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La corruption au service du Terrorisme

Par Gilles Falavigna pour Jforum

La corruption au service du Terrorisme

 

Le procureur François Molins, chargé de dossiers terroristes fait une sortie médiatique pour alerter d’un phénomène de « micro-financement » du terrorisme en France. Plus de 400 donateurs français ont financé Daech. Il s’agit d’un système alimenté par des sommes « modiques, mais en nombre important ».

Le magistrat estime que « les terroristes ont eu besoin de 25 000 euros pour organiser les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher et 80 000 pour ceux du 13 Novembre à Paris et à Saint-Denis. »

François Molins a été dessaisi de nombreux dossiers confiés au nouveau Parquet National financier. Il est connu pour s’opposer à la création d’un parquet national antiterroriste. Le grand professionnalisme du procureur est unanimement reconnu. Mais ses sorties correspondent également à une lutte intestine entre les autorités de compétences.

Nous pourrions, par cette sortie, nous satisfaire de la prise de conscience qu’un mal réel ronge la société française de l’intérieur. Déjà, les instituts de sondages indiquaient que plus de 25% des jeunes de moins de 25 ans ont une idée favorable de l’Etat Islamique. Cela viendrait compenser la déclaration du Président Macron pour qui l’Antisémitisme est le fruit de l’importation du conflit israélo-arabe. Au passage, cette déclaration revient à dire que sans les Juifs, on se débarrasse de tout problème.

Mais revenons sur le fond du phénomène de micro-financement. De quoi avait besoin l’auteur des attentats de Montauban et Toulouse ? (qu’il me soit permis de ne pas avoir envie de citer son nom)

De quels moyens avait besoin l’auteur de l’attentat de Nice ?

Il suffit de très peu de moyens, surtout quand le paradis d’Allah est au bout du pare-chocs de son camion lancée à vive allure comme un bélier.

Quoi qu’il en soit, le problème n’est pas là.

Plus de 400 petits donateurs français ont financé Daech. Il s’agit d’individus identifiés. Leur nombre est obligatoirement beaucoup plus grand, peut-être énormément plus grand.

Un des piliers de l’Islam est le Zakat, la charité que doit faire tout Musulman à des œuvres caritatives et une très grande partie d’entre elles sont d’obédience islamiste derrière des noms de tolérance, de paix et d’amour. Si l’Islam « de France » est invité à faire le ménage, le nerf de la guerre ne peut en être exclu.

Mais, profondément, il est question, ici, de l’Etat Islamique. Que représentent les sommes versées dans le cadre de ce micro-financement ? Daech dispose de milliards d’euros. Selon le journal Le Point qui fait part de sources émanant des Services de Renseignement, Daech dispose aujourd’hui d’un pactole de 3 milliards d’euros. Cette somme suffit à maintenir le niveau de nuisance actuel de Daech pendant 15 ans.

En réalité, ces 3 milliards d’euros ne sont que le flux de trésorerie de l’organisation terroriste. C’est la partie visible de l’iceberg.

Pendant des années, Daech a eu le contrôle des ressources de toute l’activité économique d’une région très riche, en pétrole comme en toutes matières premières. Nous parlons d’un Etat qui taxe tous les échanges commerciaux. Nous parlons d’une organisation criminelle qui pratique le racket et nous savons, par exemple, que Lafarge a dû contribuer au financement terroriste.

Ces sommes ont été investies, tout naturellement. Elles ont été blanchies dans des activités parfaitement légales.

C’est un premier point au regard de l’information fournie par le Procureur Molins. Une règle fondamentale en gestion de projet est la loi des 80/20, dite loi de Pareto. On ne peut mener à bien un projet qu’en traitant les 80% qui sont la cause d’un problème et non pas les 20% dont l’influence est marginale. Ces micro-financements sont marginaux quant au problème. Il ne s’agit pas de ne pas les traiter pour autant.

Daech est riche, très riche. La terminologie d’Etats-voyous n’est plus à la mode mais leur capacité de nuisance est toujours là. Turquie, Iran, Qatar et bien d’autres, peut-on rester naïfs en observant au quotidien que ces puissances tirent intérêts de la situation syrienne ?

Le second point au regard des micro-financements est celui des flux financiers qui blanchissent les milliards d’euros dont dispose Daech. Ce sont ces rouages tout à fait légaux qui alimentent la corruption et qui participent à notre destruction, comme la corruption au sein de l’UE pour permettre l’immigration et bien d’autres activités de fond. Le terrorisme n’est qu’un paramètre parmi d’autres concernant les armes de nos ennemis.

Sur ce point, la sortie du Procureur Molins s’inscrit dans le Politiquement Correct. Il doit sa notoriété et son aura au traitement qu’il fit des affaires financières Sarkozy avec Bygmalion, d’un côté, et Cahuzac, de l’autre. On ne peut lui reprocher de partialité. Mais cette sortie ressemble à la nécessité d’avoir du grain à moudre pour cacher l’incapacité à traiter le problème sur le fond.

Mes travaux pour l’ouvrage « Géopolitique de la conspiration contre les Peuples » reposent sur le constat et l’analyse des liens entre les instances politiques et le crime. Il s’agit de corruption à grande échelle.

Quelques chiffres permettent d’éclairer la consistance de la mise en relation entre une offre, portée par l’idéologie universaliste et une demande, portée également par l’idéologie universaliste. Tous les ingrédients de la corruption sont présents puisque tous les ingrédients sont présents pour être corruptible !

L’ONG Transparency International a développé un indice de perception de la corruption allant de 1 à 10. Au monde, aucun pays n’atteint 10 qui signifierait qu’aucune affaire de corruption n’y serait instruite. En Europe, un indice de 3,8/10 est attribué à la Grèce. La corruption y est endémique. La perception de l’Italie est de 4,3. Cela correspond à ne pas être un Etat de Droit. La France est notée 6,9 en 2015. Elle occupe la 23e position du classement en 2016. La France est considérée comme un pays de corruption.

C’est au niveau de la moyenne européenne, région à 1000 milliards de dollars de corruption.

Dans ce contexte, les aides et subventions, argent inodore, participent fortement aux flux de corruption. Le Figaro du 29 juin 2012 fait état de 34 milliards d’Euros versés à 250 000 associations par la France. L’article se veut une « enquête sur l’étonnante opacité qui entoure le financement public des associations ».

Pour la seule France et la seule aide aux entreprises, le montant des subventions serait de 110 milliards d’euros selon la documentation française, rapport « Pour les aides simples et efficaces au service de la compétitivité », juin 2013. Pour autant, Wikipédia sur le thème, indique que le montant total des aides est inconnu.

Dès qu’il y a une occasion, la criminalité se rue sur les marchés. Les opérations « pétrole contre nourriture », en Irak, ont atteint le summum de la corruption. Malgré le secret Défense, la commission Paul Walker a référencé les centaines d’entreprises qui sont intervenues sur ce marché. Il n’y a pas de compagnie propre. La criminalité est un agent géopolitique. Les Seconde et Troisième Guerres du Golfe ont été très lucratives. L’Irak a été pillé. Il ne l’a pas été par un pays. Il l’a été par le crime organisé.

Le criminel est un homo œconomicus basique dans ses comportements sociaux. Il œuvre « utile ». Il utilise le pouvoir. Il ne le recherche pas. Il conteste l’autorité par sa puissance. Il est, néanmoins, un pouvoir économique et social. Le criminel possède une identité. C’est l’identité criminelle puisque le crime est son déterminant. Son territoire est le monde entier. Mais la source du territoire est primordiale.

Nous assistons à une balkanisation du monde. Les grands empires deviennent de petits états. Ceux-ci nourrissent la criminalité. Comme ce fut le cas pour la Yougoslavie, la fragmentation s’accompagne d’une fiction d’états, fut-elle provisoire. Il n’y a pas de police. Il n’y a pas de structures. Ce sont des proies faciles.

Si nous sortons du cadre juridique pour analyser la criminalité, nous trouvons un contexte sociologique constant pour servir de modèle. Nous retrouvons alors les principes de Norbert Elias et sa civilisation des mœurs :

L’Urbanisation est un moyen de disparaître de l’œil du voisin et du contrôle social naturel.

