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Jean Lassalle s’inquiète de l’impact de l’après-Bouteflika

Un berger pour la France?

article rédigé pour Eurolibertés et repris par Jforum

 

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Le 31 janvier 2018, Jean Lassalle interrogeait le Premier ministre à l’Assemblée Nationale sur la question de la gestion française de « l’après-Bouteflika » en Algérie. Il semble, selon le député des Pyrénées Atlantiques, qu’un accord veuille que le pouvoir revienne à l’armée. Or, celle-ci serait largement infiltrée par les Islamistes. Cette mutation importante du pouvoir algérien pourrait engendrer une migration intensive de population vers la France.Le sujet ne sera pas trop, ici, de souligner la concomitance de ce problème avec le cadre de l’élargissement de l’Union Européenne dans l’intention de porter ses frontières au Sahara et, de fait, intégrer le Maghreb. Cette question est développée dans l’ouvrage Géopolitique de la conspiration contre les peuples.L’intervention de Jean Lassalle, à l’Assemblée Nationale, amena les sarcasmes de ses collègues. Encore une fois, l’ancien candidat à l’élection présidentielle sortait du cadre politiquement correct. Il serait « gentil », mais pas sérieux.

L’occasion est donc offerte de revenir sur le programme que présentait le candidat Lassalle pour en signifier la nature idéologique :

Tout d’abord, l’homme de terroir, avec son accent est objet de moquerie. Les « jeunes » des cités et leur langage vernaculaire seraient plus compréhensibles. La réalité de la société est ainsi posée.

Mais sur le fond du discours, le dénigrement n’enlève rien aux causes réelles du malaise de notre société. Au contraire, il ne fait que stigmatiser l’affrontement idéologique.

Le discours de Jean Lassalle s’oppose à l’universalisme par la cohérence d’une approche tournée vers l’humain dans ce qu’il a de concret. Si le berger des Pyrénées se définit comme un romantique, c’est parce que la politique est du romantisme. C’est pour cette raison que le sacré a toute sa place dans le concret et la matérialité de l’existence.

Jean Lassalle propose d’introduire les sports de combat dans la formation de nos enfants. Si la vie est un combat, nos enfants doivent être prêts à se battre. Tout n’est pas acquis. Si les jeunes gens qui assistaient au concert du Bataclan avaient su se battre et avaient été animés d’une mentalité de guerriers, il n’est pas sûr que le massacre ait été le même. Jean Lassalle, consciemment ou non, projette la reconstruction d’une nation.

Jean Lassalle entend redonner le pouvoir à la commune. La commune signifie le peuple regroupé en communauté. Les mots ont un sens. Le premier objectif d’établir la ruralité grande cause nationale est de redonner du pouvoir à la commune.

Toute autre politique ne peut aboutir, sous prétexte de rationalisation, qu’à une uniformisation des communes. Elles n’auront plus d’identité. Elles n’auront plus d’âme. Les communes-dortoirs s’inscrivent dans la logique mercantile du métro-boulot-dodo et de l’abrutissement des masses.

Franchement, entre le militant écolo parisien et le paysan, fils et petit-fils de paysan, qui est le plus à même de savoir ce qu’est la nature ?

Le bon sens permet d’appréhender qu’engager une transition énergétique, ce soit engager une nouvelle révolution industrielle et surtout sociétale. La révolution industrielle a engendré l’iniquité. Les riches sont devenus plus riches et les pauvres plus pauvres. Le résultat n’a pu être que la lutte des classes. La révolution technologique de l’information a également failli concernant le partage de la connaissance. La délinquance idéologique et la criminalité se sont emparées de l’outil de communication. Revenir à la commune en tant que centre décisionnel, c’est donner une nouvelle approche à la transition énergétique.

Jean Lassalle va à l’essentiel. C’est une loi de gestion, la loi des 80/20. Elle transcrit que la politique détermine l’économique. Est-ce si incongru ? Amartya Sen, prix Nobel d’économie ne le prescrit-il pas pour développer de la valeur ? Aller à l’essentiel, c’est également considérer que les détails sont facilement gérables. Le tout est de reconstruire une identité combative pour nos enfants.

Le cadre général du programme de Jean Lassalle est développé dans l’ouvrage Géopolitique de la conspiration contre les peuples.

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Géopolitique de la conspiration contre les peuples, Gilles Falavigna, Éditions Dualpha.

Géopolitique de la conspiration contre les peuples, Gilles Falavigna, Éditions Dualpha.

Repères (tirés du Point)

1937. Abdelaziz Bouteflika naît à Oujda. 1956. S’engage dans l’Armée de libération nationale, branche militaire du FLN. 1963-1979. Ministre des Affaires étrangères.  1981. Abandonne provisoirement la vie politique. 1999. Est élu à la présidence de la République. 2004, 2009 et 2014. Réélu président. 2013. Une attaque cérébrale le laisse partiellement handicapé.

Qui pour diriger le pays ?

Ahmed Gaïd Salah. À 80 ans, le chef d’état-major de l’armée pourrait être tenté par un destin à la Al-Sissi. Abdelkader Bensalah. Le président du Sénat, 75 ans, assurerait l’intérim. Abdelmalek Sellal. Le Premier ministre se dit militant du FLN depuis 1968. A 68 ans, il attend son tour. Ali Benflis. Ex-chef du gouvernement, il a échoué deux fois à la présidentielle. Il a 72 ans. Ahmed Ouyahia. À 64 ans, le directeur de cabinet de la présidence veut jouer un rôle de premier plan.

 

 

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Faux et usage de faux (au Courrier International)

 On nous prend pour des Con-sommateurs
 article publié sur Jforum

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Faux et usage de faux

 

Avons-nous fait le tour de la question des « fake news » ?

Vous aurez noté sur les réseaux sociaux, puisqu’ils sont devenus la source d’information majeure, que si vous lisez un article dont la source n’est pas dans le politiquement correct, celui-ci est suivi d’un article dénommé publication connexe pour vous avertir du danger que vous courez : l’information que vous lisez n’est pas fiable.

Depuis peu, un nouveau vocabulaire est venu enrichir ce mode préventif : l’information de sites non conformes à la « bien-pensance » n’est soit pas fiable, soit parodique. La « réinformation » est une blague. Avons-nous atteint le summum de la condescendance ?

