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Le grand défi européen de cette première partie de XXIe siècle est insurmontable. Le continent devrait intégrer des dizaines de millions de migrants pour faire face à son déficit démographique. Pour le faire accepter, l’ordre moral utilise tous les arguments possibles, chance pour la France, etc. La situation n’est pas encore acquise. Alors, culpabilisation et repentance se prêtent à la situation. Nous ne saurions pas « vivre ensemble », défaut à corriger pour la paix sociale.

Mais rechercher la paix sociale est très loin d’être facile.

Le sociologue Robert Putnam(1), il y a cinquante ans, constatait que plus une communauté est diversifiée, plus la confiance entre les individus la constituant diminue. La société multiculturelle conduit ainsi à l’isolement et l’anomie sociale, ce qui renforce d’autant le manque de confiance.

C’est la justification évidente pour laquelle les USA, aujourd’hui et paradoxalement vu le contexte idéologique, ne se sont pas métissés. Les communautarismes sont renforcés. Les conflits ethniques se sont accentués durant le mandat Obama et le camp du Parti Démocrate a perdu.

Comment les mondialistes, qui ne l’ignorent pas, passent-ils outre ces difficultés ? Par la matérialisation interne d’un ennemi, bien sûr ! Et le but de cette dialectique permet également de détourner l’attention des peuples de la vraie menace qui pèse sur eux : leur disparition par l’ouverture des frontières. Le « Trump bashing » s’inscrit dans cette démarche.

Dans cette entreprise de résurrection de la lutte des classes pour faire oublier le déplacement des ethnies et précipiter la fin des nations, les élites mondialistes accentuent la question sociale en Europe et singulièrement en France. Elles rendent artificiellement aux syndicats l’importance que le peuple leur dénie. Le spectre de la grève générale requinque en particulier une CGT moribonde. Les « nuits debout » veillent, en parallèle, à la cohérence du système.

Les avantages sont multiples. En postulant la primauté de l’économique sur le politique, le mondialisme construit, tout autant, l’Universalisme. La Fin se fond dans les Moyens.

La loi travail de 2016, lancée par Emmanuel Macron, puis nommée El Khomry, mais techniquement conçue par les technocrates de Bruxelles, aura œuvré pour que la lutte des classes redevienne le théâtre des opérations des conflits idéologiques. La Gauche qui ne représentait plus que 13 % des intentions de vote fin 2016, remporte les élections six mois plus tard sans qu’elle n’ait à se présenter de Gauche.

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L'ancienne ministre El Khomri.

L’ancienne ministre El Khomri.

Le phénomène s’apparente à ce qui s’est passé en Espagne avec Podemos, à ce qui marche en Grèce avec Syrisa. Il est significatif que l’Union européenne et le Fonds monétaire international se soient mis d’accord pour donner une rallonge à Alexis Tsipras : l’homme qui a sauvé Bruxelles et l’euro en fournissant aux Grecs un succédané d’insurrection nationale.

Le joker du mondialisme est l’alter-mondialisme, qui se présente en anti-mondialisme. Le système reste globalisé et les peuples perdent à tous les coups. A-t-on jamais vu un joueur gagner face à la Banque ?

Nous pouvons retenir deux éléments majeurs du jeu opéré par le mondialisme : il développe les conflits sociaux sous couvert de la paix sociale. Il détourne le théâtre opérationnel du conflit qui l’oppose à la résistance à ses desseins.

Quel souhait pour 2018 ? Quel qu’il soit, le printemps sera chaud et les changements climatiques n’y sont directement pour rien.

Note

(1) Les travaux de Robert D. Putnam sur « la confiance, le capital social, l’engagement civique et la politique comparée », Revue internationale de politique comparée, vol. 10 N° 3, 2003.

 

Le 25 décembre, le pape François invitait l’Europe à l’hospitalité envers les Migrants. Pour la nouvelle année, il demande à tous de les accueillir dans toutes les dimensions qui constituent leur identité, particulièrement religieuse. Il invoque le patrimoine européen, inspiré par cette conception chrétienne de la personne humaine.

Commentaires superflus !

Commentaires superflus !

Si cette lecture d’une dépêche AFP, reprise par toute la presse, est une prise de position qui semble conforme à la morale chrétienne, Michael Czerny, en charge de la section pour les Migrants, au Vatican, explique au journal La Croix que l’intention du pape va beaucoup plus loin. L’intégration doit être culturelle. C’est-à-dire que l’Europe doit adapter ses structures à l’Islam. L’Europe chrétienne doit se conformer à l’Islam.

Face au déni de l’identité européenne, il convient de mettre quelques pendules à l’heure. Si le Christianisme fait partie de la culture européenne et de ses traditions, c’est parce qu’il y avait, à la source, une compatibilité entre les fondamentaux religieux et l’identité européenne.

