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Du haut de cette pyramide, 60 années vous contemplent !

Dernier volet sur la pyramide européenne. Mon analyse, sur Jforum, des soubresauts d’une Europe au bord de l’implosion:

Image : l’enfant-Roi Macron, symbolisé par le Sphinx espère tutoyer l’éternité, s’il parvient à sauver la pyramide Europe des premiers symptômes de l’écroulement…

 

Du haut de cette pyramide, 60 années vous contemplent !

Par Gilles Falavigna

Si le Traité de Rome date de 1957, l’Europe que rejettent massivement les peuples européens  date du traité de Lisbonne en 2009. Ne se sont écoulés finalement que 10 ans.

Jusque-là, la structure politico-économique semblait sous contrôle. Le Politique et l’Economique paraissaient scindés. Nous étions encore sous la Communauté Economique Européenne. Puis vint cette proposition de Constitution. Par référendum, les Français et les Néerlandais dirent NON. Néanmoins, les outils que proposait cette Constitution sont intégralement ratifiés par le Traité de Lisbonne.

L’Union Européenne est un système unique au monde. Fondamentalement, son fonctionnement est d’ordre technocratique. Ses compétences sont déléguées à des commissions qui n’ont pas de représentativité électorale. Cette Europe n’a pas vocation à appliquer la Démocratie. Elle est pensée pour durer mille ans et plus, à l’instar de la seule des 7 Merveilles du monde encore debout : la Pyramide de Khéops. Elle n’a donc aucune intention de donner la parole aux peuples et le Traité de Lisbonne en témoigne.

Comme nous l’indiquions lors des précédents volets sur cette « pyramide », la Réunion du Conseil de l’Europe a été préparée par le Sommet franco-allemand au mois de juin. Les deux thèmes abordés étaient la crise migratoire et le budget pour gérer le budget.

Le sujet de l’immigration est régi en façade par l’intention de créer des « centres de tri de Migrants» au Maghreb. Quant à la question du budget, question absconse, Mark Rutte, Premier Ministre néerlandais, explique qu’il ne comprend même pas ce que cela signifie.

Malgré la tempête, cette Europe maintient son cap. Bien sûr, il y a un certain pragmatisme à vouloir que les centres de tri de Migrants soient sur le sol africain. Mais il ne faut pas sous-estimer le rôle du « dialogue 5+5 », cette organisation en charge des relations entre l’Europe et l’Afrique. Nous avons d’un côté, 5 pays méditerranéens d’Europe et de l’autre côté les 5 pays méditerranéens qui font partie de l’Union du Maghreb Arabe.

Il se profile un arrimage d’un Maghreb global à un ensemble européen. Le Maghreb est économiquement dépendant de l’Europe. Il y exporte les deux tiers de sa production alors que le Maghreb représente 8% des exportations européennes. Cette fixation, partielle, sélective et foncièrement inégalitaire, se manifeste par l’émergence de nouveaux territoires productifs transnationaux liés aux délocalisations d’entreprises européennes, aux zones franches et aux restructurations industrielles consécutives aux démantèlements douaniers, comme au Maroc et surtout en Tunisie, ou aux concessions pétrolières et minières, à rebours des nationalisations des années 1970, comme en Algérie et en Libye.

Ce rattachement de fait se manifeste aussi par le développement d’une agriculture d’exportation renforçant le déficit alimentaire et le surcoût de l’exploitation d’une eau rare. Le développement massif du tourisme, avec des emprises foncières considérables, est une des formes privilégiées de cet arrimage. Il se traduit par une ségrégation socio-spatiale, un remodelage des paysages, un embourgeoisement des cœurs de ville et une patrimonialisation et des reconstructions identitaires normées par la demande touristique. Cet arrimage a aussi pour conséquence un remodelage des métropoles, avec la requalification des centres orientés vers l’attraction des grandes sociétés internationales et l’émergence d’espaces de spécialisation exclusivement tournés vers l’international.

Cette mutation organique de la société arabe maghrébine est un premier élément de perte d’identité.

Mais surtout, les pays du Maghreb sont des pays d’émigration. Sur une fonction globalement de transit, ils deviennent des pays d’immigration. Le problème de l’Union européenne a été exporté en Afrique du Nord qui, de manière factuelle, fait déjà partie de cette Union. Et qu’importe ce que peuvent en penser les citoyens des pays d’Europe. Qui va leur demander leur avis ?

C’est ainsi que positionner les centres de tri de Migrants au Maghreb n’établit pas un cordon sanitaire entre l’Afrique et l’Europe mais parachève l’intégration du  Maghreb à l’Europe. Pourquoi les pays de l’Union du Maghreb Arabe accepteront-ils ? Parce que pour la première fois, ils seront en position de force face à l’Europe en prenant en charge son problème majeur. Ils y perdront leur identité et seront formatés pour intégrer l’Union Européenne. Par ailleurs, l’Islam conquérant en sera renforcé. C’est également une raison pour que l’Union du Maghreb Arabe valide cette option.

Le journal Les Echos invite à réfléchir à l’après-Europe dans l’optique de faire prendre conscience qu’elle peut s’effondrer et ainsi cette réflexion permettrait de faire face à ce qui lui semble être une catastrophe. Le quotidien économique considère que le problème des Migrants concrétise un bouc-émissaire. En bon européaniste, le journal économique énonce le désastre que serait la fin de cette Europe, à savoir la perte de la lutte contre le réchauffement climatique et de la préservation de la paix, dixit ! A aucun moment, l’idée que cette Europe a provoqué les pires catastrophes, du Moyen-Orient à la Libye, ne viendra effleurer leur esprit détenteur de toute vérité.

La Pyramide, quelle merveille ! On croit rêver !

Sommet de l’Europe : la pyramide à l’endroit

Troisième volet de cet épisode du sommet européen de ce 29 juin 2018 sur la question des Migrants et le commencement de preuve, non seulement de la volonté de faire migrer ces populations mais également de l’élargissement de l’Union Européenne à l’Afrique du Nord.Mon article sur Jforum:

Sommet de l’Europe : la pyramide à l’endroit

 

Bureaucratie européenne contre Europe des Nations

Gilles Falavigna

La différence entre un optimiste et un pessimiste, disait Jean Giono, est que le second est souvent mieux informé que le premier.

La formule est loin d’être fausse. Mais la vérité, comme toujours, est également ailleurs. Bref, je suis un optimiste. Nous élisons des représentants et oublions qu’ils ne nous représenteront pas. Nous évaluons un contexte favorable pour nous dire que c’est le bon moment et le bon endroit pour bouger les lignes. Serait-ce sur ce point que nous ne serions pas assez informés ? Y aura-t-il convergence des deux ?

Le Conseil de l’Europe était réuni ces jeudi 28 et vendredi 29 juin à Bruxelles pour décider d’une politique migratoire claire sur fond d’opposition entre la politique bureaucratique et la politique des Nations. Pour la première fois, la machine européenne trouvait face à elle une force soi-disant déterminée. L’Autriche, la Pologne, l’Italie, la République Tchèque, la Hongrie, la Slovaquie avaient choisi de prendre en charge leur destin pendant que la Grande Bretagne se serait déjà chargée le sien.

L’Union Européenne décide de prendre en charge le dossier des Migrants ou l’Union Européenne aura vécu.

Mais depuis 1938, les conférences produisent des petits Munich. Il y a désormais toujours cet indécrottable satisfecit des petits matins qui prolongent des nuits d’ennui.

Ce vendredi à 4h30, Donald Tusk, Président du Conseil européen  est sur tweeter : « EU28 leaders have agreed on #euco conclusions incl. Migration ». whaou, le monde peut respirer !

« C’est l’Europe qui l’a emporté ! » se félicite le Président Macron.

Les dirigeants réaffirment leur engagement à mener une politique européenne pour gérer les flux migratoires. A priori, gérer, ils savent faire. Ce doit être pour ça qu’ils sont contents.

Les « Européens » ont accepté la possibilité de créer des plateformes de débarquement des Migrants sous le contrôle du Haut Commissariat aux Réfugiés, autorité de l’ONU, donc. De là, nous apprenons que l’Union Européenne a autorité sur l’ONU.

Au passage, nous pouvons également noter qu’aucun pays européen ne s’est porté volontaire pour accueillir ces plateformes de débarquement.  Elles seront donc sur le sol d’un pays tiers, certainement en Afrique du Nord. De là, nous apprenons que l’Union Européenne a autorité sur le Maghreb, au minimum. Il est probable que ces pays apprennent cette décision comme nous, au petit matin.

L’autodétermination des Nations est une plaisanterie.

C’est là que nous pouvons revenir à l’intention de partenariat Euro-méditerranéen qui implique de rendre possible une politique d’intégration économique et sociale en Méditerranée. C’est le processus de normativité de Barcelone initié en 1995.