Toute concentration humaine augmente la difficulté à faire régner l’ordre. Cette concentration s’accompagne d’une nécessité économique plus importante.

L’anonymat et l’explosion démographique sont le terreau de la criminalité.

Les objectifs de l’Europe, les objectifs des organisations terroristes et les objectifs de toute organisation criminelle sont les mêmes : favoriser l’immigration. Que peut bien, alors, proposer le Procureur Molins ? Voilà, nous apprenons que des habitants de France nuisent à la France. C’est déjà ça ! Serait-ce un os à ronger pour les sous-chiens sans-dents?

Elle s’appelait Pamela Mastropietro

Elle s’appelait Pamela Mastropietro

 

 

Il y a d’un côté les faits. Il y a d’un autre côté la présentation des faits. La propagande est de plus en plus grossière. Les peuples ont été abrutis.

Cosmopolis s’endort dans une douce tiédeur. Ses pensées sont une douce tristesse.

Profonde tristesse ! Envie de câlin ? Etre pris.e (orthographe politiquement correcte) dans les bras d’un Musulman, quel réconfort ! La tristesse est le qualificatif qui revient à chaque catastrophe, qu’elle soit naturelle ou terroriste. Les expressions de tristesse sont indépendantes du criminel. La première interprétation à retenir est que le terrorisme est un phénomène devenu naturel. Il faudra vivre avec, nous avait prévenu Emmanuel Macron.

L’universalisme jouit de la situation. Toute identité a disparu puisque, d’un côté, le terroriste frappe, selon les médias, au hasard. Le terroriste est banalisé puisque catastrophe naturelle ou attentat terroriste, la compassion est la même : un peu de tristesse et nous nous sentons vivre.

D’un autre côté et en complémentarité, depuis l’attentat de Charlie hebdo, les élans de compassion ne manquent pas. « Je suis Charlie » fut suivi de « Je suis… » puis d’un « Je suis… » et encore d’un autre « je suis… » et certains veulent encore être fromage. L’attentat de Munster était en cours que, déjà, les t-shirt « Je suis Münster » étaient imprimés.

Au bout du compte, nous ne savons plus qui nous sommes à être et avoir été tant de choses. Depuis 3 ans, qui se souvient tout ce qu’il a été ?

« Vous n’aurez pas ma haine ! » Voilà le leitmotiv occidental le plus récent. Il ne postule pas réellement de la supériorité des valeurs occidentales face à celles de l’ennemi. Le slogan considère l’universalité des valeurs. La victoire sur le terrorisme islamiste passerait, en quelque sorte, par la supériorité des valeurs porteuses de l’Amour qui anéantiront les valeurs porteuses de la haine.

Quelle erreur d’appréciation ! Elle suppose que l’Occident a le contrôle de la situation. L’ordre moral universel justifie d’être triste. L’ennemi n’est pas gentil. Il se rendra compte qu’il nous a fait de la peine et fera repentance.

Ce n’est pas la vraie vie.

Pourquoi les démocraties occidentales dominent-elles le monde ? A cause de leurs valeurs démocratiques ? Non ! Parce qu’elles disposent de forces militaires supérieures aux autres. Ce n’est pas la presse qui assure la liberté de la presse aux USA. C’est son armée.

Pourquoi les Migrants viennent-ils en Occident ? Par adhésion avec ses valeurs ? Bien sûr que non. Ils viennent pour son confort.

Ne pas délivrer sa haine est se tromper de combat. La valeur démocratique n’est pas un moyen. Ne pas offrir sa haine… Mais quel soulagement pouvons-nous obtenir d’une tristesse ?!

Je tente de me « mettre à la place » de la victime. Qu’aurais-je voulu ? Je ne me serais pas laissé faire. Je me serais battu jusqu’à éliminer l’agresseur. Cette empathie que j’attendrais de mon prochain est qu’il se batte à mes côtés et me remplace. C’est le chant des partisans : « Ami si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place. » A contrario, offrir sa tristesse n’est pas l’expression d’une lutte. C’est l’expression d’une perte. La tristesse endosse peut-être la perte des victimes, elle entre surtout en résonnance avec sa propre tristesse existentielle. Elle traduit la passivité face aux événements, la résignation. La passivité rejoint l’inéluctabilité, celle de la défaite.

Etonnamment, il n’y a pas de représailles à la multitude d’attentats, d’agressions, à l’envahissement. La bonne morale veille pour accueillir avec solidarité, ce petit câlin qui accompagne un gros soupir, les Migrants-Réfugiés qui, comme nous, seraient des victimes.

La bonne morale veille et la bonne presse y pourvoit. Il y a quelques semaines, stupeur et tremblement, un homme tire sur des Migrants nigérians en Italie. C’est l’acte d’un fasciste raciste. Celui-là n’est pas un déséquilibré. Voilà qui redonne un peu de vie. Un peu de colère ravivera la tristesse. Pour une fois, l’Ennemi, le Mal, a une identité. Immédiatement, les autorités italiennes se mobilisèrent : No passaran ! Quelle ironie.

La propagande est comme l’arrêt sur image d’un film. Le contexte est effacé pour faire passer un message. Le procédé est bien connu à travers le phénomène « Pallywood », direct et indirect.

Un homme tire sur des Nigérians. Qui est-il vraiment ? La presse n’en parlera qu’à travers des entrefilets et elle ne parla absolument pas, en France, de sa petite amie. C’est du hors cadre.

Elle s’appelait Pamela Mastropiétro et elle avait 18 ans. Elle fut violée puis démembrée encore vivante par des Migrants nigérians. Ils commencèrent à la manger. Ses restes ont été trouvés dans des valises abandonnées. Cet homme qui tira sur les Nigérians était un Résistant. Il lui restait cette once d’humanité qui pousse à se venger, à faire payer plutôt que de se morfondre dans une douce tristesse. Peu importe, alors, d’être qualifié de Fasciste-raciste.  Peu importe la conformité sociale !

http://www.ilgiornale.it/news/cronache/macerata-18enne-fatta-pezzi-fermato-spacciatore-nigeriano-1489362.html

L’information n’est guère rapportée que dans ce qui est appelé faschosphère. Du coup, elle n’est pas crédible. Ce qui est dit compte moins que qui le dit. Il n’y a pas de liberté sans information, dit-on. Alors il faut chercher un peu plus loin, au-delà de ce qui est officiellement dit et la vérité se fait jour.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2018/02/07/apres-la-fusillade-de-macerata-les-blessures-de-l-italie_5253019_3214.html

On se souvient que des Migrants se firent tirer dessus. Qui connaît le nom de Pamela Mastropietro ? Tristesse, à vomir ou colère ?

L’antisémitisme est plus fort que nous !

Irrationnel, l’antisémitisme est plus fort que nous !

Gilles FALAVIGNA

Les agressions antisémites progressent de manière véritablement vertigineuse.

Les derniers mois ont connu des violences inédites : le bébé d’un rabbin brûlé dans sa poussette, des jeunes enfants agressés, violentés, lacérés. Qu’avaient-ils donc fait pour subir de telles attaques si ce n’est exclusivement de naître Juifs ? Sarah Halimi, Mireille Knoll étaient-elles des monstres pour connaître une telle horreur ? L’horreur est la signature parfaitement identifiée de leur agonie. Elles connaissaient leurs bourreaux. Elles leur rendaient service autant qu’elles pouvaient. Ils étaient voisins. Mais elles étaient Juives et furent massacrées.

