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Desinfolab : lire Jforum sera-t-il bientôt dangereux ?

Une affaire au sein de l’affaire Benalla qui pourrait être plus scandaleuse que l’affaire de base et dont les conséquences pourraient ouvrir sur l’effroyable.
Mon article sur Jforum:

Par Gilles Falavigna

L’affaire Benalla sera-t-elle fatale à la République ?

A contrario, permettra-t-elle la mutation de la République en une dictature, certes molle mais définitive ?

Il n’y a pas de trilemme. La troisième option, qui est, à l’instar du Président Macron, de considérer que l’affaire est une tempête dans un verre d’eau, est un symptôme du  second choix.

Vous qui lisez ces lignes, si vous n’êtes pas encore en danger de l’avoir fait, il est possible que vous le serez à terme.

Si le Président Macron se permet de parler d’une tempête dans un verre d’eau, nous pouvons évoquer l’expérience de Galvani et sa grenouille baignant dans une eau portée doucement à ébullition. La grenouille se laisse cuire.

L’affaire Benalla ne sera pas fatale à la République car nous sommes cette grenouille déjà endormie dans le bain qui se prétend « En Marche ».

Il n’y aura pas de révolte. Les révolutions sont toujours l’œuvre de minorités actives, à l’opposé des majorités silencieuses. Ces dernières sont des chapes de plomb. Elles ne se retournent pas.

Par définition, une majorité silencieuse a vocation à être silencieuse et ce sont toujours les minorités agissantes qui font l’Histoire. Mais les lois de la sociologie établissent, depuis Adam Przeworski, qu’à partir du seuil de 38000 dollars de PIB/habitant, une société “démocratique” est irréversible. Les minorités agissantes deviennent marginales, négligeables statistiquement à élaguer. C’est ainsi que les Terroristes sont appelés déséquilibrés.

Le Terrorisme est un mode de combat comme un autre. Il a ses règles. La première est que l’objectif du Terrorisme est de provoquer une réaction pour élever l’intensité conflictuelle. A partir d’un revenu global de la société de 38000 dollars, il n’y a pas de réaction et pas d’élévation d’intensité. Quelques articles récents sur la mystification de l’expérience de Stanford viennent appuyer ce constat.

La société occidentale est une domestication des individus qui la composent. Konrad Lorenz, le seul comportementaliste ayant reçu un Prix Nobel expliquait que la domestication (qui pourrait correspondre à la formule de De Gaulle s’exclamant que les Français sont des veaux) compense la perte d’énergie par la croissance de toutes les tares, déviances sexuelles, obésité, fainéantise, etc… C’est biologique. Le principe de gratification qui coordonne ce “vouloir” est régi par l’hypothalamus médian.

Une oie gavée atteint le nirvana. Elle meurt malade mais heureuse.

Ce n’est donc pas que la Démocratie soit le moins pire des systèmes ou, a contrario qu’elle n’est pas moins une dictature. Ce n’est qu’une question de seuil de gratification socio-psychologique. La Démocratie est une société dont les membres, petit à petit, ne réagissent plus. Ils ne le peuvent physiologiquement pas.

Concrètement, de quoi parlons-nous ?

La CNIL vient de se saisir de l’affaire Disinfolab.

Cette ONG prétend chasser la désinformation. Il était ici question de l’activité numérique autour de l’affaire Benalla et des éventuelles sympathies politiques des membres du réseau social qui parlaient des révélations concernant le collaborateur et ami du Président.

Ne pas prendre le parti de Benalla, c’est être russophile, selon Disinfolab. La Russie est le grand Satan. De là, nous savons que Satan est un monstre à tête multiple pourrions-nous plaisanter, si l’information pouvait prêter à sourire. Mais comme souvent, le Judaïsme offre une réponse de vérité car étymologiquement, en hébreu, le Satan est ce qui vient s’opposer, ce qui offre une résistance. Tout naturellement, l’opposant au régime devient un Satan.

Tout est dès lors permis puisque ces études ne sont pas théoriquement autorisées quand elles se déterminent en fonction d’une soi-disant appartenance politique. La loi l’interdit. Mais l’affaire Benalla ne fait que mettre en évidence ces transgressions à la loi.

DisinfoLab avait accompagné la publication de son étude de deux documents : une liste des quelque 55.000 comptes Twitter qui auraient le plus écrit de messages sur l’affaire Benalla et une autre reprenant les 3.900 comptes les plus actifs et classés en fonction du nombre de “désinformations” qu’ils auraient propagés. Ce recensement a permis au site belge de classifier les internautes en fonction de leur proximité politique :

La “classe 1” regroupe les membres du parti Les Républicains.

La “classe 2″ la communauté du Rassemblement national” (ex-FN).

La “classe 3” regroupe celle de la France insoumise et enfin la “classe 4” pour les “médias et LREM”.

La diffusion de ces listes accolait à chaque compte Twitter la “classe” de proximité politique, en plus de leurs éventuels liens avec des comptes russophiles.  Non seulement, les réactions des citoyens sont identifiées comme étant  le résultat d’une opinion politique particulière, mais évaluée être proche de sympathie pour l’étranger. Le déterminant politique devient l’identité.

DisinfoLab a récusé toute accusation de fichage, en expliquant que leur méthodologie consiste à exporter des données publiques de conversation et de les analyser.

DisinfoLab avait, dans une publication précédente, émis l’hypothèse de l’ingérence de comptes “russophiles” dans l’affaire Benalla, dont certains auraient pu être des robots. Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, avaient alors appelé à ce que “toute la transparence soit faite sur la diffusion de ce type de message”.

Menée du 19 juillet au 3 août, l’enquête souligne tout de même que “plus de 4,5 millions de tweets en français ont été échangés” sur l’affaire Benalla, un volume qualifié d’exceptionnel car trois fois supérieur au mouvement “Balance ton porc”.

Bref, quand une affaire est officiellement une tempête dans un verre d’eau, ce n’est pas que les Français sont scandalisés par cette affaire, mais qu’il y a complot.

Le postulat est simple : que les gens réagissent à l’affaire Benalla signifie, pour eux, que cette réaction ne peut être produite que par des robots ou donc des marginaux, ces déséquilibrés qu’il conviendra de surveiller car ils peuvent être violents et dangereux. La logique veut que les opposants se marginalisent dans notre société, le meilleur des mondes.

Restons sur la forme. L’ONG explique sommairement sa méthodologie. Elle a utilisé un algorithme de clustering. Pour parler français, il s’agit d’un partitionnement des données. On divise les données en sous-ensembles qui partagent des caractéristiques communes. L’analyse utilise des critères de proximité qui vont former une distance avec les autres sous-ensembles.

Il existe différents algorithmes. Mais à la base, différencier en fonction d’une soi-disant information fausse, c’est postuler quelle information est fausse ou vraie. L’ironie est de produire, également ici, un algorithme amplificateur. Cette amplification peut se résumer à exprimer que tous les opposants sont des traîtres. Comme toujours, quand le préjugé est fort, une étude ne trouve pas autre chose que ce qui était recherché pour confirmation. Les yeux ne voient que ce qu’ils étaient préparés à voir, disait Leroi-Gourhan.

Il ne faut pas se leurrer. Cette ONG s’est autoproclamée chasseresse de fake news à l’instar du journal Le Monde qui décerne les bons points de la validité d’une information.

Pour lui-même, le site Decodex, du Monde, n’hésite pas à s’auto-gratifier d’un : « N’hésitez pas à confirmer l’information… » En somme, à la fois partie civile, flic et juge. Il ne lui restera plus qu’à l’exécuter.

