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Propriétés physiques de l’eau

La crise économique, l’évolution sociétale et l’ouverture planétaire concurrentielle conduisent à optimiser les pistes d’innovations qui marquent une valeur-ajoutée. Egalement, c’est le plus sûr moyen de réduire la dépendance du marché du réel des politiques monétaires et stratégiques d’échelle, sans les réfuter et par cela, développer la croissance, le revenu et la réduction du chômage.

L’état et les collectivités locales s’y emploient. Les organismes d’interfaces entre les universités et centres de recherches, les financeurs et les entrepreneurs jouent un rôle majeur en ce sens. En gros, le slogan consécutif au premier choc pétrolier :  » La France n’a pas de pétrole, mais elle a des idées », se veut des plus actuels.

La recherche fondamentale doit être vivante, ouverte, utile par un pragmatisme applicatif.

Mais la recherche fondamentale a toujours existé. Elle est liée à la nature curieuse de l’homme, à sa soif de connaissance. Puisqu’il est question de fondamentaux, nous pourrions revenir à des segments de recherches qui semblent acquis. Nous n’avons pourtant pas fait le tour de ce que nous connaissons déjà. Peut-être manquons-nous de bon sens.

Les travaux de C. DEBYE qui lui ont valu le prix Nobel de chimie en 1936 sont un exemple, parmi d’autres. Je voudrais en faire une présentation qui, je l’espère, mettra en lumière des applications nouvelles, porteuses des réponses à une problématique globale.

Les applications associent la Science à la technologique et la technique. Les deux dernières ne sont que conséquentes de la première.

 

 Magnétisation de l’eau

Chez les animaux, l’eau organique représente 66% de leur masse totale. L’eau est donc un “ système d’échange” et un élément absolument fondamental de la constitution des êtres vivants, en assurant en tous points des organismes, les aspects les plus divers des fonctionnements de la “ mécanique ”.

 

La vie n’est possible que grâce à l’eau qui, seule, permet les phénomènes d’ionisation, d’électronisation, de pression osmotique… Il est donc très facile de comprendre son extrême importance dans la voie humide d’une approche quantique d’un dispositif thérapeutique.

Au niveau moléculaire, H20 n’a en apparence absolument rien d’exceptionnel puisqu’il s’agit d’une simple molécule tellement stable chimiquement qu’elle est l’aboutissement de très nombreuses réactions, en particulier de réactions de combustion, ce qui devrait faire de l’eau un liquide toujours inerte.

Dans la molécule d’eau H20, chaque atome d’Hydrogène H, est relié à l’atome d’Oxygène O, par ce que l’on appelle une liaison COVALENTE. Dans cette liaison relativement solide, l’atome d’hydrogène H et celui d’oxygène O, mettent en commun chacun un électron. Donc, chacun de ces atomes acquiert de cette façon un électron supplémentaire : L’atome d’hydrogène H se retrouve avec deux électrons au lieu d’un seul et celui d’oxygène O, avec huit électrons périphérique au lieu de six… .Parce qu’il participe à deux liaisons au lieu d’une seule.

De plus, ces nombres correspondent aux couches complètes des écorces électroniques externes des ‘ nuages’ électroniques autours de chaque noyau atomique considéré ; on sait que cela confère une très grande stabilité à la molécule.

Si on regarde de beaucoup plus près, on s’aperçoit que cette petite molécule est encore capable d’établir avec deux autres atomes H de deux autres molécules voisines, deux autres liaisons intermoléculaires d’un type tout a fait spécial, appelées : Liaisons Hydrogène ou encore Pont Hydrogène.

Or, comme il n’y a pas d’autres liaisons de covalence au sein de la molécule H20 que les liaisons O – H, les liaisons hydrogène H – H dans l’eau sont pratiquement aussi nombreuses que les liaisons de covalence. C’est une situation qui ne se rencontre dans aucun autre corps au monde.

Les liaisons hydrogène dans l’eau, se manifestent alors d’une manière tout à fait spectaculaire, en lui conférant toutes ses propriétés.

Nous avons vu qu’un atome d’oxygène O, qui a six électrons périphériques, peut établir seulement et pas plus, deux liaisons covalentes O – H avec deux hydrogènes H et donc un nombre d’électrons maximum de huit.

De son côté, lorsqu’il est lié de façon covalente à un atome d’oxygène O, un atome d’hydrogène H a, lui aussi, le nombre maximum d’électrons sur sa seule et unique couche mono-électronique. Dans ce cas, cette couche a donc deux électrons.

