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Faux et usage de faux (au Courrier International)

 On nous prend pour des Con-sommateurs
 article publié sur Jforum

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Faux et usage de faux

 

Avons-nous fait le tour de la question des « fake news » ?

Vous aurez noté sur les réseaux sociaux, puisqu’ils sont devenus la source d’information majeure, que si vous lisez un article dont la source n’est pas dans le politiquement correct, celui-ci est suivi d’un article dénommé publication connexe pour vous avertir du danger que vous courez : l’information que vous lisez n’est pas fiable.

Depuis peu, un nouveau vocabulaire est venu enrichir ce mode préventif : l’information de sites non conformes à la « bien-pensance » n’est soit pas fiable, soit parodique. La « réinformation » est une blague. Avons-nous atteint le summum de la condescendance ?

L’information institutionnelle fait de moins en moins dans la dentelle. Elle est devenue une propagande grossière du genre des vieilles réclames des années 50 qui nous faisaient sourire.

Nos populations auraient atteint un tel niveau d’abrutissement que ceux qui se veulent les élites intellectuelles osent tout. Ce n’est plus à ça qu’on les reconnait.

Cet abrutissement est le fruit de la réponse idoine à vox populi : panem et circenses !

Notre société est bien ancrée dans la promotion des droits individuels, ce confort matériel, et les jeux.

Les réclames d’antan cherchaient à nous inciter à consommer. Il s’agissait de dentifrice, de petits pois ou d’un aspirateur. Les clichés propres à la consommation y étaient et tout le monde savait justement de quoi il était question.

Le problème de l’information, aujourd’hui, n’est pas seulement celui de la désinformation. Le problème est également celui de l’objet qui nous est proposé. C’est celui de la mort. Dans notre monde complètement aseptisé, il n’y a pas de publicité pour l’alcool ou le tabac. Mais le monde qu’on nous impose est bien celui de la mort, suite logique à l’abrutissement.

Cette semaine, la presse institutionnelle, par l’intermédiaire de Courrier International, nous sort le titre : « A Grenade, le bonheur des converties à l’Islam ».

Certes, C.I. est identifié pour ce qu’il est, une engeance de Pierre Bergé et « le regard extérieur sur l’actualité », c’est-à-dire la préférence extranationale. Mais l’article est symptomatique d’un saut qualitatif dans la désinformation.

Le bonheur n’est pas dans le pré. Il est dans l’Islam.

« Ici, au pied de ce splendide vestige d’une époque révolue qu’est le palais de l’Alhambra, des femmes mènent tranquillement leur vie, nourries par leur foi musulmane. »

Nous savions déjà que l’Andalousie a été conquise par les arabes et que le palais de l’Alhambra est autre chose que du sable et des poux. Mais cette présentation voudrait que la conversion à l’Islam soit un retour à l’ordre naturel des choses. Avant l’Islam était l’ignorance et l’obscurité. La description est celle d’un tableau de Poussin : « Et in Arcadia ego ». On se nourrit d’Islam comme d’amour et d’eau fraiche.

Tout comme le nuage radioactif de Tchernobyl s’était arrêté à la frontière française, l’Islam en France n’a rien à voir avec un autre. La preuve? C’est pareil en Espagne. Elle n’est pas belle, la vie d’une convertie? Il n’y a qu’à regarder la photo proposée d’un couple musulman qui s’embrasse tendrement dans un appartement très occidental avec sa cheminée pour réchauffer le foyer. L’Islam ne serait pas compatible avec notre société? Puisqu’on vous montre que si! L’Islam est une religion d’amour et de paix.

Avec un brin de malice, nous pourrions relever que cette histoire ne concerne que 300 personnes converties en 40 ans sur plus d’un million d’habitants pour la région de Grenade, que c’est totalement marginal, anecdotique, qu’il y a mystification à en faire un exemple de vie.

Le moins anecdotique de cette propagande est qu’il est question uniquement de femmes. Y aurait-il un lien avec l’image désastreuse de la femme en Islam? Nous sommes toujours dans l’image. La femme est un vecteur majeur de communication pour attendrir. Le choix de la dénommée Ahed Tamimi ne doit rien au hasard pour servir la cause palestinienne. Mais quand on prétend à l’égalitarisme universel, c’est loin d’être suffisant.

Alors la réponse est dans la conclusion de l’article, le comble de la caricature propagandiste. La conversion à l’Islam? C’est l’esprit de mai 68, cet esprit 100% matérialiste qui prône le plaisir en but ultime, l’époque où les femmes brulaient leur soutien-gorge. Bref, se convertir à l’Islam, c’est se libérer. Se convertir à l’Islam doit être pour l’Occidentale l’expression de la rebelle en elle.

Que dire de plus ? Avons-nous ici une description assez détaillée de ce qu’est le « fake » ? Plus que le faux, il y a usage de faux.

Pour la petite histoire, celle des faits et de cette réalité qui importe si peu, les arabes donnèrent à ce lieu le nom de Gharnata al yahud. En effet, si la ville de Grenade eut un rayonnement si particulier, c’est parce que c’était une ville juive. Ce sont les Juifs qui en furent chassés en 1492. Les Musulmans, eux, comptaient si peu qu’ils purent rester. Et ils restèrent quelques décennies.

Par Gilles FALAVIGNA

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Le trilemme de l’Islam de France©

 Il faut sauver le soldat  Islam
(En Islam, « Ar-Rayyân » est une porte du paradis par laquelle entreront les jeûneurs)

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Le trilemme de l’Islam de France

 

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L’essayiste Hakim El Karoui AFP PHOTO ERIC PIERMONT (Photo credit should read ERIC PIERMONT/AFP/Getty Images)

Par Gilles FALAVIGNA

Hakim el Karoui est un personnage complexe mais sans complexe.