L’information institutionnelle fait de moins en moins dans la dentelle. Elle est devenue une propagande grossière du genre des vieilles réclames des années 50 qui nous faisaient sourire.

Nos populations auraient atteint un tel niveau d’abrutissement que ceux qui se veulent les élites intellectuelles osent tout. Ce n’est plus à ça qu’on les reconnait.

Cet abrutissement est le fruit de la réponse idoine à vox populi : panem et circenses !

Notre société est bien ancrée dans la promotion des droits individuels, ce confort matériel, et les jeux.

Les réclames d’antan cherchaient à nous inciter à consommer. Il s’agissait de dentifrice, de petits pois ou d’un aspirateur. Les clichés propres à la consommation y étaient et tout le monde savait justement de quoi il était question.

Le problème de l’information, aujourd’hui, n’est pas seulement celui de la désinformation. Le problème est également celui de l’objet qui nous est proposé. C’est celui de la mort. Dans notre monde complètement aseptisé, il n’y a pas de publicité pour l’alcool ou le tabac. Mais le monde qu’on nous impose est bien celui de la mort, suite logique à l’abrutissement.

Cette semaine, la presse institutionnelle, par l’intermédiaire de Courrier International, nous sort le titre : « A Grenade, le bonheur des converties à l’Islam ».

Certes, C.I. est identifié pour ce qu’il est, une engeance de Pierre Bergé et « le regard extérieur sur l’actualité », c’est-à-dire la préférence extranationale. Mais l’article est symptomatique d’un saut qualitatif dans la désinformation.

Le bonheur n’est pas dans le pré. Il est dans l’Islam.

« Ici, au pied de ce splendide vestige d’une époque révolue qu’est le palais de l’Alhambra, des femmes mènent tranquillement leur vie, nourries par leur foi musulmane. »

Nous savions déjà que l’Andalousie a été conquise par les arabes et que le palais de l’Alhambra est autre chose que du sable et des poux. Mais cette présentation voudrait que la conversion à l’Islam soit un retour à l’ordre naturel des choses. Avant l’Islam était l’ignorance et l’obscurité. La description est celle d’un tableau de Poussin : « Et in Arcadia ego ». On se nourrit d’Islam comme d’amour et d’eau fraiche.

Tout comme le nuage radioactif de Tchernobyl s’était arrêté à la frontière française, l’Islam en France n’a rien à voir avec un autre. La preuve? C’est pareil en Espagne. Elle n’est pas belle, la vie d’une convertie? Il n’y a qu’à regarder la photo proposée d’un couple musulman qui s’embrasse tendrement dans un appartement très occidental avec sa cheminée pour réchauffer le foyer. L’Islam ne serait pas compatible avec notre société? Puisqu’on vous montre que si! L’Islam est une religion d’amour et de paix.

Avec un brin de malice, nous pourrions relever que cette histoire ne concerne que 300 personnes converties en 40 ans sur plus d’un million d’habitants pour la région de Grenade, que c’est totalement marginal, anecdotique, qu’il y a mystification à en faire un exemple de vie.

Le moins anecdotique de cette propagande est qu’il est question uniquement de femmes. Y aurait-il un lien avec l’image désastreuse de la femme en Islam? Nous sommes toujours dans l’image. La femme est un vecteur majeur de communication pour attendrir. Le choix de la dénommée Ahed Tamimi ne doit rien au hasard pour servir la cause palestinienne. Mais quand on prétend à l’égalitarisme universel, c’est loin d’être suffisant.

Alors la réponse est dans la conclusion de l’article, le comble de la caricature propagandiste. La conversion à l’Islam? C’est l’esprit de mai 68, cet esprit 100% matérialiste qui prône le plaisir en but ultime, l’époque où les femmes brulaient leur soutien-gorge. Bref, se convertir à l’Islam, c’est se libérer. Se convertir à l’Islam doit être pour l’Occidentale l’expression de la rebelle en elle.

Que dire de plus ? Avons-nous ici une description assez détaillée de ce qu’est le « fake » ? Plus que le faux, il y a usage de faux.

Pour la petite histoire, celle des faits et de cette réalité qui importe si peu, les arabes donnèrent à ce lieu le nom de Gharnata al yahud. En effet, si la ville de Grenade eut un rayonnement si particulier, c’est parce que c’était une ville juive. Ce sont les Juifs qui en furent chassés en 1492. Les Musulmans, eux, comptaient si peu qu’ils purent rester. Et ils restèrent quelques décennies.

Par Gilles FALAVIGNA

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Le trilemme de l’Islam de France©

 Il faut sauver le soldat  Islam
(En Islam, « Ar-Rayyân » est une porte du paradis par laquelle entreront les jeûneurs)

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Le trilemme de l’Islam de France

 

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L’essayiste Hakim El Karoui AFP PHOTO ERIC PIERMONT (Photo credit should read ERIC PIERMONT/AFP/Getty Images)

Par Gilles FALAVIGNA

Hakim el Karoui est un personnage complexe mais sans complexe.

L’auteur de “L’Islam, une religion française” est en charge, nommé par le Président Macron, non plus de penser cet Islam de France mais d’assurer son intégration dans le paysage français.

Nous pourrions particulièrement développer la notion d’intégration. En effet, elle est souvent “assimilée” à l’assimilation, à savoir qu’une religion en vaut une autre et que le déterminant d’un individu est ailleurs, dans une dimension qui lui serait supérieure. En gros, l’identité serait française.

Par définition, être assimilé est disparaître au profit de ce qui assimile. C’est une loi de biologie. Nous assimilons notre nourriture.

Mais l’intégration se rapporte, ici, au “vivre-ensemble”.

L’argument premier formulé par Hakim el Karoui est: ” L’arrivée du salafisme et sa visibilité attestent, paradoxalement de la relative bonne intégration de l’islam dans le paysage national.”

Il est important de reprendre la structure de sa pensée. Un paradoxe est toujours une confusion de référentiels. Pour la forme, je préciserai la démonstration ensuite.

Nous pouvons, néanmoins, affirmer la fausseté du postulat d’El Karoui.

En effet, le premier point de fausseté repose sur une erreur historique. Le Salafisme n’arrive pas. Il a toujours été là. Le Salafisme signifie retour à la source. Il n’est pas une réaction à la maltraitance géopolitique dont aurait souffert le monde arabo-musulman. C’est un vaste sujet.