Cependant, et cela est fondamental pour notre sujet, ces liaisons O – H ne sont pas exactement symétriques, parce que l’oxygène a la particularité électrique d’attirer plus à lui les électrons que l’hydrogène.

Il s’ensuit que l’oxygène O est électriquement chargé négativement, et les deux hydrogènes H positivement.

Ce déséquilibre dans la répartition des charges électriques, conjugué avec la géométrie non linéaire de la molécule d’eau, se manifeste par l’existence d’un fort “ moment dipolaire électrique ”. C’est entre autre, ce déséquilibre qui est responsable du pouvoir dissolvant de l’eau vis à vis de cristaux ioniques comme certains sels, acides ou bases.

Effectivement, les molécules d’eau peuvent s’insérer entre les ions constitutifs du cristal en orientant vers eux leur partie de charge électrique opposée comme un aimant.

Cela a pour effet d’affaiblir par effet d’écran, l’attraction entre les ions cristallins et donc de diminuer la cohésion du cristal et de faciliter sa dissolution.

Nous avons vu que la clé des propriétés de l’eau réside dans les liaisons que la molécule d’eau peut former avec ses voisines.

Que par ailleurs, il reste autours de l’atome d’oxygène, quatre électrons périphériques non engagés en une liaison covalente groupés en deux paires distinctes, appelées “ doublets electroniques libres ”.

Si une autre molécule d’eau s’approche, un des atomes d’hydrogène H est attiré par un des doublets électroniques libres de l’atome d’oxygène de la seconde molécule. La force d’attraction purement électrostatique est suffisante pour aboutir à la liaison stable que l’on note O – H.. .0. C’est la liaison hydrogène.

Chacun de ces doublets peut donc former une liaison de type électrostatique et linéaire.

Si cette liaison hydrogène est relativement stable à température ambiante, tout en étant néanmoins fragile comparée à la liaison covalente, il n’en est plus du tout de même à

35 ° où la structure de l’eau devient instable.

Dans cette zone, la structure de l’eau est frêle pour des durées d’environ 10 puissance -11/ seconde. L’eau entre 35° et 40 ° se défait et se reforme continuellement et présente ainsi un maximum d’activité physico-chimique donc essentiellement biologique.

 

Les propriétés biologiques de l’eau sont exceptionnelles en dehors du fait qu’il est admis que l’eau possède une structure pseudo-cristalline, qui est sujette à de perpétuelles déformations élastiques correspondant à chaque fois à de nouvelles structures physico-chimiques.

 

Les biologistes définissent la vie par deux facultés qui sont : se reproduire et assimiler. Il faut donc que la mécanique de l’ADN puisse fonctionner, c’est à dire transmettre des informations et fabrique des protéines enzymes et protéines de structure. Cela implique obligatoirement que la membrane cellulaire laisse entrer les constituants élémentaires de l’ADN qui sont : les phosphates, les sucres et les éléments qui vont permettre la synthèse des bases.

Si la membrane ne laissait pas passer ces éléments vitaux, l’ADN ne pourrait jamais se reproduire et fonctionner. De plus, il est des plus évident que la cellule elle aussi, a besoin d’énergie pour mettre en action ces processus. Ainsi l’ADN est obligée de donner des ordres ; au niveau de la membrane, on remarque une discontinuité entre le monde intérieur et le monde extérieur, puisque à ce niveau, il y a filtrage et reconnaissance des divers éléments nécessaires à la vie cellulaire. C’est essentiellement là que se produit l’échange, et en fonction des concentrations de part et d’autre d’une membrane hémiperméable, il va s’établir une série d’échange qui rendra compte du maintien de la vie du système.

Il a été démontré que chez les êtres vivants, la membrane cellulaire bien que constituée différemment a le même comportement thermodynamique que l’ADN qui agit par un système de balayage entre le corps étranger et le noyau.

Des signaux “ électromagnétiques” infimes et de nature très variées, ayant certaines directions, fréquences et amplitudes, arrivent aux récepteurs membranaires.

Ceux-ci les rejettent en services protection et conservation, ou bien les laissent passer et les transfèrent à l’ADN en service assimilation pour reproduction.

Dans ce dernier cas, un signal “ électromagnétique” est renvoyé à la membrane pour qu’elle laisse pénétrer le corps reconnu comme nécessaire.

