Moi, Maryam P, 20 ans, Gauchiste et Musulmane

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Moi, Maryam P., 20 ans, Gauchiste et Musulmane

Par Gilles FALAVIGNA

L’œuvre « Moi, Christiane F, 13 ans, droguée et prostituée », relate le mal-être de la jeune Christiane au début des années 70, qui rêve de s’intégrer à une bande de « jeunes », lente et violente descente aux enfers.

Le parallèle avec Maryam Pougetoux est difficilement évitable. La jeune fille, étudiante à la Sorbonne, donne des leçons de politique au Ministre de l’intérieur comme à quiconque aurait l’outrecuidance de faire valoir une connaissance sur ces questions.

Madame, puisqu’on ne dit plus mademoiselle ou jeune fille, est l’exemple de l’inversion-substitution de l’intégration. Les populations immigrées n’ont pas à s’intégrer. Les populations autochtones s’intègrent au Migrant. Christiane F et Maryam P. sont jumelles.

Le festival de Cannes honore Cédric Herrou, l’individu qui faisait passer clandestinement les Migrants sur le sol français. Tout sourire et entouré de ses Migrants en smoking, le groupe fait un doigt d’honneur, juste rétribution pour leur classieuse présence sur le tapis rouge. Ils ne disent pas « nique la France » mais le cœur y est.

Maryam Pougetoux est de ceux-ci. Certains pourraient voir un paradoxe à ce que la représentante UNEF de la Sorbonne porte le voile. L’UNEF est un syndicat gauchiste traditionnellement militant de la laïcité. De nombreux hommes et femmes politiques ont rejoint le Ministre de l’Intérieur pour dire qu’ils étaient choqués.

L’UNEF, dans un communiqué le 13 mai, qualifie ces réactions d’appel à la haine et demande, par ce fait, la dissolution d’organisations « d’Extrême Droite » et le licenciement de professeurs qui se sont exprimés. Il y aurait, en effet, « un déferlement de haine raciste, sexiste et islamophobe ».

Quoi de plus naturel qu’une Musulmane appelle à la dhimmitude ? C’est au nom de la laïcité et du féminisme que cette personne porte le voile et que l’UNEF est derrière elle en indéfectible soutien.

Certains sont apitoyés par Maryam Pougetoux et voudraient faire comprendre à cette gamine la portée de son erreur. Ceux-là, toujours prompts à déresponsabiliser, trouvent les coupables de la situation dans la société qui ne s’occupe pas assez des enfants qui se sont fait endoctriner.

Pour eux, il est très simple de combattre l’endoctrinement. Il suffit de suivre le protocole des cellules de « déradicalisation ». Offrons tout le bonheur du monde aux terroristes et ils feront retour. Bref, rien de tel qu’un bon fromage pour attraper les souris.

D’un point de vue pratique, le bon sens suffira à amener cette Maryam Pougetoux à pouvoir penser, s’habiller, aimer à sa guise sans être stigmatisée.

Sur les réseaux sociaux, les « personnes autorisées » proposent d’aborder les sujets de l’homosexualité, de l’avortement, de l’égalité entre les sexes, du mariage pour tous. La seule évocation de ces mots magiques remplit la mission d’intégration à la République Française, ni plus, ni moins !

Il est vrai que la sexualité est un déterminant majeur de ces populations en quête d’identité.

Au-delà des mots, il n’est pas sûr, néanmoins, que la “solution” soit obligatoirement dans la gratification de l’égo et sur l’unique gratification sexuelle avec l’homosexualité au sommet de la pyramide. Le Droit à l’avortement, sous son aspect de déresponsabilisation glorifie le plaisir immédiat et individualiste.

Quelle erreur de la part de ces gens ! Le problème profond de l’universalisme n’est pas de glorifier l’individualisme. Leur point de vue peut en valoir un autre. Le problème profond de l’universalisme est d’imaginer que leur point de vue soit le seul détenteur d’une vérité unique.

Il suffit à la jeune fille de penser « pudeur » et l’ensemble de l’argumentaire de valorisation de l’égo s’effondre. Car en quoi la pudeur devrait-elle être moins valorisante que la liberté de mœurs pour l’égo ?

Si nous devons combattre l’Islam, la meilleure arme n’est pas dans la prévalence d’un dogme par rapport à un autre. L’Islam est une idéologie et elle ne peut s’effondrer que de l’intérieur.

Les docteurs de l’Islam sont des juristes. L’idéologie musulmane fait dans le blanc ou le noir ou le gris mais le gris n’est pas la conjugaison du blanc et du noir. C’est pourquoi la jurisprudence islamique établit 5 nuances entre l’interdit et ce qu’il faut faire. L’Islam est soumission. L’obligation collective libère de l’obligation individuelle. Le fardh kiffaya est dit “de suffisance”. Le Musulman est libéré d’une obligation individuelle, fadh ayin, si un autre s’en charge. Ce n’est pas en stigmatisant l’insignifiance de sa personne que le Musulman peut se révolter contre son système. Ils ne peuvent pas être confrontés à l’intolérable. C’est un non-sens puisque contraire à la nature de l’Islam qui est soumission.

Il n’y a pas d’argument opposable au Musulman car le problème n’est pas le Musulman. Le problème est l’Islam.

Le Sionisme est l’arme qui détruira l’Islam. Le Sionisme est la démonstration de l’erreur d’interprétation par l’Islam du pacte. Le sionisme est le moyen unique pour mettre en défaut le cadre juridique de l’Islam au niveau de ses fondations. Il est totalement vain de tenter de faire évoluer l’Islam par des considérations individuelles et individualistes ou collectives qui ne peuvent se rapporter qu’à une considération arbitraire du Bien et du Mal.

Christiane ou Maryam ont un problème identitaire. L’Islam postule que Dieu a abandonné le peuple élu. Le Musulman a pris la place du Juif, tel un Bernard-l’hermite. La réussite d’Israël, parce qu’elle démontrera la fausseté des fondations de l’Islam, est la seule force qui autorisera le Musulman à reconsidérer son approche individuelle comme collective.

Toute autre question n’est que conséquence de cette question première.

Gilles FALAVIGNA

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