Et puis Jérémy Atlan et tous ceux dont le nom mérite d’être souvenu témoignent qu’il n’est pas question de crachat, de bousculade. La situation rappellerait les « heures sombres », comme on dit ? La situation est autrement plus pernicieuse qu’à l’époque du Nazisme. Il y a déjà cette référence dans l’horreur qui postule qu’elle ne peut pas être atteinte et donc la situation des Juifs dans leur relation à l’Autre serait sans aucune commune mesure avec  l’époque nazie. C’est un véritable tabou entretenu par un vocabulaire galvaudé. Mais à l’époque, le régime n’était pas la population, tout comme aujourd’hui mais en déterminants contraires. Combien de vieilles dames juives ont été assassinées, torturées, défenestrées sous le régime nazi de 1933 à 1939 ? Vers une nouvelle Shoah ? Nous ne pouvons y croire. Mais personne n’y aurait cru en 1940 et la situation est aujourd’hui plus menaçante, en réalité.

Israël est en fête pour le 70e anniversaire de son indépendance. Tout le monde se déchaine dans un Antisionisme débridé. La région est au bord de la guerre. La population israélienne n’a peut-être jamais eu autant conscience du péril qui menace. Elle est traitée avec mépris. Rien ne lui est épargné.

Alors nous tentons de comprendre ce qui peut expliquer l’antisionisme et l’antisémitisme. Nous savons que le hasard est, en réalité, un algorithme trop complexe pour être exprimé de manière intelligible. Derrière l’irrationnel se trouve nécessairement une explication recevable. Nous en appelons à la raison. Que pouvons-nous faire d’autre pour combattre l’antisémitisme ? C’est également pour l’Antisémite que nous le faisons indirectement, pour le ramener hors de la folie, de la déraison, hors du crime.

Il y a à peine deux semaines, Gilles-William Goldnadel soulevait ce qui aurait pu devenir l’affaire Plenel. Le journaliste-phare de Médiapart est sans contexte un homme intelligent. Il avait, en son temps, pris fait et cause pour le terrorisme palestinien contre Israël. Sa réponse cinglante est qu’il n’a pas de leçon à recevoir.

Nous persévérons à tenter de comprendre ce qui se passe, à expliquer l’erreur des prises de position, et à mettre en évidence les mensonges, les falsifications les plus grossières, les négationnismes les plus invraisemblables. Cette démarche est simplement conforme à la nature humaine. C’est ici que nous devons admettre que quelque chose ne va pas dans l’identité humaine des Antisémites et Antisionistes. Mais nous devons persister. N’y aurait-il pas la trace de la moindre humanité en eux ?

Alors que l’Antisionisme et de manière concomitante l’Antisémitisme sont décomplexés, le Manifeste contre le « nouvel Antisémitisme » voit le jour. De quoi s’agit-il si ce n’est de nommer les choses ?

La violence des réactions est phénoménale.

Je soulevais, dans l’ouvrage « Géopolitique de la question juive », que la représentation de la Shoah était particulièrement absente du collectif culturel des 25 ans qui suivirent la seconde guerre mondiale. Le film « Nuit et brouillard » ne cite le mot Juif que trois fois. Il est question de la Résistance au Nazisme, pas de la Shoah. Ce n’est qu’à la fin des années 70 que le cinéma aborde directement le sujet de la Solution finale. Les réactions furent également d’une extrême violence. Le sujet n’avait jamais été traité et le reproche fut, déjà, celui de l’omniprésence juive. On ne parlait que de « ça ». Le négationnisme n’est pas « politiquement correct ». Il est trop frontal. Alors fut mis en avant le principe de la « Shoah business ». Le vecteur argent avec en toile de fond l’immoralité de l’utilisation de la mort ne pouvait pas être mieux trouvé pour alimenter sournoisement l’antisémitisme.

Mais nous restons dans l’explication d’évidences comme il est un fait évident de l’inconsistance de sa portée. Si une voix se fait entendre, les Juifs et leurs valets sont partout. Si une voix se fait entendre, son intention ne peut être que maligne. Le Juif serait menteur et mal intentionné.

Dans la réaction au Manifeste contre le nouvel antisémitisme, le choc est brutal. Que l’antisémitisme puisse être également d’origine musulmane sera considéré comme raciste, xénophobe, outrancier.

L’Islam, par nature, ne peut pas être raciste. Immédiatement, la justification de la résistance à l’oppression juive sera avancée. Si les Juifs représentent moins de 1% de la population, avoir la moindre considération pour eux sera antidémocratique.

La plupart des réactions veulent dissocier l’Antisémitisme de l’Antisionisme. Finalement, avoir voulu nommer l’antisémitisme va déchaîner l’Antisionisme car toucher à l’Islam, c’est importer le conflit israélien. Les Juifs sont responsables de l’Islamophobie. Tout irait bien sans les Juifs.

Il n’y a pas de lien direct avec le Manifeste contre le Nouvel antisémitisme puisqu’il s’agit d’une prise de position qui date de mai 2016. Mais l’intervention de Rony Brauman pour qui, selon ses termes,  défendre Israël relève de la pornographie politique, est des plus actuelles dans la synergie antisémitisme-antisionisme. Pour lui, « défendre Israël est plus abject que les ratonnades à Gaza ». La différence entre être Juif et être Sioniste est une question d’intensité dans l’abjection.

Le texte de l’interview de Monsieur Médecins Sans Frontières, qui à ce titre représente le Bien comme Monsieur Boniface représente l’intelligence, est diffusé sur le site réseauinternational.net.

Les commentaires les plus haineux et imbéciles qui suivent incitent à abandonner toute recherche d’explication à l’antisémitisme et à abandonner toute tentative de ramener « ces gens » à la raison. L’homme moderne, c’est-à-dire humain, est l’homo sapiens sapiens. Sa caractéristique est donc l’intelligence. Ceux-là ne sont pas humains. Il ne nous appartient pas, bien sûr, de déterminer qui est Humain et qui ne l’est pas. Mais il nous appartient de faire preuve de raison et d’appliquer un devoir de précaution.

A quoi bon se battre sur le terrain de l’intellect ? Ne serait-il pas plus intelligent de se battre de la manière la plus concrète, arme à la main ?

L’un n’empêche pas l’autre, selon un principe fondamental du Judaïsme.

De toute évidence, répondre à la provocation correspond à entrer également dans l’irrationnel.

Peut-être est-il temps ?! Si on s’attache au Judaïsme, nous pouvons constater que la sortie d’Egypte est un acte irrationnel. Il valait mieux rester en vie que de procréer. Amram suivait en cela la Halakha. Moïse est le fruit d’un acte irrationnel. C’est le choix irrationnel qui sauva les Juifs de la mort. C’est le même choix que fit Ben Gourion pour l’indépendance d’Israël. L’Etat Juif n’avait pas la moindre chance de survie face à l’annonce d’une guerre à 1 contre 10. Et pourtant, et pourtant… Il en est toujours ainsi. 70 ans après la déclaration d’un Israël improbable, l’Etat hébreu est aujourd’hui la 8e puissance économique mondiale.

L’irrationnel détient également sa part de rationnel. Il n’est pas question de colère mais de survie. L’Antisionisme et l’Antisémitisme poussent le Juif et avec lui toute forme de Nation à s’effacer. Ils sont florissants, grandissants et tel Amaleq, ils ne disparaîtront que par leur anéantissement. Juifs, qu’avez-vous à perdre ? Qu’on ne vous aime pas ? Que vous soyez déclarés ennemis ? Vous êtes déjà haïs. Vous êtes déjà l’ennemi. Devenez ce que vous êtes ! Que chacun soit ce qu’il est et il sera peut-être respecté.

Le Rav Dynovisz, l’Adamisme et l’identité de l’Occident

Construire l’avenir. y aurait-il un projet plus ambitieux?
Il est pourtant à la portée de tous. Quel serait, sinon, le sens de notre existence?
Le point d’orgue de notre déplacement, avec Marie, en Israël décrit sur le site Jforum:

Le secret de l’identité de l’Occident

Quel dénominateur commun pour la fondation du projet de diffusion de la Torah vers des non-Juifs et la constitution de valeurs et d’une identité Adamique?

 

L’idée générale est de proposer une explication à l’irrationnel de l’antisémitisme.

L’Aurore de l’aurore grecque donne la réponse pour dire que l’antisémitisme a toujours existé, bien antérieurement au Christianisme.

Le Christianisme opère le meurtre rituel oedipien du père hébreu. Mais il en est de même pour la civilisation grecque et européenne pré-chrétienne.

