Portrait de famille: Un néocolonialisme aux relents esclavagistes

Par Gilles FALAVIGNA

Télérama est un journal chrétien. A ce titre, les Migrants sont appelés Réfugiés. Télérama nous présente Fodé, un Guinéen hébergé depuis 15 mois par Géraldine et Fabien, deux militants investis pour les Migrants.

Monsieur s’appelle Wehlmann. Madame s’appelle Gourbe. Fodé nous présente donc sa famille.

La propagande universaliste a tellement progressé, elle est devenue si décomplexée qu’il est impérieux de s’arrêter sur les images qu’elle propose et de prendre la mesure de l’abîme qui sépare cette pensée des lois de la nature. Fondamentalement, rien n’a changé dans le camp de ceux qui parlent de progrès. Dans le même esprit et parce qu’il s’agit du même universalisme, nous entendons les Islamistes prononcer l’avènement du Dar-al-Islam. Il n’y a aucune évolution dans leur propos à travers ce qu’ils vivent depuis l’Hégire.

Nous pouvons porter un regard « anthropologique » sur les représentants de la pensée mondialiste. Au premier abord de la photo de l’article, la situation présentée, qui n’est pas une simple illustration, est inconvenante et les commentaires graveleux ne manquent pas. Nous sommes dans le monde des droits individuels et finalement, chacun doit pouvoir vivre comme il l’entend.

Avant de franchir le jugement de valeur de ce qui est perçu comme une forme de perversion, nous relèverons que ce couple touche des indemnités pour l’hébergement de Migrants. Au regard de la relation de cette « famille », la perversion est réelle. Au regard des autorités qui financent cette situation, le sentiment de corruption ne peut être absent. La bonne intention s’accompagne de la pire des perversions à l’instar des affaires MSF ou OXFAM sur fond d’abus de faiblesse.

 

Fabien Vehlmann et Géraldine Gourbe ont accueilli chez eux Fodé Condé, un jeune migrant guinéen.

Ensuite, que nous montre cette photo ? Nous voyons le chat derrière la fenêtre, mis dehors.

Fodé a remplacé Minet. C’est désormais sur son ventre que Madame pose une main qui se voudrait protectrice. Monsieur valide la situation. Le Migrant est devenu un objet au service de la satisfaction de ses maîtres. Bien sûr, c’est pour le bien du Migrant. Mais le colonialisme « pur jus » puisque teinté de soumission du « sauvage » remplace le néo-colonialisme.

Arrivés à ce point, il est nécessaire de rappeler que le colonialisme est foncièrement un concept de Gauche.

Les Pères de la République portent en eux une image orgueilleuse, messianique de la France. Il appartient à la France, patrie des Droits de l’Homme d’éduquer le monde entier. C’est l’esprit de la supériorité de la race française pour paraphraser Jules Ferry.

Victor Hugo pour commémorer l’anniversaire de l’abolition de l’Esclavage, lance le 18 mai 1879, un plaidoyer pour la colonisation :

« … Quelle terre que cette Afrique ! L’Asie a son Histoire, l’Amérique a son Histoire, l’Australie elle-même a son Histoire ; l’Afrique n’a pas d’Histoire. Une sorte de légende vaste et obscure l’enveloppe. Et bien, cet effroi va disparaître… Au XIXe siècle, le Blanc a fait du Noir un Homme, au XXe siècle, l’Europe fera de l’Afrique un monde. Allez, Peuples, emparez vous de cette terre. Prenez-la ! A qui ? A personne… »

Quel fut le résultat du XXe siècle pour l’Afrique ? C’est un avant-goût de ce qui nous attend.

La Gauche initiatrice de la colonisation entend bien parachever le travail de la Révolution Française d’affranchir les peuples et leurs frontières. Il n’y a donc rien de nouveau dans la démarche universaliste actuelle. C’est factuel. Il y a également cette constance de leur sentiment de supériorité. Ils sont porteurs du Bien, d’une morale supérieure à toute chose. Elle est un absolu. L’universalisme, par définition, est un absolu.

La Gauche, qui entend se nommer force de progrès, reste figée sur un concept aussi vieux que le monde ou presque.

Le Rav Haïm Dynovisz, se référant au Baal ha Tourim, fait le parallèle avec la Tour de Babel, le fruit de la même idéologie. Le principe est la destruction des Nations par un idéal commun et universel. Tout le monde parle la même langue. Le Rav évoque celui qui s’oppose à Nemrod, le dictateur de l’époque. Il s’agit d’Abraham. Ce dernier s’oppose à la dictature de la pensée unique par la création d’une famille qui sera le socle de la Nation. La constitution du socle de la famille serait le fond de ce qui oppose Nemrod à Abraham.

L’image de cette femme, de son mari et de leur compagnon de fortune puisque l’interview précise le caractère utile du Migrant qui paiera les retraites, n’est que la représentation d’une idéologie vieille de 4000 ans dans un même idéal matérialiste et corrupteur.

La famille n’existe plus.

Alors pouvons-nous, et peut-être devons-nous, nous rappeler le modèle de ce qui nous sauve de la disparition : Abraham. Notre force est dans notre famille et il est notre devoir d’être à son service.

Par Gilles FALAVIGNA

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Une réflexion au sujet de « Portrait de famille: Un néocolonialisme aux relents esclavagistes »

  1. Denis de Rougemont exprimait qu’une civilisation meure quand ses enfants demandent « que vais-je devenir? » au lieu de demander « que puis-je faire? ».
    Alors que nous ne cessons de voir l’amorce d’une apocalypse, les fondamentaux proposent toujours une solution.
    Nous avons le choix entre nous lamenter ou agir.

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