L’auteur de “L’Islam, une religion française” est en charge, nommé par le Président Macron, non plus de penser cet Islam de France mais d’assurer son intégration dans le paysage français.

Nous pourrions particulièrement développer la notion d’intégration. En effet, elle est souvent “assimilée” à l’assimilation, à savoir qu’une religion en vaut une autre et que le déterminant d’un individu est ailleurs, dans une dimension qui lui serait supérieure. En gros, l’identité serait française.

Par définition, être assimilé est disparaître au profit de ce qui assimile. C’est une loi de biologie. Nous assimilons notre nourriture.

Mais l’intégration se rapporte, ici, au “vivre-ensemble”.

L’argument premier formulé par Hakim el Karoui est: ” L’arrivée du salafisme et sa visibilité attestent, paradoxalement de la relative bonne intégration de l’islam dans le paysage national.”

Il est important de reprendre la structure de sa pensée. Un paradoxe est toujours une confusion de référentiels. Pour la forme, je préciserai la démonstration ensuite.

Nous pouvons, néanmoins, affirmer la fausseté du postulat d’El Karoui.

En effet, le premier point de fausseté repose sur une erreur historique. Le Salafisme n’arrive pas. Il a toujours été là. Le Salafisme signifie retour à la source. Il n’est pas une réaction à la maltraitance géopolitique dont aurait souffert le monde arabo-musulman. C’est un vaste sujet.

Le point le plus important est sur le second point de fausseté. Celui-ci repose sur la confusion de ce qui est vu et il n’y a aucun paradoxe, au contraire :

La visibilité du Salafisme ne témoigne QUE de la présence de l’Islam. La preuve est que plus l’Islam est actif dans une société, plus l’Islam radical y est développé. Et ceci est vrai dans les 57 pays régis par l’Islam et soumis à la Charia. L‘Islamisme est le moteur de l’Islam et il en a toujours été ainsi, retour au premier point de fausseté de l’affirmation de Hakim el Karoui.

Hakim el Karoui voit un paradoxe parce qu’Islam et Islamisme vont de pair. Il y a l’un et l’autre, ce qui signifie que l’un n’est pas l’autre et qu’il ne faut pas faire d’amalgame.

En réalité, il s’agit d’un principe universel dans la conduite du monde. Il y a la minorité agissante et il y a la majorité silencieuse. Les évolutions n’ont jamais été le fait des majorités. Mais seul compte le résultat. Sans l’Islamisme, l’Islam disparaitrait.

Bien sûr que la majorité des Allemands n’étaient pas antisémites et des Nazis convaincus. La seule réalité est celle de la Shoah.

Parler de paradoxe, c’est se tromper de référentiel. Le phénomène est rapporté par le paradoxe de Protagoras : Un élève demande au maître de lui enseigner le droit. Il paiera ses études quand il aura gagné son premier procès. Il n’en remporte aucun et Protagoras lui intente un procès.

Pour Protagoras, il ne peut que gagner puisque s’il ne remportait celui-ci, son élève gagne son premier et devra donc payer. Au contraire, l’élève, en gagnant, justifie qu’il ne doit rien. La réalité est qu’il n’y a pas de paradoxe car la cour, par sa décision, détermine un référentiel qui n’est ni celui de l’élève, ni celui du Maître mais un tiers.

Quel est le problème avec l’Islam en France ? Pourquoi faut-il un Islam de France en substitution ?

Nous pourrions disserter sur la nature profonde de l’Islam. Mais nous savons bien que l’Islam n’est pas une religion comme les autres, qu’il s’agit d’un système politique qui ne peut se diluer dans la République. Le problème dont il est question n’est pas celui-ci. Le problème est celui de la résistance à l’Islam. Le concept d’Islam de France, qui se définit Islam différent des autres n’a pour objet que de se faire accepter. C’est pourquoi focaliser sur l’existence visible de l’Islamisme est voulu comme discriminant de l’Islam.

Rejeter l’Islam sous prétexte que l’Islamisme est partie intégrante de l’Islam sera contraire à l’humanisme. Créer un Islam de France, c’est justifier de la valeur de l’Universalisme occidental. Il n’est pas seulement supposé être bienveillant. Il est supposé émotionnellement intelligent. On ne jette pas le bébé avec l’eau de son bain. Quel joli bébé que l’Islam de France ! Qui n’aime pas les bébés ? Si la mission de Hakim el Karoui est d’assurer l’intégration de l’Islam dans le paysage français, la création de l’Islam de France suffit. Dans notre monde, l’interprétation est bien plus importante que le fait.

La première victime de l’Islamisme serait l’Islam, nous dit-on. Il y a un devoir envers les victimes.

Ensuite, il y a le constat que plus l’Islam est actif dans une société, plus l’Islamisme se développe. Ce lien entre les deux implique la réciproque.

Enfin, avec l’introduction du concept d’Islam de France, plus les attentats islamistes seront perpétrés, plus l’Islam se développera. Il y a bien triple effet.

La mode est à l’expression de trilemme. Nous voici face au trilemme de l’Islam. Il est trois fois gagnant.

 

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Les Monstres sont parmi nous

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Les Monstres sont parmi nous

La vérité est ailleurs

 

Le 5 févier 2018, rapporte Associated Press, une adolescente succombait à une overdose. Pendant ce temps, son dealer la violait et prenait des photos qu’il envoyait à ses amis tout en commentant… «  she died having sex with me, lol ». La traduction ne s’impose pas. Pourtant, ce fait divers aurait tout aussi bien pu se dérouler en France qu’aux Etats-Unis.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. La jeune fille n’était pas encore morte. Lorsque la police demande au « Jeune » pourquoi il n’a rien fait pour tenter de la sauver, il répond qu’il était trop fatigué pour l’emmener à l’hôpital. Il s’est endormi à côté d’elle.