Cette compatibilité entre le Judaïsme qui deviendra judéo-chrétien et l’Europe repose sur la considération de l’Autre. La philosophe Simone Weil parlera de la magnificence de la culture grecque illustrée par Homère. L’Iliade, présente la même compassion pour les héros grecs que pour leurs ennemis troyens. L’Iliade et l’Odyssée sont les fondements de l’Europe car ces œuvres avaient vocation à construire les individus en leur donnant les clés de la vie et de la nature humaine.

De quoi est-il question dans L’Iliade et dans L’Odyssée ? Il est question de l’hospitalité, justement.

La guerre de Troie a lieu parce que Sparte a laissé trop de droits à ses hôtes, à Hector et Pâris qui enlèvent Hélène. La guerre prend fin tragiquement pour Troie parce que cette dernière n’a pas retenu la leçon et laisse entrer dans ses murs ce qui causera sa perte.

La morale est simple : Il y a une grande considération pour l’individu. La démocratie en découle. Achille parle d’égal à égal avec le roi Agamemnon. Mais si l’hospitalité est sacrée, elle se limite à ne jamais mettre les siens en péril. C’est une loi fondamentale de l’Europe jusqu’au XXe siècle.

L’identité européenne est antérieure à l’apport chrétien et c’est le Christianisme qui s’est adapté à l’Europe et non l’inverse. Il n’en reste aujourd’hui qu’une morale débarrassée de toute fonction sacrée. Cette morale est en conformité avec l’Occident universaliste. Mais elle n’est qu’un ordre moral qui ne trouvera sa légitimité qu’à l’épreuve des faits. Le pape François, pape ordinaire à l’instar d’un autre François ordinaire, Hollande celui-là, est le chef qu’il mérite.

Un des grands vecteurs pour imposer la politique migratoire est l’affirmation que la France est une terre d’immigration. Pour contrer toute résistance à cette affirmation, le rapport aux « Gaulois » est avancé avec moquerie. Nos ancêtres ne seraient pas les Gaulois. (1)

Il se trouve que le refus de la filiation gauloise est tout aussi erroné que la prétendue hospitalité chrétienne de l’Europe. C’est historiquement, statistiquement et donc mathématiquement faux. La Gaule compte 12 millions d’habitants lors des invasions barbares du Ve siècle. Ces barbares ne représentent que 5 % de la population. La France compte 40 millions d’habitants à la fin du XIXe siècle. Il n’y a pas eu de flux migratoire entre ces deux périodes.

Compte tenu de la dilution des 5 % de la population barbare du Ve siècle, La France de la fin du XIXe siècle est donc gauloise de souche à plus de 95 % !

La France compte 50 millions d’habitants en 1960 et les populations exogènes ont été assimilées, c’est-à-dire que la France est de souche gauloise à plus de 90 %. La tradition française de migration est une supercherie.

Note

(1) Michel Balard, Jean-Philippe Genêt et Michel Rouche, Des Barbares à la Renaissance, Paris, Hachette, 1973.

Article Fake news du 12 janvier 2018, Eurolibertés

 

79 % des Français adhèrent à une théorie du complot. C’est l’information que publie, entre autres, le Huffington Post le 7 janvier 2018 en commentant qu’elle est préoccupante.

Mais qu’est-ce qui devrait être le plus préoccupant ? Que les Français croient en grande majorité à une théorie du complot ou à la possibilité de l’existence de celui-ci ?

Huffington Post Fake news

Cette dernière possibilité est rejetée avec condescendance. Peu importe ce que pensent la majorité des gens puisque ce sont les détenteurs officiels de l’information qui affirment la vérité unique. La multiplication des exemples de faits douteux, à l’instar des Armes de Destruction Massive pour la troisième guerre du Golfe, et il y a bien pire, ne vaut rien. Mais revenons sur le cas d’école de ce début d’année :

L’article du Huffington Post reprend une étude IFOP qui intervient quelques jours après l’annonce du Président Macron d’instituer une bonne pratique de l’information avec le contrôle des « fake news ».

La collusion entre la presse et les institutions n’est plus à démontrer puisque les intérêts sont liés. Nous y reviendrons à une autre occasion. Mais cette collusion suffit-elle à confirmer une conspiration contre le peuple ? Cet article pourrait n’être que le fruit de l’opportunité de l’actualité, une manière d’évoquer la falsification de l’information par des groupes mal intentionnés.

Alors intéressons-nous à cette étude IFOP et à son relais par la presse.

Tout d’abord, l’étude ne sort pas de nulle part. Elle a été commanditée par la Fondation Jean Jaurès. Cette officine du Parti Socialiste est reconnue d’utilité publique par l’État. Son statut lui évite la transparence des fonds. Elle n’est pas soumise à contrôle fiscal. Elle fait, cependant, état d’un budget de fonctionnement de 2 millions d’euros par an. Selon Wikipédia, la fondation est née de la chute du mur de Berlin et de la mise en évidence que les fondements du socialisme sont remis en cause par les peuples. L’objet de la fondation est la promotion du socialisme.