Le point le plus important est sur le second point de fausseté. Celui-ci repose sur la confusion de ce qui est vu et il n’y a aucun paradoxe, au contraire :

La visibilité du Salafisme ne témoigne QUE de la présence de l’Islam. La preuve est que plus l’Islam est actif dans une société, plus l’Islam radical y est développé. Et ceci est vrai dans les 57 pays régis par l’Islam et soumis à la Charia. L‘Islamisme est le moteur de l’Islam et il en a toujours été ainsi, retour au premier point de fausseté de l’affirmation de Hakim el Karoui.

Hakim el Karoui voit un paradoxe parce qu’Islam et Islamisme vont de pair. Il y a l’un et l’autre, ce qui signifie que l’un n’est pas l’autre et qu’il ne faut pas faire d’amalgame.

En réalité, il s’agit d’un principe universel dans la conduite du monde. Il y a la minorité agissante et il y a la majorité silencieuse. Les évolutions n’ont jamais été le fait des majorités. Mais seul compte le résultat. Sans l’Islamisme, l’Islam disparaitrait.

Bien sûr que la majorité des Allemands n’étaient pas antisémites et des Nazis convaincus. La seule réalité est celle de la Shoah.

Parler de paradoxe, c’est se tromper de référentiel. Le phénomène est rapporté par le paradoxe de Protagoras : Un élève demande au maître de lui enseigner le droit. Il paiera ses études quand il aura gagné son premier procès. Il n’en remporte aucun et Protagoras lui intente un procès.

Pour Protagoras, il ne peut que gagner puisque s’il ne remportait celui-ci, son élève gagne son premier et devra donc payer. Au contraire, l’élève, en gagnant, justifie qu’il ne doit rien. La réalité est qu’il n’y a pas de paradoxe car la cour, par sa décision, détermine un référentiel qui n’est ni celui de l’élève, ni celui du Maître mais un tiers.

Quel est le problème avec l’Islam en France ? Pourquoi faut-il un Islam de France en substitution ?

Nous pourrions disserter sur la nature profonde de l’Islam. Mais nous savons bien que l’Islam n’est pas une religion comme les autres, qu’il s’agit d’un système politique qui ne peut se diluer dans la République. Le problème dont il est question n’est pas celui-ci. Le problème est celui de la résistance à l’Islam. Le concept d’Islam de France, qui se définit Islam différent des autres n’a pour objet que de se faire accepter. C’est pourquoi focaliser sur l’existence visible de l’Islamisme est voulu comme discriminant de l’Islam.

Rejeter l’Islam sous prétexte que l’Islamisme est partie intégrante de l’Islam sera contraire à l’humanisme. Créer un Islam de France, c’est justifier de la valeur de l’Universalisme occidental. Il n’est pas seulement supposé être bienveillant. Il est supposé émotionnellement intelligent. On ne jette pas le bébé avec l’eau de son bain. Quel joli bébé que l’Islam de France ! Qui n’aime pas les bébés ? Si la mission de Hakim el Karoui est d’assurer l’intégration de l’Islam dans le paysage français, la création de l’Islam de France suffit. Dans notre monde, l’interprétation est bien plus importante que le fait.

La première victime de l’Islamisme serait l’Islam, nous dit-on. Il y a un devoir envers les victimes.

Ensuite, il y a le constat que plus l’Islam est actif dans une société, plus l’Islamisme se développe. Ce lien entre les deux implique la réciproque.

Enfin, avec l’introduction du concept d’Islam de France, plus les attentats islamistes seront perpétrés, plus l’Islam se développera. Il y a bien triple effet.

La mode est à l’expression de trilemme. Nous voici face au trilemme de l’Islam. Il est trois fois gagnant.

 

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Les Monstres sont parmi nous

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Les Monstres sont parmi nous

La vérité est ailleurs

 

Le 5 févier 2018, rapporte Associated Press, une adolescente succombait à une overdose. Pendant ce temps, son dealer la violait et prenait des photos qu’il envoyait à ses amis tout en commentant… «  she died having sex with me, lol ». La traduction ne s’impose pas. Pourtant, ce fait divers aurait tout aussi bien pu se dérouler en France qu’aux Etats-Unis.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. La jeune fille n’était pas encore morte. Lorsque la police demande au « Jeune » pourquoi il n’a rien fait pour tenter de la sauver, il répond qu’il était trop fatigué pour l’emmener à l’hôpital. Il s’est endormi à côté d’elle.

Serait-ce le « sommeil du Juste » ? Car ça y ressemble. La racaille n’a pas de problème existentiel.

Au premier abord, nous sommes tentés d’évaluer, de mesurer. Est-ce un record dans le sordide ? Et un record est fait pour être battu. C’est, semble-t-il, un fantasme récurrent chez les tueurs en série. Les « Jeunes » de nos banlieues tentent pour chaque jour de l’An de battre le record de voitures brulées de l’année précédente.

Mais de notre côté, l’établissement de cette mesure considère un système dans lequel la morale serait universelle. Le système serait Un et ses lois communes pour régir des individus communs. C’est un principe égalitaire. Nous sommes tous différents par la mesure mais tous égaux pour la permettre.

Pourrait-on imaginer une épreuve sportive, de l’athlétisme par exemple, qui oppose un homme à un animal ? Cela n’aurait aucun sens. C’est ainsi qu’en psycho-physique, la loi de Weber-Fechner établit un seuil de discrimination entre un fait et l’inférence au fait, son ressenti. « A toute chose égale », comme on dit !

La réalité est simple mais notre système politique et social égalitariste nous empêche de la voir. Dans ce monde où un humain est un humain, la différence serait dans ce qui n’est pas visible. Les races n’existent pas et nous sommes toujours dans la loi de Weber-Fechner pour l’affirmer, c’est-à-dire dans un système global. Les différences seront le fruit de l’environnement culturel et on ne sait de quel paramètre.

Mais nous sommes toujours dans le monde visible, le mesurable. La différence devient strictement individuelle. En final, le discriminant est d’ordre moral. Il a trait à la conscience, la conscience du Bien et du Mal. Au minimum, la conscience est une caractéristique humaine.

