Archives pour la catégorie Géopolitique et Stratégie

Jean Lassalle s’inquiète de l’impact de l’après-Bouteflika

Un berger pour la France?

article rédigé pour Eurolibertés et repris par Jforum

 

image: http://www.jforum.fr/wp-content/uploads/2018/02/Gaid_Salah_18_134957518_467_312.jpg

Le 31 janvier 2018, Jean Lassalle interrogeait le Premier ministre à l’Assemblée Nationale sur la question de la gestion française de « l’après-Bouteflika » en Algérie. Il semble, selon le député des Pyrénées Atlantiques, qu’un accord veuille que le pouvoir revienne à l’armée. Or, celle-ci serait largement infiltrée par les Islamistes. Cette mutation importante du pouvoir algérien pourrait engendrer une migration intensive de population vers la France.Le sujet ne sera pas trop, ici, de souligner la concomitance de ce problème avec le cadre de l’élargissement de l’Union Européenne dans l’intention de porter ses frontières au Sahara et, de fait, intégrer le Maghreb. Cette question est développée dans l’ouvrage Géopolitique de la conspiration contre les peuples.L’intervention de Jean Lassalle, à l’Assemblée Nationale, amena les sarcasmes de ses collègues. Encore une fois, l’ancien candidat à l’élection présidentielle sortait du cadre politiquement correct. Il serait « gentil », mais pas sérieux.

L’occasion est donc offerte de revenir sur le programme que présentait le candidat Lassalle pour en signifier la nature idéologique :

Tout d’abord, l’homme de terroir, avec son accent est objet de moquerie. Les « jeunes » des cités et leur langage vernaculaire seraient plus compréhensibles. La réalité de la société est ainsi posée.

Mais sur le fond du discours, le dénigrement n’enlève rien aux causes réelles du malaise de notre société. Au contraire, il ne fait que stigmatiser l’affrontement idéologique.

Le discours de Jean Lassalle s’oppose à l’universalisme par la cohérence d’une approche tournée vers l’humain dans ce qu’il a de concret. Si le berger des Pyrénées se définit comme un romantique, c’est parce que la politique est du romantisme. C’est pour cette raison que le sacré a toute sa place dans le concret et la matérialité de l’existence.

Jean Lassalle propose d’introduire les sports de combat dans la formation de nos enfants. Si la vie est un combat, nos enfants doivent être prêts à se battre. Tout n’est pas acquis. Si les jeunes gens qui assistaient au concert du Bataclan avaient su se battre et avaient été animés d’une mentalité de guerriers, il n’est pas sûr que le massacre ait été le même. Jean Lassalle, consciemment ou non, projette la reconstruction d’une nation.

Jean Lassalle entend redonner le pouvoir à la commune. La commune signifie le peuple regroupé en communauté. Les mots ont un sens. Le premier objectif d’établir la ruralité grande cause nationale est de redonner du pouvoir à la commune.

Toute autre politique ne peut aboutir, sous prétexte de rationalisation, qu’à une uniformisation des communes. Elles n’auront plus d’identité. Elles n’auront plus d’âme. Les communes-dortoirs s’inscrivent dans la logique mercantile du métro-boulot-dodo et de l’abrutissement des masses.

Franchement, entre le militant écolo parisien et le paysan, fils et petit-fils de paysan, qui est le plus à même de savoir ce qu’est la nature ?

Le bon sens permet d’appréhender qu’engager une transition énergétique, ce soit engager une nouvelle révolution industrielle et surtout sociétale. La révolution industrielle a engendré l’iniquité. Les riches sont devenus plus riches et les pauvres plus pauvres. Le résultat n’a pu être que la lutte des classes. La révolution technologique de l’information a également failli concernant le partage de la connaissance. La délinquance idéologique et la criminalité se sont emparées de l’outil de communication. Revenir à la commune en tant que centre décisionnel, c’est donner une nouvelle approche à la transition énergétique.