Ensuite, cette inquiétude des résultats de l’étude n’est pas celle du Huffington Post, mais de l’ensemble de la presse, du Figaro à Libération, qui reprennent mot pour mot la dépêche AFP. Il n’y a pas de négligence puisque l’article ne relate pas des faits, mais correspond à une interprétation de ceux-ci.

Nous avons bien collusion, que le Code pénal décline juridiquement en corruption. Elle a pour déterminant une pensée qui se proclame le Bien et en action contre ce qu’elle proclame être le Mal. Elle prétend, ici, s’attaquer au « fake », à la fausse information.

Cette collusion travaille dans l’ombre. C’est la caractéristique des maffias.

Un article du Figaro, du 9 mars 2014, nous parle du nouvel « observatoire des radicalités » créé par un groupe d’universitaires indépendants. C’est un mensonge puisque ces spécialistes de l’Extrême Droite qui soutiennent n’être partisans d’aucune pensée particulière sont tous financés par la Fondation Jean Jaurès à travers des structures comme Conspiracy Watch, officine de la Fondation et donc du PS où nous retrouvons tous les intervenants. En termes de radicalité, ces auteurs n’ont publié que, et strictement que, sur le Front National. Cet article du très honorable Figaro est donc un « fake ».

Dans les faits, ces groupes de l’ombre, qui luttent contre les théories du complot, inversent les valeurs de la signification. Dans leurs actes, ils portent tous les attributs de la conspiration.

L’information est le bras armé du conflit idéologique planétaire qui vise à imposer une façon de penser qui doit être unique, la bien-pensance. Ainsi, la victoire sera définitive. Il est alors logique, naturel, que l’adage qui veut que la guerre soit une chose trop sérieuse pour la confier aux militaires s’applique parfaitement au traitement de l’information qui n’a pas à être du ressort du journaliste.

Gilles Falavigna vient de publier Géopolitique de la conspiration contre les peuples aux Éditions Dualpha, collection «Patrimoine des Héritages », 236 pages, 27 euros. Pour commander ce livre, cliquez ici.

Géopolitique de la conspiration contre les peuples, Gilles Falavigna,  Éditions Dualpha.

Géopolitique de la conspiration contre les peuples, Gilles Falavigna, Éditions Dualpha.

Géopolitique de la conspiration contre les peuples: interview pour Eurolibertés

« C’est le citoyen, en final, qui paye la corruption.
Quelle ironie ! »
 Entretien avec Gilles Falavigna, auteur du livre Géopolitique de la conspiration contre les peuples (éditions Dualpha)

(Propos recueillis par Fabrice Dutilleul).

Géopolitique de la conspiration contre les peuples, Gilles Falavigna, Éditions Dualpha.

Géopolitique de la conspiration contre les peuples, Gilles Falavigna, Éditions Dualpha.

 Les théories du complot foisonnent et certaines touchent le grotesque. Comment peuvent-elles être crédibles ?

Il y a un conflit idéologique global, Gauche-Droite, Universalisme-Nationalisme, Matérialisme-Spiritualisme. Alors qu’il est fait sous couvert de la raison, c’est le rejet du complot qui est irrationnel. Les preuves du complot ne manquent pas. Le problème est celui du fondement de la crédibilité et nous sommes sur le vrai théâtre des opérations du conflit. Il n’est pas seulement médiatique. La propagande universaliste de Gauche postule que l’Homme est bon par nature. Du coup, nous n’arrivons pas à admettre sa profonde malhonnêteté. Le mensonge est si gros que nous ne pouvons y croire. Il y a conspiration parce qu’on nous ment. La conspiration est une opération de ce conflit. Les conspirateurs se drapent du Bien pour agir et qualifient les victimes de malfaisantes. Ce sont toutes les valeurs qui devront être rétablies à l’endroit.

Concrètement, comment cela se traduit-il ?

Il convient en premier lieu d’évaluer la corruption. Nous parlons de centaines de milliards d’euros ce qui entraîne la baisse du revenu de chacun d’une somme équivalente. C’est le citoyen, qui, à la fin, paye la corruption. Quelle ironie ! Ensuite, je mets en évidence les liens entre le crime organisé, le terrorisme et les politiques. Qui dit organisation dit complot. Il y a le criminel et il y a la victime. Il ne peut y avoir de profit pour l’un que par perte pour l’autre. La conspiration est parfaite parce que la victime réclame le bâton qui la frappe.

Concrètement, il suffit de suivre l’actualité au quotidien. La nouvelle année 2018 commence par le scandale de l’obsolescence programmée. C’est factuellement une conspiration. Le mois précédent faisait étalage des vaccins obligatoires. Alors que l’hépatite B se transmet par relations sexuelles, l’administration ne prend même pas la peine de justifier que le vaccin soit obligatoirement inoculé aux nouveau-nés. Le vaccin était totalement refusé il y a dix ans à cause des effets secondaires massifs. Vous le refusez, on vous l’impose. C’est une conspiration qui rappelle celle du référendum pour la constitution européenne, non ?