Cette perception de la déclaration de non-discrimination, qui appelle les Africains à venir en Europe, exprime également la volonté « d’européaniser » la Méditerranée, impliquant de faire des États du Maghreb la frontière de l’Union européenne, comme ce fut le cas pour l’extrême Est de l’Europe, frontière avec l’Asie.

Du point de vue normatif, cette phase sera marquée par une sorte de tentation d’uniformisation législative et réglementaire en matière de droit des étrangers dans tout le bassin occidental méditerranéen.

Dans l’ouvrage « Géopolitique de la conspiration contre les peuples », je mets en évidence ce processus d’utilisation des Migrants non seulement pour des questions de développement démographique de l’Europe, mais également pour élargir l’Union à l’Afrique du Nord et que le Sahara soit la frontière naturelle de l’Europe. C’est donc à une double victoire de cette Europe des technocrates que nous venons d’assister à Bruxelles.

Les travaux préparatoires du Conseil de l’Europe s’apprêtaient à renverser la pyramide européenne. Tout est remis à l’endroit et nous pouvons replonger la tête vers le sol, refermer nos épaules et reprendre une posture de soumission. La technocratie l’a emporté et rien ne changera. Des plateformes de débarquement ? En quoi la détermination des Migrants, des gens qui risquent leur vie de la manière la plus concrète serait-elle enrayée ? Comment rester optimiste ?

Mamoudou, Joffrin, le Beur et l’argent du Beurre

Le Beur et l’argent du beurre

 

Par Gilles FALAVIGNA

Laurent Joffrin, directeur de Libération et de son vrai nom Laurent Mouchard, dénonce les théories du complot.

Laurent Joffrin répondait à André Bercoff sur ses interrogations suscitées par l’affaire Mamoudou Gassama.

Selon lui, le complotisme correspondrait à une attitude populiste. Celle de mettre en cause une position officielle sans pouvoir démontrer qu’elle est fausse.

Fondamentalement, cette définition est intellectuellement malhonnête. La logique veut que la charge de la preuve appartienne à l’accusation. Le principe judiciaire est basé sur l’impossibilité de prouver que quelque chose n’existe pas.

Effectivement, on ne doit nier un événement qu’à l’appui de preuves. Mais encore faut-il que l’événement soit reconnu et admis, jusqu’à preuve du contraire au sens le plus littéral.

Si ce dernier point est le nœud gordien du sujet de tromperie, la malhonnêteté intellectuelle de Joffrin est à plusieurs niveaux.

La raison de cette malhonnêteté réside dans l’intention qui dépasse le cadre de l’affaire Mamoudou Gassama. Son intention porte sur le cadre sociétal de La France d’aujourd’hui.

Pour analyser profondément ce sujet, nous devons établir trois parallèles, trois cercles.

Quelle est la limite entre l’information et la propagande ? C’est une des questions que pose l’affaire Mamoudou Gassama.

C’est tout le débat sur la loi Gayssot qui s’ouvre. En fait, il n’a jamais été fermé. La raison est simple : la loi contrevient à la logique en confondant la fin et les moyens. La loi établit la réalité mémorielle et pour être clair, celle de la Shoah, et interdit le Négationnisme.

Le principe fondateur est celui de la chose jugée. Le procès de Nuremberg s’est déroulé et les crimes avoués puis confirmés, par exemple, lors du procès Eichmann.

Le problème est dans l’introduction du principe d’intention. Ainsi, au titre de la loi Gayssot, Eric Zemmour avait été condamné pour avoir affirmé que les prisons françaises étaient majoritairement peuplées de Noirs et d’Arabes. Il n’a pas été condamné pour les faits. Il a été condamné pour une supposée intention raciste. Il n’y a pas de réalité mémorielle. Il y a la mise en avant d’un préjugé.

Finalement, Eric Zemmour a été condamné pour ce qu’il est ou supposé être et non pas pour un acte. N’est-ce pas un comble pour une loi qui prétend lutter contre le Racisme ?

Le malentendu, pour cette affaire de petit enfant sauvé, est que Laurent Joffrin ne peut mettre en doute l’événement Mamoudou Gassama. Mais il n’y a pas eu la chose jugée. Quelle est l’autorité qui a jugé ? Dans le cas du Négationnisme, il y a refus de la chose jugée. Et nous revenons sur la condamnation pour intention. Ici, Bercoff est accusé d’une intention cachée.

La loi Gayssot crée la confusion. L’affaire Mamoudou Gassama n’est que confusion dans ce rapport entre Bercoff et Joffrin.

Le deuxième parallèle est encore plus révélateur du caractère propagandiste du Politiquement Correct au pouvoir. Il démontre comment l’hypocrisie est falsificatrice. Elle est le fruit d’un sentiment de supériorité, cette supériorité qui ose s’arroger le droit de définir qui détient la bonne information et qui, également et tout autant que d’autres, diffuse des « fake news ».

En parallèle ou sur un deuxième cercle donc, les statistiques ethniques sont interdites en France.

Mais elles sont utilisées par ceux qui justifient leur interdiction.

Officiellement, on ne sait rien des comportements raciaux puisque les données sont interdites. Mais le Politiquement Correct œuvre dans un sens qui se dispense des réalités.

Ainsi, on peut demander aux victimes de discrimination si elles l’imputent à leur couleur de peau. Les enquêtes d’opinion sont construites sur ce questionnaire.

La réciproque, par contre, est interdite. On ne peut pas savoir si les personnes Noires subissent des discriminations.

Le résultat, faute de données scientifiques, met en avant un ressenti et utilise celui-ci. Le préjugé va agir en algorithme amplificateur.

Les crimes et délits sont répertoriés en France et les enquêtes d’opinion permettent d’établir un sentiment d’insécurité gradué. Le rapport entre la réalité et le sentiment de cette réalité est parfaitement mesuré.

A contrario, la gestion des statistiques ethniques équivaut à dire que si 25% des accidents de la route concernent des jeunes de moins de 25 ans, 25% des jeunes de moins de 25 ans ont un accident de voiture. En premier lieu, la majorité de ces jeunes n’ont pas de voiture. En second lieu, la récurrence, ou la récidive pour des sujets plus criminels, est un facteur important. Ce ne sont, peut-être, que 5% des jeunes qui ont eu un accident.

Il y a un tabou pour la question ethnique. Dans le cas de l’affaire Mamoudou Gassama, Laurent Joffrin brandit le tabou et développe un argumentaire émotif lié au complotisme, et un argumentaire construit sur des valeurs fausses comme les ingrédients du discours antiraciste mal maîtrisé. Le tabou est de l’ordre du roman. Il est présenté en lieu et place du fait réel, en mélangeant toute chose, grand amalgame, et en prescrivant de manière incantatoire de ne pas faire d’amalgame.

Un troisième parallèle ou cercle est la prolongation de la primauté du préjugé sur le fait, qui aboutit à la primauté du matérialisme dialectique : « ce qui est dit importe moins que qui le dit ». On sort du sujet.

Lors du vote de la loi Gayssot, de nombreux intellectuels, jusqu’à Noam Chomski ou Elisabeth Badinter, se sont émus des conséquences de cette loi et lançaient un appel à son abrogation. Parmi les pétitionnaires, pour d’autres raisons, les Négationnistes Faurisson, Soral, Dieudonné, apposaient, ravis, leur signature à l’appel.

Yann Moix avait également signé la pétition. Quand il s’aperçut que des Négationnistes avaient répondu favorablement, comme lui, à l’appel, il se retira. Au final, ses actes ne sont pas le fruit de ses opinions mais déterminés par celles de ses adversaires.

Sur ce principe, en quoi sont-ils adversaires ? « L’ennemi est bête, il croit que c’est nous l’ennemi », disait Pierre Desproges.

Ou bien : Adolf Hitler aimait la bière ? La bière est mauvaise et je ne bois plus de bière ! Je finis par être opposé à Adolf Hitler à cause de la bière. Cet exemple par l’absurde démontre comment l’irrationnel peut prendre la place de la Raison. Le cas d’école dévoile qu’il suffira de démontrer que la bière n’est pas si mauvaise pour faire accepter le Nazisme. Dans l’affaire Mamoudou Gassama, il y a un leurre de même fonction.

Yann Moix va très loin sur l’affaire Mamoudou Gassama. La pensée est formatée par l’absolutisme. La nuance n’existe pas. Cette pensée prône la Tolérance et son mode de fonctionnement est l’intolérance. Elle réfute le droit à poser des questions. La réponse doit être absolue et elle donne la réponse. Il ne peut pas y avoir d’autres réponses parce que celle-ci est donnée en absolu.