N’est-ce pas tout le contraire de la séparation des pouvoirs dans une démocratie ?

Pour les traîtres, il est connu que 4 murs, c’est trois de trop ! Peut-on imaginer une nouvelle Shoah ? Il faut, pour qu’elle se réalise, la conjonction de deux vecteurs : celui de l’opérationnel et celui du fonctionnel. L’opérationnel est celui des basses œuvres. Le fonctionnel est celui de la structure pratique qui l’autorise. Dans l’Europe des années 30, peu imaginaient la consistance de l’antisémitisme. Dans les années 30, peu imaginaient qu’un Etat puisse être dépourvu d’âme au point de transformer l’antisémitisme en Solution finale. Dans les années 30, qui aurait pu imaginer que le monde entier laisse faire ?

Aujourd’hui, qui semble admettre la nature profonde de l’antisémitisme en dehors des Juifs qui la vivent ? Qui peut imaginer qu’une nouvelle Shoah puisse être conçue ? L’étude Disinfolab nous informe que le concept est envisagé puisque chaque citoyen portera son étoile jaune. Aujourd’hui, nous ne pouvons ignorer que le monde entier laissera faire.

Alexandre ou Lahcene Benalla, quel est son vrai nom ?

Par Gilles Falavigna

 

Ce 30 juillet 2018, le journal Causeur, veut tempérer l’affaire Benalla.  L’homme du Président, selon le titre de l’article d’Elisabeth Lévy, correspondrait plus à une affaire de fait divers qu’à une affaire d’Etat.

Alexandre Benalla, selon l’expression d’Elisabeth Lévy est un brave gars. Un qualificatif peut-il davantage porter un jugement de valeur que celui de « brave gars » ? Encore faut-il savoir, de manière factuelle, à quoi correspond cette bravoure.

Pour ce qui est du préjugé et du message qu’il veut faire passer, « l’Homme du Président » est un film dans lequel Chuck Norris passe le relai de la haute fonction de protection de la société américaine, sous la seule autorité du Président, à un militaire emprisonné pour des faits que la loi réprouve mais moralement des plus justifiés. C’est un thème récurrent du cinéma de série B américain qui flatte le populisme.  Bref, l’homme du Président n’est pas seulement un brave gars. C’est un vrai brave. Et Benalla serait un héros.

Lorsqu’Elisabeth Lévy se déplace en train, elle aimerait qu’Alexandre Benalla soit du voyage. Elle se sentirait plus en sécurité. Finalement, si l’affaire Benalla n’est pas une affaire d’Etat, est-ce seulement un fait-divers ? Cette affaire ne témoignerait pas d’une France, République bananière. Les passe-droits sont oubliés. Mais à bord du train de 15h17 pour Paris, Spencer Stone, un des héros du Thalis, n’est pas intervenu sous protection policière contrairement à Benalla le 1er mai.

Elisabeth Lévy se sent en sécurité avec Benalla. Faire le procès de Benalla risquerait d’opposer la Nation à sa Police, selon elle. Défendre Benalla devient une raison d’Etat.

J’aime beaucoup Elisabeth Lévy. Mais là, quelque chose me gêne.  Nous sommes dans le jugement de Valeur et l’arbitraire. Depuis le roi Salomon, la Justice ne doit pas connaître le gris. C’est Noir ou Blanc, Innocent ou Coupable. Je ne me sentirais pas en sécurité si celle-ci dépendait du Lieutenant-colonel Benalla. Bien que son grade soit légitime, sur quel mérite repose-t-il ?

Le parcours du Lieutenant-colonel Alexandre Benalla est à l’opposé de celui du Lieutenant-colonel Arnaud Beltrame. Il est, par contre, très proche de celui du Lieutenant-colonel Vincent Placé.

Nous avons, d’un côté, un homme qui se sacrifie pour la communauté. Nous avons, de l’autre côté, des individus  dont le parcours est foncièrement tourné vers leur personne dans une démarche strictement individualiste. Le Lieutenant-colonel Vincent Placé est un délinquant récidiviste, épinglé pour ne pas payer ses contraventions puis pour Racisme sous l’emprise de l’alcool.

Tous trois sont Lieutenant-colonel. La France est une république bananière. C’est le nœud gordien de l’affaire Benalla.

Elisabeth Lévy vante le parcours et la personnalité de Benalla. Il n’est pas un technocrate. Elisabeth Lévy parle d’un homme sur qui on peut compter : un homme de confiance. Le parcours de Benalla va de Martine Aubry à Emmanuel Macron. Ce parcours témoigne de la volonté et de l’audace de l’individu pour réussir. Où est le mérite ? La confiance se mérite. La confiance est une foi commune. Martine Aubry n’est pas réputée être l’amie d’Emmanuel Macron. Le salarié qui postule chez un concurrent direct serait-il qualifié de fidèle par son employeur ? Les mots ont un sens et mal nommer les choses contribue au malheur du monde.

Les choses complexes sont foncièrement des choses simples. Elles n’ont pas à être maquillées. Il y a les braves d’un côté et les racailles sont de l’autre côté. C’est pourquoi il faut bien nommer les choses.

Pourquoi Benalla est-il appelé Alexandre ? Je n’ai strictement jamais rencontré ou entendu parler d’un Arabe prénommé Alexandre. Si le prénom de Benalla est réellement Alexandre, il témoigne d’un terreau  d’intégration exemplaire. Nous ne serions plus dans le préjugé, paradoxalement, mais dans le fait. Tout comme dire qu’on ne fait pas de commentaire est un commentaire appuyé, pourquoi rien ne vient-il corroborer l’information ? Les présentations à décharge de l’affaire veulent qu’il y ait erreur et non pas faute. L’évaluation est impossible. Jamais il n’est évoqué l’intégration d’un jeune Marocain par son nom qui est son identité, sa nature. Ce serait pourtant la démonstration factuelle d’une personne prête au dévouement à la collectivité française. Un petit arabe prénommé Alexandre et qui grandit dans les cités ne peut être que forgé dans la bravoure.

Ou bien nous sommes dans le travestissement du Lieutenant-colonel Lahcene Benahlia et nous naviguons dans l’univers glauque de la racaille qui cherche sa gratification de l’individualisme dans un univers qui honore la « bravitude » pour rester dans le vocabulaire de l’univers Benalla, celui du Parti Socialiste.

Bien nommer les choses est pourtant simple et si des choses vont sans dire, elles vont encore mieux en les disant.

Du haut de cette pyramide, 60 années vous contemplent !

Dernier volet sur la pyramide européenne. Mon analyse, sur Jforum, des soubresauts d’une Europe au bord de l’implosion:

Image : l’enfant-Roi Macron, symbolisé par le Sphinx espère tutoyer l’éternité, s’il parvient à sauver la pyramide Europe des premiers symptômes de l’écroulement…

 

Du haut de cette pyramide, 60 années vous contemplent !

Par Gilles Falavigna

Si le Traité de Rome date de 1957, l’Europe que rejettent massivement les peuples européens  date du traité de Lisbonne en 2009. Ne se sont écoulés finalement que 10 ans.

Jusque-là, la structure politico-économique semblait sous contrôle. Le Politique et l’Economique paraissaient scindés. Nous étions encore sous la Communauté Economique Européenne. Puis vint cette proposition de Constitution. Par référendum, les Français et les Néerlandais dirent NON. Néanmoins, les outils que proposait cette Constitution sont intégralement ratifiés par le Traité de Lisbonne.