Comment définissez-vous une lecture géopolitique d’une conspiration contre les peuples ?

J’ai largement pu établir et développer dans mes précédents travaux que la géopolitique est de la métapolitique. Nous retrouvons le conflit idéologique qui oppose l’Universalisme aux Nations dans tous les domaines géopolitiques. En Europe, l’afflux est organisé dans cette démarche. Le phénomène est dans la continuité de la chute du bloc de l’Est. Tout le monde reconnaît, aujourd’hui, que l’éveil des identités en fut la cause. Je démontre que le conflit yougoslave des années quatre-vingt-dix continue la chute du communisme. Il a été créé pour casser les identités et permettre l’émergence d’un Islam en Europe, bras armé de l’Universalisme. C’est la conspiration contre les peuples et elle n’est pas achevée.

https://eurolibertes.com/lobbies/geopolitique-de-conspiration-contre-peuples/

L’espoir de la révolte

De toute évidence, notre société est malade. Soucieux de son bien-être, nous sommes à l’écoute de tout soubresaut car ils sont manifestes. Par exemple, une marche citoyenne était organisée à Calais le week end dernier pour exprimer le désaccord avec l’arrestation du général Piquemal. Comme pour ce dernier, l’intention était de mettre en évidence le deux poids, deux mesures lié à l’écho fait à l’accueil des migrants. Leur souhaiter la bienvenue, c’est le Bien. Ne pas y être favorable, c’est le Mal. Le deux poids, deux mesures serait d’autant plus mis en évidence que les manifestations pro-migrants sont accompagnées de heurts avec les forces de l’ordre et que la défaillance structurelle ne permet aucune action répressive. A contrario, la manifestation déguisée en marche citoyenne a vu une personne déposer une gerbe de fleurs devant un monument aux morts et se faire arrêter sans ménagement pour cela. Pour les organisateurs de la manifestation, le deux poids, deux mesures ne peut pas être mieux qualifié.

Je voudrais, ici, signifier que je connais personnellement le général Piquemal. Il m’a fait l’honneur de préfacer mon ouvrage sur l’Intelligence Economique, « la Mercatique, nouvel art de la guerre ». Il l’a fait, si je peux me permettre de porter un avis sur ses raisons, au titre de l’amitié parachutiste. En réciprocité par ce que je suis et par les valeurs que je défends, quoi que fasse le général, je prendrai parti pour lui. C’est une question d’honneur et de fidélité. C’est une question vitale. Car quand on ne prend pas parti pour les siens au nom d’une soi-disante liberté individuelle de pensée et quoi qu’il en coûte, alors il n’y a plus de préférence nationale. La terminologie fait peur. Elle rappelle le Mal. Mais c’est très simple: quand il n’y a plus de préférence nationale, il n’y a plus de Nation.

Bref, le deux poids, deux mesures pourrait signifier que la démocratie est une mystification. Comme certains Politiques l’ont dit, l’Etat français agit à l’égal de régimes comme la Corée du Nord. En réalité il y a bien deux poids, deux mesures. Mais il s’agit de deux poids de natures différentes qui doivent être mesurées différemment. En réalité, qu’est-ce qui dicte l’intérêt général? Il y a bien différence d’appréciation. Mais ce n’est pas le fond du problème. Le problème n’est pas dans le système démocratique et la fausseté du système représentatif. Il est certain que le système a démontré qu’il ne tenait pas vraiment compte de la volonté du peuple. Lorsque le référendum a rejeté  l’Europe de Schengen, celle-ci fut tout de même ratifiée. Mais la réalité a trait à ce qui est derrière le système. La réalité a trait à l’absence de volonté des hommes.

Le problème n’est pas dans la démocratie qui serait la pire des dictatures parce qu’elle ne dit pas son nom. Le problème est dans le système qui aseptise la société. C’est cette fausse morale qui conduit à interdire au nom du Bien. Tout devient interdit au nom d’une intention. On ne doit plus fumer et il sera bientôt interdit de fumer chez soi. La pensée intime devient régie par l’interdit et l’autorisé. Voici, par exemple, une nouvelle censure cinématographique quand des films sont interdits au nom d’une pensée alors que dans le même temps, Internet donne libre accès aux plus grandes ignominies dans tous les domaines. Dans ce cas non plus, il n’y a pas deux poids, deux mesures. Il y a un ordre qui se veut universel. C’est cet ordre qui régi le Bien et le Mal, fussent-ils contraires à la nature et tout le problème est là puisque cet ordre se positionne sur l’intention individuelle.

Cette évolution sociétale est générale. C’est dans le système éducatif qu’elle est la plus visible. La dernière réforme de l’Education Nationale touche le mammouth post-moderne. La ministre justifie d’avis éclairés. La toile raille que ses communiqués sur Internet alignent une faute grammaticale par phrase. Mais n’est-ce pas intentionnel, une façon de donner l’exemple?