Manque le thème essentiel de l’accueil de l’étranger, fondateur du mythe européen et de sa conséquence catastrophique tel que le figure le cheval de Troie sur cette vérité étymologique qu’Hélène signifie celle qui apporte la destruction.

Voir le précédent Live-Vidéo du Rav, de Marie et Gilles, sur les traces de David Ben Gourion à Sde Boker : http://www.jforum.fr/70-ans-dhistoire-avec-le-rav-dynovisz-chez-david-ben-gourionvideo.html

(——–)

Il est souvent reproché au rav Dynovisz de faire du prosélytisme en s’adressant directement aux non-Juifs. Pourtant, les textes expliquent que la délivrance se fera avec l’association des Nations. L’armée du Machia’h sera largement composée de non-Juifs.

Il est question, traditionnellement, de bné Noah. Il y a là un problème.

D- s’adressa à Noah et le traita d’imbécile, fils d’imbécile. Pendant les 100 ans qu’il prit pour construire l’arche, jamais il ne choisit d’en appeler à la miséricorde divine pour sauver le monde. Jamais il ne s’adressa aux êtres pour les conjurer de faire Tschouva. Il se contentait d’être un serviteur de D-ieu qui marchait dans ses pas. Est-ce là un modèle pour la délivrance? Est-ce là un modèle d’associé d’Israël?

Le Rav se réfère à la Torah de Sion, la Torah de la délivrance qui complètera la Torah du Sinaï. Il est question du projet divin, de sa compréhension qui dépasse la réparation du coeur et des 7 attributs divins qui s’y attachent pour englober les 3 autres attributs qui répareront le cerveau. Comment les 7 lois de Noah pourraient-elles être le déterminant de  l’adhésion des Nations à la Torah? La lumière des Nations se résumerait à instruire qu’il ne faut pas assassiner son prochain?

La mission de l’humanité est de réparer la faute d’Adam.

Juifs et non-Juifs sont associés en tant que bné Adam. Pour ces derniers, c’est toute une identité à trouver comme le fit Avraham qui marchait, lui, devant D-ieu et alla jusqu’à l’affrontement pour tenter de sauver les criminels de Sodome.

http://ravdynovisz.tv/fetes_juives/avons-perdu-tete-don-de-torah-10-avril-2018/

 

Avec Marie, Gilles “Avram” Falavigna et le Rav Dynovisz

l’Antisionisme mord la queue de l’Antisémitisme

C’est l’Antisionisme qui mord la queue de l’Antisémitisme

 

Par Gilles FALAVIGNA

« Ignoble : Edwy Plenel », titre le monde juif.info. Sous le nom de plume de Joseph Krasny, en 1972, Edwy Plenel prenait fait et cause pour les terroristes de Septembre Noir qui venaient de commettre leur attentat contre la délégation israélienne aux JO. De Munich. Leur combat était son combat.

Le problème est que l’information n’est pas une information. Du moins, elle n’est pas celle qu’on pense. L’information ne fait que donner une consistance à ce qui forge l’antisionisme.

Il n’y a aucun scoop à ce qu’Edwy Plenel ait pu écrire ces ignominies. D’ailleurs, il répond le plus naturellement du monde et droit dans ses bottes qu’il n’a jamais fait mystère de ses contributions au journal Rouge.

Nous ne devrions pas être surpris de la proximité de l’intelligentsia de Gauche  avec les Terroristes islamistes. Mais un bref rappel de la nature idéologique de cette pensée n’est pas superflu.

Plenel écrivait dans Rouge, journal trotskiste. La 4e Internationale, pour se différencier du Communisme bureaucratique, s’est fondée sur le principe de “l’équivalence”. Il signifie l’équivalence entre le Nazisme et le Communisme. C’est le principe historique du Trotskisme. Il ne fait jamais la moindre allusion à la Shoah parce que le minimum de compassion pour les Juifs viendrait établir un élément mesurable entre le Nazisme et le Communisme.

Deux éléments concomitants d’ordre « psychologique » viennent renforcer le déni de réalité : le Trotskisme est universaliste et ses principaux dirigeants sont Juifs.

L’universalisme trotskiste est un absolu comme tout universalisme. Aucun compromis n’est acceptable. Foncièrement, le principe hégélien de la synthèse a trouvé  sa place par l’entrisme, action du Trotskiste. Le matérialisme historique a une visée utile, celle de la victoire à n’importe quel prix, y compris celui de la forfaiture, du mensonge et des crimes les plus odieux. La morale est bourgeoise et si le Soleil brille pour les bourgeois, alors il faut éteindre le Soleil, selon la formule de Trotsky, lui-même.

Les principaux dirigeants trotskistes sont Juifs. Ce caractère ne peut que s’effacer au contact de l’Universalisme. Nous sommes en présence du nœud gordien car ce n’est pas si simple de rejeter toute morale, toute identité, toute humanité. La fuite en avant est dans l’antisémitisme et plus encore dans l’antisionisme. Ils échappent, ainsi, au suicide idéologique en demeurant dans le principe fondateur de l’équivalence.

L’idéologie de Gauche a évolué mais ce n’est certainement pas dans le sens visible en surface. Par l’entrisme prôné pour aboutir à ses fins, le Trotskisme a contaminé la pensée humaniste de Gauche qui faisait partie de son patrimoine. Edwy Plenel, à ce titre, est un cas d’école. Cette Gauche bien-pensante devient sûre d’elle-même et dominatrice. Son caractère est devenu universaliste. Il ne répond plus qu’à des absolus.

Il n’y a aucun hasard à ce qu’Edwy Plenel aille travailler au journal Le Monde. A partir de 1976, le journal le Monde rejoint le camp manichéiste du Bien, de la Gauche idéologique, contre le Mal, occidental représenté par Israël. La Genèse de la chute du communisme est en cours et le Mal doit être ciblé sur le fer de lance de l’affrontement Est-Ouest : le Moyen Orient. Israël représente, en outre, l’archétype de ce qui s’oppose à l’Universalisme.

Cette évolution de la Gauche sous influence avant d’être entièrement phagocytée est visible à travers la retranscription de l’actualité.

En 1976, Le Monde s’insurge contre le raid israélien à Entebbe pour sauver les passagers du terrorisme.

La conséquence de l’attentat de la rue des Rosiers est que Mitterrand sauve Arafat à Beyrouth.

Pour ma part, ancien du 1er RCP, comment pourrais-je supporter que l’attentat contre l’immeuble Drakkar qui tua 58 camarades, à Beyrouth, n’ait pas obtenu justice ? La France a fait exploser un immeuble…. après avoir averti les autorités chi’ites pour qu’elles puissent évacuer les lieux et qu’il n’y ait, ainsi, aucune victime, ni de représailles.

Il n’y aura pas d’affaire Plenel parce qu’elle ira se perdre dans le mou d’un politiquement correct antisioniste. Cette affaire ira se perdre dans le déni antisémite collectif.

Mais revenons à ce Gauchisme qui refusa de condamner le Nazisme pour ne pas créditer l’URSS de quelque honneur. L’URSS n’a pas libéré Auschwitz parce qu’Auschwitz n’existait pas ! Le Gauchisme reste cohérent avec lui-même. Ces Gauchistes ne sont pas antisionistes parce que touchés par la misère palestinienne. Ils sont pro-palestiniens, jusqu’au terrorisme, parce qu’antisionistes.

Le Négationnisme de la Shoah ne sort pas de nulle part. Faurisson n’est pas le fruit d’une génération spontanée. C’est à la fin des années 40, alors que les fours d’Auschwitz sont encore chauds, que Paul Rassinier, le maître à penser de Faurisson initie le Négationnisme. La raison est toujours la même : au sein de son groupe d’Extrême Gauche, la Vieille Taupe, il entend lutter contre « le grand complot » (forcément juif) qui s’oppose aux principes universalistes.

Il y a toujours cette cohérence des Négationnistes avec leur culture d’Extrême Gauche qui les pousse à profaner la vérité historique pourvu que le Soleil s’éteigne.