Il est symptomatique de constater que la structure de la membrane cellulaire soit au niveau global, très comparable à celle de l’ADN, et nous pouvons comparer la cellule vivante comme une sorte d’éponge parcourue de canalicules enchevêtrées, s’ouvrant par endroit en cavités plus grandes. Toutes ces structures baignent dans des molécules d’eau et d’ions.

Il en résulte que les échanges cellulaires dépendent de l’organisation des membranes ainsi que des ions et molécules d’eau qui imbibent l’ensemble.

Ainsi dans la fonction peptide par exemple, le groupement acide et le groupement basique se neutralisent au niveau de leurs charges électriques sauf aux extrémités. Les acides aminés sont constitués d’un groupement acide, d’un groupement basique et d’un résidu. Ce résidu peut être lui aussi chargé électriquement et en fonction des charges positives ou négatives des résidus, il y a un filament qui pourra attirer les ions opposés et, bien entendu, les molécules d’eau polarisables.

Toutes les membranes cellulaires possèdent une double couche électrique qui se présente ainsi : Protéine, plus 1ère couche électrique avec les ions, plus la 2ème couche électrique avec les molécules d’eau. De ce fait, une protéine riche en acide glutamique et acide aspartique, qui sont des aminés avec des résidus acides (-) , va attirer des ions ( + ) tels que sodium, potassium, magnésium,… L’inverse se produit avec une protéine riche en acide aminés basiques ; et tous les colloïdes se comportent de la même manière, c’est à dire qu’en fonction des ions et des molécules d’eau présents, ils vont être chargés d’une double couche électrique qui contrôle parfaitement l’état fonctionnel de toutes les membranes.

A l’extérieur de la molécule d’ADN, les phosphates (- ) attirent le sodium, potassium, le calcium et magnésium (+), de plus, ils sont hydrophiles et attirent l’eau et repoussent les lipides, et à ce titre sont lipophobes.

A l’intérieur de la molécule, les bases riches en azote sont liées par des liaisons hydrogènes et sont à la fois hydrophobes et lipophiles.

Au niveau de la membrane, l’acceptation d’un corps étranger après la reconnaissance de ce corps, se fait par des attirances électromagnétiques basées sur des polarités.

Le corps qui doit traverser la membrane, attire un autre corps de charge électrique contraire, qui le fait basculer de l’autre coté de la membrane.

De même au niveau de l’ADN ou de tous les corps chimiques, des échanges vont se faire à partir de l’attirance électromagnétique de charges électriques contraires. Ces charges créent ce qui est appelé une différence de potentiel (ddp) et cette ddp est ce qui provoque le dynamisme de tous les composants de la cellule vivante, en favorisant des échanges, des transferts, et des mouvements de corps étrangers.

La manière dont l’eau, les ions et tous les métabolites circulent dans les cellules, est donc due à l’existence d’un gradient de potentiel, c’est à dire à des différences de charges ayant différentes valeurs relatives. C’est cette différence de potentiel qui va déclencher des processus de reconnaissance entre l’ADN et un métal et même entre des substances bioénergétiques comme les bioplasmas issus de ce qui est appelé le quatrième état de la matière, car ils sont constitués de particules à l’état libre: protons, électrons et ions, coexistants en l’absence d’une structure moléculaire.

On sait que les transferts de protons interviennent entre autres, dans tous les cas où l’énergie extérieure est captée sous forme de lumière.

Les transferts de protons interviennent par exemple dans les hydrolyses des protéines où la première étape est la formation d’un carbone tétraédique, c’est à dire relié à quatre atomes voisins distincts ; ou encore, dans la réaction d’hydrolyse pour la digestion des aliments. L’enzyme dans une telle réaction, est alors la chymotrypsine sécrétée par le pancréas. Ce mécanisme est assuré par la triade sérine, histidine et acide aspartique.

Si l’eau ordinaire ne favorise nullement les absorptions par la peau, laquelle, a été quand même créée au départ pour protéger du monde extérieur, Une eau magnéto-dynamisée modifie fondamentalement cet état de fait. Les homogénéités colloïdales et les concentrés des solutés qui résultent de ces cohésions moléculaires beaucoup plus intenses sont d’autant plus grands.

Semblablement, la magnétisation obtenue sur les molécules d’eau favorise et accélère les transferts de ces substances vitales à travers la peau.

A titre d’exemple, un ion positif dissout dans l’eau, attire plus fortement la partie négative des molécules d’eau et réciproquement. De ce fait, ces ions n’existeront en solution, qu’entourés d’un certains nombre de molécules. De solvant, ils deviennent solvatés.