Serait-ce le « sommeil du Juste » ? Car ça y ressemble. La racaille n’a pas de problème existentiel.

Au premier abord, nous sommes tentés d’évaluer, de mesurer. Est-ce un record dans le sordide ? Et un record est fait pour être battu. C’est, semble-t-il, un fantasme récurrent chez les tueurs en série. Les « Jeunes » de nos banlieues tentent pour chaque jour de l’An de battre le record de voitures brulées de l’année précédente.

Mais de notre côté, l’établissement de cette mesure considère un système dans lequel la morale serait universelle. Le système serait Un et ses lois communes pour régir des individus communs. C’est un principe égalitaire. Nous sommes tous différents par la mesure mais tous égaux pour la permettre.

Pourrait-on imaginer une épreuve sportive, de l’athlétisme par exemple, qui oppose un homme à un animal ? Cela n’aurait aucun sens. C’est ainsi qu’en psycho-physique, la loi de Weber-Fechner établit un seuil de discrimination entre un fait et l’inférence au fait, son ressenti. « A toute chose égale », comme on dit !

La réalité est simple mais notre système politique et social égalitariste nous empêche de la voir. Dans ce monde où un humain est un humain, la différence serait dans ce qui n’est pas visible. Les races n’existent pas et nous sommes toujours dans la loi de Weber-Fechner pour l’affirmer, c’est-à-dire dans un système global. Les différences seront le fruit de l’environnement culturel et on ne sait de quel paramètre.

Mais nous sommes toujours dans le monde visible, le mesurable. La différence devient strictement individuelle. En final, le discriminant est d’ordre moral. Il a trait à la conscience, la conscience du Bien et du Mal. Au minimum, la conscience est une caractéristique humaine.

Alors voilà ce que notre monde égalitariste nous empêche de voir : il est des créatures vivant parmi nous qui ne sont pas des Humains. Et ils ne sont pas des extra-terrestres ! Et ce n’est pas une plaisanterie. Le formatage à l’égalitarisme par la morale chrétienne veut nous imposer le contraire mais l’absence de conscience n’est pas d’ordre moral. S’endormir à côté de la jeune fille qu’il vient de violer et tuer parce que pris d’un coup de fatigue est la plus parfaite expression de ce qu’est une absence de conscience. Dans l’exemple qui nous intéresse, il n’y a pas de circonstances aggravantes ou atténuantes. Ce serait admettre l’humanité de cet individu. Il est nécessaire d’aller plus loin dans l’identification.

La Bible est le contrepied textuel de la morale chrétienne. Dans la Genèse, chaque animal prend place dans l’Arche de Noé par couple, mâle et femelle. La terminologie, en hébreu, est reprise en de multiples occasions. Une exception est notée dans un verset: « De toute créature vivante ». Rachi, le commentateur référence de la Torah, explique que cela signifie « même les démons ». Et là, le texte en hébreu les qualifie d’homme et de femme, non de mâle et de femelle. Dans les traductions de la Bible, seul Chouraqui, réputé pour son travail de traduction du grec pensé en hébreu, relève ce verset 7-3 de la Genèse : « de toute bête non pure, deux, un homme et sa femme ».

Mais ce ne sont pas des animaux. La Bible se veut précise et la tradition rapporte un sens différent de ce que la morale chrétienne universaliste et égalitaire veut voir. Le sens biblique signifie qu’Adam et Eve ne sont pas les premiers humains sur Terre. Ils sont les premiers qui furent habités d’une âme humaine. C’est le sens que nous devons retenir de l’abomination qui sera jugée humaine. C’est la nature humaine qui sera condamnée alors qu’elle n’est pas en cause. Ce n’est qu’un fait divers parmi d’autres car les monstres sont parmi nous. Ces « non-humains » ne sont pas confinés dans les zones obscures de notre monde. Ils le dirigent. L’universalisme, l’égalitarisme, toute cette bonne morale est un moyen pour eux de maintenir leur suprématie. C’est le fond de la « géopolitique de la conspiration contre les peuples ».

Par ©Gilles FALAVIGNA

Texte partagé avec le Centre Adamique Mondial de Jérusalem, du Rav Dynovisz

Mots clé : Conspiration contre les peuples,  fait divers, abomination,

 


Texte du rav Haim Dynovisz

Paracha Trouma

Nos Maîtres enseignent que Adam “fut créé” à l’endroit et à partir de la terre où, dans le futur, serait construit le Beit ha Mikdash ( le Temple).

Pourquoi cet endroit ?
Quel est le lien entre Adam ( et l’identité adamique qui en découle) et le Temple ?

Le Temple est le haut Lieu du dévoilement de D-ieu dans ce monde.
Adam, l’homme authentique, se dévoile, précisément, au même endroit que D-ieu.

Le message est clair : le dévoilement des deux sont étroitement liés.

Seulement et uniquement lorsque le Maître du monde se dévoile à Jerusalem, alors la véritable Identité de l’homme se dévoile aussi.

Tant que D-ieu se dévoile ailleurs, c est à dire, tant que les hommes Le chercheront ailleurs, alors les deux identités, la Sienne et celle de l’homme véritable, resteront voilées.

Le dévoilement de D-ieu à Jérusalem signifie la reconnaissance, par toutes les nations, de la Torah comme source de toute spiritualité authentique dans le monde.

Ce sont les nations qui diront un jour : c’est de Tsion que sort la Torah….

Il y a donc un lien entre Tsion (Jerusalem) et la Torah.