Mal nommer les choses ajoute au malheur du monde, disait Camus ? Ajouter au malheur du monde est bon pour la cause !

Des milliers de dignitaires nazis sont partis dans les pays arabes à la fin de la guerre, se sont convertis à l’Islam et ont continué leur œuvre de mort en formant des institutions ravies de l’opportunité. Parler de Nazislamisme correspond à la réalité la plus concrète.

La convergence de mœurs, d’intérêts, d’actions entre l’Islamisme et le Gauchisme est une réalité. Les écrits d’Edwy Plenel dont il est question, ici, en témoignent. L’Islamo-gauchisme est la terminologie la plus idoine pour décrire l’article incriminé.

Sûre d’elle-même et dominatrice, la Gauche, de toute sa suffisance, va balayer les qualificatifs jugés indignes. Révisionnisme et négationnisme sont les attributs naturels de l’idéologie trotskiste présente à tous les niveaux de communication.

Elle reste digne, digne d’elle-même. Edwy Plenel reste digne. Il justifie ses positions en invoquant Jean-Paul Sartre qui tenait le même discours que lui en 1972. Et de conclure, fier, qu’il « refuse l’intimidation qui consiste à taxer d’antisémite toute critique de la politique de l’Etat d’Israël. »

Jean-Paul Sartre, figure de la philosophie de Gauche devrait l’absoudre de tout antisémitisme. On ne peut pas être de Gauche et antisémite, n’est-ce pas ?! Mais il se trouve, qu’en 1940, Jean-Paul Sartre collabora avec l’occupant nazi. Pour sa part, ce ne fut que pour obtenir des gratifications personnelles. Pour que ses pièces puissent être jouées dans les théâtres parisiens, il dénonça les auteurs non germanophiles. Qu’y a-t-il comme modèle opposable à l’antisémitisme ?

Faire appel à son équivalent comme référence est contraire au principe de pertinence. Une référence est une source tierce. C’est le serpent qui se mord la queue. Ici, l’antisionisme mord la queue de l’antisémitisme. Il s’en nourrit.

Le poison était déjà présent. Il fait manier la dialectique avec absolu. TOUTE critique d’Israël serait antisémite ? Certainement pas ! Mais quand la critique est systématique et qu’elle va jusqu’à l’empathie pour les Terroristes, on peut se poser une question, déjà latente dès lors que la personne oppose l’antisémitisme à l’antisionisme.

Par ©Gilles FALAVIGNA

 

Le Printemps antisioniste au rendez-vous

L’antisionisme a vocation à tuer plus que ne le fit la Shoah. Ce n’est que l’Histoire qui se répète. Mais il nous appartient toujours d’en changer le cours. Mon article sur Jforum:

image: http://www.jforum.fr/wp-content/uploads/2018/04/islamo-gauchisme_645_430.jpg

Le mois d’avril sera antisioniste

Mireille Knoll est décédée d’un assassinat antisémite et Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen se mêlent aux cérémonies. L’un comme l’autre ne sont pas antisémites. Ils sont antisionistes et ils expliquent que ce n’est pas la même chose.

Jean-Luc Mélenchon va plus loin pour dire que son antisionisme témoigne de sa liberté de pensée.

Quel est le sens de cette formule ? Cela signifie que la pensée dominante, le « politiquement correct » serait sous contrôle sioniste. Etre libre est être antisioniste.

Ne rien reprocher aux Juifs comme individus, c’est la définition de celui qui n’est pas antisémite. Par contre, en se regroupant, ils deviennent un peuple « sûr de lui-même et dominateur ». Il est alors juste et bon d’être antisioniste.

Tandis que la menace envers Israël n’a jamais été aussi forte depuis 70 ans par le Hezbollah et ses alliés, le Hamas organise sa « grande marche du retour ».

Le chef du Hezbollah, Nasrallah, lors d’une interview le 3 janvier à un journal libanais, expliquait que la grande guerre contre Israël commencerait depuis Gaza. Les opérations conjointes sont organisées, planifiées. L’objectif de l’opération depuis Gaza est avant tout médiatique. L’objectif est qu’Israël ne puisse bénéficier d’aucun soutien international. Le Hamas souhaite le plus de Palestiniens tués et il organise l’afflux d’autant de monde que possible, volontaires ou moins volontaires. Les femmes et les enfants d’abord !

Les troupes chi’ites sont galvanisées par leur victoire contre Daech. Nasrallah expliquait d’ailleurs que les forces takfiries étaient bien plus difficiles à vaincre que ne le seront les forces juives.

« Musulman, serviteur de Dieu ! Un Juif se cache derrière moi, viens et tue-le »,  éructe l’article 7 de la charte du Hamas. A l’heure de sa mise en application pour que pas un Juif n’en réchappe, il est impérieux de mettre certaines pendules à l’heure et chacun doit assumer la responsabilité de son antisémitisme.

J’ai développé la thèse, dans l’ouvrage « Géopolitique de la question juive », que l’antisémitisme nazi était l’expression de son époque. Le Nazisme était avant tout antisioniste.

En premier lieu, si les grands criminels nazis se sont réfugiés durant l’après-guerre dans le monde arabo-musulman à une époque où le panarabisme était bien plus influent que l’Islamisme, c’est le témoignage que les pestes brunes et vertes sont plus que compatibles. Elles ont un dénominateur commun qui est l’antisionisme. Ces criminels ne se sont pas seulement réfugiés. Des milliers de Nazis se sont convertis à l’Islam et, en parallèle, ont édifié les services de Police intérieure des nations arabes ainsi que la mise en place idéologique de l’antisionisme. Un début de liste des principaux officiers supérieurs SS était transcrit lors d’un précédent article Jforum.

Le Nazisme était bien plus antisioniste qu’antisémite. Ian Kershaw, l’historien référence de la période nazie, révèle que les termes sémite et antisémite ne sont pas écrits une seule fois dans les manifestes ou les discours nazis, à une exception. Lors d’un discours le 6 avril 1920, le futur chancelier déclare : « Nous ne voulons pas être des antisémites… ».

Lors du discours de Nuremberg  en septembre 1937, Adolf Hitler définit le principe d’espace vital :

Dans ce cadre, le Sionisme est une idéologie qui vise à voler la terre des Allemands.

« La Juiverie avait l’intention d’exterminer la nation allemande. »

L’ennemi des Nazis s’appelle, d’après eux, la ploutocratie internationale juive. Goebbels écrit en 1939 « L’encercleur ». Le Nazisme doit faire face à un ennemi organisé : le Sionisme.

L’ouvrage de propagande principal des Nazis s’appelle : Palästina, Judenstaat ?, d’Heinrich Hest.

Ce sont les mêmes arguments avec la même rhétorique que ceux qu’on entend aujourd’hui à Gaza.

Le Nazisme est foncièrement antisioniste.

Affirmer son antisionisme, c’est reproduire le fondamental du Nazisme. L’antisionisme, c’est du Nazisme.

Soutenir les délires extrêmes de la propagande palestinienne ne peut se faire avec candeur. Le Hamas est une organisation terroriste. Au Nord, le Hezbollah est une organisation terroriste. Nous, Français, ne pouvons oublier que sa version Amal est responsable de l’attentat contre l’immeuble Drakkar où périrent cinquante-huit jeunes Français.

Les assassins de Mireille Knoll, d’Arnaud Beltrame ainsi que de toutes les victimes du terrorisme sont antisionistes et prennent parti contre Israël. Est-il si difficile de comprendre quel camp choisir ?

Etre antisioniste est une hypocrisie sournoise qui dissimule la primauté de l’antisémitisme sur toute autre considération, bien dissimulé derrière le prétexte de neutralité ou d’indifférence, comme au bon vieux temps de Munich. L’Histoire se répète et nous pouvons réitérer : « vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur… ».

Par ©Gilles FALAVIGNA

 

« C’est l’Islam qui a été poignardé à Trèbes ! »

Atteindrons-nous les limites de notre colère et baisserons-nous les bras?
Mon article sur le début des hommages aux héros:

« C’est l’Islam qui a été poignardé à Trèbes ! »

 

 

Qu’il serait bon d’avoir d’autres préoccupations que l’Islam !