Le degré d’hydratation d’un ion, c’est à dire le nombre de molécules d’eau qui y sont associées, dépend légèrement de ses dimensions mais surtout de sa charge électrique.

Nous savons que le code général de l’ADN, le complexe d’histocompatibilité et le système d’immunisation sont les trois systèmes qui renouvellent notre organisme chaque jour, de manière qu’il soit rigoureusement semblable aujourd’hui à ce qu’il était hier.

Ces trois systèmes préviennent l’invasion du corps par les maladies dégénératives, réparent l’organisme après les blessures et éjectent les toxines destructives et étrangères.

Nous devons ici, revenir à quelques notions élémentaires pour une synthèse plus applicative.

Nous rappelons que dans une molécule d’eau, les liaisons des atomes d’oxygène et d’hydrogène qui forment un angle de 105° sont parfaitement équivalentes et sont égales à 0,97 Angström.

La molécule d’eau est une molécule polaire car chacune des liaisons atomes d’oxygène et d’hydrogène est polarisée puisque ces liaisons unissent deux atomes d’électronégativité différente.

Le barycentre des charges électriques négatives qui proviennent des électrons ne coïncide pas avec celui des charges électriques positives des noyaux.

La molécule d’eau se comporte donc comme un dipôle électrique. La molécule d’eau possède donc un “ moment” dipolaire et une constant diélectrique.

 

On appelle moment dipolaire d’une molécule polarisée, le produit de la charge par la distance entre les charges électriques. Ce produit est représenté par la lettre grecque MU.

Le MU de l’eau = 1,87. Il est particulièrement élevé.

 

La constance diélectrique est une notion mathématique attachée au moment dipolaire.

La loi de Coulomb dans un milieu donné exprime, la force d’attraction existant entre les charges de signes contraires avec la formule :

f=1/E qq’/D°2 (au carré)

Où q, q’ sont les charges de signes contraires

E est la constance diélectrique avec E= 1 dans le vide

D la distance séparant les charges.

On en déduit que la force d’attraction entre les charges est d’autant plus faible que la constance diélectrique est élevée. La constance diélectrique de l’eau est exceptionnellement grande.(E=80 à 20°C)

Pour les fonctions vitales des cellules tels les acides aminés constituant les immenses molécules que sont les protéines myosines des muscles des chevaux qui travaillent énormément, l’hémoglobine des globules rouges qui doit être la plus nourricière au moment des efforts, ainsi que pour les catalyseurs indispensables pour déclencher et accélérer les réactions enzymatiques, sans oublier les ribosomes, outils de la synthèse des protéines,.., cette constance diélectrique élevée de l’eau, explique son pouvoir dissolvant pour tous ces composés ioniques.

L’effort musculaire a, comme médiateur chimique entre le muscle et le système nerveux parasympathique, l’acétylcholine. Or, au cours de la transmission neuromusculaire, l’acétylcholine est dissociée en acétyl et choline, par un enzyme spécifique dénommé l’acétylcholinestérase, qui a pour activateurs les ions CA++.

Au cours de la contraction musculaire, l’energie est fournie par le phosphagène qui est une substance à liaison particulièrement riche en énergie.

1) ATP ATPase + Mg++ ADP+ P04H3 + 7Kcal

Glycogène + P04H3 – ester phosphorique

2) ADP + phosphagène + créatine + ATP + 12 K cal

En fait, la contraction libère tout simplement de l’énergie fournie par la décomposition du phosphagène.

Les ions Mg ++ interviennent comme bio-activateurs de l’ATPase, en libérant l’énergie nécessaire pour la réaction couplée.

Les ions CA++ sont antagonistes des ions Mg ++ en étant bio-activateurs de la seconde réaction resynthétisant l’ATP (acide Adénosine-triphosphorine, l’ADP étant l’acide Adénosine-diphosphorine).

Bien qu’antagonistes, ils agissent en parfaite synergie dans la contraction musculaire, puisqu’elle comprend la première et la deuxième réaction décrites.

Les eaux enrichies en molécules à liaisons trimères agissent favorablement sur toutes les “ électroaffinités ” de l’aldostérone, la vasopressine (ADH), l’adrénaline, mais aussi dans les réactions électrolytiques où interviennent des médiateurs chimiques dans la synapse, tels que les enzymes spécifiques cholinéstérase et la choline acétylase en dehors de l’acétylcholine.