Lorsque la Torah redeviendra la seule véritable source d’inspiration et de sagesse des nations, alors Tsion redeviendra le haut lieu de prières des peuples.

“Et ma Maison sera un lieu de prière pour toutes les nations”

En ce jour, l’homme véritable se dévoilera car il aura enfin retrouvé son identité.

Les plus grands ennemis de l’homme sont ceux qui s’approprient le Mont du Temple et empêchent la reconstruction du troisième Temple.

Nous voyons en effet avec quelle sauvagerie ils traitent et considèrent l’homme.

Mais ceux qui les soutiennent en secret ou visiblement sont tout aussi dangeureux.

Eux aussi détruisent l’homme véritable avec l’élaboration de toutes sortes d’idéologies nouvelles qui détruisent l’occident et transforment l’homme en “quelque chose qui n’a plus de nom”.

L’idéologie de la mise à mort de l’identité humaine s’est introduite dans tous les domaines, religieux, profanes, politiques, sociaux, médicaux, scientifiques, idéologiques.

De l’orient à l’occident, l’armée du “serpent” tente dans un dernier sursaut de s’attaquer à “Adam” tel qu’il l’avait fait au premier jour de son dévoilement.

Mais c est dans notre génération que s’accomplira enfin la promesse divine : tu lui écraseras la tête avec ton talon…….

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Osera-t-on poser la question : pour qui sonne le glas ? La réponse est connue. Mais la peur n’empêche pas le danger. Alors apportons, encore, une pierre à l’édifice de la question.

L’État Islamique, Daesh, n’est plus. C’est en gros ce qu’il ressort, en janvier 2018, des informations du conflit au Moyen-Orient. Localement, les Chi’ites, le régime syrien et le Hezbollah vont pouvoir se concentrer sur l’objet de leur vie : détruire Israël. À moins qu’entre Chi’ites et Sunnites, la priorité demeure de se purifier en épurant l’autre.

Les conflagrations du Moyen-Orient ne seraient, au bout du compte, que des épiphénomènes que la solution miracle des deux états viendrait globalement résoudre. Quoi ? Pourrait-il y avoir une alternative au processus de paix tel qu’il a été imaginé jusqu’ici et avec le succès que l’on sait depuis 50 ans pour ne pas dire 70 ans ? L’approche bien pensante veut reproduire le principe de dissuasion qui a valu durant la guerre froide. Il conviendrait que les forces en présence s’annulent. Et ainsi, la paix est assurée. La politique pro-iranienne du mandat Obama allait dans ce sens. Chi’ites, Sunnites et Israël seraient les pièces vouées à jouer à l’infini à pierre ciseaux papier, stratégiquement jeu à somme nulle. Les mondes arabes et perses, eux, ne portent qu’un intérêt limité à un État Palestinien, en réalité.

Muhammad

Un petit grain de sable dans le désert enraye cette jolie mécanique : Daesh n’est pas strictement lié à un territoire. Il y avait les délires de fin du monde dont les textes situaient les circonlocutions en Syrie. Mais les temps sont imprécis. C’est donc partie remise pour Al Sham et Daesh s’est déplacé. Mais rien n’a pour autant changé.

Suite au repli d’Al Qaïda en Afghanistan en 2000, les Américains avaient créé le « grand Iran » avec la mise en place d’un régime de culture iranienne en Afghanistan et l’effondrement de l’Irak, toujours ce sacro-saint principe de l’équilibre des forces. Le croissant chi’ite pouvait s’installer durablement au Moyen-Orient dans le grand concept de la paix par l’équilibre des deux ennemis sunnites et Chi’ites.

Le problème géopolitique est géostratégique car fondamentalement, si le monde arabo-musulman doit se fondre dans le Califat, il reste figé sur un mode de fonctionnement tribal. L’équilibre des forces n’y a pas sa place. La Fitna est le mode opératoire du monde arabo-musulman. Il s’agit de la séparation par le feu du Bien et du Mal. La raison du plus fort est la seule qui vaille. Le Califat est la fin du processus. Il n’est pas le processus.

Bref, puisque le territoire est finalement secondaire, Daesh s’est déplacé.

Bref, le 25 janvier 2018, l’hôtel Intercontinental de Kaboul, haut lieu du cosmopolitisme est attaqué par les Talibans, ce qui permet d’en parler.

Mais cela fait déjà un moment que la violence est maître d’œuvre en Afghanistan. La dernière attaque remarquable datait du 28 décembre 2017. La minorité chi’ite de Kaboul, par son centre culturel était pulvérisée par des explosions faisant 50 morts malgré la haute présence défensive américaine.

Ce 28 janvier, c’est un lieu encore plus symbolique qui est attaqué par Daesh. Cette fois-ci, l’école militaire de Kaboul est la cible. Il s’agit de ce qui fait la fierté de l’armée afghane, de ce qui est le fruit de 15 ans de formation par l’élite des élites de chaque corps d’armée au monde, forces spéciales américaines, britanniques, françaises. L’école est décrite, dans les « milieux autorisés » français comme équivalente à Saint-Cyr.

Le même jour, le journal L’Express confirme que des Jihadistes français (de l’EI) sont morts en Afghanistan sous le feu de tirs américains. Le premier sens de l’information pourrait être que la France peut parfaitement accepter le retour des siens du théâtre des opérations au Moyen-Orient, que tout va bien. Nous devons croire ce « jeune » de Lunel qui souhaite revenir chez lui. Peu importe qu’on le voit arme à la main. Il dit qu’il n’était pas combattant et ce serait la preuve que nous devons le croire. Les vrais méchants sont partis combattre en Indonésie, en Malaisie, aux Philippines. Et en Afghanistan, retour à la case départ.