Quoi qu’il en soit et comme pour toutes les orientations sociétales, vous aurez été prévenus. Mais vous n’êtes plus en capacité de révolte puisque la morale aseptisante prévaut sur toute considération.

C’est cette morale qui est fausse. On peut se révolter contre la pensée dominante. On ne peut plus quand celle-ci est dictée par l’ordre moral. Mais la considération de la révolte répond à la gestion de ce que nous avons à perdre dans le concret. La règle veut, au sujet des transitions démocratiques, que l’orientation gouvernementale soit inaliénable quand le revenu moyen par habitant a franchi le cap de 33 000 dollars par an. Cette doctrine initiée par Adam Przeworski est validée par toutes les doctrines. Néanmoins…

Laurent Lafforgue est médaillé Fields. C’est l’équivalent du prix Nobel pour les mathématiques. Lors de son audition au Sénat, le 2 avril 2015, il rapporte :

 

« Ayant pris connaissance avec effarement des programmes et des évolutions de contenus et de méthodes d’enseignement, et ayant mené ma propre enquête en examinant des manuels et en recueillant le témoignage d’instituteurs, de professeurs et de parents d’élèves, j’ai d’abord pensé que ce qui se passait était tellement absurde qu’il suffirait de prononcer quelques phrases de bon sens pour que tout le monde se mette d’accord et que l’école se reconstruise. Depuis, j’ai totalement perdu cette

illusion. Je ne fais plus confiance à l’école dite républicaine, à laquelle toute ma famille et moi-même avions tellement cru, pas plus qu’à l’école privée sous contrat, qui a malheureusement suivi le même chemin. Ma seule espérance est désormais que subsistent, ici et là, au milieu du désastre général, de petits îlots d’instruction et de transmission des connaissances, grâce au travail d’instituteurs ou de professeurs isolés, dans des écoles publiques ou privées sous contrat, qui restent fidèles à la cause de l’instruction, de la transmission, et font tout ce qu’ils peuvent dans un environnement institutionnel hostile, ou bien dans des écoles hors contrat, qui sont aussi rares que leurs ressources et leurs moyens mais qui maintiennent vivante la petite flamme de la transmission grâce au dévouement d’instituteurs et
de professeurs qui consentent de lourds sacrifices pour exercer leur noble métier conformément

à leur conscience. »

 

http://videos.senat.fr/video/videos/2015/video28031.html

Cette petite flamme d’espoir est essentielle. Les grandes œuvres n’ont jamais été le fruit des majorités. Celles-ci sont silencieuses et passives. Les grandes œuvres sont toujours le fruit de minorités agissantes. Mais il ne faut pas oublier que l’Espoir et la Révolte sont deux poids qui se mesurent différemment.

 

Suicide de la civilisation occidentale?

La civilisation occidentale et particulièrement européenne se suicide-t-elle?

Les positionnements face à la vague de « migrants » peuvent largement considérer cette option. La terminologie de remplacement de population est diffusée et elle est loin d’être absurde. Notre société traditionnelle est bien en situation de suicide. C’est indéniable. Du moins, ceux qui le contestent parle d’évolution naturelle et salutaire. Les « migrants » sont une chance pour la France, selon eux.

Premier point: le suicide est symptomatique de troubles existentiels. refuter la démarche suicidaire de la société, c’est nier qu’elle ait des problèmes existentiels et donc d’identité. Mais qu’est-ce qui pousse la société à une telle extrémité? Durant tout le premier semestre 2015, nos gouvernants nous exhortaient à ne pas importer le conflit du Moyen-Orient au nom du vivre-ensemble. Durant tout le second semestre, les mêmes nous exhortaient à accueillir les acteurs de ce même conflit et toujours au nom du vivre-ensemble. Il y a quelque chose de profondément irrationnel dans la démarche. Mais je ne développe pas plus ici. Mon dernier ouvrage « Géopolitique de la question juive » est paru cette semaine. Ce travail répond grandement à cette question d’identité et de relation avec le Moyen-Orient. Je reviendrai sur ce sujet.

Deuxième point: Cette nouvelle terminologie de « migrants » n’est pas anodine. Les mots ont un sens et leur utilisation détermine la perception de l’événement. « Migrant » est dans l’action quand « immigré » possède une connotation passive. Le déterminant n’est pas dans le flux. Il est passé.

Le positionnement face à la vague migratoire inverse la réalité du fait migratoire puisque, en fait, elle dépend de la politique d’accueil et que cette dernière est présentée, au contraire, comme réactive au fait migratoire, comme si ce dernier était indépendant des actions de l’Occident. Il y a donc volonté politique.

Nous pouvons en déduire qu’il n’y a pas suicide de la société occidentale. Il y a meurtre. Toute méthodologie d’enquête criminelle aboutit à ce constat. Qu’il soit intentionnel ou non est une autre histoire.