L’Union Européenne est un système unique au monde. Fondamentalement, son fonctionnement est d’ordre technocratique. Ses compétences sont déléguées à des commissions qui n’ont pas de représentativité électorale. Cette Europe n’a pas vocation à appliquer la Démocratie. Elle est pensée pour durer mille ans et plus, à l’instar de la seule des 7 Merveilles du monde encore debout : la Pyramide de Khéops. Elle n’a donc aucune intention de donner la parole aux peuples et le Traité de Lisbonne en témoigne.

Comme nous l’indiquions lors des précédents volets sur cette « pyramide », la Réunion du Conseil de l’Europe a été préparée par le Sommet franco-allemand au mois de juin. Les deux thèmes abordés étaient la crise migratoire et le budget pour gérer le budget.

Le sujet de l’immigration est régi en façade par l’intention de créer des « centres de tri de Migrants» au Maghreb. Quant à la question du budget, question absconse, Mark Rutte, Premier Ministre néerlandais, explique qu’il ne comprend même pas ce que cela signifie.

Malgré la tempête, cette Europe maintient son cap. Bien sûr, il y a un certain pragmatisme à vouloir que les centres de tri de Migrants soient sur le sol africain. Mais il ne faut pas sous-estimer le rôle du « dialogue 5+5 », cette organisation en charge des relations entre l’Europe et l’Afrique. Nous avons d’un côté, 5 pays méditerranéens d’Europe et de l’autre côté les 5 pays méditerranéens qui font partie de l’Union du Maghreb Arabe.

Il se profile un arrimage d’un Maghreb global à un ensemble européen. Le Maghreb est économiquement dépendant de l’Europe. Il y exporte les deux tiers de sa production alors que le Maghreb représente 8% des exportations européennes. Cette fixation, partielle, sélective et foncièrement inégalitaire, se manifeste par l’émergence de nouveaux territoires productifs transnationaux liés aux délocalisations d’entreprises européennes, aux zones franches et aux restructurations industrielles consécutives aux démantèlements douaniers, comme au Maroc et surtout en Tunisie, ou aux concessions pétrolières et minières, à rebours des nationalisations des années 1970, comme en Algérie et en Libye.

Ce rattachement de fait se manifeste aussi par le développement d’une agriculture d’exportation renforçant le déficit alimentaire et le surcoût de l’exploitation d’une eau rare. Le développement massif du tourisme, avec des emprises foncières considérables, est une des formes privilégiées de cet arrimage. Il se traduit par une ségrégation socio-spatiale, un remodelage des paysages, un embourgeoisement des cœurs de ville et une patrimonialisation et des reconstructions identitaires normées par la demande touristique. Cet arrimage a aussi pour conséquence un remodelage des métropoles, avec la requalification des centres orientés vers l’attraction des grandes sociétés internationales et l’émergence d’espaces de spécialisation exclusivement tournés vers l’international.

Cette mutation organique de la société arabe maghrébine est un premier élément de perte d’identité.

Mais surtout, les pays du Maghreb sont des pays d’émigration. Sur une fonction globalement de transit, ils deviennent des pays d’immigration. Le problème de l’Union européenne a été exporté en Afrique du Nord qui, de manière factuelle, fait déjà partie de cette Union. Et qu’importe ce que peuvent en penser les citoyens des pays d’Europe. Qui va leur demander leur avis ?

C’est ainsi que positionner les centres de tri de Migrants au Maghreb n’établit pas un cordon sanitaire entre l’Afrique et l’Europe mais parachève l’intégration du  Maghreb à l’Europe. Pourquoi les pays de l’Union du Maghreb Arabe accepteront-ils ? Parce que pour la première fois, ils seront en position de force face à l’Europe en prenant en charge son problème majeur. Ils y perdront leur identité et seront formatés pour intégrer l’Union Européenne. Par ailleurs, l’Islam conquérant en sera renforcé. C’est également une raison pour que l’Union du Maghreb Arabe valide cette option.

Le journal Les Echos invite à réfléchir à l’après-Europe dans l’optique de faire prendre conscience qu’elle peut s’effondrer et ainsi cette réflexion permettrait de faire face à ce qui lui semble être une catastrophe. Le quotidien économique considère que le problème des Migrants concrétise un bouc-émissaire. En bon européaniste, le journal économique énonce le désastre que serait la fin de cette Europe, à savoir la perte de la lutte contre le réchauffement climatique et de la préservation de la paix, dixit ! A aucun moment, l’idée que cette Europe a provoqué les pires catastrophes, du Moyen-Orient à la Libye, ne viendra effleurer leur esprit détenteur de toute vérité.

La Pyramide, quelle merveille ! On croit rêver !

Sommet de l’Europe : la pyramide à l’endroit

Troisième volet de cet épisode du sommet européen de ce 29 juin 2018 sur la question des Migrants et le commencement de preuve, non seulement de la volonté de faire migrer ces populations mais également de l’élargissement de l’Union Européenne à l’Afrique du Nord.Mon article sur Jforum:

Sommet de l’Europe : la pyramide à l’endroit

 

Bureaucratie européenne contre Europe des Nations

Gilles Falavigna

La différence entre un optimiste et un pessimiste, disait Jean Giono, est que le second est souvent mieux informé que le premier.

La formule est loin d’être fausse. Mais la vérité, comme toujours, est également ailleurs. Bref, je suis un optimiste. Nous élisons des représentants et oublions qu’ils ne nous représenteront pas. Nous évaluons un contexte favorable pour nous dire que c’est le bon moment et le bon endroit pour bouger les lignes. Serait-ce sur ce point que nous ne serions pas assez informés ? Y aura-t-il convergence des deux ?

Le Conseil de l’Europe était réuni ces jeudi 28 et vendredi 29 juin à Bruxelles pour décider d’une politique migratoire claire sur fond d’opposition entre la politique bureaucratique et la politique des Nations. Pour la première fois, la machine européenne trouvait face à elle une force soi-disant déterminée. L’Autriche, la Pologne, l’Italie, la République Tchèque, la Hongrie, la Slovaquie avaient choisi de prendre en charge leur destin pendant que la Grande Bretagne se serait déjà chargée le sien.

L’Union Européenne décide de prendre en charge le dossier des Migrants ou l’Union Européenne aura vécu.

Mais depuis 1938, les conférences produisent des petits Munich. Il y a désormais toujours cet indécrottable satisfecit des petits matins qui prolongent des nuits d’ennui.

Ce vendredi à 4h30, Donald Tusk, Président du Conseil européen  est sur tweeter : « EU28 leaders have agreed on #euco conclusions incl. Migration ». whaou, le monde peut respirer !

« C’est l’Europe qui l’a emporté ! » se félicite le Président Macron.

Les dirigeants réaffirment leur engagement à mener une politique européenne pour gérer les flux migratoires. A priori, gérer, ils savent faire. Ce doit être pour ça qu’ils sont contents.

Les « Européens » ont accepté la possibilité de créer des plateformes de débarquement des Migrants sous le contrôle du Haut Commissariat aux Réfugiés, autorité de l’ONU, donc. De là, nous apprenons que l’Union Européenne a autorité sur l’ONU.

Au passage, nous pouvons également noter qu’aucun pays européen ne s’est porté volontaire pour accueillir ces plateformes de débarquement.  Elles seront donc sur le sol d’un pays tiers, certainement en Afrique du Nord. De là, nous apprenons que l’Union Européenne a autorité sur le Maghreb, au minimum. Il est probable que ces pays apprennent cette décision comme nous, au petit matin.

L’autodétermination des Nations est une plaisanterie.