Alors voilà ce que notre monde égalitariste nous empêche de voir : il est des créatures vivant parmi nous qui ne sont pas des Humains. Et ils ne sont pas des extra-terrestres ! Et ce n’est pas une plaisanterie. Le formatage à l’égalitarisme par la morale chrétienne veut nous imposer le contraire mais l’absence de conscience n’est pas d’ordre moral. S’endormir à côté de la jeune fille qu’il vient de violer et tuer parce que pris d’un coup de fatigue est la plus parfaite expression de ce qu’est une absence de conscience. Dans l’exemple qui nous intéresse, il n’y a pas de circonstances aggravantes ou atténuantes. Ce serait admettre l’humanité de cet individu. Il est nécessaire d’aller plus loin dans l’identification.

La Bible est le contrepied textuel de la morale chrétienne. Dans la Genèse, chaque animal prend place dans l’Arche de Noé par couple, mâle et femelle. La terminologie, en hébreu, est reprise en de multiples occasions. Une exception est notée dans un verset: « De toute créature vivante ». Rachi, le commentateur référence de la Torah, explique que cela signifie « même les démons ». Et là, le texte en hébreu les qualifie d’homme et de femme, non de mâle et de femelle. Dans les traductions de la Bible, seul Chouraqui, réputé pour son travail de traduction du grec pensé en hébreu, relève ce verset 7-3 de la Genèse : « de toute bête non pure, deux, un homme et sa femme ».

Mais ce ne sont pas des animaux. La Bible se veut précise et la tradition rapporte un sens différent de ce que la morale chrétienne universaliste et égalitaire veut voir. Le sens biblique signifie qu’Adam et Eve ne sont pas les premiers humains sur Terre. Ils sont les premiers qui furent habités d’une âme humaine. C’est le sens que nous devons retenir de l’abomination qui sera jugée humaine. C’est la nature humaine qui sera condamnée alors qu’elle n’est pas en cause. Ce n’est qu’un fait divers parmi d’autres car les monstres sont parmi nous. Ces « non-humains » ne sont pas confinés dans les zones obscures de notre monde. Ils le dirigent. L’universalisme, l’égalitarisme, toute cette bonne morale est un moyen pour eux de maintenir leur suprématie. C’est le fond de la « géopolitique de la conspiration contre les peuples ».

Par ©Gilles FALAVIGNA

Texte partagé avec le Centre Adamique Mondial de Jérusalem, du Rav Dynovisz

Mots clé : Conspiration contre les peuples,  fait divers, abomination,

 


Texte du rav Haim Dynovisz

Paracha Trouma

Nos Maîtres enseignent que Adam “fut créé” à l’endroit et à partir de la terre où, dans le futur, serait construit le Beit ha Mikdash ( le Temple).

Pourquoi cet endroit ?
Quel est le lien entre Adam ( et l’identité adamique qui en découle) et le Temple ?

Le Temple est le haut Lieu du dévoilement de D-ieu dans ce monde.
Adam, l’homme authentique, se dévoile, précisément, au même endroit que D-ieu.

Le message est clair : le dévoilement des deux sont étroitement liés.

Seulement et uniquement lorsque le Maître du monde se dévoile à Jerusalem, alors la véritable Identité de l’homme se dévoile aussi.

Tant que D-ieu se dévoile ailleurs, c est à dire, tant que les hommes Le chercheront ailleurs, alors les deux identités, la Sienne et celle de l’homme véritable, resteront voilées.

Le dévoilement de D-ieu à Jérusalem signifie la reconnaissance, par toutes les nations, de la Torah comme source de toute spiritualité authentique dans le monde.

Ce sont les nations qui diront un jour : c’est de Tsion que sort la Torah….

Il y a donc un lien entre Tsion (Jerusalem) et la Torah.

Lorsque la Torah redeviendra la seule véritable source d’inspiration et de sagesse des nations, alors Tsion redeviendra le haut lieu de prières des peuples.

“Et ma Maison sera un lieu de prière pour toutes les nations”

En ce jour, l’homme véritable se dévoilera car il aura enfin retrouvé son identité.

Les plus grands ennemis de l’homme sont ceux qui s’approprient le Mont du Temple et empêchent la reconstruction du troisième Temple.

Nous voyons en effet avec quelle sauvagerie ils traitent et considèrent l’homme.

Mais ceux qui les soutiennent en secret ou visiblement sont tout aussi dangeureux.

Eux aussi détruisent l’homme véritable avec l’élaboration de toutes sortes d’idéologies nouvelles qui détruisent l’occident et transforment l’homme en “quelque chose qui n’a plus de nom”.

L’idéologie de la mise à mort de l’identité humaine s’est introduite dans tous les domaines, religieux, profanes, politiques, sociaux, médicaux, scientifiques, idéologiques.

De l’orient à l’occident, l’armée du “serpent” tente dans un dernier sursaut de s’attaquer à “Adam” tel qu’il l’avait fait au premier jour de son dévoilement.

Mais c est dans notre génération que s’accomplira enfin la promesse divine : tu lui écraseras la tête avec ton talon…….

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Appropriation et continuité du coup d’État permanent, principe « Gauchien »

La France va bien. Comment pourrait-il en être autrement puisque Jupiter est aux commandes ?

L’économie française va mieux : 1,9 % de croissance en 2017. Mais voici qu’un ancien ministre de François Hollande, Stéphane le Foll, ce 30 janvier 2018, revendique ce résultat comme le fruit de son maître.

Mars et Venus pris dans le filet de Vulcain d'après Marteen Van Heemskerk.

Mars et Venus pris dans le filet de Vulcain d’après Marteen Van Heemskerk.

Quand on se prétend Jupiter, il est normal de se situer dans une situation très œdipienne avec son papa. Comme Ouranos, puis Cronos, gare à la castration !

Mais de quoi parle-t-on à propos de croissance, d’enrichissement ? Selon ces politiques, le principal facteur serait celui de la confiance. La confiance ferait entreprendre, ferait consommer, ferait oser aurait dit Audiard.

Alors la logique ferait comprendre l’importance du mensonge des dirigeants. Leur félonie à l’égard du peuple viserait à créer de la confiance et donc de la richesse. Seule l’intention compte pour les serviteurs de la Nation.

Mais de quoi parle-t-on en établissant cette croissance de 1,9 % en 2017 et en tablant sur la dynamique de cette croissance ?

Aujourd’hui, il est bien connu que l’économie est grandement virtuelle. C’est le principe des bulles. Rien n’est factuel. Tout n’est qu’interprétation. Un bel exemple de fake ! Le crédit fait tourner le monde.