L’information la plus simple est la meilleure et elle se conforme aux fondamentaux de l’Islam. Le territoire est planétaire, alors repli à l’Est et frappe à l’Ouest. Les attentats en France ne font que commencer. Le pire est à venir. Cosmopolis s’endort dans une douce tiédeur. L’Islamisme se charge des basses œuvres du mondialisme. Elles ne cesseront qu’à la fin des temps, quand le monde entier sera converti à l’Islam… pardon du pléonasme, à l’universalisme.

L’antiracisme est la valeur refuge pour faciliter le processus de migration de millions d’étrangers vers l’Europe. Si l’islamisation est le vecteur principal de l’immigration, comme je le démontre dans l’ouvrage Géopolitique de la conspiration contre les peuples, c’est parce que le fédérateur premier de l’Islam est l’Universalisme et donc naturellement l’antiracisme.

Alors que l’arsenal judiciaire est parfaitement huilé pour recadrer sur la morale qui accompagne l’antiracisme, la notion de racisme ordinaire est apparue il y a quelques années pour traquer tout substrat de racisme dans la société. Il s’agit de certaines attitudes, interprétations ou blagues qui sortent du politiquement correct. Surtout, le racisme ordinaire touche l’individu et non pas le groupe d’appartenance de ce dernier. Dans la « bien-pensance » antiraciste universaliste, le groupe n’a pas d’existence.

C’est sur ce point que réside le problème de l’affrontement entre l’universalisme et les Nations. L’universalisme est le collectif de l’individualisme. Il s’oppose clairement aux Nations dont les peuples sont le collectif. Il y a problème car les deux conceptions ne sont pas sur le même registre. Le peuple, par essence, revendique son autodétermination. Alors que l’universalisme s’oppose à la volonté d’autodétermination des peuples, une Nation, par définition « ceux qui ont la même naissance », ne s’oppose en rien aux autres individus puisque ce n’est pas son problème.

individualisme

Comprendre ce mécanisme, c’est comprendre que nous avons d’un côté la Morale et de l’autre le Sacré. La difficulté de cette appréhension tient à ce que l’Occident est aujourd’hui régi par la morale définie chrétienne. Il n’est pas question du Bien et du Mal. Il est question de la perception subjective du Bien et du Mal. Ce qui était le Bien, il y a quelques siècles, comme la famille constituée d’un homme, d’une femme et de leurs enfants, n‘est plus le Bien aujourd’hui. Deux hommes s’appellent un couple et leurs enfants adoptés sont réellement leurs enfants. Le modèle précédent n’est plus le Bien. Dans cinquante ans ou dans cinq siècles, il est probable que le modèle sera encore différent. L’objet de cette morale est l’Homme en tant qu’individu. Il est particulièrement soumis à la relativité de son environnement, comme nous venons de le voir. Cependant, la morale se veut en Absolu.

Face au constat de la relativité de l’Homme, face au constat de la subjectivité de la Morale, le Sacré demeure. Il s’agit de ce qui dépasse l’Individu. Le Bien et le Mal ne sont pas de son monde. La distance permet à l’homme de respecter la loi qui le dépasse. C’est le principe biblique de la faute.

« De l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal tu ne mangeras pas ! »

Seul le divin sait ce que sont le Bien et le Mal. Ils ne sont pas accessibles à l’Homme. Le sacré conduit à accepter la Loi, à accepter ce qui dépasse l’individu dont les droits ne sont pas un absolu. La morale occidentale est chrétienne. Elle n’est sacrée que par la considération que l’Homme-individu est sacré.

Le principe de racisme ordinaire est une supercherie puisque son fondement est de débusquer la posture du repli identitaire qui serait malveillant envers les autres. Mais il n’y a pas de malveillance envers les individus.

La presse annonce le championnat du monde MMA des poids lourds ce week-end du 20 janvier auquel participe Francis N’gannou. À l’écriture de cet article, le résultat n’est pas connu. Le journal Libé présente tous les mérites de ce migrant camerounais qui est venu à Paris. La France est passée à côté de cette chance puisque N’gannou est aujourd’hui résident américain. C’est l’objet de l’article car il serait bien nouveau que Libé s’intéresse au MMA, sport de combat. Libé passe donc à côté des mérites de l’individu. Libé ne s’intéresse qu’à l’Universalisme de l’Histoire. Libé passe à côté du dépassement de soi du sportif, ce qui aboutira à son sacre. Le journal Le Parisien, pour sa part, titre « Francis Ngannou, Migrant. » Pour eux, le déterminant de cette personne n’est que cela. Ils ne voient que cela. L’antiracisme réfute l’identité.

Au contraire, celui qui est relié à son identité et donc au groupe qui le constitue ne peut être que sensible à tout ce qui permet la défense du patrimoine et en premier lieu les sports de combat. Se battre ouvre à la responsabilisation. Tout ce qui met en relief ces valeurs est porteur de Bien pour la communauté car leur existence permet qu’elle s’en imprègne. L’ordre moral qui porte les droits en absolu déresponsabilise. Je suivrai le combat pour le titre mondial poids lourds de MMA avec un regard sur la réalité de la personne et non sur ce qu’elle représente. Voilà pourquoi le concept de racisme ordinaire est un enfumage.

Géopolitique de la question juive

J’ai voulu parler de la géopolitique de la question juive.

C’est  le titre de mon dernier ouvrage sorti semaine dernière.