C’est là que nous pouvons revenir à l’intention de partenariat Euro-méditerranéen qui implique de rendre possible une politique d’intégration économique et sociale en Méditerranée. C’est le processus de normativité de Barcelone initié en 1995.

Cette perception de la déclaration de non-discrimination, qui appelle les Africains à venir en Europe, exprime également la volonté « d’européaniser » la Méditerranée, impliquant de faire des États du Maghreb la frontière de l’Union européenne, comme ce fut le cas pour l’extrême Est de l’Europe, frontière avec l’Asie.

Du point de vue normatif, cette phase sera marquée par une sorte de tentation d’uniformisation législative et réglementaire en matière de droit des étrangers dans tout le bassin occidental méditerranéen.

Dans l’ouvrage « Géopolitique de la conspiration contre les peuples », je mets en évidence ce processus d’utilisation des Migrants non seulement pour des questions de développement démographique de l’Europe, mais également pour élargir l’Union à l’Afrique du Nord et que le Sahara soit la frontière naturelle de l’Europe. C’est donc à une double victoire de cette Europe des technocrates que nous venons d’assister à Bruxelles.

Les travaux préparatoires du Conseil de l’Europe s’apprêtaient à renverser la pyramide européenne. Tout est remis à l’endroit et nous pouvons replonger la tête vers le sol, refermer nos épaules et reprendre une posture de soumission. La technocratie l’a emporté et rien ne changera. Des plateformes de débarquement ? En quoi la détermination des Migrants, des gens qui risquent leur vie de la manière la plus concrète serait-elle enrayée ? Comment rester optimiste ?

Brexit : Mystification britannique ?

Le Royaume-Uni est-il une grande puissance militaire? En réalité, est-ce bien la question que posait, hier, Theresa May?
Mon article sur Jforum pour un commencement de réponse:

Mystification britannique ?

 

L’exemple britannique témoigne que l’euroscepticisme est insuffisant pour se libérer de l’Europe.

Gilles FALAVIGNA

Où en sommes-nous du Brexit ? Où en sont les britanniques ?

Il y a 2 ans, le 23 juin 2016, les Britanniques, par référendum, choisissaient de sortir de L’Union Européenne. Deux années, déjà.

Nous savons bien que le vote des peuples importe peu. Les Français, par référendum, avaient choisi de refuser la Constitution européenne et ils l’ont eue, en version plus sucrée ou plus salée, selon les goûts.

Le Brexit est-il une affaire entendue ? La presse annonce périodiquement une victoire à l’arrachée du Premier Ministre britannique, Theresa May, en faveur du Brexit. En fait, une période transitoire est en cours jusqu’en 2020. Cette période est une phase de négociation. Qui plus est, il est important de rappeler que la Grande Bretagne peut révoquer le Brexit, ou que la période transitoire peut être prolongée de manière indéfinie. Cet « indéfini », temps flou, pourrait être conçu jusqu’à acceptation du peuple britannique de réintégrer l’Union. Chaque jour qui passe renforce les difficultés du Brexit à se réaliser.

L’Union Européenne n’est pas une union douanière. Elle est une structure politique. Nous pouvons, alors, regarder la tendance de ce qui représente le plus sûrement le régalien britannique : l’usage de sa puissance militaire.

Alors que, traditionnellement, l’Angleterre est le premier allié des Etats-Unis, le sommet franco-britannique de Sandhurst, en début d’année, voit un renforcement spectaculaire de la coopération militaire entre la France et la Grande Bretagne par la création, entre autre, d’une force d’intervention extérieure commune.

Dans la continuité de Sandhurst, alors que la Cour Européenne de Justice a toujours été le symbole de suprématie européenne sur la souveraineté des peuples, le Premier Ministre britannique acceptait de soumettre le Royaume-Uni à cette Cour de Justice Européenne et ceci ultérieurement au Brexit.

Dans le cadre strict de la Défense, 40% des produits de Recherche et Développement militaire de l’Europe ont, actuellement, des fonds d’origine britannique. Theresa May a convenu que cette situation ne changera pas. Cela dépasse le cadre d’un partenariat.

Alors que le Renseignement est l’arme la plus importante de la guerre moderne, les Services Secrets britanniques sont considérés comme les plus performants d’Europe, et de très loin. Le MI5 et le MI6 seront dédiés à la sûreté de l’Union Européenne.

Alors que le Ministre britannique de la Défense, Gavin Williamson, semble poser la question du statut de grande puissance militaire de son pays, sollicité en coulisse par Theresa May, cette dernière vient de démentir totalement. Néanmoins, la situation est suffisamment préoccupante pour que Jens Stoltenberg, Secrétaire Général de l’OTAN, rappelle que la Grande Bretagne est le cœur de l’Alliance Nord-Atlantique. Selon l’agence de presse Reuters, la demande de Theresa May avait provoqué une onde de choc dans toute la structure militaire du Royaume-Uni.

En parallèle, L’effort en Afghanistan va être renforcé dans le cadre de l’opération « Resolute Support » portant au double l’effectif des forces britanniques. Ce choix est loin d’être anodin quand la situation afghane est particulièrement délicate. Les Talibans contrôlent désormais plus de 40% du territoire et Daesh s’est largement replié de Syrie et d’Irak en Afghanistan.

Le prochain sommet de l’OTAN se tiendra au mois de juillet à Bruxelles. Des annonces majeures quant aux choix stratégiques britanniques devraient être décelées pour démontrer que l’entité « Union Européenne » est au service d’une dimension autre et supérieure à celle des peuples européens, particulièrement britanniques.

Theresa May est une personnalité politique solide. Son questionnement « en coulisses » sur la réalité de la puissance militaire britannique ne peut pas être de nature candide. Theresa May ne peut qu’être bien plus au fait de la situation que la plupart des experts internationaux. Recadrée dans son contexte général, la question peut signifier qu’au sein de l’Union Européenne, la puissance militaire britannique est une grande puissance. Et quoi qu’il en soit, l’Union Européenne n’est une grande puissance qu’avec la Grande Bretagne.

C’est le caractère premier, à travers les forces armées, de la souveraineté qui est mis en cause.

Mamoudou, Joffrin, le Beur et l’argent du Beurre

Le Beur et l’argent du beurre

 

Par Gilles FALAVIGNA

Laurent Joffrin, directeur de Libération et de son vrai nom Laurent Mouchard, dénonce les théories du complot.

Laurent Joffrin répondait à André Bercoff sur ses interrogations suscitées par l’affaire Mamoudou Gassama.

Selon lui, le complotisme correspondrait à une attitude populiste. Celle de mettre en cause une position officielle sans pouvoir démontrer qu’elle est fausse.

Fondamentalement, cette définition est intellectuellement malhonnête. La logique veut que la charge de la preuve appartienne à l’accusation. Le principe judiciaire est basé sur l’impossibilité de prouver que quelque chose n’existe pas.

Effectivement, on ne doit nier un événement qu’à l’appui de preuves. Mais encore faut-il que l’événement soit reconnu et admis, jusqu’à preuve du contraire au sens le plus littéral.

Si ce dernier point est le nœud gordien du sujet de tromperie, la malhonnêteté intellectuelle de Joffrin est à plusieurs niveaux.

La raison de cette malhonnêteté réside dans l’intention qui dépasse le cadre de l’affaire Mamoudou Gassama. Son intention porte sur le cadre sociétal de La France d’aujourd’hui.

Pour analyser profondément ce sujet, nous devons établir trois parallèles, trois cercles.

Quelle est la limite entre l’information et la propagande ? C’est une des questions que pose l’affaire Mamoudou Gassama.