Jean Lassalle va à l’essentiel. C’est une loi de gestion, la loi des 80/20. Elle transcrit que la politique détermine l’économique. Est-ce si incongru ? Amartya Sen, prix Nobel d’économie ne le prescrit-il pas pour développer de la valeur ? Aller à l’essentiel, c’est également considérer que les détails sont facilement gérables. Le tout est de reconstruire une identité combative pour nos enfants.

Le cadre général du programme de Jean Lassalle est développé dans l’ouvrage Géopolitique de la conspiration contre les peuples.

image: http://eurolibertes.com/euro/wp-content/uploads/2018/01/Geopolitique-conspiration-peuples-e.jpg

Géopolitique de la conspiration contre les peuples, Gilles Falavigna, Éditions Dualpha.

Géopolitique de la conspiration contre les peuples, Gilles Falavigna, Éditions Dualpha.

Repères (tirés du Point)

1937. Abdelaziz Bouteflika naît à Oujda. 1956. S’engage dans l’Armée de libération nationale, branche militaire du FLN. 1963-1979. Ministre des Affaires étrangères.  1981. Abandonne provisoirement la vie politique. 1999. Est élu à la présidence de la République. 2004, 2009 et 2014. Réélu président. 2013. Une attaque cérébrale le laisse partiellement handicapé.

Qui pour diriger le pays ?

Ahmed Gaïd Salah. À 80 ans, le chef d’état-major de l’armée pourrait être tenté par un destin à la Al-Sissi. Abdelkader Bensalah. Le président du Sénat, 75 ans, assurerait l’intérim. Abdelmalek Sellal. Le Premier ministre se dit militant du FLN depuis 1968. A 68 ans, il attend son tour. Ali Benflis. Ex-chef du gouvernement, il a échoué deux fois à la présidentielle. Il a 72 ans. Ahmed Ouyahia. À 64 ans, le directeur de cabinet de la présidence veut jouer un rôle de premier plan.

 

 

En savoir plus sur http://www.jforum.fr/impact-jean-lassalle-sinquiete-de-lapres-bouteflika-en-france.html#uDm6Id4j7uVuFcCb.99

Faux et usage de faux (au Courrier International)

 On nous prend pour des Con-sommateurs
 article publié sur Jforum

image: http://www.jforum.fr/wp-content/uploads/2018/02/cafe_20161014_253-2_748_499-696×463.jpg

Faux et usage de faux

 

Avons-nous fait le tour de la question des « fake news » ?

Vous aurez noté sur les réseaux sociaux, puisqu’ils sont devenus la source d’information majeure, que si vous lisez un article dont la source n’est pas dans le politiquement correct, celui-ci est suivi d’un article dénommé publication connexe pour vous avertir du danger que vous courez : l’information que vous lisez n’est pas fiable.

Depuis peu, un nouveau vocabulaire est venu enrichir ce mode préventif : l’information de sites non conformes à la « bien-pensance » n’est soit pas fiable, soit parodique. La « réinformation » est une blague. Avons-nous atteint le summum de la condescendance ?

L’information institutionnelle fait de moins en moins dans la dentelle. Elle est devenue une propagande grossière du genre des vieilles réclames des années 50 qui nous faisaient sourire.

Nos populations auraient atteint un tel niveau d’abrutissement que ceux qui se veulent les élites intellectuelles osent tout. Ce n’est plus à ça qu’on les reconnait.

Cet abrutissement est le fruit de la réponse idoine à vox populi : panem et circenses !

Notre société est bien ancrée dans la promotion des droits individuels, ce confort matériel, et les jeux.

Les réclames d’antan cherchaient à nous inciter à consommer. Il s’agissait de dentifrice, de petits pois ou d’un aspirateur. Les clichés propres à la consommation y étaient et tout le monde savait justement de quoi il était question.

Le problème de l’information, aujourd’hui, n’est pas seulement celui de la désinformation. Le problème est également celui de l’objet qui nous est proposé. C’est celui de la mort. Dans notre monde complètement aseptisé, il n’y a pas de publicité pour l’alcool ou le tabac. Mais le monde qu’on nous impose est bien celui de la mort, suite logique à l’abrutissement.

Cette semaine, la presse institutionnelle, par l’intermédiaire de Courrier International, nous sort le titre : « A Grenade, le bonheur des converties à l’Islam ».