Géopolitique de la question juive

Le sujet est d’importance, beaucoup plus qu’il n’y parait.Leloir_-_Jacob_Wrestling_with_the_Angel

Tout d’abord, notre société occidentale est en souffrance d’identité. Ce postulat repose sur un constat incontestable. C’est au titre de cet état que se pose la question juive. Elle se pose comme l’étalon de toute considération communautaire. Il en a toujours été ainsi et il en est plus que jamais le cas.
La question juive est essentielle. C’est la question la plus rapportée au monde par les médias alors qu’elle ne concerne qu’un pour mille de la population mondiale.
Ensuite, nous sommes à l’ère de la mondialisation. Toute question est abordée globalement. La politique est devenue de la géopolitique. En y prêtant attention, nous découvrons que l’ONU, dans son histoire, a promulgué 116 condamnations d’Etats à ce jour. 61 concernent l’Etat d’Israël. Cela signifie que l’Etat juif est jugé responsable de 52% des affaires du monde. Nous sommes dans l’irrationnel puisque ce tout petit pays de 50 kms de large ne concerne toujours que un pour mille de l’humanité.
Il est également flagrant que le Moyen-Orient est le cœur de la géopolitique mondiale. C’est également très facilement démontrable, ne serait-ce que d’un strict regard géographique et géostratégique.
L’Europe connaît une crise majeure avec les « Migrants ». La source de cette crise est au Moyen-Orient. Tous les indicateurs révèlent qu’Israël est le cœur de la politique du Moyen-Orient.
La géopolitique est donc de la métapolitique.
La géopolitique de la question juive doit être abordée par son aspect métapolitique pour en cerner la portée et la comprendre, comprendre son mécanisme.
Et là, la réaction est sensationnelle. On la sent. Elle est épidermique. Elle est phénoménale. On la voit. Mais les yeux ne voient que ce qu’ils sont préparés à voir.
Dès que j’en ai parlé, je fus mis en garde contre le titre jugé provocateur de la « question juive ». La question touche le tabou. Elle touche le politiquement correct dans son essence.
La métapolitique se manifeste par une inversion-substitution d’identité. C’est une forme de complot « à l’envers ». Si nous déshabillons le politiquement correct, nous apercevons que nous sommes les auteurs du mensonge qui nous musèle.
C’est à cette découverte que ce travail vous invite. C’est une invitation à découvrir le plus grand mensonge de l’histoire de l’humanité. Une question attend une réponse. La vérité et le mensonge prennent alors un sens des plus particuliers.

Yom Hashoah

Il y a quelques jours avait lieu Yom Hashoah en Israël, la commémoration de la Shoah.

A l’occasion, je regardais une video du Rav Dynovisz sur le sujet.

http://www.ravdynovisz.tv/video.php?video_id=31140

Ce rabbin est extraordinaire. Ce ne sont pas tant son érudition phénoménale ni l’amplitude de sa foi ni même l’originalité de son approche d’ouverture vis-à-vis des non-Juifs qui sont remarquables. N’est-ce pas ce qui est attendu d’un rabbin et d’autant plus d’un rabbin de notoriété mondiale ?

Les cours du Rav sont extraordinaires par la construction des démonstrations. La Torah, la Kabbale, tous les textes codés deviennent simples, compréhensibles, lumineux de cohérence.

Maintenant, je m’arrête sur ce dernier cours de Yom Hashoah car je n’ai pas retrouvé la même infaillibilité dans la construction. Sans doute est-ce dû à l’inexactitude des exemples choisis. Je dois dire que je partage totalement la conclusion à laquelle il arrive. Par contre, le chemin emprunté ne peut pas être le même. C’est faire fausse route. Dès lors, l’enseignement reçu par le cheminement n’est pas positif à ce pour quoi nous sommes arrivés.

Le Rav commence (et il précise le caractère et la portée provocateurs de son introduction) par une comparaison et évaluation des différents génocides au monde et dans l’Histoire pour évaluer que la Shoah n’a rien de particulier, ni en nombre de victimes, ni dans l’évaluation de l’horreur.

Ce postulat est faux et la construction de l’argumentaire qui en découle ne peut donc être recevable. Chaque génocide est particulier. Parmi les exemples utilisés par le Rav, les Houtis et les Toutsis se « génocidèrent » mutuellement. Nous sommes dans, malheureusement, une réalité africaine de conflits tribaux très loin de la Shoah. Il n’y a jamais eu de génocide des esclaves noirs américains. L’esclavage n’a rien à voir avec la Shoah. Le régime des Khmers rouges a pu massacrer son propre peuple. Ce n’était pas un génocide. Les mots ont un sens et le caractère racial n’y était pas. Il en est de même pour Staline.

La Shoah est bien particulière. En allusion à l’article précédent, le détail de l’Histoire fait par cela toute la différence. La Shoah se réfère à une intention raciale dans le cadre d’une idéologie raciale. La Shoah met en place une organisation particulière sans précédent dans le cadre de ce qui est appelé la solution finale. Cette solution est conséquente d’un raisonnement qui s’appelle la question juive. Alors, oui, l’horreur de la mécanique est très subjective au regard d’autres massacres plus « animaux ». C’est là un point très important qui conduit à la confusion. Le Nazi n’était pas animé de haine. Le racisme n’est pas la haine. J’ai largement développé cette question dans l’ouvrage « la Mystification antiraciste ». Je le reprends, naturellement, dans l’ouvrage « Philosophie politique de l’Amour » pour comparer l’Amour et la Haine.

La Haine fait partie du vivant. Elle est folie mais elle est du vivant. La froideur de la conviction raciste n’est pas du vivant. Il y a confusion parce que le massacre à la machette peut sembler moins « humain ». C’est tout l’inverse.