Nous pouvons éprouver un sentiment de lassitude, conforté par l’argument que ces gens ne méritent pas tant d’attention.

Mais nous sommes en guerre et le moment n’est pas propice à baisser la garde. Au contraire, il est impérieux d’être vigilant et de soulever tout ce qui dissimulera les pièges qui visent à nous détruire.

Nous sommes en guerre. Après les attentats de Charlie Hebdo et accessoirement de l’Hyper-Cacher puisque ce dernier est souvent omis par fainéantise de langage, le Premier Ministre faisait un discours à l’Assemblée Nationale pour l’affirmer. Serions-nous moins en guerre aujourd’hui ? Affirmer que nous sommes en guerre contre le terrorisme semble plus inconvenant que cela n’était en 2015.

Nous sommes en guerre contre le terrorisme. Mais qu’est-ce que le terrorisme ?

La mobilisation générale n’a pas eu lieu. Pire, la mobilisation « tout court » semble s’être amenuisée. Il est vrai que les discours d’intention sont bien loin. Le Président Macron l’avait annoncé : « Il va falloir s’habituer à vivre avec le Terrorisme… »

Sur le théâtre des opérations extérieures, au Moyen-Orient, l’Islamisme a-t-il reculé ?

Une perspective de Paix y est-elle envisageable ? Le conflit, en France, était, paraît-il importé et il convenait de s’attaquer à la source du problème. Force est de constater l’erreur de ce postulat.

Le Terrorisme opère depuis longtemps parce que le conflit qui nous oppose à l’Islam dure depuis longtemps.

Le Terrorisme n’est ni une idéologie, ni un objectif politique. C’est une façon de combattre.

Le Terrorisme ne diffère pas d’autres formes de guerre. Il est seulement une forme de guerre illégale. Le Terroriste sort du cadre conventionnel. C’est à ce titre qu’il pourra être évalué « déséquilibré ».

Bien des formes de guerre suscitent la terreur. Par contre, le Terrorisme opère sur le champ psychologique.

Sommairement, le principe retenu pour le terrorisme islamiste est qu’il est utilisé pour entraîner une réaction d’hostilité à l’Islam. Cette hostilité engendrera, à son tour, la révolte de l’Islam.

C’est sur cette logique qu’est proposé le slogan : « Vous n’aurez pas ma haine ! » Mais en réalité, qu’on leur réponde par l’Amour leur convient tout autant. La raison est simple. Elle est mathématique. Plus l’Islam est présent dans une société, plus l’Islamisme y est florissant.

A l’église Saint-Etienne de Trèbes, nous dit-on, main dans la main, Chrétiens et Musulmans  se recueillent en hommage aux victimes. L’Imam de Carcassonne arrive. Durant la messe, Mgr Planet, évêque, ose une formule de haut vol : « Votre présence nous dit que les fauteurs de haine ne gagneront pas »

Ils n’ont décidément rien compris !

L’Imam explique qu’il ne sait pas quoi dire, « On trouve pas les mots », commence-t-il… Mais il les trouve parfaitement bien : « C’est la communauté musulmane qui est poignardée. C’est l’Islam qui est poignardé. »

On ne boit pas d’alcool mais on boit sa honte ! C’est beau de répondre à la haine par l’amour !

Il est inutile de justifier que ces paroles sont scandaleuses, que la seule personne qui ait été poignardée s’appelle Arnaud Beltrame. Ce qui est inutile est négatif.

Le terrorisme remporte une bataille. L’Islam sort plus fort des événements. L’interprétation du fait est la seule chose qui compte. Le fait n’est rien qu’une image. L’Islam est la victime potentielle d’une réaction et l’Islam sera surprotégé. L’Islamisme atteint ses objectifs puisqu’il est un fait que plus l’Islam est présent dans un pays, plus le radicalisme y prospère.

La doctrine dominante au pays proclamé de la laïcité affirme le contraire, que l’Islam n’est pas le problème mais la solution. Drôle de guerre !

Benoit Rayski, pour Atlantico, manie toujours l’ironie et offre la conclusion du sujet à cet Imam : « Nous sommes condamnés à vivre ensemble ! »

Voilà bien la moindre de nos peines.

Par ©Gilles FALAVIGNA

Démocratie contre Islam : l’intervention du tricheur

Démocratie contre Islam : l’intervention du tricheur

 

 

Trois jours après les attentats par des Musulmans à Carcassonne, Trèbes et Paris contre les Français, le Président Macron reçoit officiellement un Imam à l’Elysée.

Est-ce une farce ?! Le peuple français, l’humanité ne sont-ils pas assez insultés ?

L’information que la première personne reçue à l’Elysée après les attentats soit un Imam oblige à aller regarder de près l’agenda de Monsieur Macron, puisqu’il est disponible sur le site de l’Elysée.

Effectivement, comme le révèle le journal L’Express, la première visite à l’Elysée de ce lundi 26 mars est celle de Sherin Khankan, femme Imam. Ce que ne dit pas la presse, trop empressée de dresser les louanges de cet Imam, c’est qu’elle est accompagnée d’une femme Rabbin, Delphine Horvilleur, figure du Judaïsme libéral.

Autant les activités des femmes rabbins du mouvement libéral sont relativement identifiées, autant l’existence d’un tel mouvement en Islam est une découverte. Existe-t-il vraiment ?

Surtout, est-ce bien là qu’il faut regarder ? Lorsqu’on nous pousse à regarder dans une direction, peut-être est-il judicieux de se demander pourquoi, et qu’est-ce que nous ne devons pas voir ?

Le communiqué de l’Elysée indique que le sujet des attentats et de la mort de Mireille Knoll n’a pas été abordé. Nous pouvons donc nous demander ce que faisait Delphine Horvilleur à ce rendez-vous si ce n’est de justifier et mettre en valeur la présence d’un Imam femme.

Si le moment de cette réunion peut légitimement sembler scandaleux car elle aurait pu être légèrement reportée afin qu’il ne puisse être établi de lien avec les attentats, force est de rappeler que l’Elysée a tenu à ce qu’il en soit ainsi. La réunion est donc liée aux attentats.  Monsieur le Président Macron recevait 3 autres personnes ce lundi, dont le ministre de l’Intérieur et le Premier Ministre. Dans les circonstances particulières des attentats et des informations les plus solennelles qui pourraient être transmises par le Ministre de l’Intérieur, celui-ci passe après. Le Palais de l’Elysée est régi par le protocole. Rien n’est le fruit du hasard.

Que cette femme Imam soit reçue avec une femme Rabbin doit rappeler qu’une religion en vaut une autre et que plus particulièrement, le sacro-saint « pas d’amalgame » doit dissocier l’Islam de l’Islamisme.

N’est-il pas, tout de même un peu spécieux, quand la France se révolte contre l’Islam, quand l’antisémitisme concentre 60% des actes racistes pour moins de 1% de la population, de formuler implicitement que l’Islam et le Judaïsme sont si proches qu’ils se ressemblent comme deux gouttes d’eau jumelles, Delphine et Sherin ?

Une fois ce faire-valoir passé, qu’en est-il de cette femme Imam ? Elle est porteuse de tous les clichés de la Religion d’Amour, de Tolérance et de Paix.

Cette femme, de mère Finlandaise et de père Syrien, est désignée parmi les 100 femmes de l’année par la BBC. De qui se moque-t-on ? Au titre d’une comparaison à la question de Staline : « Le Vatican, combien de divisions ? », nous pouvons tout de même mettre en relief la représentativité de cette dame. La réalité de l’Islam est connue et elle est très éloignée de l’image de cette femme, cheveux au vent. C’est une mystification.

Nous sommes dans la construction marketing d’un personnage. Il ne restera plus qu’à déterminer le classement de ces femmes, influentes ou sous influence.