En gestion, nous avons les emplois productifs et les emplois improductifs. Ces derniers sont une charge censée être nécessaire à la production. Quand on évoque le chiffre du PIB de la France, nous pouvons bomber le torse. Mais l’analyse du PIB montre qu’il intègre les valeurs marchandes, ce qui est produit, et les valeurs non marchandes, la rémunération des fonctionnaires (23 %). Les fonctionnaires sont la richesse de la France.

La croissance de la France va continuer à progresser. Europe oblige ! En effet, la direction de la Commission Européenne en charge de l’information formule le cadre des données et la France doit s’y soumettre. Le Figaro de ce 30 janvier 2018 rapporte que le trafic de drogue et la prostitution vont entrer dans le calcul du PIB de la France pour 2018 en conformité avec les directives européennes.

L’article du Figaro indique que la France manque de moyens pour évaluer les activités illégales. La France va donc créer des ressources pour cette fonction. Et comme nous venons de le voir, cette action est créatrice de valeur pour la France. « Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. »

La question était posée d’évaluer les données en fonction de la véritable richesse. Mon livre Géopolitique de la conspiration contre les peuples fait le lien entre la corruption, le crime organisé, la politique et bien entendu le terrorisme. Les trois sont indissociables.

Selon les travaux de l’ONU, ce sont mille milliards de dollars qui serviraient de pots-de-vin aux fonctionnaires du monde entier. Le travail développé par cet ouvrage met en relief que les objectifs de l’Europe et les objectifs des organisations criminelles sont les mêmes : favoriser l’immigration et la délinquance, sources de profit par un environnement territorial favorable. Le principe de l’Union Européenne d’intégrer les valeurs criminelles au calcul du PIB ne doit pas être une surprise.

Mais restons-en aux données brutes : la masse financière de la corruption est estimée à 990 milliards d’euros pour l’Europe. Au final, cette somme est absorbée dans les prix de vente de chaque chose. Cette somme vient en diminution du revenu des salariés, soit 2 000 euros par an et par citoyen européen. Accessoirement, cela correspond à une perte sèche fiscale de 120 millions d’euros pour l’administration. Voilà la réalité qui réjouit nos dirigeants car le citoyen est maintenant riche. Le mensonge et la vilenie permanents ont remplacé le coup d’État permanent, tellement obsolète. Plus que jamais, il doit être martelé que la démocratie est le moins mauvais des systèmes, car tout est une question de confiance, n’est-ce pas ?

 

 

Osera-t-on poser la question : pour qui sonne le glas ? La réponse est connue. Mais la peur n’empêche pas le danger. Alors apportons, encore, une pierre à l’édifice de la question.

L’État Islamique, Daesh, n’est plus. C’est en gros ce qu’il ressort, en janvier 2018, des informations du conflit au Moyen-Orient. Localement, les Chi’ites, le régime syrien et le Hezbollah vont pouvoir se concentrer sur l’objet de leur vie : détruire Israël. À moins qu’entre Chi’ites et Sunnites, la priorité demeure de se purifier en épurant l’autre.

Les conflagrations du Moyen-Orient ne seraient, au bout du compte, que des épiphénomènes que la solution miracle des deux états viendrait globalement résoudre. Quoi ? Pourrait-il y avoir une alternative au processus de paix tel qu’il a été imaginé jusqu’ici et avec le succès que l’on sait depuis 50 ans pour ne pas dire 70 ans ? L’approche bien pensante veut reproduire le principe de dissuasion qui a valu durant la guerre froide. Il conviendrait que les forces en présence s’annulent. Et ainsi, la paix est assurée. La politique pro-iranienne du mandat Obama allait dans ce sens. Chi’ites, Sunnites et Israël seraient les pièces vouées à jouer à l’infini à pierre ciseaux papier, stratégiquement jeu à somme nulle. Les mondes arabes et perses, eux, ne portent qu’un intérêt limité à un État Palestinien, en réalité.

Muhammad

Un petit grain de sable dans le désert enraye cette jolie mécanique : Daesh n’est pas strictement lié à un territoire. Il y avait les délires de fin du monde dont les textes situaient les circonlocutions en Syrie. Mais les temps sont imprécis. C’est donc partie remise pour Al Sham et Daesh s’est déplacé. Mais rien n’a pour autant changé.

Suite au repli d’Al Qaïda en Afghanistan en 2000, les Américains avaient créé le « grand Iran » avec la mise en place d’un régime de culture iranienne en Afghanistan et l’effondrement de l’Irak, toujours ce sacro-saint principe de l’équilibre des forces. Le croissant chi’ite pouvait s’installer durablement au Moyen-Orient dans le grand concept de la paix par l’équilibre des deux ennemis sunnites et Chi’ites.

Le problème géopolitique est géostratégique car fondamentalement, si le monde arabo-musulman doit se fondre dans le Califat, il reste figé sur un mode de fonctionnement tribal. L’équilibre des forces n’y a pas sa place. La Fitna est le mode opératoire du monde arabo-musulman. Il s’agit de la séparation par le feu du Bien et du Mal. La raison du plus fort est la seule qui vaille. Le Califat est la fin du processus. Il n’est pas le processus.

Bref, puisque le territoire est finalement secondaire, Daesh s’est déplacé.

Bref, le 25 janvier 2018, l’hôtel Intercontinental de Kaboul, haut lieu du cosmopolitisme est attaqué par les Talibans, ce qui permet d’en parler.

Mais cela fait déjà un moment que la violence est maître d’œuvre en Afghanistan. La dernière attaque remarquable datait du 28 décembre 2017. La minorité chi’ite de Kaboul, par son centre culturel était pulvérisée par des explosions faisant 50 morts malgré la haute présence défensive américaine.

Ce 28 janvier, c’est un lieu encore plus symbolique qui est attaqué par Daesh. Cette fois-ci, l’école militaire de Kaboul est la cible. Il s’agit de ce qui fait la fierté de l’armée afghane, de ce qui est le fruit de 15 ans de formation par l’élite des élites de chaque corps d’armée au monde, forces spéciales américaines, britanniques, françaises. L’école est décrite, dans les « milieux autorisés » français comme équivalente à Saint-Cyr.