Qu’avait-on besoin de dire que le bébé était tombé d’un étage supérieur ? Contrevenant ainsi aux lois de la physique puisqu’un enfant de 4 ans ne peut pas, de plus, se rattraper du bout des doigts quand sa masse en déplacement dépasse les 120 kg, voudrait-on évaluer jusqu’où on peut aller dans la mystification ?

La pensée correcte, dominante, est absolutiste. Elle est le Bien contre le Mal et ne connait pas la nuance. Pour Yann Moix, la naturalisation de Mamoudou Gassama « relève de la pornographie ». Il n’est pas héros pour avoir sauvé un bébé. Il est un héros pour être venu en France. De là se construit tout un narratif romantique du Migrant. Il y aurait matière à écrire une chanson pour représenter la France à l’Eurovision. Pour Yann Moix, tous les Migrants sont des héros et doivent être naturalisés.

Si nous évoluons dans l’émotion, cet environnement émotif est celui du roman, du préjugé, du fantasme. Le fait n’a plus d’importance. Le fait pour lequel André Bercoff se questionnait n’est pas le problème. Tout n’est plus que confusion au-delà de l’absurde.

Pour autant, Yann Moix nous révèle l’intention de Joffrin : avoir le Beur et l’argent du beurre.

Ces 1,5 million de Juifs oubliés de la Résistance

, Jforum

Le poète Abba Kovner, témoin au procès d’Eichman et forgeron de la maxime “Ils ne nous mèneront pas comme des moutons à l’abattoir”, dans le ghetto de Vilnius, où s’est dressée l’Organisation Unifiée des Partisans ou Fareynikte Partizaner Organizatsye, en yiddish. Après guerre, des survivants de ce groupe, des anciens des camps d’extermination et de la Brigade Juive de Palestine, dans l’armée britannique, ont formé le groupe des : Nokmim ou the Avengers [les Vengeurs]. On connaît aussi ce groupe sous le nom de Nakam, leur slogan étant : “Dam Yehudi Nakam – Le Sang Juif sera Vengé”. On compte plusieurs dizaines “d’accidents de voiture”, de cadavres au bord des routes, etc. du fait de la perpétuation de leurs sentences, durant l’immédiat après-guerre. Ils ont été immortalisé à l’écran, dans le film : Inglorious Basterds.

Kovner est au milieu du groupe

Leurs représentants à l’écran

A quoi sert la journée de la Résistance ?

Par Gilles FALAVIGNA

La journée de la Résistance est célébrée le 27 mai.

A quoi sert cette journée ? La question est posée et bien posée. Il s’agit d’une célébration et non d’une commémoration. Il y a les mots et puis il y a le sens des mots. On célèbre un phénomène dont on n’est pas acteur, mais spectateur. Accessoirement, la célébration correspond à élever une louange, étymologiquement. Il y a un côté festif. Une commémoration se rapporte au souvenir d’un vécu. Elle se rapporte aux acteurs.

Pas de chance pour cette année, la fête était en concurrence directe avec la Fête des Mères, le 27 mai.

A quoi sert cette journée ? La réponse officielle est que cette journée est l’occasion de réfléchir sur les valeurs portées par la Résistance : le courage, la défense de la République, le souci de justice, de solidarité, de tolérance.

Bref, la Résistance serait un prétexte pour célébrer des valeurs abstraites.

Dans le monde réel, dans le concret de ce que les gens ont vécu, la Résistance n’était pas cela. On Résiste à quelque chose, à quelqu’un. Il y a une différence entre le souci de Justice, de Solidarité ou de Tolérance et le souci de survivre. Il n’y a aucune tolérance dans l’acte de résister.

Dans le monde réel, la Résistance s’opposait au Nazisme. Dans le monde réel, la Résistance s’opposait à l’envahisseur. Il avait un visage.

Célébrer la Résistance pour réfléchir à la Solidarité et à la Tolérance n’est pas seulement insulter les Résistants, c’est effacer le visage de l’ennemi.

Lorsque le visage de l’ennemi est effacé, il est très simple, ensuite, de pratiquer une inversion entre les opprimés et les oppresseurs.  David devient le Philistin et Goliath est le Juif. Quand on célèbre au lieu de commémorer, il n’y a plus de mémoire. Il n’y a plus d’identité.

Notre époque est corrompue. Les mots sont corrompus. Le mensonge prévaut parce que le sens des événements est corrompu, falsifié.

Cette semaine, j’ai été surpris d’une question qui me fut posée : « Y avait-il des Juifs dans la Résistance ? »

Au premier abord, la question peut sembler étrange. Mais à y regarder de près, elle n’est pas si étrange.

Dans l’imaginaire collectif, on aime le Juif quand il est en pyjama rayé. Il est associé à la victime. Et si le Juif était envoyé dans les camps d’extermination, c’est parce qu’il ne se révoltait pas. La révolte du Ghetto de Varsovie semble une exception.

Depuis 70 ans, où les Juifs sont-ils associés à la Résistance ? Le film « Nuit et brouillard » ne cite que trois fois le mot Juif. Il n’y est absolument pas question de la Shoah. Le film présente les camps de concentration et non pas d’extermination. La liste est longue et il n’y a pas de contre-exemple pendant trente ans.

Ce jour de 27 mai est l’occasion de rétablir une partie de la vérité: les Juifs résistaient !

La quasi totalité de la population juive de France était en Résistance, soit armée, soit de sauvetage. Parmi les groupes de résistance les plus connus, le groupe Manouchian, pratiquement composé que de Juifs.

Les plus grands héros de « l’armée des ombres » qui sont morts glorieusement au combat sont Juifs. Joseph Epstein, un des fondateurs des FTP, sous le nom de commandant Gilles. Joseph Clisci, le héros de Clichy, qui affronta des dizaines de SS, les tuant presque tous et garda sa dernière balle pour se suicider.

Les Juifs n’étaient pas ces moutons conduits à l’abattoir ni des parasites qui attendaient qu’on se batte pour eux.

Ces 1,5 million de combattants sont à mettre en relief, comparés aux 250 000 résistants français qui ont permis à la France d’obtenir un siège au conseil permanent de sécurité de l’ONU, de faire partie du camp des vainqueurs et, incidemment, de surmonter les heures sombres de la collaboration pendant au moins 55 ans d’Omerta.

L’Histoire doit servir à comprendre l’actualité. En ces temps qui manient la falsification, il est important de rester sur les fondamentaux.

Par Gilles FALAVIGNA

Pourquoi être sioniste ?

Mon article sur EuroLibertés:

Être sioniste, est-ce se déterminer en fonction des Juifs quand on n’est pas Juif ? Il se trouve que la question juive, qui ne concerne qu’un des plus petits peuples au monde, est au centre de toutes les attentions.

Plan de partition de la Palestine en 1947.

Plan de partition de la Palestine en 1947.

Un des plus petits pays au monde fait l’objet de la Une quotidienne de tous les médias. Cette préoccupation mobilise nos sociétés depuis toujours. Peut-être est-ce ce paramètre qu’il convient de regarder.

Le judaïsme date de 4 000 ans. Il y a sur ce point un premier malentendu car le judaïsme n’est pas une religion. Le judaïsme est une identité.

La Bible rapporte que durant des siècles, Dieu s’adressa à Abraham et à ses descendants avec un unique message : Je vous donnerai une terre et vous serez une nation.

À aucun moment, durant les siècles qui séparent la genèse du peuple juif, de son entrée sur la terre qui lui avait été donnée par un pacte, il n’est question de religion. Il ne s’agit que d’une terre et d’une nation. Lors, à aucun moment, une loi divine n’établit ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire.

Ce n’est donc qu’à l’instant d’entrer sur cette terre que la loi, la Torah, est donnée. Elle n’est pas donnée à des individus. Elle aurait, sinon, été donnée depuis longtemps puisque la Bible indique que les Patriarches ont été les plus méritants des hommes. Elle n’est pas plus donnée aux tribus alors que leurs chefs portent tous les attributs constituants de la Torah, Joseph et Juda en tête.

La Torah est donnée à un peuple qui devient une nation, c’est la Loi guidant la nation. La question est des plus actuelles car l’individu juif, par le sionisme, n’est véritablement juif que lorsqu’il est sur sa terre. Il s’appelle, alors, Israël. Le juif qui est en exil, qui n’est pas sur sa terre, est vidé de son essence.

Le judaïsme n’est pas une religion. Le judaïsme est une identité. La religion, ce qui relie les membres d’une nation, étymologiquement et les mots ont un sens, vient la conforter. Tout le sens de la Torah est de justifier le principe fondamental que nous venons de voir, de manière rituelle, c’est-à-dire principalement symbolique, et de manière explicative. Ainsi, le juif, Jacob, devient Israël, la nation, quand l’ange, émanation de l’Occident dans le Judaïsme, le bénit. Le texte précise qu’il ne bénit pas Jacob. Il bénit Israël, le nom que prendra Jacob quand il sera une nation.