Sherin Khankan a publié « La femme est l’avenir de l’islam ». La mission qui lui est confiée de concurrencer les 72 Houries du paradis est vouée à l’échec. Le fantasme est toujours plus attractif que la réalité. L’intention ne peut qu’être ailleurs.

Quant à Delphine Horvilleur, la manipulation de ce qu’elle représente fait pitié : une sorte d’invitée au « dîner de cons », juste contrepartie au dîner du Crif, cette organisation qui a gommé le mot Juif de son nom.

Nous sommes dans la manifestation de la conspiration contre les Peuples. C’est le thème de mon dernier ouvrage : « Géopolitique de la conspiration contre les Peuples ».

Une idéologie universaliste est imposée aux Peuples. L’image biblique du serpent Ishmael, chevauché par Essav pour mordre la cheville de Hava, ne peut pas être plus précise.

Au moment où le Peuple français n’a jamais été aussi proche de la révolte et de prendre les armes pour assurer sa survie face à l’Islam, la promotion de cette femme Imam ne doit rien au hasard. Nous entendions quelques « pas en mon nom », un peu forcés, après les attentats contre Charlie Hebdo. La décence les a rattrapés et ils se taisent.  Si, par nature, le Judaïsme porte la diversité, il n’y a, fondamentalement, qu’un seul Islam et Mahomet est son Prophète.

Un des chantiers principaux du mandat Macron est de réaliser l’Islam de France. Le président, durant sa campagne présidentielle, a toujours fait valoir son pragmatisme. D’un côté, un hommage sera rendu au Lieutenant-colonel Beltrame mercredi, pour parfaire la cohésion sociale. De l’autre, l’ordre moral « bien-pensant » viendra aplanir les tentations démocratiques. Ce n’est pas aux peuples de définir ce qui est le Bien pour eux. L’Islam est le salut et les dirigeants sont le Prophète dans un monde contrôlé par l’Universalisme.

Par Gilles FALAVIGNA

Mireille Knoll : Au-delà de la colère

C’est des peuples que viendra la victoire contre l’Islamisme

Mireille Knoll : Au-delà de la colère

 

Adiel Kolman, père de quatre enfants, succombait aux coups de couteau d’un terroriste palestinien. C’était il y a seulement quelques jours, le presque quotidien en Israël de l’Intifada au couteau et des attaques à la voiture-bélier. Chaque attentat ne peut qu’être vécu dans la chair de chaque citoyen. La proximité est à tous les niveaux. Dans un Etat de 50 km de large, la victime est un voisin. Chaque citoyen aurait pu être cette victime. En Israël, on tue des Juifs. La notion de hasard perd tout relativisme. Il y a, enfin, le sentiment de Nation où chacun est concerné.

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La France semble connaître un autre terrorisme. Celui-ci est à la croisée de l’acte de guerre et de la tuerie de masse. Au-delà de la compassion, le regard sur la victime est beaucoup plus distant. Nous sommes dans le fait-divers, celui considéré, au fond de soi, comme n’arrivant qu’aux autres. Le hasard est l’organisateur. Où voit-on une considération de race ou de religion chez les victimes du Bataclan ? La première victime identifiée de l’attentat de Nice n’était-elle pas Musulmane ? Le comble de l’ironie est dans cette idée largement diffusée que la première victime de l’Islamisme est l’Islam ! Les faits et leur inférence sont bien deux phénomènes de valeurs distinctes.

Il y a importation du conflit. Dans ce sens, les assassins ne sont pas considérés comme directement responsables. Un patrimoine émotif issu du colonialisme et pétri de repentance à la sauce morale « droit-de-l’hommiste » concourt à affaiblir les défenses. Comment combattre un ennemi et s’en prémunir quand il n’est pas identifié pour ce qu’il est.

Le mode opératoire des attentats en France et en Israël peut être le même, ils peuvent être commis par les mêmes individus, l’opinion publique française ne le voit pas ainsi et ne peut le voir ainsi. Il y aurait Israël, un pays en guerre depuis 1948 avec une Nation étrangère, la Nation arabe et spécifiquement palestinienne. Il y a la France, un pays différent, face à l’échec manifeste de sa politique migratoire.

Vendredi 23 mars 2018 avait lieu un attentat islamiste à Carcassonne et dans sa banlieue, un de plus. Quatre hommes étaient assassinés par balles de sang froid, dont un valeureux gendarme, lâchement achevé au couteau.

Vendredi 23 mars, en parallèle, Mireille Knoll, rescapée de la Shoah est assassinée dans son appartement, poignardée de 11 coups et brûlée. S’agit-il d’un acte antisémite ? Cette question renvoie à Sarah Halimi, sa voisine de quartier, massacrée d’une manière tout aussi inhumaine, puis jetée par la fenêtre. Les media semblent partager l’idée qu’ « une juive en vaut une autre ». Il avait fallu des mois pour répondre à cette question du mobile. Elle renvoie naturellement à la priorité de l’information de l’acte terroriste de Carcassonne. Ils sont dans la gestion des faits divers, dans la gestion clientéliste des fausses émotions par les vendeurs d’information.

C’est donc au terme sinistre des assassinats terroristes de Carcassonne que le calvaire de Mireille Knoll est dévoilé.

Pour la communauté juive, le choc est immense. Il suit les événements de la mort du Lieutenant-colonel Beltrame, qui possède tous les attributs du Juste. Mais qui se soucie de Mireille Knoll, victime d’un déséquilibré de plus, doublé d’un pervers sexuel et très accessoirement Musulman.

Plus encore que pour Sarah Halimi, sa mort passe inaperçue, lointaine. La question de déterminer si l’assassinat est d’ordre antisémite ou non est d’autant plus odieuse. Dire qu’elle est assassinée deux fois n’est pas exagéré. C’est l’ensemble de la communauté juive qui est insultée, bafouée, exclue de la Nation française qui se recueille pour le Lieutenant-colonel Beltrame.

Mais quelque chose de nouveau s’est peut-être produit. Arnaud Beltrame est un vrai héros. Son sacrifice est offert à la Nation. Chacun peut et doit se l’approprier. Arnaud Beltrame est mort pour la Nation. Le monde entier lui rend hommage. La victime n’est plus anonyme. Son assassin neutralisé est également identifié. Il était un délinquant, naturalisé et fiché S. Le profil de l’ennemi est établi. Son crime a été établi au nom de Daesh et cela renvoie à la réalité de la guerre globale autrement que pour les attentats du Bataclan. Il n’y a plus importation du conflit et il n’est plus question de problème d’intégration des populations. Les réseaux sociaux témoignent d’une véritable colère. Cela suffit ! Un héros est une personne ordinaire dans des circonstances extraordinaires. Malgré le parcours hors du commun d’Arnaud Beltrame, il est un héros que la Nation s’approprie. La Nation française est plus forte aujourd’hui qu’elle ne l’était la semaine dernière. La colère est un souffle d’énergie vivifiante. C’est ainsi qu’une Nation s’éveille. Le citoyen, membre d’une Nation n’est plus un anonyme. Il est membre d’une famille de laquelle son nom est connu.

Alors la première victime n’est pas que le passager d’une voiture au mauvais endroit au mauvais moment. Jean Mazières est mort assassiné. Ce jeune vigneron retraité était très impliqué dans la vie communautaire de son village.

Hervé Sosna avait 65 ans. Ce poète a travaillé toute sa vie comme maçon à Trèbes.

Christian Medves était père de deux filles. Il est mort dans des conditions horribles pendant que son assassin riait.

Mireille Knoll, 85 ans, le regard doux malgré une vie marquée par la rafle du Vel d’Hiv. Elle craignait pour sa vie.

Que la Nation française garde le souvenir de ces gens admirables aux côtés d’Arnaud Beltrame.

Et que le nom de l’Islamiste pourrisse dans l’oubli d’une poubelle.

La presse ne rend pas compte de l’assassinat de Mireille Knoll à sa juste mesure, ni de la colère qu’elle inspire.  Ce n’est que lundi, à 16h40 que le parquet reconnait le caractère antisémite du meurtre de Mireille Knoll. Il est possible que l’histoire de ces crimes ne suive plus des trajectoires parallèles mais se rejoigne par une colère commune dans un sentiment de révolte et de rage.