Le même jour, le journal L’Express confirme que des Jihadistes français (de l’EI) sont morts en Afghanistan sous le feu de tirs américains. Le premier sens de l’information pourrait être que la France peut parfaitement accepter le retour des siens du théâtre des opérations au Moyen-Orient, que tout va bien. Nous devons croire ce « jeune » de Lunel qui souhaite revenir chez lui. Peu importe qu’on le voit arme à la main. Il dit qu’il n’était pas combattant et ce serait la preuve que nous devons le croire. Les vrais méchants sont partis combattre en Indonésie, en Malaisie, aux Philippines. Et en Afghanistan, retour à la case départ.

L’information la plus simple est la meilleure et elle se conforme aux fondamentaux de l’Islam. Le territoire est planétaire, alors repli à l’Est et frappe à l’Ouest. Les attentats en France ne font que commencer. Le pire est à venir. Cosmopolis s’endort dans une douce tiédeur. L’Islamisme se charge des basses œuvres du mondialisme. Elles ne cesseront qu’à la fin des temps, quand le monde entier sera converti à l’Islam… pardon du pléonasme, à l’universalisme.

L’antiracisme est la valeur refuge pour faciliter le processus de migration de millions d’étrangers vers l’Europe. Si l’islamisation est le vecteur principal de l’immigration, comme je le démontre dans l’ouvrage Géopolitique de la conspiration contre les peuples, c’est parce que le fédérateur premier de l’Islam est l’Universalisme et donc naturellement l’antiracisme.

Alors que l’arsenal judiciaire est parfaitement huilé pour recadrer sur la morale qui accompagne l’antiracisme, la notion de racisme ordinaire est apparue il y a quelques années pour traquer tout substrat de racisme dans la société. Il s’agit de certaines attitudes, interprétations ou blagues qui sortent du politiquement correct. Surtout, le racisme ordinaire touche l’individu et non pas le groupe d’appartenance de ce dernier. Dans la « bien-pensance » antiraciste universaliste, le groupe n’a pas d’existence.

C’est sur ce point que réside le problème de l’affrontement entre l’universalisme et les Nations. L’universalisme est le collectif de l’individualisme. Il s’oppose clairement aux Nations dont les peuples sont le collectif. Il y a problème car les deux conceptions ne sont pas sur le même registre. Le peuple, par essence, revendique son autodétermination. Alors que l’universalisme s’oppose à la volonté d’autodétermination des peuples, une Nation, par définition « ceux qui ont la même naissance », ne s’oppose en rien aux autres individus puisque ce n’est pas son problème.

individualisme

Comprendre ce mécanisme, c’est comprendre que nous avons d’un côté la Morale et de l’autre le Sacré. La difficulté de cette appréhension tient à ce que l’Occident est aujourd’hui régi par la morale définie chrétienne. Il n’est pas question du Bien et du Mal. Il est question de la perception subjective du Bien et du Mal. Ce qui était le Bien, il y a quelques siècles, comme la famille constituée d’un homme, d’une femme et de leurs enfants, n‘est plus le Bien aujourd’hui. Deux hommes s’appellent un couple et leurs enfants adoptés sont réellement leurs enfants. Le modèle précédent n’est plus le Bien. Dans cinquante ans ou dans cinq siècles, il est probable que le modèle sera encore différent. L’objet de cette morale est l’Homme en tant qu’individu. Il est particulièrement soumis à la relativité de son environnement, comme nous venons de le voir. Cependant, la morale se veut en Absolu.

Face au constat de la relativité de l’Homme, face au constat de la subjectivité de la Morale, le Sacré demeure. Il s’agit de ce qui dépasse l’Individu. Le Bien et le Mal ne sont pas de son monde. La distance permet à l’homme de respecter la loi qui le dépasse. C’est le principe biblique de la faute.

« De l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal tu ne mangeras pas ! »

Seul le divin sait ce que sont le Bien et le Mal. Ils ne sont pas accessibles à l’Homme. Le sacré conduit à accepter la Loi, à accepter ce qui dépasse l’individu dont les droits ne sont pas un absolu. La morale occidentale est chrétienne. Elle n’est sacrée que par la considération que l’Homme-individu est sacré.

Le principe de racisme ordinaire est une supercherie puisque son fondement est de débusquer la posture du repli identitaire qui serait malveillant envers les autres. Mais il n’y a pas de malveillance envers les individus.

La presse annonce le championnat du monde MMA des poids lourds ce week-end du 20 janvier auquel participe Francis N’gannou. À l’écriture de cet article, le résultat n’est pas connu. Le journal Libé présente tous les mérites de ce migrant camerounais qui est venu à Paris. La France est passée à côté de cette chance puisque N’gannou est aujourd’hui résident américain. C’est l’objet de l’article car il serait bien nouveau que Libé s’intéresse au MMA, sport de combat. Libé passe donc à côté des mérites de l’individu. Libé ne s’intéresse qu’à l’Universalisme de l’Histoire. Libé passe à côté du dépassement de soi du sportif, ce qui aboutira à son sacre. Le journal Le Parisien, pour sa part, titre « Francis Ngannou, Migrant. » Pour eux, le déterminant de cette personne n’est que cela. Ils ne voient que cela. L’antiracisme réfute l’identité.

Au contraire, celui qui est relié à son identité et donc au groupe qui le constitue ne peut être que sensible à tout ce qui permet la défense du patrimoine et en premier lieu les sports de combat. Se battre ouvre à la responsabilisation. Tout ce qui met en relief ces valeurs est porteur de Bien pour la communauté car leur existence permet qu’elle s’en imprègne. L’ordre moral qui porte les droits en absolu déresponsabilise. Je suivrai le combat pour le titre mondial poids lourds de MMA avec un regard sur la réalité de la personne et non sur ce qu’elle représente. Voilà pourquoi le concept de racisme ordinaire est un enfumage.

La mode est au « coming out ». La presse attend avec délectation de pouvoir montrer que les modèles de la société sont homosexuels. Il y a normalité et surtout normalisation.

Puisque la normalisation est actée, la presse mondialiste est passée à la vitesse supérieure. Le magazine Vogue, le 14 janvier, présente la nouvelle égérie de la haute couture. Il (elle) se nomme Oslo Grace (écriture inclusive appropriée).

androgyne

Il (elle) n’est ni homme, ni femme. Le nouveau (nouvelle) top-modèle est d’origine « neutrale » (comme dirait Jean-Claude Van Damme). Elle (il) est plutôt grise (x), comme l’eurent proposé Les Inconnus dans un sketch, ni blanc, ni noir, ni rien du tout, du reste. Même son nom ne permet pas de l’identifier. Il (elle) n’a pas d’identité.