Restons un court instant sur la Bible pour spécifier que le modèle est systématique. Le premier homme connecté à Dieu, Adam, est un corps. Ce n’est qu’une fois ce corps constitué, que Dieu lui insuffle une âme qui alors devient vivante. Il en est de même pour Israël qui doit exister sur sa terre pour devenir une nation. C’est très exactement la production de cette image que vient de réaliser Donald Trump en inaugurant l’ambassade américaine à Jérusalem.

Le modèle juif est unique. La religion, la culture, sont pour lui consécutives de l’identité. Pour toute autre nation, ce sont la culture ou la religion qui construisent l’identité.

Mais pour s’arrêter à la seule religion, un Chrétien peut aussi bien être français, que chinois ou syrien. Quelle est véritablement l’identité de ces gens ?

La mécanique identitaire juive est le modèle que doit prendre tout nationalisme. D’ailleurs, Johann Fichte, le père conceptuel du nationalisme européen ne s’y est pas trompé en prenant le repère selon le prophète Ezéchiel, qui construit la vie à partir des squelettes pour y façonner la chair. Il termine en insufflant la vie. Le support permet à l’idéologie d’exister. Sans lui, l’idéologie est mort-née.

Le nationalisme occidental est un échec. Il l’est parce que l’identité fondamentale des peuples européens est falsifiée, erronée, corrompue.

Pour paraphraser Fichte, nous sommes à la croisée des chemins. Voulez-vous que notre génération marque l’histoire comme étant celle qui a fait mourir ses enfants ? Ceux qui se prétendent nationalistes sont animés d’autosatisfaction. Mais que sont-ils ? À quoi rime l’antisionisme ambiant ? À justifier d’un complot universel juif qui conspirerait contre les nations ? Le discours est le même que celui des pays qui ne sortent pas du sous-développement et en rendent responsable l’Occident, vampire aux doigts et nez crochus. Que ceux-là commencent à se prendre en charge comme nous devons nous prendre en charge, à l’instar du peuple juif. Soyons grands par nous-mêmes.

« Cette élite, vous devez la devenir si vous voulez la rester ! », suggérait le compositeur et théoricien de la musique autrichien Hanns Eisler.

Le sionisme est la seule idéologie qui se bat contre l’universalisme. C’est très simple. Pour ne pas disparaître, quel camp choisissez-vous ?

Pour signifier clairement et simplement l’erreur de l’antisionisme de l’Occident, lorsque apparaît un chef qui défend sa nation, il est l’ami d’Israël. Nous voyons le Président Poutine convier Netanyahou aux cérémonies du 9 mai en invité d’honneur. L’acte le plus significatif du Président Trump est de transférer l’Ambassade US à Jérusalem.

Le patriote, le nationaliste qui est antisioniste participe à l’universalisme et devient traître à son peuple.

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Les Prix 2018 de l’Antisémitisme

 

Par Gilles FALAVIGNA

 

L’époque actuelle ne prête pas foncièrement à rire. La probabilité de guerre n’a depuis longtemps jamais été aussi grande. Certains connaissent la guerre. D’autres, pour paraphraser Jean Giraudoux, diront qu’on y meurt.

Mais la guerre est une fuite en avant dans la monstruosité, dans la cruauté, dans une horreur qui dépasse toute imagination. Et dire que les gouvernants voudraient qu’elle puisse être propre ! Vœu pieux.

Les guerres asymétriques offrent au dominant l’avantage de lui permettre de rester propre. C’est une des trois principales raisons pour lesquelles Tsahal est une armée morale. Israël est largement supérieur à ses voisins dans tous les domaines.

La deuxième raison se rapporte au Judaïsme. La culture juive est profondément porteuse de vie. C’est sa nature. Commet douter que cela influence l’éthique ?

La troisième raison est que Tsahal est une armée de conscrits. Elle est composée de jeunes issus de l’ensemble de la société. Mieux encore, Tsahal est composée de garçons et de filles, et tout citoyen y a sa place pour participer à la défense de sa Nation. Des handicapés mentaux et physiques ont une fonction utile dans l’armée israélienne.

Accuser Tsahal, parler de bain de sang sur la frontière de Gaza est mettre en cause la probité des forces israéliennes. Ici, l’argumentation est vaine. La logique indique que les morts palestiniens ne profitent en aucun cas à Israël. Mais la logique s’oppose au jugement de valeur, préjugé gratuit et facile face à une situation de « dilemme du prisonnier », cette situation où on est perdant quelque soit le choix opéré.

Il est alors simple de comprendre que critiquer Tsahal, c’est reprocher aux Juifs tout ce qui peut arriver, puisque Tsahal est composée de l’ensemble de la société juive.

Il y a quelque chose de profondément pervers dans le rapport de force. Le travail idéologique dominant, depuis longtemps, utilise l’inversion des valeurs. Les Sionistes seraient les nouveaux Nazis. L’inversion est à son comble puisque David contre Goliath, c’est devenu Gaza contre Israël. Et qu’importe que la logique ait établi que le dominant est pacifiste et qu’il n’y a pas d’armée qui pratique plus l’éthique que Tsahal.

L’inversion des valeurs est donneuse de leçons. Si l’idéologie occidentale dominante a atteint le paroxysme de l’antisionisme, elle s’autoproclame porte-étendard du Bien. Elle dit combattre l’antisémitisme. Dans le monde égalitaire universel, le Juif n’a qu’une place théorique.

Ainsi, d’un côté, Benoit Hamon regrette qu’il n’y ait eu de morts que du côté palestinien. De l’autre et pour faire preuve de mesure, la presse ressort et dépoussière les « Horribles ». Le nouvel antisémitisme serait musulman ? On ressort les propos du führer-rédacteur de Rivarol, l’horrible Jérôme Bourbon. En Iran, il pourrait recevoir le Prix de l’antisémitisme, gloire suprême pour un dhimmi. En France, il concourt à recevoir ce prix sous les huées bien-pensantes. Ce n’est, en fait qu’une question de mode, au même titre que les « Gérard de la télé » ou autres catalogues de la satire de mauvais goût.

Le salace dispose de ses partisans. Mais au regard de ceux qui dégustent l’immonde en justifiant du mauvais goût des autres, il n’est pas le plus néfaste.

Jérôme Bourbon est une bénédiction pour les antisionistes. Tout le monde s’acharne sur ce triste individu. Il en ferait pitié. Car peut-on l’imaginer une arme à la main ? Jérôme Bourbon est un vrai antisémite. Mais est-il le plus dangereux ?

Dans le cadre de l’inexorable progrès intellectuel, ces gens sont les vestiges d’un très lointain passé.

Nous en sommes à distribuer les prix de l’antisémitisme. Le monde moderne est à l’image. Il n’est plus à l’écrit. Il n’est plus à la pensée. Il est à l’acte.

Le monde moderne est violent. Le monde moderne est criminel. Il est à la mort. Le nouvel antisémitisme est musulman. Ce n’est pas un jugement de valeur, une évaluation doctrinaire. C’est un fait. L’antisémitisme est un acte. Il égorge au cri d’Allah ouakbar.

Jérôme Bourbon est identifié pour ce qu’il est. En réalité, il ne mérite même pas la dernière marche du podium de l’antisémitisme. Il en finira au pied, conformément à son allure canine. Jérôme Bourbon est une victime et subit une nouvelle injustice…

La dernière marche est occupée par Dieudonné M’bala M’bala. Il s’agit d’un même acabit, celui du serviteur manipulé, celui de l’objet utile. Mais déjà, l’antisémitisme est habillé, sous couvert d’humour. C’est ce qui justifie de gravir la marche.

Toutes les marches sont larges pour accueillir une véritable foule qui occupe les basses-œuvres. Souvent, ces gens s’ignorent. A l’instar de ces multiples municipalités qui hissent le drapeau palestinien au nom d’un antisionisme, ils n’ont pas conscience qu’ils sont antisémites. Ils font partie du troupeau.  La troisième marche correspond au « soft power », celui de l’Islamisation insidieuse, du pas à pas, de l’application marxiste de la dialectique.

L’Islamiste occupe donc la seconde marche. Il est très loin devant les Nazillons. Il est également très proche. Il est loin devant parce qu’il est dans l’action. Il est très proche par le lien qui les unit.

C’est ici, et pour comprendre ce classement, qu’il est nécessaire de revenir sur les commentaires à propos du « serpent » de la Genèse. Le Serpent attaque l’Homme parce qu’il est un Homme. C’est à la race de l’Homme que le serpent s’attaque. Il met tout en œuvre pour l’empêcher de mener à bien la mission que Dieu lui a confiée. La raison de cette agression est idéologique. Mais le serpent n’est qu’un serpent. En réalité, le serpent n’est pas doué de parole. Il n’est pas doté de sa propre réflexion. « Je pense mais je ne suis pas ! »

Le serpent, disent les commentaires du Judaïsme, est chevauché et manipulé par un être qui se dissimule. C’est Essav qui chevauche le serpent.