Il faut bien noter qu’en dehors de ces relations physico-chimiques, la nature de certaines substances “ énergico-biologiques ” particulièrement subtiles qui enrichissent les eaux magnéto-dynamisées sont de formes quantiques et sont donc régies par des lois de l’infinitésimalité, n’ayant rien de commun avec les lois du pondérable qui régissent la chimie.

Ces substances proviennent de l’énergie labile de certains électrons libres, d’ions et de radicaux libres qu’un nombre incommensurable de molécules initiales de l’eau a laissé échapper de ses atomes qui les ont libérés.

De plus, un nombre aussi incommensurable d’atomes des molécules initiales, se transforme également en ions de niveau vibratoire, mathématiquement infiniment supérieur.

Cela contribue à un nouvel enrichissement d’électronisation ionique et bioénergétique supplémentaire.

Nous pouvons donc modifier de façon purement technique (par magnétisation) ces liaisons hydrogène relativement fragiles pour produire des molécules à liaisons trimères reconnues désormais comme bénéfiques biologiquement. Nous aurons alors par des molécules à liaisons trimères et de par la propriété de solvant ionique de l’eau, la plupart des oligo-éléments vitaux pour les organismes vivants, ce qui permet de réaliser des apports métalliques qualificatifs comparables à ceux réalisés en homéopathie ou oligothérapie, etc…

(j’ai réalisé cette étude, en collaboration avec le Pr Lequeux de la faculté vétérinaire de Liège, spécialiste des systèmes inflammatoires, en 2002 en prolongement du projet CERESII)

 

politique, géopolitique et écologie

La géopolitique est la pratique pour développer la position dominante d’un groupe d’individus, ou plus simplement une nation, sur un autre groupe, nation, état. Toute relation est établie sur un rapport dominant/dominé. La démonstration biologique a été faite par Henri Laborit, le père des neuroleptiques dans son ouvrage sur la bio-psycho-sociologie.

(voir mon ouvrage, « Philosophie politique de l’Amour », la théorie des jeux)

Tout pourrait, finalement, se résumer à un rapport énergétique puisque la vie est régie par ce rapport au niveau de sa transformation. Nous avons besoin d’énergie pour produire de l’énergie. Nous nous développons et vivons tant que nous produisons moins d’énergie que nous en consommons. Nous mourrons quand nous produisons plus d’énergie que nous en consommons.

Le monde a connu la révolution industrielle, au XIXe siècle, par l’utilisation de l’énergie fossile. Le pétrole offre cette possibilité de transformation de l’énergie par un rapport sans équivalent entre le coût de production de l’énergie et le gain produit par sa transformation. Mais cette source d’énergie n’est pas renouvelable à la dimension de l’Homme. Les réserves pétrolières, par la découverte de nouveaux gisements exploitables, sont, depuis 30 ans, estimés à 30 ans. Les besoins augmentent et le pic, c’est-à-dire le point d’inversement de courbe, entre la capacité de production et la consommation est sur le point d’être atteint.

Entre 1971 et 2012, la production totale annuelle d’énergie primaire au niveau mondial est passée de 5,53 à 13,4 Gtep. Durant la même période, la population mondiale a augmenté de 3,8 à 7,1 milliards. L’évolution démographique est donc un facteur important de l’augmentation des besoins d’énergie et contribue aux incertitudes des prédictions à long terme (rappel : 1 tep = 4,187 1010 J).

L’énergie commercialisée et finalement consommée est le résultat de processus successifs de production, conversion, transport et distribution. L’énergie électrique intervient largement dans la plupart des secteurs de consommation. La fraction d’énergie électrique totale sur la quantité d’énergie primaire dépend du niveau et des modes de vie. La moyenne mondiale qui était de 8% en 1971 dépasse maintenant 14% (et par exemple de 18% en France).

Les statistiques et les grandeurs relatives à l’énergie au niveau mondial montrent son évolution en lien avec la démographie et les développements économiques. Le secteur de l’énergie doit encore se transformer compte tenu des enjeux écologiques. Il influe fortement les économies nationales, les marchés financiers et les relations internationales.

La considération des données scientifiques de l’énergie est donc politique. Il devient fondamental de s’intéresser au rendement de son cycle de vie. Et la réalité n’est pas forcément celle qu’on croit.