Certes, C.I. est identifié pour ce qu’il est, une engeance de Pierre Bergé et « le regard extérieur sur l’actualité », c’est-à-dire la préférence extranationale. Mais l’article est symptomatique d’un saut qualitatif dans la désinformation.

Le bonheur n’est pas dans le pré. Il est dans l’Islam.

« Ici, au pied de ce splendide vestige d’une époque révolue qu’est le palais de l’Alhambra, des femmes mènent tranquillement leur vie, nourries par leur foi musulmane. »

Nous savions déjà que l’Andalousie a été conquise par les arabes et que le palais de l’Alhambra est autre chose que du sable et des poux. Mais cette présentation voudrait que la conversion à l’Islam soit un retour à l’ordre naturel des choses. Avant l’Islam était l’ignorance et l’obscurité. La description est celle d’un tableau de Poussin : « Et in Arcadia ego ». On se nourrit d’Islam comme d’amour et d’eau fraiche.

Tout comme le nuage radioactif de Tchernobyl s’était arrêté à la frontière française, l’Islam en France n’a rien à voir avec un autre. La preuve? C’est pareil en Espagne. Elle n’est pas belle, la vie d’une convertie? Il n’y a qu’à regarder la photo proposée d’un couple musulman qui s’embrasse tendrement dans un appartement très occidental avec sa cheminée pour réchauffer le foyer. L’Islam ne serait pas compatible avec notre société? Puisqu’on vous montre que si! L’Islam est une religion d’amour et de paix.

Avec un brin de malice, nous pourrions relever que cette histoire ne concerne que 300 personnes converties en 40 ans sur plus d’un million d’habitants pour la région de Grenade, que c’est totalement marginal, anecdotique, qu’il y a mystification à en faire un exemple de vie.

Le moins anecdotique de cette propagande est qu’il est question uniquement de femmes. Y aurait-il un lien avec l’image désastreuse de la femme en Islam? Nous sommes toujours dans l’image. La femme est un vecteur majeur de communication pour attendrir. Le choix de la dénommée Ahed Tamimi ne doit rien au hasard pour servir la cause palestinienne. Mais quand on prétend à l’égalitarisme universel, c’est loin d’être suffisant.

Alors la réponse est dans la conclusion de l’article, le comble de la caricature propagandiste. La conversion à l’Islam? C’est l’esprit de mai 68, cet esprit 100% matérialiste qui prône le plaisir en but ultime, l’époque où les femmes brulaient leur soutien-gorge. Bref, se convertir à l’Islam, c’est se libérer. Se convertir à l’Islam doit être pour l’Occidentale l’expression de la rebelle en elle.

Que dire de plus ? Avons-nous ici une description assez détaillée de ce qu’est le « fake » ? Plus que le faux, il y a usage de faux.

Pour la petite histoire, celle des faits et de cette réalité qui importe si peu, les arabes donnèrent à ce lieu le nom de Gharnata al yahud. En effet, si la ville de Grenade eut un rayonnement si particulier, c’est parce que c’était une ville juive. Ce sont les Juifs qui en furent chassés en 1492. Les Musulmans, eux, comptaient si peu qu’ils purent rester. Et ils restèrent quelques décennies.

Par Gilles FALAVIGNA

En savoir plus sur http://www.jforum.fr/faux-et-usage-de-faux-au-courrier-international.html#3dFGG7uMKveVcvTW.99

Appropriation et continuité du coup d’État permanent, principe « Gauchien »

La France va bien. Comment pourrait-il en être autrement puisque Jupiter est aux commandes ?

L’économie française va mieux : 1,9 % de croissance en 2017. Mais voici qu’un ancien ministre de François Hollande, Stéphane le Foll, ce 30 janvier 2018, revendique ce résultat comme le fruit de son maître.

Mars et Venus pris dans le filet de Vulcain d'après Marteen Van Heemskerk.

Mars et Venus pris dans le filet de Vulcain d’après Marteen Van Heemskerk.