La première marche est occupée par ceux qui restent dans l’ombre. Ils sont les faiseurs de guerres. Ils manipulent. Ils expliquent qu’ils sont le Bien et qu’ils œuvrent pour la paix. C’est leur mensonge qui les dissimule.

Essav tient les rênes du Serpent. Essav représente l’Occident. Il représente l’idéologie universaliste. Mais Essav est Juif ! Il est le fils d’Isaac ! Qui mieux qu’un Juif saura s’attaquer aux Juifs ? Le Mal fait partie intégrante du Bien.

Hamon regrette qu’il n’y ait pas de morts côté israélien. Quel mépris pour tous les Israéliens victimes du terrorisme. Peut-on oublier cette femme, à Jérusalem poignardée et suppliant qu’on sauve son bébé, ayant pour toute réponse un « crève ! », de la part d’un commerçant fermant boutique ?

Hamon est juste le caniche en laisse d’un Soros. Hamon est dans la réaction.

C’est plus sous la plume d’un Daniel Schneidermann que nous pourrons déceler toute la malfaisance antisémite. Daniel Schneidermann biberonne les Dieudonné et Soral. Patrick Cohen, resté à la troisième marche du podium, en compagnie de Benoit Hamon, le comprend pour une fois.

Le dernier article de Daniel Schneidermann dans Libération s’intitule : « Israël, la poule et la goule. »

Il est consacré à Netta qui fait la poule. Il n’y a pas de hasard au jeu de mot pour la rime avec la goule. Une goule est un vampire suceur de sang, dans la mythologie arabo-musulmane. Schneidermann, en bon Essav manipulateur, adresse le mythe du Juif suceur de sang aux populations arabo-musulmanes. La victoire de Netta serait le résultat d’une volonté israélienne pour dissimuler l’extermination de Gaza. Le complot juif est le deuxième volet de l’analyse de Schneidermann. Le troisième volet porte sur les rires complices de Benjamin Netanyahou qui reçoit Netta Barzilai. Accessoirement, la satisfaction d’Ivanka Trump ne mérite pas le fiel de Schneidermann. Comme il le dit, la presse américaine s’en charge. C’est celle de Netanyahou qui lui est insupportable. Une victoire israélienne lui est insupportable. La joie de Netanyahou et de la Nation israélienne, à lire cet article, décrit le même état d’esprit que montrait les affiches nazies du « Juif Süss ». De la même manière, cet article raille le physique de Netta.

Si Israël et la nation juive sont l’expression fondamentale de l’auto-détermination et, par cela, s’opposent à l’Universalisme, l’Antisémitisme est-il l’arme de l’Universalisme ou est-ce l’Universalisme qui est l’arme de l’Antisémitisme ? Question de la poule et de l’œuf chanterait Netta ? La biologie répond à cette question. Mais c’est une autre histoire.

 

Source : polémique Cohen-Schneidermann : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1142068-daniel-schneidermann-l-idiot-utile-des-dieudonnistes.html

Il n’y a, hélas, pas de mort côté juif dit Hamon !

Il n’y a, hélas, pas de mort côté juif dit Hamon !

Par Gilles FALAVIGNA

“Hélas les morts ne sont que d’un seul côté”, dit le chef du PS, exactement. Bien sûr, ce n’est pas ce qu’il voulait dire. « Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! » devra-t-il avancer, histoire de reculer. Mais c’est très exactement ce qu’il a dit.

Benoit Hamon n’est pas tout seul. Un autre a exprimé la même chose sous une forme différente mais l’idée y est. Jérôme Bourbon, führer-rédacteur du journal Rivarol et digne héritier de la race des Seigneurs par son allure de vainqueur, écrit un pitoyable « tonton, tu nous manques ! » Bref, le Juif doit mourir.

Devrions-nous « contextualiser » pour réinterpréter la sortie de Benoit Hamon au micro de RTL ? Eh bien justement, le lapsus est révélateur. Alors que la situation est très grave, il s’agit d’un état de guerre, Hamon avec ce qu’il représente prend partie en rejetant, d’un revers de main, ce que l’aveugle pourrait voir. Ce « hélas » ne signifie pas que des morts israéliens permettraient de considérer la position israélienne, puisqu’il s’inscrit dans la logique idéologique défendue par cette Gauche bien-pensante. L’idéologie de l’équilibre, de deux Etats, est confortablement installée dans le politiquement correct consistant à ne pas bouger les lignes. De quelles lignes parlons-nous ?

Ne pas bouger les lignes, c’est revenir systématiquement aux résolutions des Nations-Unies de 1947 et la proposition d’un Etat juif et d’un Etat arabe sur la terre de Palestine. Ces lignes donnaient à Israël un désert au Sud et des marécages au Nord, des positions intenables alors qu’il était clairement établi que la guerre avec le monde arabe serait inéluctable et que les Juifs seraient exterminés.

Et il y eut le miracle de la victoire militaire israélienne de 1948, et sa survie.

Ne pas bouger les lignes, c’est réfuter les conséquences de la victoire israélienne de la guerre des 6 jours, en 1967. Cette victoire relevait encore du miracle. Matériellement, elle assurait une certaine sécurité pour un Etat de 50 kilomètres de large. Ce sont bien ces faits qui sont intolérables aux Nations, puisque ces dernières se battent pour un retour à la situation de 1948, comme si toute démarche d’Israël pour assurer sa paix était irrecevable. N’est-ce pas sous cet aspect global qu’elles refusent à Israël le choix de sa capitale ?

La responsabilité de 60 morts à Gaza serait entièrement le fait du déplacement de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, selon Benoit Hamon. Le Président Trump aurait le sang de ces 60 « martyrs » sur les mains. Profondément, quel reproche est fait à Donald Trump, un individu dit imprévisible ? Depuis le Président Truman jusqu’au Président Obama, chaque candidat a promis de transférer l’ambassade à Jérusalem et tous ont trahi leur engagement. Le Président Trump ne trahit pas. Il ne louvoie pas dans la compromission. Il est donc imprévisible. Mais peut-être le caractère particulier de Donald Trump ne doit-il rien au hasard dans les circonstances actuelles.

Il est important, ici, de réitérer que l’histoire d’Israël relève du miracle. Les faits sont les faits. Il est néanmoins possible de considérer l’influence de « l’invisible ».

Non, le Président Trump n’est pas responsable de la morts des terroristes du Hamas et de quelques malheureux manipulés à Gaza.

La « marche du retour » n’est pas directement liée à la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem pour capitale d’Israël. La « marche du retour », comme son nom l’indique, se réfère à la déclaration d’indépendance d’Israël, Yom Haatsmaout. Elle est rendue nécessaire, pour les Palestiniens, par la victoire de la guerre des 6 jours, Yom Yeroushalaim.

Il est tout de même particulier que ces événements se déroulent sur une période précise qui se termine par Shavouot, la commémoration du don de la Torah. Peut-on réellement ne voir que le fruit du hasard à ce que les événements d’Israël concordent avec le décompte du Omer? Ben Gourion n’était pas religieux. Que l’indépendance cadre avec le début du mois de Iyar ne peut pas être délibéré. Le déroulement de la guerre des 6 jours et la prise de Jérusalem à 7 jours du décompte du Omer, la dernière semaine, ne peut pas être consécutif d’une intention religieuse de Moshe Dayan qui, comme le souligne le Rav Dynovisz sur le propos, ne devait même pas connaître ce décompte de 7 semaines avant la remise de la Torah.

Et c’est au dernier jour et à la dernière heure de la dernière semaine de Iyar que le représentant majeur des Nations reconnait Jérusalem, capitale d’Israël.

Car, selon la tradition, la dernière semaine du mois de Iyar représente l’attribut lié à David, celui de Jerusalem, celui de la Malkhout, c’est-à-dire la réalité d’Israël en tant que Nation constituée. Est-ce un hasard si les textes qui datent de 2000 ans décrivent à ce point précis les événements de la Nation israélienne contemporaine ?

Au point où nous en sommes, cadrons avec l’entrée dans le mois de Sivan. D’où vient le nom d’Israël ? La tradition fait le lien avec le combat de Jacob contre l’ange. L’ange représente l’émanation d’Essav. C’est au petit jour, avant le lever du Soleil que l’ange bénit Jacob. En fait, il ne bénit pas Jacob qui signifie le juif en exil mais Israël, le Juif en tant que Nation. C’est l’image de ce que vient de réaliser le Président Trump.