Arrivons aux conclusions. Là aussi, le Rav utilise des arguments qui me semblent erronés. Il argue d’une concurrence de rayonnement. Ce phénomène se retrouverait à chaque aube d’Israël, le Nazisme face au Sionisme. Non, l’Allemagne n’était pas le phare de l’Occident. Jusqu’au XXe siècle, la France était ce phare d’impérialisme culturel. On parlait français aux cours d’Italie ou de Russie jusqu’au XXe siècle. L’Allemagne n’existait pas jusqu’à Bismarck. Et non, les lois raciales de Nuremberg n’étaient pas une réplique à une concurrence d’éclat du Sionisme face au Nazisme. Une autre preuve douloureuse est que les Tziganes connurent le même destin que les Juifs. L’Iran ou la Perse n’était pas le phare de l’Islam. D’abord, l’identité chi’ite est repliée sur elle-même. Le phare de l’Islam a, en premier, été Damas. Puis ce fut l’empire Ottoman.

Tout cela serait inconscient d’après le Rav. Non, une chose est ou elle n’est pas. Au IVe siècle avant notre ère, le second temple vient d’être reconstruit. La nation juive s’est reconstruite. Au moment où la Grèce serait ce phare concurrent, Alexandre conquiert le monde en passant par Jérusalem sans s’y arrêter. Bien sûr, s’il y a projet divin, le « hasard » de phénomènes parallèles peut considérer des actions inconscientes. Deux routes parallèles conduiraient au même endroit. Et c’est ainsi que j’arrive aux mêmes conclusions que le Rav Dynovisz : l’antisémitisme n’est rien. L’antisionisme est tout.

Et pourtant, les Nations condamnent l’antisémitisme et pas l’antisionisme. Les Nations voient d’un côté un racisme de haine et de l’autre une idéologie politique. Elles voient d’un côté une conséquence et de l’autre une cause et elles se trompent. Non, le racisme n’est pas la Haine. Le racisme est né de l’inégalité. La haine naît de l’égalité.

J’imagine que c’est ce point de différence entre la Haine et le Racisme que les conclusions du Rav, d’une concurrence compétitive avec Israël, et les miennes, plus génériques à la construction de l’identité, se rejoignent malgré la divergence entre les symptômes et les diagnostiques. La maladie est là. C’est une maladie identitaire face à la notion d’égalité. Je développe dans l’ouvrage « Philosophie politique de l’Amour » que l’environnement du racisme n’est fait que d’illusion quand celui de la haine correspond à la révélation du mensonge égalitaire. L’Amour, lui, correspond à la vérité de l’identité égale (pléonasme !)… On ne peut simplement pas aimer tout le monde. J’invite ceux que le sujet intéresse à lire ce livre.

 

les détails de l’Histoire

Je me permets de revenir sur une histoire réchauffée dont plus grand monde ne veut: les chambres à gaz, détail de l’Histoire. Je le dis depuis les années que Jean Marie Le Pen le ressort, il a raison sur les faits. Mais quelle erreur phénoménale non pas sur la forme mais bien sur le fond!

Un détail est relatif, donc proportionnel. La Shoah est un détail de la seconde guerre mondiale comme Hiroshima n’en est qu’un détail au regard de près de 50 millions de morts atroces et de bien d’autres événements. Mais ce sont toujours les détails qui font toute la différence. Il y a une raison à cela.

1er point, la proportionnalité signifie la mesure. Le plus grand événement est d’ordre émotionnel. Le détail est factuel. Ce ne sont pas les mêmes référentiels. On ne retiendra que les détails: Shoah, Hiroshima… Alors que le bombardement de Dresde a fait plus de victimes que la bombe sur Hiroshima….

C’est en cela que Jean Marie Le Pen se trompe. Il y a confusion entre le fait et l’émotion qu’elle suscite. Le sentiment d’un événement sera toujours plus important que l’événement lui-même parce qu’il n’est plus anonyme, strictement technique. Ce n’est pas où on le croit mais la formule de JMLP le déshumanise parce qu’il ne retient pas  l’émotion. (je pense donc je suis bête… Une vulgaire bête)

2e point, la confusion, entre ce qui compte et le détail qui est un fait, établit que ce qui d’ordre émotionnel serait régi par la mesure. Or, l’émotion qui est le vivant ne peut connaître la mesure. JMLP a donc politiquement et philosophiquement tout faux. Jamais, dans l’Histoire, une guerre n’avait autant représenté la perte d’humanité que la seconde guerre mondiale. C’est pourquoi les chambres à gaz en sont l’élément majeur. Non, ce n’est pas à cause du chiffre de 6 millions de victimes, donnée technique.

Les négationnistes qui veulent contester, sous prétexte de révision, les chiffres de la Shoah perdent tout autant leur humanité par des considérations techniques sur une question qui n’est pas d’ordre technique. Les mots ont un sens et perdre son humanité ne doit pas être pris avec la légèreté de notre époque où tout est galvaudé, où on « stigmatise » quelqu’un comme le Christ sur la croix.

Il ne faut pas s’y tromper. La formule de JMLP est sans doute inconsciente de sa portée. Toujours est-il que par cela, les événements deviennent une succession de détails. Et ils perdent toute valeur en devenant anodin. L’antisémitisme devient anodin. Le relever devient une lourdeur cataloguée comme propagande puisque ce n’est relatif qu’à un détail.

C’est ainsi que n’est pas vraiment relevé ou sans vraiment en cerner la portée, le chant des supporters d’une équipe de football puisque ce n’est qu’un détail. Et pourtant, et pourtant…

Chant des supporters de l’équipe d’Utrecht, 1ère division néerlandaise:

« Mon père était dans les commandos

Ma mère était dans les SS

Ensemble ils brulaient les Juifs

Parce que les Juifs, c’est ce qui brule le mieux »

Ce n’est rien. Ce n’est que de la provocation, du jeu. Ils ne le pensent pas vraiment… Ce n’est que du football…

Oui, certainement. Ce n’est qu’un détail. Perdre son âme n’est qu’un détail. Et c’est leur problème. Et Jean Marie Le Pen en porte une responsabilité à distance.

