. La famille est une œuvre à bâtir, paradigme troisième. Sagesse tirée de la mythologie et autres contes Pour l’amour d’Astrée Ou pour un monde nouveau et vrai. Servir le collectif, porté par le sacré, ne peut avoir de sens que pour l’œuvre de ce collectif, sacralisée. La foi sans les œuvres est une foi morte. Œuvrer pour une œuvre morte est œuvrer vainement.

 

Aimer cela s’apprend. L’Astrée nous livre l’information à travers l’Amour courtois. Tout partager de ce que nous sommes, ne pas mentir, jamais, en rien, intensément, sans réserve, naturellement, telle est la clé de la porte qui ouvre sur ce nouveau monde. C’est une clé concrète pour un univers qui n’est pas une utopie. En avoir la clé, c’est déjà être dans l’entre-deux mondes. Au-delà du savoir-vivre, Vivre, cela s’apprend. Nous n’existons pas parce que ce monde existe mais à l’inverse, ce monde existe parce que nous existons. C’est parce que nous y croyons qu’il existe, paradigme englobant et englobé aux autres. On ne doit croire qu’à l’incroyable. Tout devient possible. Petits développements argumentaires et digressifs Quand il n’y a rien à justifier, les arguments ne s’inscrivent plus ni en cause ni en effet du constat. Ils ne sont plus structurants. Ils ne sont que l’accessoire vis-à-vis de l’essentiel, détail d’un tout où tout n’est que détail et où chaque détail est important. La déstructuration ne met-elle pas le vrai en évidence ? Leur place est donc en annexe, hors des chapitres précédents. En réalité, ce chapitre aurait du être en préambule du texte. Les points abordés, ici, sont inductifs à cette histoire qui va de Musashi à l’Astrée. Mais la raison commande.

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