La vérité n’est pas unique. Benoit Hamon voit l’histoire depuis sa lorgnette. Il est un personnage d’un autre temps, un temps aujourd’hui révolu.

Selon le rav Dynovisz, les 70 ans d’Israël marquent le passage d’un cycle à un autre. Dans la continuité de son enseignement depuis des décennies, observateur du monde réel, il annonce que nous avons quitté l’ère pré-messianique et que nous sommes entrés dans l’ère du Machia’h. Il avance par ces signes la construction imminente du troisième Temple. Finalement, Benjamin Netanyahou ne l’a-t-il pas également suggéré lors de la cérémonie de l’inauguration de l’ambassade américaine ?

Sous cet aspect, les propos de Benoit Hamon n’ont d’autre place que dans les poubelles de l’Histoire.

Sources : http://ravdynovisz.tv/histoire_du_peuple_juif/a-16-h-aujoudhui-sommes-entres-machiah-ben-david-14-mai-2018/

La corruption au service du Terrorisme

Par Gilles Falavigna pour Jforum

La corruption au service du Terrorisme

 

Le procureur François Molins, chargé de dossiers terroristes fait une sortie médiatique pour alerter d’un phénomène de « micro-financement » du terrorisme en France. Plus de 400 donateurs français ont financé Daech. Il s’agit d’un système alimenté par des sommes « modiques, mais en nombre important ».

Le magistrat estime que « les terroristes ont eu besoin de 25 000 euros pour organiser les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher et 80 000 pour ceux du 13 Novembre à Paris et à Saint-Denis. »

François Molins a été dessaisi de nombreux dossiers confiés au nouveau Parquet National financier. Il est connu pour s’opposer à la création d’un parquet national antiterroriste. Le grand professionnalisme du procureur est unanimement reconnu. Mais ses sorties correspondent également à une lutte intestine entre les autorités de compétences.

Nous pourrions, par cette sortie, nous satisfaire de la prise de conscience qu’un mal réel ronge la société française de l’intérieur. Déjà, les instituts de sondages indiquaient que plus de 25% des jeunes de moins de 25 ans ont une idée favorable de l’Etat Islamique. Cela viendrait compenser la déclaration du Président Macron pour qui l’Antisémitisme est le fruit de l’importation du conflit israélo-arabe. Au passage, cette déclaration revient à dire que sans les Juifs, on se débarrasse de tout problème.

Mais revenons sur le fond du phénomène de micro-financement. De quoi avait besoin l’auteur des attentats de Montauban et Toulouse ? (qu’il me soit permis de ne pas avoir envie de citer son nom)

De quels moyens avait besoin l’auteur de l’attentat de Nice ?

Il suffit de très peu de moyens, surtout quand le paradis d’Allah est au bout du pare-chocs de son camion lancée à vive allure comme un bélier.

Quoi qu’il en soit, le problème n’est pas là.

Plus de 400 petits donateurs français ont financé Daech. Il s’agit d’individus identifiés. Leur nombre est obligatoirement beaucoup plus grand, peut-être énormément plus grand.

Un des piliers de l’Islam est le Zakat, la charité que doit faire tout Musulman à des œuvres caritatives et une très grande partie d’entre elles sont d’obédience islamiste derrière des noms de tolérance, de paix et d’amour. Si l’Islam « de France » est invité à faire le ménage, le nerf de la guerre ne peut en être exclu.

Mais, profondément, il est question, ici, de l’Etat Islamique. Que représentent les sommes versées dans le cadre de ce micro-financement ? Daech dispose de milliards d’euros. Selon le journal Le Point qui fait part de sources émanant des Services de Renseignement, Daech dispose aujourd’hui d’un pactole de 3 milliards d’euros. Cette somme suffit à maintenir le niveau de nuisance actuel de Daech pendant 15 ans.

En réalité, ces 3 milliards d’euros ne sont que le flux de trésorerie de l’organisation terroriste. C’est la partie visible de l’iceberg.

Pendant des années, Daech a eu le contrôle des ressources de toute l’activité économique d’une région très riche, en pétrole comme en toutes matières premières. Nous parlons d’un Etat qui taxe tous les échanges commerciaux. Nous parlons d’une organisation criminelle qui pratique le racket et nous savons, par exemple, que Lafarge a dû contribuer au financement terroriste.

Ces sommes ont été investies, tout naturellement. Elles ont été blanchies dans des activités parfaitement légales.

C’est un premier point au regard de l’information fournie par le Procureur Molins. Une règle fondamentale en gestion de projet est la loi des 80/20, dite loi de Pareto. On ne peut mener à bien un projet qu’en traitant les 80% qui sont la cause d’un problème et non pas les 20% dont l’influence est marginale. Ces micro-financements sont marginaux quant au problème. Il ne s’agit pas de ne pas les traiter pour autant.

Daech est riche, très riche. La terminologie d’Etats-voyous n’est plus à la mode mais leur capacité de nuisance est toujours là. Turquie, Iran, Qatar et bien d’autres, peut-on rester naïfs en observant au quotidien que ces puissances tirent intérêts de la situation syrienne ?

Le second point au regard des micro-financements est celui des flux financiers qui blanchissent les milliards d’euros dont dispose Daech. Ce sont ces rouages tout à fait légaux qui alimentent la corruption et qui participent à notre destruction, comme la corruption au sein de l’UE pour permettre l’immigration et bien d’autres activités de fond. Le terrorisme n’est qu’un paramètre parmi d’autres concernant les armes de nos ennemis.

Sur ce point, la sortie du Procureur Molins s’inscrit dans le Politiquement Correct. Il doit sa notoriété et son aura au traitement qu’il fit des affaires financières Sarkozy avec Bygmalion, d’un côté, et Cahuzac, de l’autre. On ne peut lui reprocher de partialité. Mais cette sortie ressemble à la nécessité d’avoir du grain à moudre pour cacher l’incapacité à traiter le problème sur le fond.

Mes travaux pour l’ouvrage « Géopolitique de la conspiration contre les Peuples » reposent sur le constat et l’analyse des liens entre les instances politiques et le crime. Il s’agit de corruption à grande échelle.

Quelques chiffres permettent d’éclairer la consistance de la mise en relation entre une offre, portée par l’idéologie universaliste et une demande, portée également par l’idéologie universaliste. Tous les ingrédients de la corruption sont présents puisque tous les ingrédients sont présents pour être corruptible !

L’ONG Transparency International a développé un indice de perception de la corruption allant de 1 à 10. Au monde, aucun pays n’atteint 10 qui signifierait qu’aucune affaire de corruption n’y serait instruite. En Europe, un indice de 3,8/10 est attribué à la Grèce. La corruption y est endémique. La perception de l’Italie est de 4,3. Cela correspond à ne pas être un Etat de Droit. La France est notée 6,9 en 2015. Elle occupe la 23e position du classement en 2016. La France est considérée comme un pays de corruption.

C’est au niveau de la moyenne européenne, région à 1000 milliards de dollars de corruption.

Dans ce contexte, les aides et subventions, argent inodore, participent fortement aux flux de corruption. Le Figaro du 29 juin 2012 fait état de 34 milliards d’Euros versés à 250 000 associations par la France. L’article se veut une « enquête sur l’étonnante opacité qui entoure le financement public des associations ».

Pour la seule France et la seule aide aux entreprises, le montant des subventions serait de 110 milliards d’euros selon la documentation française, rapport « Pour les aides simples et efficaces au service de la compétitivité », juin 2013. Pour autant, Wikipédia sur le thème, indique que le montant total des aides est inconnu.

Dès qu’il y a une occasion, la criminalité se rue sur les marchés. Les opérations « pétrole contre nourriture », en Irak, ont atteint le summum de la corruption. Malgré le secret Défense, la commission Paul Walker a référencé les centaines d’entreprises qui sont intervenues sur ce marché. Il n’y a pas de compagnie propre. La criminalité est un agent géopolitique. Les Seconde et Troisième Guerres du Golfe ont été très lucratives. L’Irak a été pillé. Il ne l’a pas été par un pays. Il l’a été par le crime organisé.

Le criminel est un homo œconomicus basique dans ses comportements sociaux. Il œuvre « utile ». Il utilise le pouvoir. Il ne le recherche pas. Il conteste l’autorité par sa puissance. Il est, néanmoins, un pouvoir économique et social. Le criminel possède une identité. C’est l’identité criminelle puisque le crime est son déterminant. Son territoire est le monde entier. Mais la source du territoire est primordiale.

Nous assistons à une balkanisation du monde. Les grands empires deviennent de petits états. Ceux-ci nourrissent la criminalité. Comme ce fut le cas pour la Yougoslavie, la fragmentation s’accompagne d’une fiction d’états, fut-elle provisoire. Il n’y a pas de police. Il n’y a pas de structures. Ce sont des proies faciles.