C’est tout le débat sur la loi Gayssot qui s’ouvre. En fait, il n’a jamais été fermé. La raison est simple : la loi contrevient à la logique en confondant la fin et les moyens. La loi établit la réalité mémorielle et pour être clair, celle de la Shoah, et interdit le Négationnisme.

Le principe fondateur est celui de la chose jugée. Le procès de Nuremberg s’est déroulé et les crimes avoués puis confirmés, par exemple, lors du procès Eichmann.

Le problème est dans l’introduction du principe d’intention. Ainsi, au titre de la loi Gayssot, Eric Zemmour avait été condamné pour avoir affirmé que les prisons françaises étaient majoritairement peuplées de Noirs et d’Arabes. Il n’a pas été condamné pour les faits. Il a été condamné pour une supposée intention raciste. Il n’y a pas de réalité mémorielle. Il y a la mise en avant d’un préjugé.

Finalement, Eric Zemmour a été condamné pour ce qu’il est ou supposé être et non pas pour un acte. N’est-ce pas un comble pour une loi qui prétend lutter contre le Racisme ?

Le malentendu, pour cette affaire de petit enfant sauvé, est que Laurent Joffrin ne peut mettre en doute l’événement Mamoudou Gassama. Mais il n’y a pas eu la chose jugée. Quelle est l’autorité qui a jugé ? Dans le cas du Négationnisme, il y a refus de la chose jugée. Et nous revenons sur la condamnation pour intention. Ici, Bercoff est accusé d’une intention cachée.

La loi Gayssot crée la confusion. L’affaire Mamoudou Gassama n’est que confusion dans ce rapport entre Bercoff et Joffrin.

Le deuxième parallèle est encore plus révélateur du caractère propagandiste du Politiquement Correct au pouvoir. Il démontre comment l’hypocrisie est falsificatrice. Elle est le fruit d’un sentiment de supériorité, cette supériorité qui ose s’arroger le droit de définir qui détient la bonne information et qui, également et tout autant que d’autres, diffuse des « fake news ».

En parallèle ou sur un deuxième cercle donc, les statistiques ethniques sont interdites en France.

Mais elles sont utilisées par ceux qui justifient leur interdiction.

Officiellement, on ne sait rien des comportements raciaux puisque les données sont interdites. Mais le Politiquement Correct œuvre dans un sens qui se dispense des réalités.

Ainsi, on peut demander aux victimes de discrimination si elles l’imputent à leur couleur de peau. Les enquêtes d’opinion sont construites sur ce questionnaire.

La réciproque, par contre, est interdite. On ne peut pas savoir si les personnes Noires subissent des discriminations.

Le résultat, faute de données scientifiques, met en avant un ressenti et utilise celui-ci. Le préjugé va agir en algorithme amplificateur.

Les crimes et délits sont répertoriés en France et les enquêtes d’opinion permettent d’établir un sentiment d’insécurité gradué. Le rapport entre la réalité et le sentiment de cette réalité est parfaitement mesuré.

A contrario, la gestion des statistiques ethniques équivaut à dire que si 25% des accidents de la route concernent des jeunes de moins de 25 ans, 25% des jeunes de moins de 25 ans ont un accident de voiture. En premier lieu, la majorité de ces jeunes n’ont pas de voiture. En second lieu, la récurrence, ou la récidive pour des sujets plus criminels, est un facteur important. Ce ne sont, peut-être, que 5% des jeunes qui ont eu un accident.

Il y a un tabou pour la question ethnique. Dans le cas de l’affaire Mamoudou Gassama, Laurent Joffrin brandit le tabou et développe un argumentaire émotif lié au complotisme, et un argumentaire construit sur des valeurs fausses comme les ingrédients du discours antiraciste mal maîtrisé. Le tabou est de l’ordre du roman. Il est présenté en lieu et place du fait réel, en mélangeant toute chose, grand amalgame, et en prescrivant de manière incantatoire de ne pas faire d’amalgame.

Un troisième parallèle ou cercle est la prolongation de la primauté du préjugé sur le fait, qui aboutit à la primauté du matérialisme dialectique : « ce qui est dit importe moins que qui le dit ». On sort du sujet.

Lors du vote de la loi Gayssot, de nombreux intellectuels, jusqu’à Noam Chomski ou Elisabeth Badinter, se sont émus des conséquences de cette loi et lançaient un appel à son abrogation. Parmi les pétitionnaires, pour d’autres raisons, les Négationnistes Faurisson, Soral, Dieudonné, apposaient, ravis, leur signature à l’appel.

Yann Moix avait également signé la pétition. Quand il s’aperçut que des Négationnistes avaient répondu favorablement, comme lui, à l’appel, il se retira. Au final, ses actes ne sont pas le fruit de ses opinions mais déterminés par celles de ses adversaires.

Sur ce principe, en quoi sont-ils adversaires ? « L’ennemi est bête, il croit que c’est nous l’ennemi », disait Pierre Desproges.

Ou bien : Adolf Hitler aimait la bière ? La bière est mauvaise et je ne bois plus de bière ! Je finis par être opposé à Adolf Hitler à cause de la bière. Cet exemple par l’absurde démontre comment l’irrationnel peut prendre la place de la Raison. Le cas d’école dévoile qu’il suffira de démontrer que la bière n’est pas si mauvaise pour faire accepter le Nazisme. Dans l’affaire Mamoudou Gassama, il y a un leurre de même fonction.

Yann Moix va très loin sur l’affaire Mamoudou Gassama. La pensée est formatée par l’absolutisme. La nuance n’existe pas. Cette pensée prône la Tolérance et son mode de fonctionnement est l’intolérance. Elle réfute le droit à poser des questions. La réponse doit être absolue et elle donne la réponse. Il ne peut pas y avoir d’autres réponses parce que celle-ci est donnée en absolu.

Qu’avait-on besoin de dire que le bébé était tombé d’un étage supérieur ? Contrevenant ainsi aux lois de la physique puisqu’un enfant de 4 ans ne peut pas, de plus, se rattraper du bout des doigts quand sa masse en déplacement dépasse les 120 kg, voudrait-on évaluer jusqu’où on peut aller dans la mystification ?

La pensée correcte, dominante, est absolutiste. Elle est le Bien contre le Mal et ne connait pas la nuance. Pour Yann Moix, la naturalisation de Mamoudou Gassama « relève de la pornographie ». Il n’est pas héros pour avoir sauvé un bébé. Il est un héros pour être venu en France. De là se construit tout un narratif romantique du Migrant. Il y aurait matière à écrire une chanson pour représenter la France à l’Eurovision. Pour Yann Moix, tous les Migrants sont des héros et doivent être naturalisés.

Si nous évoluons dans l’émotion, cet environnement émotif est celui du roman, du préjugé, du fantasme. Le fait n’a plus d’importance. Le fait pour lequel André Bercoff se questionnait n’est pas le problème. Tout n’est plus que confusion au-delà de l’absurde.

Pour autant, Yann Moix nous révèle l’intention de Joffrin : avoir le Beur et l’argent du beurre.

Le Messi à Jérusalem (acte II)

Par Gilles FALAVIGNA

 

La venue de Messi à Jérusalem était annoncée.

L’équipe de football de l’Argentine prétend au titre mondial. C’est une des meilleures équipes de la toute prochaine compétition. Le monde arabe vit le football avec passion. Nous indiquions, dans un article précédent, que les Séouds avaient fait ériger une statue de Zinedine Zidane en Arabie, pays destructeur de toute statue, pour évaluer à quel point cela dépasse tout entendement.