J’utiliserai ici un article de presse paru ce jour, en témoignage à charge. Il est signé de Ravanello, le Monde selon Ravanello, et fustige la résistance à l’immigration. Il crée ce politiquement correct de « donner  » les idées qui seront reçues. Sa conclusion porte en elle le mensonge révélateur et porteur de l’intention.

Ravanello écrit: « N’oubliez jamais. Einstein était un réfugié. »

Qu’il avance que l’immigration est une chance pour la France, qu’elle apporterait des points de croissance sont un point de vue. Mais aller chercher Einstein en justification dépasse la fausseté pour être un pur mensonge. Einstein n’était pas un réfugié. C’est le mensonge. La fausseté tient à ce que sa formation, son acquis sont européens.

 

 

Hollande à Carcassonne

Que retenir de la visite du chef de l’Etat à Carcassonne ? François Hollande est en campagne.

Aujourd’hui paraît au Journal Officiel le projet de loi de réforme de l’éducation au collège. Ce n’est pas faire preuve de parti-pris que de mettre en évidence que le corps enseignant des collèges est traditionnellement le maillon fort du Parti Socialiste. Il y avait, pourtant hier, 30% de grévistes contre le projet de loi de Madame Belkacem.

Le 5 juin s’ouvre à Poitiers le congrès du Parti Socialiste dans un climat de catastrophe. Le journal le Monde, le 16 mai, faisait état de « la grande hémorragie des militants. »

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : En moins de 10 ans, le nombre des adhérents est passé de  280 000 à 130 000. Et encore, la moitié ne serait pas à jour de ses cotisations. Pire pour le parti de gouvernement, la moitié des adhérents détiennent un mandat électif.

L’analyse rapide de dire que les membres du PS sont les élus politiciens reste taboue. Toutes les formes et toutes les causes de démissions, d’écœurements, de divisions se conjuguent. La plus redoutable pour la gauche correspond, comme toujours, aux gens qui partent sans bruit, dans l’indifférence, sur la pointe des pieds. C’est en ce sens qu’être à jour de ses cotisations est un indicateur pour dire qu’il ne reste plus au PS que des élus. Le congrès du PS risque de ressembler  à ces congrès du Parti Communiste d’Union Soviétique à l’époque du stalinisme.

Plus en profondeur, 23% des Français considéreraient que le PS est porteur d’un projet pour la France, selon une récente étude. Une analyse sociologique du Parti Socialiste est également révélatrice de la mutation de cette organisation :

38% des membres du PS sont des cadres supérieurs.

14% sont des employés.

3% sont des ouvriers.

Presque majoritaires il y a 30 ans, les non-diplômés représentent 4% des effectifs.

François Hollande était donc à Carcassonne, hier. C’est la presse unanime qui qualifie cette visite de campagne politique. Il y a la forme : Avant de faire un discours de politique générale à la salle du Dôme devant 1000 invités représentants les collectivités, le Président a visité la petite coopérative de glaces fondée par les salariés licenciés d’ex Pilpa. Il était accompagné du Ministre de l’Economie et du Ministre de l’agriculture. Le geste est clairement et strictement  politique. Enfin, cette visite, « en terre socialiste », s’est décidée aux derniers moments.

Qu’attendre d’une visite en région du chef de l’Etat? Que soient proposées des pistes de solutions face à un problème structurel ou conjoncturel local et dont les clés seraient tenues par l’Etat ? Que soit clarifiée la grande question actuelle de la fusion des régions LR et MP ? Tout le monde s’attendait à ce que cette question occupe le cœur du discours du Président.

De la grande région, il fut question. Le Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées représentera LA grande région du Sud de la France. Soit ! Marseille appréciera.

Quel est l’intérêt de cette nouvelle région ? « Il faut lui donner un sens, et j’y veillerai ! » dit François Hollande. Soit !

Le Président a, ensuite, fait le bilan de ses trois années de mandat et il est satisfait puisque tout est conforme à son discours du Bourget qui présentait son programme. Soit !

Un Président doit être égal à lui-même et François Hollande y est allé de ses petites phrases :

«L’école a besoin d’une politique pas d’une polémique » Soit ! Mais, tout de même, tout de même, la notion de résultat doit-elle être définitivement abandonnée au profit de la seule idéologie ?

«Je dois aller vite, comme la société va vite. Nous devons changer nos règles je veux créer un choc de simplification, nous perdons trop de temps à faire des études avant de mettre en place les projets.» Soit ! Mais tout de même, tout de même, n’est-ce pas à la société de s’adapter à l’Homme  qui la construit ? Toute gestion de projet repose sur des méthodes et elles indiquent que la phase d’étude est la plus importante et la plus longue. La formule n’est-elle pas un peu trop populiste ?

