« C’est l’Islam qui a été poignardé à Trèbes ! »

Atteindrons-nous les limites de notre colère et baisserons-nous les bras?
Mon article sur le début des hommages aux héros:

« C’est l’Islam qui a été poignardé à Trèbes ! »

 

 

Qu’il serait bon d’avoir d’autres préoccupations que l’Islam !

Nous pouvons éprouver un sentiment de lassitude, conforté par l’argument que ces gens ne méritent pas tant d’attention.

Mais nous sommes en guerre et le moment n’est pas propice à baisser la garde. Au contraire, il est impérieux d’être vigilant et de soulever tout ce qui dissimulera les pièges qui visent à nous détruire.

Nous sommes en guerre. Après les attentats de Charlie Hebdo et accessoirement de l’Hyper-Cacher puisque ce dernier est souvent omis par fainéantise de langage, le Premier Ministre faisait un discours à l’Assemblée Nationale pour l’affirmer. Serions-nous moins en guerre aujourd’hui ? Affirmer que nous sommes en guerre contre le terrorisme semble plus inconvenant que cela n’était en 2015.

Nous sommes en guerre contre le terrorisme. Mais qu’est-ce que le terrorisme ?

La mobilisation générale n’a pas eu lieu. Pire, la mobilisation « tout court » semble s’être amenuisée. Il est vrai que les discours d’intention sont bien loin. Le Président Macron l’avait annoncé : « Il va falloir s’habituer à vivre avec le Terrorisme… »

Sur le théâtre des opérations extérieures, au Moyen-Orient, l’Islamisme a-t-il reculé ?

Une perspective de Paix y est-elle envisageable ? Le conflit, en France, était, paraît-il importé et il convenait de s’attaquer à la source du problème. Force est de constater l’erreur de ce postulat.

Le Terrorisme opère depuis longtemps parce que le conflit qui nous oppose à l’Islam dure depuis longtemps.

Le Terrorisme n’est ni une idéologie, ni un objectif politique. C’est une façon de combattre.

Le Terrorisme ne diffère pas d’autres formes de guerre. Il est seulement une forme de guerre illégale. Le Terroriste sort du cadre conventionnel. C’est à ce titre qu’il pourra être évalué « déséquilibré ».

Bien des formes de guerre suscitent la terreur. Par contre, le Terrorisme opère sur le champ psychologique.

Sommairement, le principe retenu pour le terrorisme islamiste est qu’il est utilisé pour entraîner une réaction d’hostilité à l’Islam. Cette hostilité engendrera, à son tour, la révolte de l’Islam.

C’est sur cette logique qu’est proposé le slogan : « Vous n’aurez pas ma haine ! » Mais en réalité, qu’on leur réponde par l’Amour leur convient tout autant. La raison est simple. Elle est mathématique. Plus l’Islam est présent dans une société, plus l’Islamisme y est florissant.

A l’église Saint-Etienne de Trèbes, nous dit-on, main dans la main, Chrétiens et Musulmans  se recueillent en hommage aux victimes. L’Imam de Carcassonne arrive. Durant la messe, Mgr Planet, évêque, ose une formule de haut vol : « Votre présence nous dit que les fauteurs de haine ne gagneront pas »

Ils n’ont décidément rien compris !

L’Imam explique qu’il ne sait pas quoi dire, « On trouve pas les mots », commence-t-il… Mais il les trouve parfaitement bien : « C’est la communauté musulmane qui est poignardée. C’est l’Islam qui est poignardé. »

On ne boit pas d’alcool mais on boit sa honte ! C’est beau de répondre à la haine par l’amour !

Il est inutile de justifier que ces paroles sont scandaleuses, que la seule personne qui ait été poignardée s’appelle Arnaud Beltrame. Ce qui est inutile est négatif.

Le terrorisme remporte une bataille. L’Islam sort plus fort des événements. L’interprétation du fait est la seule chose qui compte. Le fait n’est rien qu’une image. L’Islam est la victime potentielle d’une réaction et l’Islam sera surprotégé. L’Islamisme atteint ses objectifs puisqu’il est un fait que plus l’Islam est présent dans un pays, plus le radicalisme y prospère.

La doctrine dominante au pays proclamé de la laïcité affirme le contraire, que l’Islam n’est pas le problème mais la solution. Drôle de guerre !

Benoit Rayski, pour Atlantico, manie toujours l’ironie et offre la conclusion du sujet à cet Imam : « Nous sommes condamnés à vivre ensemble ! »

Voilà bien la moindre de nos peines.

Par ©Gilles FALAVIGNA

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