La tenue de ce match amical était absolument intolérable aux dirigeants palestiniens et à leurs alliés, mécènes et mentors, d’autant plus que les Israéliens, pourquoi s’en seraient-ils privés, tenaient à ce que le match se déroule à Jérusalem.

Le match est annulé. Quels enseignements en tirer ?

Pour les esprits avertis, il n’y a rien de particulier, sinon qu’emportés par la convergence d’événements favorables à Israël, on en veut toujours plus. La Judaïté est faite d’émotion. Juifs et amis d’Israël étaient satisfaits. La raison doit souvent venir en équilibre.

La non-tenue de ce match est ainsi utile pour rappeler que le Judaïsme est l’âme juive. Le judaïsme, entre autres choses, enseigne la mesure. Tous les principes de cet enseignement visent l’équilibre. Nul n’est parfait et on ne gagne pas à tous les coups.

Si le monde arabo-musulman idolâtre le football, le monde juif l’aime beaucoup. La nuance est de taille, surtout quand la guerre et la mort sont en arrière-plan.

Le match a été annulé par les Argentins à cause des menaces de mort sur les joueurs et leur famille. Ce n’est pas le meilleur environnement possible pour préparer une coupe du monde. Leur rétractation est parfaitement compréhensible. La presse s’est peu fait l’écho de ces menaces mais les photos parlent mieux que des mots et les maillots argentins brandis maculés de sang suffisent à déstabiliser des joueurs qui ne sont que des joueurs. C’est justement leur fonction. Chaque détail compte dans le haut niveau. C’est le plus petit détail qui fait la différence comme la distance stratégique, sur un champ hippique de 2000 mètres, correspond aux quelques centimètres qui séparent, souvent, le vainqueur du perdant.

Personne, mieux que les Juifs, ne peut appréhender la règle du détail dans le perfectionnement. Tout n’est que détail et plus nous avançons dans une discipline, plus le détail devient important.

La compétition est technique. Le krav maga, par exemple, est l’art d’aller à l’essentiel. Le geste inutile est négatif. C’est là, quand on ne peut pas gagner à tous les coups, qu’il faut savoir lâcher prise, question de mesure entre l’utile et l’inutile.

Il y a l’acceptable et l’inacceptable. Le retour à ce fondamental est certainement le premier enseignement à tirer de l’annulation de ce match.

Des vies étaient menacées et c’est inacceptable. Les voisins d’Israël ne connaissent pas la mesure du vivant et n’auraient pas accepté l’annulation du match s’il avait concerné l’équipe de Palestine. C’est leur problème. Ils recevront la conclusion de cet épisode avec une joie satisfaite. Y a-t-il vraiment matière ? Encore une fois, ils ont tout faux.

Une limite existe entre ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. D’ailleurs, la Halakha est claire au regard de ce qui est acceptable pour préserver la vie.

Dans le cadre de ces limites comme dans le cadre des détails, Israël aurait pu transiger et faire jouer le match à Haïfa, tel que prévu initialement. L’insistance israélienne pour qu’il se déroule à Jérusalem témoigne que la tenue du match n’était pas si importante. De la même manière, si le concours de l’Eurovision ne peut être tenu à Jérusalem, et bien qu’il n’ait pas lieu. Ce n’est pas si grave! En réalité, ce ne sont que des jeux de baballe et de chansonnette. Il n’y a pas de quoi idolâtrer.

« Du pain et des jeux » ? Il est question de guerre et de paix, en Israël, au Moyen-Orient et dans le monde.

Le deuxième enseignement que procure l’annulation de ce match rappelle à quel point les autorités palestiniennes évoluent dans le Négatif. Elles sont destructrices. Elles préfèrent la mort à la vie. Elles en font, d’ailleurs, leur slogan. Leur échec est tellement énorme qu’il en est pitoyable. Baroud du déshonneur devrait-on lire en épitaphe des morts à Gaza, car la victoire n’est pas leur. Aucun n’a franchi la frontière et aucun ne la franchira. Ils ne savent rien donner.

Les conditions du retrait de ce match, le chantage à la sûreté des familles des joueurs innocents est ajouté au tableau du déshonneur palestinien.

Le troisième enseignement porte sur le chantage opéré en ultime recours. Ce n’est toujours que violence, mort, désolation.

Islam signifie soumission. L’arabe est une langue de déclinaison. La soumission, Islam, signifie la paix, Salam, étant son dérivé.

Il ne peut y avoir de paix avec Ishmaël que par sa soumission. Rien de neuf depuis la paracha Hayé Sarah. Ishmaël ne respecte que celui qui le soumet. L’Histoire se répète inlassablement. Elle se répètera tant qu’elle ne sera pas intégrée. Le monde arabo-musulman ne sait rien donner. Il ne sait que recevoir, y compris les coups de manière très pavlovienne.

Tout n’est que modélisation. Il en est du combat au corps à corps comme de la stratégie géopolitique : le geste inutile est négatif. Les leçons à tirer de cet événement mineur sont majeures. Elles s’adressent à toutes les Nations.

Ces 1,5 million de Juifs oubliés de la Résistance

, Jforum

Le poète Abba Kovner, témoin au procès d’Eichman et forgeron de la maxime “Ils ne nous mèneront pas comme des moutons à l’abattoir”, dans le ghetto de Vilnius, où s’est dressée l’Organisation Unifiée des Partisans ou Fareynikte Partizaner Organizatsye, en yiddish. Après guerre, des survivants de ce groupe, des anciens des camps d’extermination et de la Brigade Juive de Palestine, dans l’armée britannique, ont formé le groupe des : Nokmim ou the Avengers [les Vengeurs]. On connaît aussi ce groupe sous le nom de Nakam, leur slogan étant : “Dam Yehudi Nakam – Le Sang Juif sera Vengé”. On compte plusieurs dizaines “d’accidents de voiture”, de cadavres au bord des routes, etc. du fait de la perpétuation de leurs sentences, durant l’immédiat après-guerre. Ils ont été immortalisé à l’écran, dans le film : Inglorious Basterds.

Kovner est au milieu du groupe

Leurs représentants à l’écran

A quoi sert la journée de la Résistance ?

Par Gilles FALAVIGNA

La journée de la Résistance est célébrée le 27 mai.

A quoi sert cette journée ? La question est posée et bien posée. Il s’agit d’une célébration et non d’une commémoration. Il y a les mots et puis il y a le sens des mots. On célèbre un phénomène dont on n’est pas acteur, mais spectateur. Accessoirement, la célébration correspond à élever une louange, étymologiquement. Il y a un côté festif. Une commémoration se rapporte au souvenir d’un vécu. Elle se rapporte aux acteurs.

Pas de chance pour cette année, la fête était en concurrence directe avec la Fête des Mères, le 27 mai.

A quoi sert cette journée ? La réponse officielle est que cette journée est l’occasion de réfléchir sur les valeurs portées par la Résistance : le courage, la défense de la République, le souci de justice, de solidarité, de tolérance.

Bref, la Résistance serait un prétexte pour célébrer des valeurs abstraites.

Dans le monde réel, dans le concret de ce que les gens ont vécu, la Résistance n’était pas cela. On Résiste à quelque chose, à quelqu’un. Il y a une différence entre le souci de Justice, de Solidarité ou de Tolérance et le souci de survivre. Il n’y a aucune tolérance dans l’acte de résister.

Dans le monde réel, la Résistance s’opposait au Nazisme. Dans le monde réel, la Résistance s’opposait à l’envahisseur. Il avait un visage.