Quand on se prétend Jupiter, il est normal de se situer dans une situation très œdipienne avec son papa. Comme Ouranos, puis Cronos, gare à la castration !

Mais de quoi parle-t-on à propos de croissance, d’enrichissement ? Selon ces politiques, le principal facteur serait celui de la confiance. La confiance ferait entreprendre, ferait consommer, ferait oser aurait dit Audiard.

Alors la logique ferait comprendre l’importance du mensonge des dirigeants. Leur félonie à l’égard du peuple viserait à créer de la confiance et donc de la richesse. Seule l’intention compte pour les serviteurs de la Nation.

Mais de quoi parle-t-on en établissant cette croissance de 1,9 % en 2017 et en tablant sur la dynamique de cette croissance ?

Aujourd’hui, il est bien connu que l’économie est grandement virtuelle. C’est le principe des bulles. Rien n’est factuel. Tout n’est qu’interprétation. Un bel exemple de fake ! Le crédit fait tourner le monde.

En gestion, nous avons les emplois productifs et les emplois improductifs. Ces derniers sont une charge censée être nécessaire à la production. Quand on évoque le chiffre du PIB de la France, nous pouvons bomber le torse. Mais l’analyse du PIB montre qu’il intègre les valeurs marchandes, ce qui est produit, et les valeurs non marchandes, la rémunération des fonctionnaires (23 %). Les fonctionnaires sont la richesse de la France.

La croissance de la France va continuer à progresser. Europe oblige ! En effet, la direction de la Commission Européenne en charge de l’information formule le cadre des données et la France doit s’y soumettre. Le Figaro de ce 30 janvier 2018 rapporte que le trafic de drogue et la prostitution vont entrer dans le calcul du PIB de la France pour 2018 en conformité avec les directives européennes.

L’article du Figaro indique que la France manque de moyens pour évaluer les activités illégales. La France va donc créer des ressources pour cette fonction. Et comme nous venons de le voir, cette action est créatrice de valeur pour la France. « Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. »

La question était posée d’évaluer les données en fonction de la véritable richesse. Mon livre Géopolitique de la conspiration contre les peuples fait le lien entre la corruption, le crime organisé, la politique et bien entendu le terrorisme. Les trois sont indissociables.

Selon les travaux de l’ONU, ce sont mille milliards de dollars qui serviraient de pots-de-vin aux fonctionnaires du monde entier. Le travail développé par cet ouvrage met en relief que les objectifs de l’Europe et les objectifs des organisations criminelles sont les mêmes : favoriser l’immigration et la délinquance, sources de profit par un environnement territorial favorable. Le principe de l’Union Européenne d’intégrer les valeurs criminelles au calcul du PIB ne doit pas être une surprise.

Mais restons-en aux données brutes : la masse financière de la corruption est estimée à 990 milliards d’euros pour l’Europe. Au final, cette somme est absorbée dans les prix de vente de chaque chose. Cette somme vient en diminution du revenu des salariés, soit 2 000 euros par an et par citoyen européen. Accessoirement, cela correspond à une perte sèche fiscale de 120 millions d’euros pour l’administration. Voilà la réalité qui réjouit nos dirigeants car le citoyen est maintenant riche. Le mensonge et la vilenie permanents ont remplacé le coup d’État permanent, tellement obsolète. Plus que jamais, il doit être martelé que la démocratie est le moins mauvais des systèmes, car tout est une question de confiance, n’est-ce pas ?

 

 

Je n’y croyais pas. C’était une blague. Par mimétisme au politiquement correct, j’ai pris l’habitude de nommer le grand informel homosexuel et apparentés : « Monsieur-Madame ». Quand j’ai entendu que le représentant de la France au concours Eurovision 2018 s’appelait Madame Monsieur, j’ai, un instant, cru à une « private joke », une sorte de caméra-cachée qui se jouait de moi.

Monsieur Madame Mercy

Non, c’est bien réel. Le nom de ce duo se réfère tellement, à mon sens, à la rébellion gauche-caviar des salons parisiens qu’il fallait s’attendre au pire pour le titre qui représentera la France. Bingo ! Un rêve pour certains, un cauchemar pour les autres, le militantisme droit-de-l’hommiste est au front.