 

 

La question juive

Couv Philosophie politique Amour La question juive… Cette simple formulation sent le soufre. Elle est, bien évidemment, taboue. Et le tabou relève du religieux. Le religieux s’entend ici dans ses ordres moraux tout autant que sacerdotaux, rituel sociétaux. La spiritualité devient magie et incantation.

C’est que le peuple juif est fabuleux. Il a trait à la fable d’une part. Il est extraordinaire, d’autre part. Nous verrons que l’Histoire des Juifs tient de la fable et qu’elle est pourtant des plus réelles. Nous verrons que ce peuple est extraordinaire. Il est unique dans l’évolution de son histoire et particulièrement dans son rapport aux autres.

Il est extraordinaire, déjà, parce qu’il ne représente que un pour mille de l’humanité. Il peut être considéré comme un point de détail. Les événements qui le concernent peuvent être considérés comme des points de détail. Et pourtant, ces points de détail sont les déterminants de ces événements. C’est le premier symptôme du caractère extraordinaire.

Il serait une erreur que de développer une approche de la question juive sur cette dichotomie. Ce serait pratiquer une scission au sein d’un même état quand cette dualité se rapporte à deux univers différents. En fait, l’un n’empêche pas l’autre.

« L’un n’empêche pas l’autre »… On ne peut, sous peine de se tromper, opposer le mythe à la réalité. Pour la Bible, on ne peut opposer la réalité de son écriture tardive à l’écriture initiale de Moïse, bien que corrigée et réécrite, pour remettre en cause l’authenticité dans son immense profondeur de l’originale.

« L’un n’empêche pas l’autre »… Ce thème fondamental de l’essai « Philosophie politique de l’Amour » est situé dans son chapitre des notes. C’est qu’il risquait d’ouvrir à une trop grande digression. Il se doit, néanmoins, d’être développé. Dans l’ouvrage, l’argument est une démonstration mathématique. Parce qu’un l’un n’empêche pas l’autre, l’induction est symétrique de la déduction. De ce « substrat », nous pouvons aborder un point marquant de la pensée juive : son unicité accompagne son caractère universel. Là est, peut-être, le génie du Judaïsme. Il est constitué de deux réalités qui n’en sont qu’une.

J’insiste sur ce point car il est un des points essentiels de ce que j’ai voulu exprimer dans « la Philosophie politique de l’Amour ». Il y a, bien sûr, l’aspect conceptualisation qui décline le plus sûr moyen de faire face à l’assaut d’idéologies telles l’Islam. S’il s’agit d’affrontement, il convient d’être fort. C’est, ensuite, l’aspect spécification. Nous devons être forts. Se connaître soi-même permet de le pouvoir. Nous ne devons faire que ce que nous pouvons faire. Se connaître soi-même permet de s’élever parce que nous connaissons déjà nos limites. En porter de nouvelles s’établit sur le rapport à l’Autre et le plus sûr moyen est d’utiliser le vecteur de l’Amour.

En effet, par l’Amour, nous voulons offrir le meilleur de nous-mêmes. L’univers de cette évolution est la spiritualité. La foi se construit d’elle-même. Elle est l’univers et le réceptacle de la foi.

Se connaître soi-même : Nous sommes ce que nous sommes et il est indéniable que nous sommes de culture judéo-chrétienne. La Bible en est le référentiel. Mais notre culture judéo-chrétienne tend à opposer le spirituel au matériel. Notre culture est complexe parce qu’elle est également rationnelle. La culture judéo-chrétienne est profondément d’inspiration grecque. La Bible, dans une vision aboutie se limiterait presque au Nouveau Testament ou « Pacte nouveau », vision messianique.

Pour la Torah, Ancien Testament, la Science tentera d’itérer le texte à l’archéologie, tentera d’itérer le texte à l’analyse philologique. Et effectivement, l’archéologie apportera des réponses qui justifieront d’une approche psychologique, sociologique, ethnologique d’une réalité du peuple hébreu quelque peu différente de ce que dit le texte. La sémiologie et la philologie indiqueront une réécriture tardive de la Bible et retiendra une double influence égyptienne puis perse. Mais l’un n’empêche pas l’autre. C’est ce qui permettra de consolider la foi au-delà du texte.

Il est essentiel de considérer que la Foi ne s’oppose pas à la Science et qu’au contraire, la Science viendra consolider la foi judéo-chrétienne et, particulièrement pour cette dernière, proposer une ironie bienveillante au rapport entre nécessité et hasard.

Je tenais à cette précision au regard qu’il est possible de développer un algorithme pour définir un indice de vérité face aux écarts de points de vue et la démonstration que j’en fais dans mon ouvrage avec un couple de variables aléatoires (p239 à p246). Si la complexité d’un point de vue, par toutes les charges culturelles, émotives, sociales, circonstancielles ne permet pas, à priori, d’établir un algorithme pour discerner la vérité d’un événement, face à un événement, l’interpréteur de cet événement n’est qu’une variable aléatoire qui intègre l’événement. Nous pouvons, par contre facilement, définir une loi jointe entre 2 variables aléatoires dès lors qu’elles évoluent dans un même espace englobant appelé espace-produit. L’événement est donc englobant des points de vue. C’est la loi de probabilité de couple.

Et j’invite donc à revenir à l’aurore de l’Aurore grecque pour toucher la substance de la dualité matérialisme-spiritualité, fondement de cette question juive, devrions-nous, pour cela, chevaucher une nouvelle fois le tigre.