Célébrer la Résistance pour réfléchir à la Solidarité et à la Tolérance n’est pas seulement insulter les Résistants, c’est effacer le visage de l’ennemi.

Lorsque le visage de l’ennemi est effacé, il est très simple, ensuite, de pratiquer une inversion entre les opprimés et les oppresseurs.  David devient le Philistin et Goliath est le Juif. Quand on célèbre au lieu de commémorer, il n’y a plus de mémoire. Il n’y a plus d’identité.

Notre époque est corrompue. Les mots sont corrompus. Le mensonge prévaut parce que le sens des événements est corrompu, falsifié.

Cette semaine, j’ai été surpris d’une question qui me fut posée : « Y avait-il des Juifs dans la Résistance ? »

Au premier abord, la question peut sembler étrange. Mais à y regarder de près, elle n’est pas si étrange.

Dans l’imaginaire collectif, on aime le Juif quand il est en pyjama rayé. Il est associé à la victime. Et si le Juif était envoyé dans les camps d’extermination, c’est parce qu’il ne se révoltait pas. La révolte du Ghetto de Varsovie semble une exception.

Depuis 70 ans, où les Juifs sont-ils associés à la Résistance ? Le film « Nuit et brouillard » ne cite que trois fois le mot Juif. Il n’y est absolument pas question de la Shoah. Le film présente les camps de concentration et non pas d’extermination. La liste est longue et il n’y a pas de contre-exemple pendant trente ans.

Ce jour de 27 mai est l’occasion de rétablir une partie de la vérité: les Juifs résistaient !

La quasi totalité de la population juive de France était en Résistance, soit armée, soit de sauvetage. Parmi les groupes de résistance les plus connus, le groupe Manouchian, pratiquement composé que de Juifs.

Les plus grands héros de « l’armée des ombres » qui sont morts glorieusement au combat sont Juifs. Joseph Epstein, un des fondateurs des FTP, sous le nom de commandant Gilles. Joseph Clisci, le héros de Clichy, qui affronta des dizaines de SS, les tuant presque tous et garda sa dernière balle pour se suicider.

Les Juifs n’étaient pas ces moutons conduits à l’abattoir ni des parasites qui attendaient qu’on se batte pour eux.

Ces 1,5 million de combattants sont à mettre en relief, comparés aux 250 000 résistants français qui ont permis à la France d’obtenir un siège au conseil permanent de sécurité de l’ONU, de faire partie du camp des vainqueurs et, incidemment, de surmonter les heures sombres de la collaboration pendant au moins 55 ans d’Omerta.

L’Histoire doit servir à comprendre l’actualité. En ces temps qui manient la falsification, il est important de rester sur les fondamentaux.

Par Gilles FALAVIGNA

Le Messi de Jérusalem

Le Messi de Jérusalem

 

Par Gilles FALAVIGNA

 

Quand on est le meilleur joueur au monde du sport le plus important au monde, tout acte est politique. Encore faut-il, en plus, bien prendre la mesure de ce que représente le football. Bien des Palestiniens, par exemple, seraient prêts à abandonner le Mont du Temple contre la promesse de passer quelques instants auprès des Dieux du stade. Un match de football peut représenter plus qu’un plat de lentilles.

A titre d’exemple, le modèle de destruction des statues idolâtres est l’Arabie saoudite. Le souvenir de la destruction des bouddhas de Bamiyan par les Talibans reste vivace. Daesh avait déclaré la guerre aux statues et le monde intellectuel pleure la disparition archéologique de Palmyre. Mais par l’intermédiaire de la GOAMM (General Organization of Antiquities, Museums and Manuscripts), l’Unesco estime que les Séouds ont détruit, au seul Yémen, 12 500 œuvres d’art de plus de 3500 ans.

L’anthropologue Paul Mermier parle d’«une volonté de vengeance et de punition collective qui relève du droit de tuer et de détruire un ennemi que l’on a décidé de faire plier jusqu’à ce qu’il se rende»

En fait, l’idéologie wahhabite, parfaitement conforme à l’Islam et qui dirige l’Arabie saoudite, prescrit de supprimer toute manifestation antérieure à l’Islam. La visite d’un site archéologique est interdite. Un article de Time Magazine, signé Carla Power, indique que 98% du patrimoine culturel de l’Arabie Saoudite a été détruit pour s’opposer à toute représentation jugée idolâtre.

L’Arabie Saoudite a néanmoins pu ériger une statue de Zinedine Zidane ! (statue déconstruite depuis).

Si détruire les statues correspond à la profession de foi musulmane, l’idolâtrie s’arrête aux portes du Temple de l’intouchable football. Zidane (ou Mohamed Salah), c’est halal !

Il est toujours intéressant de noter les limites de l’Islam, dictées par l’intérêt. L’Islam n’est pas l’idéologie de l’effort.

Bref, le samedi 9 juin 2018, au Teddy stadium de Jérusalem aura lieu un match entre l’Argentine et Israël. Le match aurait pu se dérouler à Barcelone. Il en a été question. Il ne s’agit pas d’un match de compétition. C’est un match amical. Aux yeux des ennemis d’Israël, c’est beaucoup plus fort. La compétition résulte de la nécessité et du hasard. L’amitié est le fruit du libre-arbitre.

BDS est vert de rage. Le vert et la rage sont sa nature.  Tout est donc normal. Le match aura lieu à Jérusalem et le joueur le plus adulé au monde est attendu : Lionel Messi !

Ne rechignons pas à la facilité. Quand on s’appelle Messi, la symbolique est encore plus forte. Mais les enragés de BDS ignorent tout de cette région. Alors poussons la symbolique au prénom de Messi : Lionel, qui signifie le Lion. A ce titre Messi est chez lui à Jérusalem puisque le Lion représente Jérusalem.

Depuis des mois, BDS a tout tenté pour faire annuler la rencontre. Cette rencontre cautionne la politique Israélienne. L’événement, dans le contexte actuel, est beaucoup plus puissant que l’accueil  du Prix de l’Eurovision l’année prochaine. L’équipe d’Argentine se prépare à la coupe du monde depuis Barcelone où elle loge. Il eût été plus simple que la rencontre se déroulât à Barcelone. Puis, il eût été convenant que le match se déroulât à Tel Aviv ou Haïfa pour des questions de logistique. Les stades Ramat Gan et Samy Ofer sont taillés pour ces rencontres. C’est finalement à Jérusalem qu’elle se déroulera. Côté israélien, toutes les places pour le match ont été vendues en 20 minutes selon organisateurs.

Le parallèle est saisissant. Il a fallu 20 minutes pour que Tsahal mette hors d’état de nuire les infrastructures que l’Iran a déployées pendant 10 ans au Nord d’Israël. [NDLR : l’auteur, emporté par sa fougue footballistique, exagère… à peine !]

Le travail de BDS, durant des mois, s’est concentré sur des opérations de lobby. Les principaux sportifs argentins ont été contactés avec l’intention de les faire culpabiliser. Une pétition mondiale a été organisée, celle-ci sous forme d’un courrier débutant par  « Cher Lionel Messi, … »

La forme informative de la pétition utilisait un jeune « footballeur », Mohamed Khalil de Gaza, qui aurait reçu une balle dans le genou, mettant fin à une carrière « prometteuse ». Une photo de ce garçon, bardé de médailles sportives, accompagne la pétition. Il existe bien un joueur dénommé Mohamed Khalil mais n’étant pas à une approximation près, celui-ci joue pour la Jordanie.

L’échec de BDS est patent.