«Je veux rendre universel le service civique, chaque jeune qui en fera la demande aura une mission tout de suite.» Soit ! C’est une belle intention.

«Nous devons bâtir des droits qui accompagneront les personnes tout au long de leur carrière professionnelle. Nous allons créer le compte personnel d’activité et pour cela nous aurons besoin de l’État, des partenaires sociaux et des régions.» Soit ! Yaka Faucon.

Pourtant, portant, l’emploi n’est-il pas la question prioritaire de la France, des Français ?

Depuis qu’il est devenu, par les circonstances, Président de la République, la côte de popularité de François Hollande n’a cessé de se dégrader. Nous avons évoqué l’état du Parti Socialiste. Et François Hollande est en campagne. Campagne pour quoi puisque nous avons également vu que les prochaines élections qui sont les régionales n’avaient pas été abordées autrement que pour la forme puisque cette visite présidentielle était en région ? De toute évidence, il s’agit des élections présidentielles de 2017. Parmi tous les sondages et études périodiques pour analyser l’écho du gouvernement et du chef de l’Etat auprès des Français, il me semble qu’une donnée est passée relativement inaperçue : 23% des Français considèrent que François Hollande est l’homme de la situation. Et c’est énorme ! Qu’importe le fond pourvu qu’il y ait l’ivresse.

émigration française

Un article récent des Echos mettait en évidence un particularisme de l’enseignement français. En effet, sur les 25 jeunes économistes les plus prometteurs selon le FMI, 7 sont Français. Ce n’est d’ailleurs que le prolongement d’une longue tradition de reconnaissance d’un savoir de l’école française récompensé en Prix Nobel ou médaillés Fields.

En fait, les Français sont reconnus comme les héritiers d’une tradition de formation mathématique. Il y a donc bien une spécificité française d’attrait pour la recherche.

Mais il est bien connu que les chercheurs français se tournent vers les laboratoires étrangers qui sont en mesure de répondre à leur attente.

De même, parmi les 7 économistes français de moins de 45 ans présentés par le FMI, 5 travaillent pour des universités américaines.

Maintenant, les Français les plus riches choisissent également de vivre à l’étranger. Le cas de Gérard Depardieu n’est qu’un petit fragment visible d’un immense iceberg. Les 4 destinations les plus recherchées sont Genève, Londres, Bruxelles mais aussi, de manière plus surprenante, Hong Kong. Bref, quand on peut quitter la France, on la quitte.

Chez nos séniors, l’attrait de l’étranger est encore plus vivace. 20 000 Français doivent émigrer au Portugal en 2015 selon un article de Libération. Ce sont également 15 000 Français qui devraient rejoindre l’Espagne. Le Maroc, bien que moins attractif accueillera des milliers de Français. L’article de Libération, et son journaliste François Musseau, relaient une analyse surprenante de leur part:

Ce n’est pas tant l’attrait pour le Portugal qui anime ces Français mais le rejet de la France.

Ce ne sont pas des témoignages isolés recueillis auprès de gens rongés par le ressentiment ou la xénophobie. Tous parlent d’une «dureté» d’une «absence de bienveillance». Autant de maux qui s’estompent aussitôt foulé le sol portugais, estime ce couple de Varois qui ne regrette pas sa décision. En sirotant un pastis sur leur terrasse noyée de soleil, ils disent : «Oui, vous pouvez dire que c’est une fuite, voire un exil sentimental. Mais vous savez quoi ? Après toute une existence de labeur et de tracas, on veut juste finir notre vie en paix.»

La réalité dépasse le fantasme

« Pas de commentaire… »

Ne pas faire de commentaire, c’est souvent déjà faire un commentaire. Les sens en sont variés. Mais quand l’information est tellement explicite, tout commentaire est superflu. Plus, le commentaire vient minorer la gravité de l’événement.

Alors voici un article où l’information est donnée en vrac. Il y est question de l’exception culturelle française:

François Hollande paraissait, semaine dernière, sur Canal+. La presse titrait : « blagounette et chansonnette. »

Le 7 mai paraîtra une bande dessinée de Mathieu Sapin chez Dargaud dont le héros principal est François Hollande.

Le Journal de Mickey a commandé une étude pour définir les 50 personnalités préférées des enfants. Résultat en mars 2015: François Hollande arrive à la 50e place. Le 19 avril, le journal Le Parisien nous apprend que François Hollande ouvre l’Elysée au Journal de Mickey et participera à un documentaire exclusif pour ce journal. (cible des 7 à 14 ans: on imagine que les 14 ans, lecteurs de Mickey, ne sont pas en classes européennes, argh pas de commentaire!)

La politique de communication de François Hollande est parfaitement cohérente et en phase avec le principe du « président normal » comme avec la politique gouvernementale.

Madame Belkacem prévoit la suppression des classes européennes qui sont élitistes. Le programme officiel des classes générales va être allégé pour limiter le programme obligatoire.