Pourtant, le duo, apprend-on, ne sort pas de nulle part. Ils ont déjà travaillé pour illustrer une publicité d’une marque automobile. Ils ont également collaboré avec différents groupes de rap, bref à tout ce que peuvent produire les banlieues. C’est dire à quel point ces banlieues rejoignent les salons bobo parisiens.

La chanson de Madame Monsieur s’appelle donc Mercy. C’est l’histoire d’un bébé migrant recueilli en Méditerranée à bord d’un navire d’aide humanitaire.

LCI, qui titre « la belle histoire », retrace l’aventure du bébé nigérian, le texte est de l’émotion pure. Il s’agit d’Espoir. En effet, le bébé devrait acquérir la nationalité britannique. Le texte de la chanson a été écrit en quelques heures, preuve de l’émotion et de la spontanéité.

« Soyez spontané ! » aurait conjuré Stéphane Hessel. Cette émotion dégouline parfaitement de spontanéité. C’est un métier !

Le journal Le Parisien le dit « tout de go » : « Mercy n’est pas une chanson misérabiliste ». Non, nous dit le Monsieur de Madame Monsieur, « Nous ne serions pas allés à l’Eurovision avec une autre chanson. »

Il ne s’agit pas d’un produit marketing. Il s’agit d’un produit certifié 100 % correct. La preuve ? Les bénéfices de la chanson iront à l’association « SOS Méditerranée ».

Financièrement, l’association ne se porte déjà pas trop mal. C’est du lourd. Le bilan 2016 présente un excédent comptable de 700 000 euros. Cette organisation qui tourne autour du navire Aquarius est dirigée par Francis Vallat. Cet ancien armateur international est administrateur de la Lloyd’s. Il est difficile de trouver une activité maritime internationale pour laquelle il ne soit pas décisionnaire. Vallat, décoré de la Légion d’honneur par le ministre communiste des transports Jean-Claude Gayssot, et que le magazine économique Forbes présente, avec admiration comme l’incontournable des lobbies de Bruxelles. Nous sommes dans la cour des Grands.

Arrivés à ce point, le lien est immédiat avec le sujet de mon livre Géopolitique de la conspiration contre les peuples. Ce travail démontre que la corruption est la matrice décisionnelle de l’Union Européenne.

990 milliards d’euros par an. C’est le coût de la corruption au sein de l’Union Européenne selon le site du Parlement européen publié le 10 mars 2016. Les aides et subventions, argent inodore, participent fortement aux flux de corruption. Il ne faut jamais oublier qu’à un corrompu correspond un corrupteur. Le Figaro du 29 juin 2012 fait état de 34 milliards d’euros versés à 250 000 associations par la France. L’article se veut une « enquête sur l’étonnante opacité qui entoure le financement public des associations. »

Pour la seule France et la seule aide aux entreprises, le montant des subventions serait de 110 milliards d’euros selon la documentation française, rapport « Pour les aides simples et efficaces au service de la compétitivité », juin 2013. Pour autant, Wikipedia sur le thème, indique que le montant total des aides est inconnu.

Pour l’Union Européenne, le site welcomeeurope.com, spécialisé dans l’obtention de subventions n’est pas plus clair quant au montant total. Mais quelques exemples donnent le vertige : projets visant à établir une économie fondée sur la connaissance et l’innovation, 79 milliards d’euros ; projets visant à soutenir l’insertion professionnelle, 84 milliards d’euros ; projets pour l’interconnexion en Europe (?!), 30,4 milliards d’euros ; projets visant la cohésion économique, 183,3 milliards d’euros ; projets visant à améliorer les connaissances, 14 milliards d’euros… La liste est très longue sur des projets très génériques dans lesquels il sera facile de s’insérer. Et ce ne sont que des projets sans garantie de résultats pour l’objet visé. Comme l’indique le site welcomeeurope.com, l’obtention de subvention est un métier relationnel entre bureaucrates.