L’analyse sur cycle de vie est un mode de raisonnement qui se pratique désormais dans de nombreux domaines de l’ingénierie, comme dans les filières de génie des procédés. Elle permet d’évaluer les impacts environnementaux sur tout le cycle de vie de systèmes ou services, par exemple en vue de les améliorer via une démarche d’éco-conception. C’est une démarche multicritère qu’il est nécessaire d’intégrer, dans le domaine de l’énergétique, afin de prendre en compte, entre autres, l’extraction des matières premières, leur rareté, leur transformation jusqu’à leur recyclage voire la production de déchets si l’industrie n’est pas capable de les recycler.

Quand on étudie le rendement d’un convertisseur d’énergie, on regarde seulement le rapport de l’énergie sortante sur l’énergie entrante. Il y a inévitablement des pertes, ainsi le rendement est toujours inférieur à 100 %.

Le rendement en puissance ou instantané est le rapport de la puissance utile, c’est-à-dire le débit (instantané) d’énergie en sortie du convertisseur sur la puissance en entrée, donc le débit d’énergie en entrée. On rappelle que la puissance est la dérivée de l’énergie par rapport au temps.

Pour exemple, on s’intéresse au rendement sur cycle de vie d’un réacteur de génération actuelle, type EPR, de puissance 1 GW qui a une durée de vie de 40 ans.

(données publiées par la World Nuclear Association, 2013)

Sur la vie du réacteur, l’énergie utile produite vaut 280 TWh, c’est-à-dire 7 TWh/an.  Pour cela, le réacteur va consommer 7 800 tonnes d’uranium naturel.

On détaille maintenant l’énergie grise (primaire non renouvelable) nécessaire à la fabrication de l’usine, l’extraction de l’uranium, la fabrication du combustible enrichi et le stockage futur des déchets de ce convertisseur :

L’extraction minière coûte 0,58 TWhp,

La transformation en combustible fissile coûte 5,1 TWhp,

La construction et le démantèlement coûte 9,3 TWhp,

Le stockage des déchets en surface coûte 0,43 TWhp,

Le total de l’énergie grise est alors de 15,4 TWhp.

Le rendement de conversion chaleur fission / électricité est de 33%, c’est-à-dire que l’on va avoir 560 TWh de perte (chaleur) sur la vie du système qui sont des pertes non renouvelables, puisqu’issue de la fission de l’uranium.

Le rendement sur cycle de vie est proche du rendement de conversion de 33% car l’énergie grise pèse peu dans cette application. Un allongement de la durée de vie, qui serait d’ailleurs associé à plus d’énergie grise, changerait peu le résultat final.

Comparons, maintenant à la production d’énergie d’origine photovoltaïque qui apparaît comme un choix par défaut face à une source d’énergie non renouvelable :

(données extraites d’un rapport de l’agence internationale de l’énergie, 2011)

Pour produire l’équivalent du réacteur nucléaire, on considère :

Un rayonnement solaire moyen correspondant plutôt à la moitié nord de la France de 1 000 kWh/m2/an,

Une technologie déjà ancienne (les plus récentes sont plus performantes mais les données d’énergie grise nécessaires ne sont pas disponibles) qui utilise du silicium cristallin qui a un rendement de conversion de 14%  (donc nettement moins bon que celui d’un réacteur nucléaire).

Ainsi, pour arriver à 7 TWh   électriques annuels, compte tenu de ce rendement il faut 50 TWh solaires  (7/0,14), soit 50 km2   de superficie (en m2 : 50 milliards de kWh divisés par 1 000 kWh/m2). Pour donner un ordre de grandeur de comparaison, en France nous possédons 8 500 km2 de surface bâtie. La durée de vie de référence de l’installation est prise égale à 20 ans.

La fabrication des modules demande 3 700 MJp/m2 , soit environ 1 000 kWhp/m2 de surface des modules, soit 50 TWhp.

Le montage en toiture et la fabrication des onduleurs et leur remplacement sur la vie de l’installation, 120 kWh/m2 de surface des modules soit 6 TWhp.

Le total d’énergie grise est donc de 56 TWhp.   Le rendement de l’énergie de conversion solaire / électricité est de 14%, mais l’énergie solaire gâchée, puisqu’elle est d’origine renouvelable, n’est pas comptabilisé.

Le rendement sur cycle de vie est donc :

η cv = E u − vie   E u − vie   + E pertes − vie    + E energie grise − NR       = 7 ∗ 20  7 ∗ 20  + 56    = 71,4%

Notons que sur 40 ans, le résultat serait le même en supposant que la technologie, qui viendrait à remplacer celle-ci au bout de 20 ans, soit la même (même rendement, même énergie grise).