La forme amicale n’ayant pas réussi, la rencontre de football est déclarée inamicale. Le Président de la Fédération palestinienne de football, Jibril Rahjoub, appelle tous les arabes et Musulmans à brûler le maillot de Lionel Messi ainsi que son effigie. Si certains imaginaient que la Fédération palestinienne de football avait pour objet le sport avant la politique, la réponse est donnée.

Dans cette guerre de l’image, celle des footballeurs ne brille pas forcément à l’énergie du discernement.  Lionel Messi n’est pas de ceux-là.  Quintuple détenteur du ballon d’or, son engagement humanitaire et philanthropique est inconditionnel. En parallèle, ses activités commerciales et ses investissements sont particulièrement lucratifs.

Lionel Messi est partenaire, en Israël, de la société d’informatique Sirin Labs, spécialisée en stockage et transmission d’informations sous technologie « open source ». Lionel Messi est l’ambassadeur de Sirin Labs.

La question, aujourd’hui, est de savoir combien de coéquipiers argentins accompagneront Lionel Messi au Kotel. Réponse pour shabbat !

FC Barcelona football player Lionel Messi at the Western Wall with the FC Barcelona team in Jerusalem’s Old City. The star-studded soccer club FC Barcelona landed in Israel yesterday for a two-day visit in the country and in the Palestinian territories. They began their visit in an event in the West bank city of Hebron. Tonight, they will hold an open practice in Jaffa’s Bloomfield Stadium, near Tel Aviv. August 04, 2013. Photo by Alex Kolomoisky/ POOL MAARIV / FLASH90

Moi, Maryam P, 20 ans, Gauchiste et Musulmane

publié sur Jforum:

Moi, Maryam P., 20 ans, Gauchiste et Musulmane

Par Gilles FALAVIGNA

L’œuvre « Moi, Christiane F, 13 ans, droguée et prostituée », relate le mal-être de la jeune Christiane au début des années 70, qui rêve de s’intégrer à une bande de « jeunes », lente et violente descente aux enfers.

Le parallèle avec Maryam Pougetoux est difficilement évitable. La jeune fille, étudiante à la Sorbonne, donne des leçons de politique au Ministre de l’intérieur comme à quiconque aurait l’outrecuidance de faire valoir une connaissance sur ces questions.

Madame, puisqu’on ne dit plus mademoiselle ou jeune fille, est l’exemple de l’inversion-substitution de l’intégration. Les populations immigrées n’ont pas à s’intégrer. Les populations autochtones s’intègrent au Migrant. Christiane F et Maryam P. sont jumelles.

Le festival de Cannes honore Cédric Herrou, l’individu qui faisait passer clandestinement les Migrants sur le sol français. Tout sourire et entouré de ses Migrants en smoking, le groupe fait un doigt d’honneur, juste rétribution pour leur classieuse présence sur le tapis rouge. Ils ne disent pas « nique la France » mais le cœur y est.

Maryam Pougetoux est de ceux-ci. Certains pourraient voir un paradoxe à ce que la représentante UNEF de la Sorbonne porte le voile. L’UNEF est un syndicat gauchiste traditionnellement militant de la laïcité. De nombreux hommes et femmes politiques ont rejoint le Ministre de l’Intérieur pour dire qu’ils étaient choqués.

L’UNEF, dans un communiqué le 13 mai, qualifie ces réactions d’appel à la haine et demande, par ce fait, la dissolution d’organisations « d’Extrême Droite » et le licenciement de professeurs qui se sont exprimés. Il y aurait, en effet, « un déferlement de haine raciste, sexiste et islamophobe ».

Quoi de plus naturel qu’une Musulmane appelle à la dhimmitude ? C’est au nom de la laïcité et du féminisme que cette personne porte le voile et que l’UNEF est derrière elle en indéfectible soutien.

Certains sont apitoyés par Maryam Pougetoux et voudraient faire comprendre à cette gamine la portée de son erreur. Ceux-là, toujours prompts à déresponsabiliser, trouvent les coupables de la situation dans la société qui ne s’occupe pas assez des enfants qui se sont fait endoctriner.

Pour eux, il est très simple de combattre l’endoctrinement. Il suffit de suivre le protocole des cellules de « déradicalisation ». Offrons tout le bonheur du monde aux terroristes et ils feront retour. Bref, rien de tel qu’un bon fromage pour attraper les souris.

D’un point de vue pratique, le bon sens suffira à amener cette Maryam Pougetoux à pouvoir penser, s’habiller, aimer à sa guise sans être stigmatisée.

Sur les réseaux sociaux, les « personnes autorisées » proposent d’aborder les sujets de l’homosexualité, de l’avortement, de l’égalité entre les sexes, du mariage pour tous. La seule évocation de ces mots magiques remplit la mission d’intégration à la République Française, ni plus, ni moins !

Il est vrai que la sexualité est un déterminant majeur de ces populations en quête d’identité.

Au-delà des mots, il n’est pas sûr, néanmoins, que la “solution” soit obligatoirement dans la gratification de l’égo et sur l’unique gratification sexuelle avec l’homosexualité au sommet de la pyramide. Le Droit à l’avortement, sous son aspect de déresponsabilisation glorifie le plaisir immédiat et individualiste.

Quelle erreur de la part de ces gens ! Le problème profond de l’universalisme n’est pas de glorifier l’individualisme. Leur point de vue peut en valoir un autre. Le problème profond de l’universalisme est d’imaginer que leur point de vue soit le seul détenteur d’une vérité unique.

Il suffit à la jeune fille de penser « pudeur » et l’ensemble de l’argumentaire de valorisation de l’égo s’effondre. Car en quoi la pudeur devrait-elle être moins valorisante que la liberté de mœurs pour l’égo ?

Si nous devons combattre l’Islam, la meilleure arme n’est pas dans la prévalence d’un dogme par rapport à un autre. L’Islam est une idéologie et elle ne peut s’effondrer que de l’intérieur.

Les docteurs de l’Islam sont des juristes. L’idéologie musulmane fait dans le blanc ou le noir ou le gris mais le gris n’est pas la conjugaison du blanc et du noir. C’est pourquoi la jurisprudence islamique établit 5 nuances entre l’interdit et ce qu’il faut faire. L’Islam est soumission. L’obligation collective libère de l’obligation individuelle. Le fardh kiffaya est dit “de suffisance”. Le Musulman est libéré d’une obligation individuelle, fadh ayin, si un autre s’en charge. Ce n’est pas en stigmatisant l’insignifiance de sa personne que le Musulman peut se révolter contre son système. Ils ne peuvent pas être confrontés à l’intolérable. C’est un non-sens puisque contraire à la nature de l’Islam qui est soumission.

Il n’y a pas d’argument opposable au Musulman car le problème n’est pas le Musulman. Le problème est l’Islam.

Le Sionisme est l’arme qui détruira l’Islam. Le Sionisme est la démonstration de l’erreur d’interprétation par l’Islam du pacte. Le sionisme est le moyen unique pour mettre en défaut le cadre juridique de l’Islam au niveau de ses fondations. Il est totalement vain de tenter de faire évoluer l’Islam par des considérations individuelles et individualistes ou collectives qui ne peuvent se rapporter qu’à une considération arbitraire du Bien et du Mal.

Christiane ou Maryam ont un problème identitaire. L’Islam postule que Dieu a abandonné le peuple élu. Le Musulman a pris la place du Juif, tel un Bernard-l’hermite. La réussite d’Israël, parce qu’elle démontrera la fausseté des fondations de l’Islam, est la seule force qui autorisera le Musulman à reconsidérer son approche individuelle comme collective.

Toute autre question n’est que conséquence de cette question première.

Gilles FALAVIGNA