Islamisation de la France

Cette semaine est publié un ouvrage collectif auquel j’ai contribué:

Islamisation de la France: fantasme ou réalité?

Il m’a paru important de participer à ce travail. Je profite donc de la sortie de ce livre en 3 volumes pour présenter un résumé de la thèse que j’y défends:

L’Histoire n’a jamais été l’œuvre de la majorité. L’Histoire a toujours été le produit de la minorité la plus active.

Maintenant, l’Histoire de l’Islam révèle son seuil de passage à l’activisme tout en étant de moins en moins minoritaire. Nous en avons le sentiment et l’Islam en a encore plus le sentiment. Ainsi, le fantasme est un accélérateur de réalité.

Toute analyse stratégique, pour différencier la réalité du sentiment de réalité, observe les Forces, les Faiblesses, les Opportunités et les Menaces (SWOT). Les données seules sont sujettes à interprétation.

Nous avons un Islam, aujourd’hui, qui a franchi le seuil de l’activisme (Force ou Faiblesse selon le côté d’où on se place). Et nous avons, en face, une France et un Occident bercé de morale judéo-chrétienne qui favorise la passivité. C’est un ce sens que l’Islamisation est une réalité. Les données démographiques viennent l’accentuer.

L’islamisation de la France :  fantasme ou réalité…

(3 volumes)

Philippe Randa (présente)

Editions de L’Æncre

chaque volume : 146 pages – 18 euros

Les 3 volumes : 45 euros (au lieu de 54 euros)

Choc des civilisations… ou choc des cultures ?

Les meilleurs écrivains, journalistes, philosophes, chercheurs, acteurs du débat politique et religieux confrontent ensemble leurs points de vue à cette question qui préoc­cupent tant nos concitoyens sur la place de l’islam en France et dans le Monde : Robert Albarèdes, Philippe Arebours, Alexis Arette, Nicolas Bonnal, Marc Brzustowski, Pierre Cassen, Alain Dubos, Gilles Falavigna, Camille Galic, Nicolas Gauthier, Me Nicolas Gardères, Gérard Gelé, Patrick Gofman, Arnaud Guyot-Jeannin, Roland Hélie, Philippe Joutier, Pieter Kerstens, Joseph Lavanant, Yves-Marie Laulan, Jean-Yves le Gallou, Pierre Lance, Paul Le Poulpe, Aristide Leucate, Pierre le Vigan, Michel Lhomme, Magnus Martel, Anne Merlin-Chazelas, Guy Millière, Patrick Parment, Dr Bernard Plouvier, Philippe Randa, Jean Robin, Jean-Claude Rolinat,  Scipion de Salm, Nicolas Tandler, Christine Tasin, Marc Rousset, Guillaume de Thieulloy,  Pierre Vial, Luc Voy… et les dessinateurs Ignace et Pinatel…

Quatre entretiens sont également publiés avec ces acteurs majeurs de ce débat : Tareq Oubrou, imam et recteur de la mosquée de Bordeaux, Alain de Benoist, philosophe, le père Michel Lelong, prêtre de sensibilité traditionaliste et Camel Bechikh, président de « Fils de France »…

Les trois volumes abordent les thèmes suivants : États musulmans, Laïcité, Athéisme, Liberté d’expression, Coutumes, mœurs, Théologie, Politique, Djihad, Entretiens, Témoignages…

http://francephi.com/livre/wp-content/uploads/2015/04/Catalogue-184-avril-2015.pdf

2 réflexions au sujet de « Islamisation de la France »

  1. Personnellement je ne crois pas du tout qu’une islamisation de la France soit possible selon le schème contemporain, à moins de remplacer toute une population non musulmane par une population musulmane. Comprenons que le coran comme la tora sont des livres qui soutiennent des idées telles que celui qui n’a pas été « conditionné » à tolérer et supporter de telles idées ne peut en aucun cas y adhérer. Toute religion nécessite un conditionnement qui doit être mis en œuvre le plus tôt possible de sorte que l’inacceptable devienne familier et naturel.

    1. Réponse très tardive due à une longue absence… Malheureusement, tout le problème est dans le postulat de votre argument: le conditionnement initial. Il y a Islamisation de la France en rendant l’inacceptable acceptable. C’est ce que je tente d’expliquer. L’inacceptable est rendu acceptable par de nombreux biais directs et indirects, objectifs et subjectifs.

      Il y a, déjà, le remplacement de population (… votre « à moins de »…) selon le principe du grand remplacement formulé par Renaud Camus. Nous pouvons le relativiser. Il demeure que ce sont toujours les minorités agissantes et non les majorités silencieuses qui écrivent l’Histoire. Où et quand les révolutionnaires ont-ils été majoritaires? La population musulmane est minorée par les autorités. Les Français musulmans seraient officiellement 6 millions depuis le recensement de 1995. La réalité tourne autours de 15 millions.

      Il y a adhésion à l’Islam et transformation de l’inacceptable en acceptable par la mise en place d’un dénominateur commun supérieur: l’antiracisme. L’Islam, par son universalisme représente l’antiracisme. Peut-on être contre l’antiracisme?

      D’un point de vue pratique, lorsque l’ONU décrète que la sexualité des enfants est légale, n’est-ce pas un des interdits moraux majeurs qui ouvrent à l’Islam qui est détourné? Tout est question de temps. L’ordre moral est strictement subjectif et humain. Il y a moins de 50 ans, l’ordre moral s’inscrivait sur la famille, notion construite sur un homme, une femme et des enfants. Aujourd’hui, la famille n’est pas cela. L’ordre moral a changé et il changera parce que la notion est strictement humaine et la société humaine évolue. L’ordre moral évoluera encore et encore. Un des principes bibliques premier établit: « de l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal tu ne mangeras pas ». La connaissance du Bien et du Mal n’est pas accessible à l’Homme. L’ordre moral, strictement humain n’est pas le Bien et le Mal. Il n’y a aucun absolu. Il n’y a qu’une démarche vaniteuse qui nous fait croire que nous avons saisi cet ordre moral.

      La tolérance n’est qu’une zone de tolérance, zone de négociation entre ce qui tolérable et ce qui ne l’est pas. Elle est fluctuante et ne dépend pas d’un « formatage » initial. « Familier et naturel »…. Nous venons de voir que la famille est quelque chose de très subjectif et qu’il en est de même pour la nature puisque l’ordre moral n’a rien de naturel. Il n’est pas régi par une dimension sacrée et supérieure à l’individu, ce qui serait le propre de la nature au sens religieux, c’est à dire créationniste. GF

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