Si nous sortons du cadre juridique pour analyser la criminalité, nous trouvons un contexte sociologique constant pour servir de modèle. Nous retrouvons alors les principes de Norbert Elias et sa civilisation des mœurs :

L’Urbanisation est un moyen de disparaître de l’œil du voisin et du contrôle social naturel.

Toute concentration humaine augmente la difficulté à faire régner l’ordre. Cette concentration s’accompagne d’une nécessité économique plus importante.

L’anonymat et l’explosion démographique sont le terreau de la criminalité.

Les objectifs de l’Europe, les objectifs des organisations terroristes et les objectifs de toute organisation criminelle sont les mêmes : favoriser l’immigration. Que peut bien, alors, proposer le Procureur Molins ? Voilà, nous apprenons que des habitants de France nuisent à la France. C’est déjà ça ! Serait-ce un os à ronger pour les sous-chiens sans-dents?

L’antisémitisme est plus fort que nous !

Irrationnel, l’antisémitisme est plus fort que nous !

Gilles FALAVIGNA

Les agressions antisémites progressent de manière véritablement vertigineuse.

Les derniers mois ont connu des violences inédites : le bébé d’un rabbin brûlé dans sa poussette, des jeunes enfants agressés, violentés, lacérés. Qu’avaient-ils donc fait pour subir de telles attaques si ce n’est exclusivement de naître Juifs ? Sarah Halimi, Mireille Knoll étaient-elles des monstres pour connaître une telle horreur ? L’horreur est la signature parfaitement identifiée de leur agonie. Elles connaissaient leurs bourreaux. Elles leur rendaient service autant qu’elles pouvaient. Ils étaient voisins. Mais elles étaient Juives et furent massacrées.

Et puis Jérémy Atlan et tous ceux dont le nom mérite d’être souvenu témoignent qu’il n’est pas question de crachat, de bousculade. La situation rappellerait les « heures sombres », comme on dit ? La situation est autrement plus pernicieuse qu’à l’époque du Nazisme. Il y a déjà cette référence dans l’horreur qui postule qu’elle ne peut pas être atteinte et donc la situation des Juifs dans leur relation à l’Autre serait sans aucune commune mesure avec  l’époque nazie. C’est un véritable tabou entretenu par un vocabulaire galvaudé. Mais à l’époque, le régime n’était pas la population, tout comme aujourd’hui mais en déterminants contraires. Combien de vieilles dames juives ont été assassinées, torturées, défenestrées sous le régime nazi de 1933 à 1939 ? Vers une nouvelle Shoah ? Nous ne pouvons y croire. Mais personne n’y aurait cru en 1940 et la situation est aujourd’hui plus menaçante, en réalité.

Israël est en fête pour le 70e anniversaire de son indépendance. Tout le monde se déchaine dans un Antisionisme débridé. La région est au bord de la guerre. La population israélienne n’a peut-être jamais eu autant conscience du péril qui menace. Elle est traitée avec mépris. Rien ne lui est épargné.

Alors nous tentons de comprendre ce qui peut expliquer l’antisionisme et l’antisémitisme. Nous savons que le hasard est, en réalité, un algorithme trop complexe pour être exprimé de manière intelligible. Derrière l’irrationnel se trouve nécessairement une explication recevable. Nous en appelons à la raison. Que pouvons-nous faire d’autre pour combattre l’antisémitisme ? C’est également pour l’Antisémite que nous le faisons indirectement, pour le ramener hors de la folie, de la déraison, hors du crime.

Il y a à peine deux semaines, Gilles-William Goldnadel soulevait ce qui aurait pu devenir l’affaire Plenel. Le journaliste-phare de Médiapart est sans contexte un homme intelligent. Il avait, en son temps, pris fait et cause pour le terrorisme palestinien contre Israël. Sa réponse cinglante est qu’il n’a pas de leçon à recevoir.

Nous persévérons à tenter de comprendre ce qui se passe, à expliquer l’erreur des prises de position, et à mettre en évidence les mensonges, les falsifications les plus grossières, les négationnismes les plus invraisemblables. Cette démarche est simplement conforme à la nature humaine. C’est ici que nous devons admettre que quelque chose ne va pas dans l’identité humaine des Antisémites et Antisionistes. Mais nous devons persister. N’y aurait-il pas la trace de la moindre humanité en eux ?

Alors que l’Antisionisme et de manière concomitante l’Antisémitisme sont décomplexés, le Manifeste contre le « nouvel Antisémitisme » voit le jour. De quoi s’agit-il si ce n’est de nommer les choses ?

La violence des réactions est phénoménale.

Je soulevais, dans l’ouvrage « Géopolitique de la question juive », que la représentation de la Shoah était particulièrement absente du collectif culturel des 25 ans qui suivirent la seconde guerre mondiale. Le film « Nuit et brouillard » ne cite le mot Juif que trois fois. Il est question de la Résistance au Nazisme, pas de la Shoah. Ce n’est qu’à la fin des années 70 que le cinéma aborde directement le sujet de la Solution finale. Les réactions furent également d’une extrême violence. Le sujet n’avait jamais été traité et le reproche fut, déjà, celui de l’omniprésence juive. On ne parlait que de « ça ». Le négationnisme n’est pas « politiquement correct ». Il est trop frontal. Alors fut mis en avant le principe de la « Shoah business ». Le vecteur argent avec en toile de fond l’immoralité de l’utilisation de la mort ne pouvait pas être mieux trouvé pour alimenter sournoisement l’antisémitisme.

Mais nous restons dans l’explication d’évidences comme il est un fait évident de l’inconsistance de sa portée. Si une voix se fait entendre, les Juifs et leurs valets sont partout. Si une voix se fait entendre, son intention ne peut être que maligne. Le Juif serait menteur et mal intentionné.

Dans la réaction au Manifeste contre le nouvel antisémitisme, le choc est brutal. Que l’antisémitisme puisse être également d’origine musulmane sera considéré comme raciste, xénophobe, outrancier.

L’Islam, par nature, ne peut pas être raciste. Immédiatement, la justification de la résistance à l’oppression juive sera avancée. Si les Juifs représentent moins de 1% de la population, avoir la moindre considération pour eux sera antidémocratique.

La plupart des réactions veulent dissocier l’Antisémitisme de l’Antisionisme. Finalement, avoir voulu nommer l’antisémitisme va déchaîner l’Antisionisme car toucher à l’Islam, c’est importer le conflit israélien. Les Juifs sont responsables de l’Islamophobie. Tout irait bien sans les Juifs.

Il n’y a pas de lien direct avec le Manifeste contre le Nouvel antisémitisme puisqu’il s’agit d’une prise de position qui date de mai 2016. Mais l’intervention de Rony Brauman pour qui, selon ses termes,  défendre Israël relève de la pornographie politique, est des plus actuelles dans la synergie antisémitisme-antisionisme. Pour lui, « défendre Israël est plus abject que les ratonnades à Gaza ». La différence entre être Juif et être Sioniste est une question d’intensité dans l’abjection.

Le texte de l’interview de Monsieur Médecins Sans Frontières, qui à ce titre représente le Bien comme Monsieur Boniface représente l’intelligence, est diffusé sur le site réseauinternational.net.

Les commentaires les plus haineux et imbéciles qui suivent incitent à abandonner toute recherche d’explication à l’antisémitisme et à abandonner toute tentative de ramener « ces gens » à la raison. L’homme moderne, c’est-à-dire humain, est l’homo sapiens sapiens. Sa caractéristique est donc l’intelligence. Ceux-là ne sont pas humains. Il ne nous appartient pas, bien sûr, de déterminer qui est Humain et qui ne l’est pas. Mais il nous appartient de faire preuve de raison et d’appliquer un devoir de précaution.

A quoi bon se battre sur le terrain de l’intellect ? Ne serait-il pas plus intelligent de se battre de la manière la plus concrète, arme à la main ?

L’un n’empêche pas l’autre, selon un principe fondamental du Judaïsme.

De toute évidence, répondre à la provocation correspond à entrer également dans l’irrationnel.

Peut-être est-il temps ?! Si on s’attache au Judaïsme, nous pouvons constater que la sortie d’Egypte est un acte irrationnel. Il valait mieux rester en vie que de procréer. Amram suivait en cela la Halakha. Moïse est le fruit d’un acte irrationnel. C’est le choix irrationnel qui sauva les Juifs de la mort. C’est le même choix que fit Ben Gourion pour l’indépendance d’Israël. L’Etat Juif n’avait pas la moindre chance de survie face à l’annonce d’une guerre à 1 contre 10. Et pourtant, et pourtant… Il en est toujours ainsi. 70 ans après la déclaration d’un Israël improbable, l’Etat hébreu est aujourd’hui la 8e puissance économique mondiale.