Jeu de chaises musicales, culture oblige. Mathieu Gallet avait quitté l’INA pour prendre la direction de Radio France. Quelques mois après surgit le scandale de la rénovation de son bureau dont le montant des travaux serait indécent. Agnès Saal lui a succédé à la tête de l’INA. Petit scandale cette semaine. En 10 mois, les frais de taxi de Madame Saal s’élèvent à 40 000 euros. Vue et prise, Madame Saal remboursera ses consommations personnelles et a déjà remboursé les frais de taxi de son fils d’un montant de 7500 euros sur la même période. ( je rembourse ce que j’ai volé mais le principe de ma consommation est tout à fait normal… L’INA, le cinéma d’art et d’essai est fondamental à la société et ne vise aucunement une forme d’élitisme. Mince, tout commentaire inutile… dur!)

Delphine Ernotte-Cunci succède à Rémy Pflimlin à la tête de France Télévision, entreprise de 10 000 salariés.

Il y aurait, en France, 3 fois plus de producteurs de cinéma que de films produits. Bof, il y a, en France, 10 fois plus de comédiens que de rôles disponibles.  Le rapport entre le besoin et les professionnels techniques est du même ordre. Le revenu d’un intermittent du spectacle est précaire. Il y a une mission de service public à être un artiste. Par contre, il y a un concours d’entrée à la fonction publique. Mais il ne faut pas être élitiste. (ne pas faire de commentaire, c’est une blague. Ces informations sont trop dures pour ne pas minorer leur perception par un commentaire).

 

les détails de l’Histoire

Je me permets de revenir sur une histoire réchauffée dont plus grand monde ne veut: les chambres à gaz, détail de l’Histoire. Je le dis depuis les années que Jean Marie Le Pen le ressort, il a raison sur les faits. Mais quelle erreur phénoménale non pas sur la forme mais bien sur le fond!

Un détail est relatif, donc proportionnel. La Shoah est un détail de la seconde guerre mondiale comme Hiroshima n’en est qu’un détail au regard de près de 50 millions de morts atroces et de bien d’autres événements. Mais ce sont toujours les détails qui font toute la différence. Il y a une raison à cela.

1er point, la proportionnalité signifie la mesure. Le plus grand événement est d’ordre émotionnel. Le détail est factuel. Ce ne sont pas les mêmes référentiels. On ne retiendra que les détails: Shoah, Hiroshima… Alors que le bombardement de Dresde a fait plus de victimes que la bombe sur Hiroshima….

C’est en cela que Jean Marie Le Pen se trompe. Il y a confusion entre le fait et l’émotion qu’elle suscite. Le sentiment d’un événement sera toujours plus important que l’événement lui-même parce qu’il n’est plus anonyme, strictement technique. Ce n’est pas où on le croit mais la formule de JMLP le déshumanise parce qu’il ne retient pas  l’émotion. (je pense donc je suis bête… Une vulgaire bête)

2e point, la confusion, entre ce qui compte et le détail qui est un fait, établit que ce qui d’ordre émotionnel serait régi par la mesure. Or, l’émotion qui est le vivant ne peut connaître la mesure. JMLP a donc politiquement et philosophiquement tout faux. Jamais, dans l’Histoire, une guerre n’avait autant représenté la perte d’humanité que la seconde guerre mondiale. C’est pourquoi les chambres à gaz en sont l’élément majeur. Non, ce n’est pas à cause du chiffre de 6 millions de victimes, donnée technique.

Les négationnistes qui veulent contester, sous prétexte de révision, les chiffres de la Shoah perdent tout autant leur humanité par des considérations techniques sur une question qui n’est pas d’ordre technique. Les mots ont un sens et perdre son humanité ne doit pas être pris avec la légèreté de notre époque où tout est galvaudé, où on « stigmatise » quelqu’un comme le Christ sur la croix.

Il ne faut pas s’y tromper. La formule de JMLP est sans doute inconsciente de sa portée. Toujours est-il que par cela, les événements deviennent une succession de détails. Et ils perdent toute valeur en devenant anodin. L’antisémitisme devient anodin. Le relever devient une lourdeur cataloguée comme propagande puisque ce n’est relatif qu’à un détail.

C’est ainsi que n’est pas vraiment relevé ou sans vraiment en cerner la portée, le chant des supporters d’une équipe de football puisque ce n’est qu’un détail. Et pourtant, et pourtant…

Chant des supporters de l’équipe d’Utrecht, 1ère division néerlandaise:

« Mon père était dans les commandos

Ma mère était dans les SS

Ensemble ils brulaient les Juifs

Parce que les Juifs, c’est ce qui brule le mieux »

Ce n’est rien. Ce n’est que de la provocation, du jeu. Ils ne le pensent pas vraiment… Ce n’est que du football…

Oui, certainement. Ce n’est qu’un détail. Perdre son âme n’est qu’un détail. Et c’est leur problème. Et Jean Marie Le Pen en porte une responsabilité à distance.