Mais le ton humoristique est déplacé car il est bien question de l’arme du politiquement correct pour imposer le cadre sociétal universaliste. Il s’agit d’un modèle et précisément du « top model ». Les créateurs se l’arrachent. « Il est à l’aube d’une grande et longue carrière », nous dit-on.

Si la politique migratoire s’attaque de front à l’identité d’un peuple, la perte d’identité individuelle réduit d’autant plus les défenses collectives. Il y a synergie et acception de ce qui est présenté comme une évolution naturelle et inéluctable face à la tradition réactionnaire.

Aux États-Unis, la question des toilettes publiques n’a rien d’une plaisanterie. Il est question des droits individuels. En France, quarante millions de citoyens auraient pu refuser le mariage homosexuel. La loi serait passée car il est question de droits individuels. L’ordre moral est proclamé supérieur au principe démocratique. Ce n’est pas si récent puisque l’abolition de la peine de mort en 1981 s’est inscrite sur ce modèle quand 65 % de la population y était opposée. C’est sur le principe de prévalence de la morale que Robert Badinter avait présenté son projet de loi.

C’est le même principe qui a vu la signature du Traité de Lisbonne suite au rejet par les Européens, par voie de référendum, de la Constitution européenne. Ce que le peuple refuse lui est imposé. C’est pour son Bien. C’est la démocratie.

Aujourd’hui, quand un Canadien, père de sept enfants, s’identifie à une jeune chinoise de six ans, il n’est pas prié de consulter un psychiatre. La Justice l’autorise à s’inscrire dans une école primaire. Il n’y a pas trouble de la personnalité. Il y a relativisme.

De manière anodine, nous pourrons relever à chaque instant une information qui étayera le phénomène. Dans le journal Le Monde du 9 mai 2016 : Pour le Défenseur des droits, Jacques Toubon, « la France discrimine ses étrangers ».

Fondamentalement, la signification du titre, que l’intéressé a lui-même transmis aux agences de presse, est qu’il ne peut y avoir de différence entre un Français et un étranger, puisque la discrimination est la mise en évidence d’une différence.

C’est sur cette base que notre société ne permet ni de discriminer, ni d’amalgamer. Dans ce cadre général, la morale est le déterminant pour qualifier l’un ou l’autre. Ce n’est pas la loi. Heureusement, la France discrimine ses étrangers. Ils voteraient aux élections si tel n’était pas le cas.

Déjà, aux États-Unis et au Canada, la justice a tranché. L’affaire « J.K. » est symptomatique et elle fait surtout jurisprudence. Un juge a ordonné qu’une jeune fille de 11 ans suive un traitement hormonal car elle veut être un garçon, selon sa mère, et qu’elle soit confiée à une organisation LGBT, ce que refusait le père. Les droits individuels concernent désormais les enfants. Si un adulte peut légitimement s’identifier à un enfant, un enfant doit pouvoir s’identifier à un adulte responsable. Quand les droits sont un absolu, il n’y a plus aucune responsabilité. Alors l’Ordre Mondial peut jouer son rôle régulateur.

Nous pouvons revenir à l’actualité « people » et de la mode. Angelina Jolie est ambassadrice de l’ONU pour différentes causes. Son dévouement pour l’humanitaire pourra être qualifié d’irréprochable. Le couple Angelina Jolie et Brad Pitt, avec leurs multiples adoptions, fait figure de ce que doit être une famille. Le divorce en fait naturellement partie. Entre deux adoptions, le couple est également parent d’enfants naturels. En particulier, Shiloh Nouvel naît en 2006.

Les parents décident, dès 2006, que la petite Shiloh sera de nationalité namibienne. Alors qu’elle est âgée de 2 ans, selon RTL, Brad Pitt, invité sur le plateau d’Oprah Winfrey, révélait que Shiloh préférait les prénoms « John ou Peter » au sien. Le couple a immédiatement accepté le choix de l’enfant.

Bref, aujourd’hui et à l’âge de 11 ans, elle débute un traitement hormonal pour être transgenre, d’après le journal Gala. « Ni Brad ni moi ne voulons lui dire comment agir ou se sentir. Elle doit trouver sa place » accordait, déjà, la mère au journal Vanity Fair en 2010. La petite fille a alors 4 ans. Les droits individuels sont portés à leur paroxysme et s’accompagnent d’une déresponsabilisation. Le principe est parfaitement accepté. Il devient un modèle.

Si la majorité des commentaires sur Internet s’accordent à dire que la petite fille est un peu jeune ou les parents un peu légers, son droit individuel n’est jamais mis en cause. Si personne ne semble se demander comment nous en sommes arrivés là, surtout personne ne se demande pourquoi.

 

Le grand défi européen de cette première partie de XXIe siècle est insurmontable. Le continent devrait intégrer des dizaines de millions de migrants pour faire face à son déficit démographique. Pour le faire accepter, l’ordre moral utilise tous les arguments possibles, chance pour la France, etc. La situation n’est pas encore acquise. Alors, culpabilisation et repentance se prêtent à la situation. Nous ne saurions pas « vivre ensemble », défaut à corriger pour la paix sociale.

Mais rechercher la paix sociale est très loin d’être facile.

Le sociologue Robert Putnam(1), il y a cinquante ans, constatait que plus une communauté est diversifiée, plus la confiance entre les individus la constituant diminue. La société multiculturelle conduit ainsi à l’isolement et l’anomie sociale, ce qui renforce d’autant le manque de confiance.

C’est la justification évidente pour laquelle les USA, aujourd’hui et paradoxalement vu le contexte idéologique, ne se sont pas métissés. Les communautarismes sont renforcés. Les conflits ethniques se sont accentués durant le mandat Obama et le camp du Parti Démocrate a perdu.

Comment les mondialistes, qui ne l’ignorent pas, passent-ils outre ces difficultés ? Par la matérialisation interne d’un ennemi, bien sûr ! Et le but de cette dialectique permet également de détourner l’attention des peuples de la vraie menace qui pèse sur eux : leur disparition par l’ouverture des frontières. Le « Trump bashing » s’inscrit dans cette démarche.