Il n’est pas question, ici, d’exprimer que l’association SOS Méditerranée est de quelque manière liée à du recel d’influence. Nous notons seulement que l’axe Méditerranée est une priorité stratégique de l’Union Européenne au même titre que les Migrants. Il n’est question, ici, que d’Eurovision. Et LCI le dit : C’est une belle histoire.

Home International Sommes-nous prêts pour le feu et le sang ?©

Sommes-nous prêts pour le feu et le sang ?©

3
394

image: http://www.jforum.fr/wp-content/uploads/2018/02/RussianUSbasesSyriaKOTERET_653_436.jpg

Pour qui sonne le glas (2)?

 

Sommes-nous prêts pour le feu et le sang ?

 

 

Le 11 décembre 2017, Vladimir Poutine annonçait que les troupes russes allaient se retirer de Syrie. Deux mois plus tard, qu’en est-il ? Le premier mois 2018 a été d’une intensité diplomatique exceptionnelle.

Selon Debkafile, un site israélien spécialisé dans les affaires militaires du Moyen-Orient et particulièrement bien informé, il y aurait eu, depuis l’annonce de Poutine, une rotation des troupes russes. Surtout, Debkafile, fait part de la restructuration de sites militaires russes faisant face aux bases américaines installées au Nord de la Syrie, leur empêchant tout déploiement vers le Sud.

Outre les implantations russes historiques de Latakieh et de Tartous, de nouvelles bases, à Tiyas, Hama et Sheyrat seraient déjà fonctionnelles. Les troupes russes ne se retirent pas. Tout au contraire, les Forces Spéciales Spetsnaz seraient désormais plus nombreuses sur le terrain.

L’aéroport de Palmyre qui est également consolidé par les Russes, permettra le déploiement des milices chi’ites irakiennes, prêtes à déferler, si on en croit les déclarations de Qassem Souleymani, leur commandant.

Si Daesh n’est plus une opposition de taille en Syrie, leur principal opposant sur le terrain, les Kurdes, subissent les attaques turques d’une extrême violence. Elles feraient saliver d’envie les esprits hallucinés de Daesh. Les Jihadistes turcs ont exhibé Barin Kobané, une combattante kurde capturée, dénudée, seins et parties génitales arrachés. Allah ouakbar ! C’est un petit rappel pour se souvenir que la Turquie a été un des principaux pourvoyeurs de l’Etat Islamique.

Bref, en parallèle, les troupes aguerries et pourvues d’un sentiment de réussite géostratégique du Hezbollah peuvent rentrer au Liban. Le cocktail est « détonnant » pour avoir envie d’en découdre. Déjà, les forces Radwan, les commandos du Hezbollah, ont investi les villages frontaliers d’Israël.

En face, Tsahal est constitué de troupes jeunes. La seconde guerre du Liban date de 12 ans. Cela fait fort longtemps que le danger n’a pas été aussi grand. Peut-être ne l’a-t-il jamais été depuis 1948.

Lors d’une interview, le 15 janvier au journal libanais Almayadeen,, Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah affirme que la faiblesse de Tsahal, réside en ses troupes à l’esprit confortablement occidentalisé. La victoire arabo-musulmane, ne fait pour lui aucun doute. Sa vision est un conflit généralisé à toutes les frontières d’Israël. Le Hezbollah et l’Iran, grands financeurs et pourvoyeurs du Hamas sont en droit d’attendre un retour, fut-il sunnite. L’argent n’a pas d’odeur. La mise au pas du Hamas de ces dernières semaines par le Hezbollah le rappelle. Ce n’est pas un hasard, non plus, si cette période a vu Daesh tenter de prendre également la main sur Gaza.

image: http://www.jforum.fr/wp-content/uploads/2018/02/MG_0912.jpg

Selon le porte parole de Tsahal, de grandes manœuvres [Juniper Cobra 2018] commenceront conjointement avec les troupes américaines début février. Les exercices simuleront une guerre sur plusieurs fronts avec des attaques de milliers de missiles sur des zones civiles. Sur ce point, que les bases russes en Syrie, face aux bases américaines, soient fonctionnelles et désormais opérationnelles n’a rien d’anodin.

Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Libermann, prévient : « Lors du prochain conflit nous ne ferons pas de différence entre le Hezbollah et le reste du Liban. »

Les menaces se font désormais au grand jour et c’est une nouveauté en Israël, pays qui vénère ses services secrets comme des princes.

Le 29 janvier, Benjamin Netanyahou s’est rendu à Moscou. La visite s’est poursuivie par la réception à Jérusalem de grands dignitaires russes de la sécurité et de la défense. L’objectif évident des Israéliens est de convaincre Moscou de « lâcher » Téhéran.

La population israélienne est largement préparée à la guerre qui semble imminente.

Le plateau du Golan sépare le Liban de la Syrie. Il est donc parfaitement compréhensible que ce territoire soit considéré non-négociable par Israël. Par contre, pour qui connait un peu Israël, il est évident que le point de vue de Hassan Nasrallah est du registre incantatoire. La force d’Israël est tout au contraire dans la détermination de son peuple.

La question, finalement, se limite à déterminer si Israël devra gérer les inévitables provocations par des réponses proportionnées ou si le conflit sera préventif.

Pendant ce temps, la France se prépare au grand pardon pour ses ressortissants jihadistes et à leur rapatriement. Ils seront priés, sans doute, de ne pas importer le conflit. Nous n’avons pas la volonté des Israéliens. Nous sommes bercés d’illusions.

 

Par Gilles Falavigna pour Jforum

 

En savoir plus sur http://www.jforum.fr/sommes-nous-prets-pour-le-feu-et-le-sang.html#ZK8AiT0yi1AOQyT5.99

 

Osera-t-on poser la question : pour qui sonne le glas ? La réponse est connue. Mais la peur n’empêche pas le danger. Alors apportons, encore, une pierre à l’édifice de la question.

L’État Islamique, Daesh, n’est plus. C’est en gros ce qu’il ressort, en janvier 2018, des informations du conflit au Moyen-Orient. Localement, les Chi’ites, le régime syrien et le Hezbollah vont pouvoir se concentrer sur l’objet de leur vie : détruire Israël. À moins qu’entre Chi’ites et Sunnites, la priorité demeure de se purifier en épurant l’autre.

Les conflagrations du Moyen-Orient ne seraient, au bout du compte, que des épiphénomènes que la solution miracle des deux états viendrait globalement résoudre. Quoi ? Pourrait-il y avoir une alternative au processus de paix tel qu’il a été imaginé jusqu’ici et avec le succès que l’on sait depuis 50 ans pour ne pas dire 70 ans ? L’approche bien pensante veut reproduire le principe de dissuasion qui a valu durant la guerre froide. Il conviendrait que les forces en présence s’annulent. Et ainsi, la paix est assurée. La politique pro-iranienne du mandat Obama allait dans ce sens. Chi’ites, Sunnites et Israël seraient les pièces vouées à jouer à l’infini à pierre ciseaux papier, stratégiquement jeu à somme nulle. Les mondes arabes et perses, eux, ne portent qu’un intérêt limité à un État Palestinien, en réalité.

Muhammad

Un petit grain de sable dans le désert enraye cette jolie mécanique : Daesh n’est pas strictement lié à un territoire. Il y avait les délires de fin du monde dont les textes situaient les circonlocutions en Syrie. Mais les temps sont imprécis. C’est donc partie remise pour Al Sham et Daesh s’est déplacé. Mais rien n’a pour autant changé.

Suite au repli d’Al Qaïda en Afghanistan en 2000, les Américains avaient créé le « grand Iran » avec la mise en place d’un régime de culture iranienne en Afghanistan et l’effondrement de l’Irak, toujours ce sacro-saint principe de l’équilibre des forces. Le croissant chi’ite pouvait s’installer durablement au Moyen-Orient dans le grand concept de la paix par l’équilibre des deux ennemis sunnites et Chi’ites.

Le problème géopolitique est géostratégique car fondamentalement, si le monde arabo-musulman doit se fondre dans le Califat, il reste figé sur un mode de fonctionnement tribal. L’équilibre des forces n’y a pas sa place. La Fitna est le mode opératoire du monde arabo-musulman. Il s’agit de la séparation par le feu du Bien et du Mal. La raison du plus fort est la seule qui vaille. Le Califat est la fin du processus. Il n’est pas le processus.