L’irrationnel détient également sa part de rationnel. Il n’est pas question de colère mais de survie. L’Antisionisme et l’Antisémitisme poussent le Juif et avec lui toute forme de Nation à s’effacer. Ils sont florissants, grandissants et tel Amaleq, ils ne disparaîtront que par leur anéantissement. Juifs, qu’avez-vous à perdre ? Qu’on ne vous aime pas ? Que vous soyez déclarés ennemis ? Vous êtes déjà haïs. Vous êtes déjà l’ennemi. Devenez ce que vous êtes ! Que chacun soit ce qu’il est et il sera peut-être respecté.

l’Antisionisme mord la queue de l’Antisémitisme

C’est l’Antisionisme qui mord la queue de l’Antisémitisme

 

Par Gilles FALAVIGNA

« Ignoble : Edwy Plenel », titre le monde juif.info. Sous le nom de plume de Joseph Krasny, en 1972, Edwy Plenel prenait fait et cause pour les terroristes de Septembre Noir qui venaient de commettre leur attentat contre la délégation israélienne aux JO. De Munich. Leur combat était son combat.

Le problème est que l’information n’est pas une information. Du moins, elle n’est pas celle qu’on pense. L’information ne fait que donner une consistance à ce qui forge l’antisionisme.

Il n’y a aucun scoop à ce qu’Edwy Plenel ait pu écrire ces ignominies. D’ailleurs, il répond le plus naturellement du monde et droit dans ses bottes qu’il n’a jamais fait mystère de ses contributions au journal Rouge.

Nous ne devrions pas être surpris de la proximité de l’intelligentsia de Gauche  avec les Terroristes islamistes. Mais un bref rappel de la nature idéologique de cette pensée n’est pas superflu.

Plenel écrivait dans Rouge, journal trotskiste. La 4e Internationale, pour se différencier du Communisme bureaucratique, s’est fondée sur le principe de “l’équivalence”. Il signifie l’équivalence entre le Nazisme et le Communisme. C’est le principe historique du Trotskisme. Il ne fait jamais la moindre allusion à la Shoah parce que le minimum de compassion pour les Juifs viendrait établir un élément mesurable entre le Nazisme et le Communisme.

Deux éléments concomitants d’ordre « psychologique » viennent renforcer le déni de réalité : le Trotskisme est universaliste et ses principaux dirigeants sont Juifs.

L’universalisme trotskiste est un absolu comme tout universalisme. Aucun compromis n’est acceptable. Foncièrement, le principe hégélien de la synthèse a trouvé  sa place par l’entrisme, action du Trotskiste. Le matérialisme historique a une visée utile, celle de la victoire à n’importe quel prix, y compris celui de la forfaiture, du mensonge et des crimes les plus odieux. La morale est bourgeoise et si le Soleil brille pour les bourgeois, alors il faut éteindre le Soleil, selon la formule de Trotsky, lui-même.

Les principaux dirigeants trotskistes sont Juifs. Ce caractère ne peut que s’effacer au contact de l’Universalisme. Nous sommes en présence du nœud gordien car ce n’est pas si simple de rejeter toute morale, toute identité, toute humanité. La fuite en avant est dans l’antisémitisme et plus encore dans l’antisionisme. Ils échappent, ainsi, au suicide idéologique en demeurant dans le principe fondateur de l’équivalence.

L’idéologie de Gauche a évolué mais ce n’est certainement pas dans le sens visible en surface. Par l’entrisme prôné pour aboutir à ses fins, le Trotskisme a contaminé la pensée humaniste de Gauche qui faisait partie de son patrimoine. Edwy Plenel, à ce titre, est un cas d’école. Cette Gauche bien-pensante devient sûre d’elle-même et dominatrice. Son caractère est devenu universaliste. Il ne répond plus qu’à des absolus.

Il n’y a aucun hasard à ce qu’Edwy Plenel aille travailler au journal Le Monde. A partir de 1976, le journal le Monde rejoint le camp manichéiste du Bien, de la Gauche idéologique, contre le Mal, occidental représenté par Israël. La Genèse de la chute du communisme est en cours et le Mal doit être ciblé sur le fer de lance de l’affrontement Est-Ouest : le Moyen Orient. Israël représente, en outre, l’archétype de ce qui s’oppose à l’Universalisme.

Cette évolution de la Gauche sous influence avant d’être entièrement phagocytée est visible à travers la retranscription de l’actualité.

En 1976, Le Monde s’insurge contre le raid israélien à Entebbe pour sauver les passagers du terrorisme.

La conséquence de l’attentat de la rue des Rosiers est que Mitterrand sauve Arafat à Beyrouth.

Pour ma part, ancien du 1er RCP, comment pourrais-je supporter que l’attentat contre l’immeuble Drakkar qui tua 58 camarades, à Beyrouth, n’ait pas obtenu justice ? La France a fait exploser un immeuble…. après avoir averti les autorités chi’ites pour qu’elles puissent évacuer les lieux et qu’il n’y ait, ainsi, aucune victime, ni de représailles.

Il n’y aura pas d’affaire Plenel parce qu’elle ira se perdre dans le mou d’un politiquement correct antisioniste. Cette affaire ira se perdre dans le déni antisémite collectif.

Mais revenons à ce Gauchisme qui refusa de condamner le Nazisme pour ne pas créditer l’URSS de quelque honneur. L’URSS n’a pas libéré Auschwitz parce qu’Auschwitz n’existait pas ! Le Gauchisme reste cohérent avec lui-même. Ces Gauchistes ne sont pas antisionistes parce que touchés par la misère palestinienne. Ils sont pro-palestiniens, jusqu’au terrorisme, parce qu’antisionistes.

Le Négationnisme de la Shoah ne sort pas de nulle part. Faurisson n’est pas le fruit d’une génération spontanée. C’est à la fin des années 40, alors que les fours d’Auschwitz sont encore chauds, que Paul Rassinier, le maître à penser de Faurisson initie le Négationnisme. La raison est toujours la même : au sein de son groupe d’Extrême Gauche, la Vieille Taupe, il entend lutter contre « le grand complot » (forcément juif) qui s’oppose aux principes universalistes.

Il y a toujours cette cohérence des Négationnistes avec leur culture d’Extrême Gauche qui les pousse à profaner la vérité historique pourvu que le Soleil s’éteigne.

Mal nommer les choses ajoute au malheur du monde, disait Camus ? Ajouter au malheur du monde est bon pour la cause !

Des milliers de dignitaires nazis sont partis dans les pays arabes à la fin de la guerre, se sont convertis à l’Islam et ont continué leur œuvre de mort en formant des institutions ravies de l’opportunité. Parler de Nazislamisme correspond à la réalité la plus concrète.

La convergence de mœurs, d’intérêts, d’actions entre l’Islamisme et le Gauchisme est une réalité. Les écrits d’Edwy Plenel dont il est question, ici, en témoignent. L’Islamo-gauchisme est la terminologie la plus idoine pour décrire l’article incriminé.

Sûre d’elle-même et dominatrice, la Gauche, de toute sa suffisance, va balayer les qualificatifs jugés indignes. Révisionnisme et négationnisme sont les attributs naturels de l’idéologie trotskiste présente à tous les niveaux de communication.

Elle reste digne, digne d’elle-même. Edwy Plenel reste digne. Il justifie ses positions en invoquant Jean-Paul Sartre qui tenait le même discours que lui en 1972. Et de conclure, fier, qu’il « refuse l’intimidation qui consiste à taxer d’antisémite toute critique de la politique de l’Etat d’Israël. »

Jean-Paul Sartre, figure de la philosophie de Gauche devrait l’absoudre de tout antisémitisme. On ne peut pas être de Gauche et antisémite, n’est-ce pas ?! Mais il se trouve, qu’en 1940, Jean-Paul Sartre collabora avec l’occupant nazi. Pour sa part, ce ne fut que pour obtenir des gratifications personnelles. Pour que ses pièces puissent être jouées dans les théâtres parisiens, il dénonça les auteurs non germanophiles. Qu’y a-t-il comme modèle opposable à l’antisémitisme ?

Faire appel à son équivalent comme référence est contraire au principe de pertinence. Une référence est une source tierce. C’est le serpent qui se mord la queue. Ici, l’antisionisme mord la queue de l’antisémitisme. Il s’en nourrit.

Le poison était déjà présent. Il fait manier la dialectique avec absolu. TOUTE critique d’Israël serait antisémite ? Certainement pas ! Mais quand la critique est systématique et qu’elle va jusqu’à l’empathie pour les Terroristes, on peut se poser une question, déjà latente dès lors que la personne oppose l’antisémitisme à l’antisionisme.

Par ©Gilles FALAVIGNA