Les jours et les semaines qui viennent sont cruciaux. Les commémorations du 70ème anniversaire de l’indépendance israélienne se dérouleront dans un contexte particulier. 70 ans ne représentent pas une valeur anodine pour le Judaïsme. Accessoirement, l’ambassade américaine va s’ouvrir dans la capitale éternelle.

De leur côté, les organisations palestiniennes préparent leur « grande marche vers le retour ». Il faut prévoir une violence des plus sauvages.

Nous sommes sur le modèle biblique des grands événements. Il y a encore quelques jours, avant la mort d’Arnaud Beltrame, il ne faisait aucun doute que la diplomatie française de culture pro-arabe et pro-palestinienne allait agir de manière néfaste envers Israël. C’est peut-être à Jérusalem que les destins d’Arnaud Beltrame et de Mireille Knoll vont se rejoindre, la Nation française derrière eux. Cet homme de cœur, chaleureux, d’honneur, ce combattant était, parait-il, franc-maçon. Qu’importe !

Le sacrifice doit aller au-delà de ses limites. Qu’il ait été de Droite ou de Gauche, Religieux ou antireligieux, le héros est ce qu’il est et fait ce pour quoi il est fait. Il se serait sacrifié pour quelque personne que ce soit, par grandeur d’âme. Le limiter à une appartenance est limiter son sacrifice. Le seul intérêt maçonnique sera par l’utilisation d’une formule et prendre un sens authentique : « Gémissons ! Gémissons ! Gémissons ! Mais espérons ! »

Espérons que le nom de Mireille Knoll soit associé par la Nation aux autres victimes innocentes de ce vendredi 23 mars 2018, assassinées non pas par le hasard de circonstances mais bien pour ce qu’ils étaient.

Espérons qu’une rage commune nous débarrasse d’un ennemi commun.

Par Gilles Falavigna©

 

En savoir plus sur http://www.jforum.fr/mireille-knoll-au-dela-de-la-colere.html#46mwqjKEMUSV6ArU.99

Rotterdam : Haute trahison ou Soumission ?

 

 

Haute trahison  ou Soumission ?

 

 

« Un air de soumission de Michel Houellebecq », titre le Journal Marianne le 16 mars 2018.

Les élections municipales, aux Pays-Bas, présentent un cas d’école qui, loin d’être singulier, amorce le nouveau paysage européen.

De quel air de soumission s’agit-il ?

Les partis de Gauche, à Rotterdam, deuxième ville du pays, ont fait alliance avec le parti musulman Nida qui signifie « l’appel » en arabe, pour les élections qui auront lieu  le 21 mars. Dans cette ville, 50% de la population est immigrée.

Nous avons la démonstration que, pour battre la Droite, la Gauche, d’essence laïque, est prête à la soumission idéologique en s’alliant à un parti religieux. Le parti Nida se définit libéral. Mais quel est le sens de libéral en Islam ? Le nom de Nida, appel, se réfère à la prière. Cette organisation est construite sur les Mosquées et les écoles primaires musulmanes. C’est un parti strictement religieux. Il se définit libéral parce que son ambition est de réunir l’ensemble du monde musulman de Rotterdam au-delà des différences au sein de cet Islam.

Le programme de la Gauche néerlandaise s’est calqué sur celui de Nida. Ainsi, il intègre le soutien à Gaza et la mise en place des jours fériés musulmans.

Un petit scandale est venu mettre à mal le mariage de raison entre la Gauche laïque et le parti musulman. Ce dernier assimile Daesh à Israël. Loin de récuser d’anciens messages, Nida refuse d’effacer ces annonces et persiste. Pour ces musulmans libéraux, il y a une totale analogie entre l’Etat terroriste et Israël.

Au passage, nous pourrons noter qu’il y a deux interprétations possibles de cette analogie : soit Israël est un état terroriste qui tue les enfants palestiniens et ouvre des camps de concentration, soit Daesh est un état parfaitement légitime au même titre qu’Israël. Nous ne sommes pas à une malhonnêteté près au pays de la Taqiyya.

Nida a communiqué de manière plus sournoise encore en se positionnant faussement sur des valeurs étrangères à l’Islam et qui mentent pour Israël comme pour Daesh :

image: http://www.jforum.fr/wp-content/uploads/2018/03/Nida.jpg

La Gauche, parti Socialiste en tête, maintient son alliance avec le parti islamiste, malgré ce scandale.

Ce n’est pas seulement un air de soumission. Il y a la musique et les paroles. Cette Gauche pense-t-elle sortir dominante de cette « alliance de circonstance » ? Elle semble croire qu’elle peut manipuler les électeurs musulmans. L’élément nouveau et symptomatique est que le parti Nida refuse, sous quelque prétexte, de remettre en cause la comparaison qui date de plusieurs années entre Daesh et Israël. Puisqu’il est question de tweets, il suffit de les effacer.  Le principe musulman de la Taqiyya est de mentir en situation d’infériorité. C’est une dissimulation à titre défensif et en environnement hostile. La taqiyya disparait en phase de conquête. Les docteurs de l’Islam définissent le mode opératoire du développement de l’Islam en situation dominante. C’est par le sabre. Nida maintient donc sa position et ne plie sous aucune pression.

Tout cela, nous le savons. Les dirigeants politiques de Gauche ne peuvent, non plus, l’ignorer. Ils se disent anticléricaux, antireligieux. Ils savent ce qu’est leur adversaire. Nous tentons d’expliquer, de rappeler, de montrer ce que tout le monde peut voir. Pourquoi la Hasbara ne fonctionne-t-elle pas ?

Peut-être devons-nous revoir notre copie. Nous voyons soumission quand il y a Haute trahison. Comme souvent, c’est peut-être également les deux à la fois. L’une se nourrit de l’autre. Quand un parti trahit sa propre identité, il est évident qu’il trahit ses électeurs et plus largement son peuple.

Le problème met en évidence un mal plus profond qui explique que nous refusons de voir la vérité.

« On ne savait pas !» L’argument a construit la défense des « Munichois » après la guerre. Demain, nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas. Mais l’esprit munichois est-il vraiment lié à l’ignorance ou la lâcheté ? Lorsque les Nazis prennent le pouvoir en 1933, leur programme est connu. Les Juifs subissent la haine, la discrimination, les pogroms, les bûchers depuis deux mille ans. Comment le Nazisme aurait-il pu être autre chose que ce qu’il a été ? Le problème n’est pas davantage lié à un manque de curiosité ou d’ouverture d’esprit.

La bonne conscience se nourrit du mensonge. Le mensonge possède une fonction cogito-immunitaire disait à juste titre F. Nietzsche face à la vérité dure qui est insupportable. La vérité est parfaitement intolérable quand elle s’oppose à ce qui construit nos convictions.

Vivre dans l’illusion est beaucoup plus confortable. Mieux vaut vivre à genoux ou en rampant que de faire face aux responsabilités concomitantes à la Vérité.

On ne peut choisir la Liberté qu’en ayant fait le choix de la Vérité. Ce n’est pas le choix le plus facile ou le plus confortable.

Maintenant, ces argumentaires ne sont-ils pas opposables à celui qui les avance ? Il n’en est rien. Le confort du mensonge répond à une démarche individualiste. L’idéologie de Gauche est construite sur le mensonge. Un minimum de connaissance historique vient le confirmer. C’est parce que l’idéologie de Gauche vise un objectif : l’universalisme. Elle le construit par le moyen des Droits individuels : l’individualisme.

La Gauche de Rotterdam se soumet à l’Islam. La Gauche de Rotterdam trahit. C’est dans sa nature. Elle ne peut faire le choix de l’effort. On ne peut la raisonner. On ne peut la relever. La Gauche universaliste est la société d’Essav.

Nous avons, à Rotterdam, l’image talmudique de la faute adamique : le serpent est Ishmael. Il est chevauché par Essav, dissimulé. L’heure du dévoilement approche.

Par Gilles FALAVIGNA

 

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