Dans cette entreprise de résurrection de la lutte des classes pour faire oublier le déplacement des ethnies et précipiter la fin des nations, les élites mondialistes accentuent la question sociale en Europe et singulièrement en France. Elles rendent artificiellement aux syndicats l’importance que le peuple leur dénie. Le spectre de la grève générale requinque en particulier une CGT moribonde. Les « nuits debout » veillent, en parallèle, à la cohérence du système.

Les avantages sont multiples. En postulant la primauté de l’économique sur le politique, le mondialisme construit, tout autant, l’Universalisme. La Fin se fond dans les Moyens.

La loi travail de 2016, lancée par Emmanuel Macron, puis nommée El Khomry, mais techniquement conçue par les technocrates de Bruxelles, aura œuvré pour que la lutte des classes redevienne le théâtre des opérations des conflits idéologiques. La Gauche qui ne représentait plus que 13 % des intentions de vote fin 2016, remporte les élections six mois plus tard sans qu’elle n’ait à se présenter de Gauche.

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L'ancienne ministre El Khomri.

L’ancienne ministre El Khomri.

Le phénomène s’apparente à ce qui s’est passé en Espagne avec Podemos, à ce qui marche en Grèce avec Syrisa. Il est significatif que l’Union européenne et le Fonds monétaire international se soient mis d’accord pour donner une rallonge à Alexis Tsipras : l’homme qui a sauvé Bruxelles et l’euro en fournissant aux Grecs un succédané d’insurrection nationale.

Le joker du mondialisme est l’alter-mondialisme, qui se présente en anti-mondialisme. Le système reste globalisé et les peuples perdent à tous les coups. A-t-on jamais vu un joueur gagner face à la Banque ?

Nous pouvons retenir deux éléments majeurs du jeu opéré par le mondialisme : il développe les conflits sociaux sous couvert de la paix sociale. Il détourne le théâtre opérationnel du conflit qui l’oppose à la résistance à ses desseins.

Quel souhait pour 2018 ? Quel qu’il soit, le printemps sera chaud et les changements climatiques n’y sont directement pour rien.

Note

(1) Les travaux de Robert D. Putnam sur « la confiance, le capital social, l’engagement civique et la politique comparée », Revue internationale de politique comparée, vol. 10 N° 3, 2003.

 

Le 25 décembre, le pape François invitait l’Europe à l’hospitalité envers les Migrants. Pour la nouvelle année, il demande à tous de les accueillir dans toutes les dimensions qui constituent leur identité, particulièrement religieuse. Il invoque le patrimoine européen, inspiré par cette conception chrétienne de la personne humaine.

Commentaires superflus !

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Si cette lecture d’une dépêche AFP, reprise par toute la presse, est une prise de position qui semble conforme à la morale chrétienne, Michael Czerny, en charge de la section pour les Migrants, au Vatican, explique au journal La Croix que l’intention du pape va beaucoup plus loin. L’intégration doit être culturelle. C’est-à-dire que l’Europe doit adapter ses structures à l’Islam. L’Europe chrétienne doit se conformer à l’Islam.

Face au déni de l’identité européenne, il convient de mettre quelques pendules à l’heure. Si le Christianisme fait partie de la culture européenne et de ses traditions, c’est parce qu’il y avait, à la source, une compatibilité entre les fondamentaux religieux et l’identité européenne.

Cette compatibilité entre le Judaïsme qui deviendra judéo-chrétien et l’Europe repose sur la considération de l’Autre. La philosophe Simone Weil parlera de la magnificence de la culture grecque illustrée par Homère. L’Iliade, présente la même compassion pour les héros grecs que pour leurs ennemis troyens. L’Iliade et l’Odyssée sont les fondements de l’Europe car ces œuvres avaient vocation à construire les individus en leur donnant les clés de la vie et de la nature humaine.

De quoi est-il question dans L’Iliade et dans L’Odyssée ? Il est question de l’hospitalité, justement.

La guerre de Troie a lieu parce que Sparte a laissé trop de droits à ses hôtes, à Hector et Pâris qui enlèvent Hélène. La guerre prend fin tragiquement pour Troie parce que cette dernière n’a pas retenu la leçon et laisse entrer dans ses murs ce qui causera sa perte.

La morale est simple : Il y a une grande considération pour l’individu. La démocratie en découle. Achille parle d’égal à égal avec le roi Agamemnon. Mais si l’hospitalité est sacrée, elle se limite à ne jamais mettre les siens en péril. C’est une loi fondamentale de l’Europe jusqu’au XXe siècle.

L’identité européenne est antérieure à l’apport chrétien et c’est le Christianisme qui s’est adapté à l’Europe et non l’inverse. Il n’en reste aujourd’hui qu’une morale débarrassée de toute fonction sacrée. Cette morale est en conformité avec l’Occident universaliste. Mais elle n’est qu’un ordre moral qui ne trouvera sa légitimité qu’à l’épreuve des faits. Le pape François, pape ordinaire à l’instar d’un autre François ordinaire, Hollande celui-là, est le chef qu’il mérite.

Un des grands vecteurs pour imposer la politique migratoire est l’affirmation que la France est une terre d’immigration. Pour contrer toute résistance à cette affirmation, le rapport aux « Gaulois » est avancé avec moquerie. Nos ancêtres ne seraient pas les Gaulois. (1)

Il se trouve que le refus de la filiation gauloise est tout aussi erroné que la prétendue hospitalité chrétienne de l’Europe. C’est historiquement, statistiquement et donc mathématiquement faux. La Gaule compte 12 millions d’habitants lors des invasions barbares du Ve siècle. Ces barbares ne représentent que 5 % de la population. La France compte 40 millions d’habitants à la fin du XIXe siècle. Il n’y a pas eu de flux migratoire entre ces deux périodes.

Compte tenu de la dilution des 5 % de la population barbare du Ve siècle, La France de la fin du XIXe siècle est donc gauloise de souche à plus de 95 % !

La France compte 50 millions d’habitants en 1960 et les populations exogènes ont été assimilées, c’est-à-dire que la France est de souche gauloise à plus de 90 %. La tradition française de migration est une supercherie.

Note

(1) Michel Balard, Jean-Philippe Genêt et Michel Rouche, Des Barbares à la Renaissance, Paris, Hachette, 1973.