Bref, puisque le territoire est finalement secondaire, Daesh s’est déplacé.

Bref, le 25 janvier 2018, l’hôtel Intercontinental de Kaboul, haut lieu du cosmopolitisme est attaqué par les Talibans, ce qui permet d’en parler.

Mais cela fait déjà un moment que la violence est maître d’œuvre en Afghanistan. La dernière attaque remarquable datait du 28 décembre 2017. La minorité chi’ite de Kaboul, par son centre culturel était pulvérisée par des explosions faisant 50 morts malgré la haute présence défensive américaine.

Ce 28 janvier, c’est un lieu encore plus symbolique qui est attaqué par Daesh. Cette fois-ci, l’école militaire de Kaboul est la cible. Il s’agit de ce qui fait la fierté de l’armée afghane, de ce qui est le fruit de 15 ans de formation par l’élite des élites de chaque corps d’armée au monde, forces spéciales américaines, britanniques, françaises. L’école est décrite, dans les « milieux autorisés » français comme équivalente à Saint-Cyr.

Le même jour, le journal L’Express confirme que des Jihadistes français (de l’EI) sont morts en Afghanistan sous le feu de tirs américains. Le premier sens de l’information pourrait être que la France peut parfaitement accepter le retour des siens du théâtre des opérations au Moyen-Orient, que tout va bien. Nous devons croire ce « jeune » de Lunel qui souhaite revenir chez lui. Peu importe qu’on le voit arme à la main. Il dit qu’il n’était pas combattant et ce serait la preuve que nous devons le croire. Les vrais méchants sont partis combattre en Indonésie, en Malaisie, aux Philippines. Et en Afghanistan, retour à la case départ.

L’information la plus simple est la meilleure et elle se conforme aux fondamentaux de l’Islam. Le territoire est planétaire, alors repli à l’Est et frappe à l’Ouest. Les attentats en France ne font que commencer. Le pire est à venir. Cosmopolis s’endort dans une douce tiédeur. L’Islamisme se charge des basses œuvres du mondialisme. Elles ne cesseront qu’à la fin des temps, quand le monde entier sera converti à l’Islam… pardon du pléonasme, à l’universalisme.

L’antiracisme est la valeur refuge pour faciliter le processus de migration de millions d’étrangers vers l’Europe. Si l’islamisation est le vecteur principal de l’immigration, comme je le démontre dans l’ouvrage Géopolitique de la conspiration contre les peuples, c’est parce que le fédérateur premier de l’Islam est l’Universalisme et donc naturellement l’antiracisme.

Alors que l’arsenal judiciaire est parfaitement huilé pour recadrer sur la morale qui accompagne l’antiracisme, la notion de racisme ordinaire est apparue il y a quelques années pour traquer tout substrat de racisme dans la société. Il s’agit de certaines attitudes, interprétations ou blagues qui sortent du politiquement correct. Surtout, le racisme ordinaire touche l’individu et non pas le groupe d’appartenance de ce dernier. Dans la « bien-pensance » antiraciste universaliste, le groupe n’a pas d’existence.

C’est sur ce point que réside le problème de l’affrontement entre l’universalisme et les Nations. L’universalisme est le collectif de l’individualisme. Il s’oppose clairement aux Nations dont les peuples sont le collectif. Il y a problème car les deux conceptions ne sont pas sur le même registre. Le peuple, par essence, revendique son autodétermination. Alors que l’universalisme s’oppose à la volonté d’autodétermination des peuples, une Nation, par définition « ceux qui ont la même naissance », ne s’oppose en rien aux autres individus puisque ce n’est pas son problème.

individualisme

Comprendre ce mécanisme, c’est comprendre que nous avons d’un côté la Morale et de l’autre le Sacré. La difficulté de cette appréhension tient à ce que l’Occident est aujourd’hui régi par la morale définie chrétienne. Il n’est pas question du Bien et du Mal. Il est question de la perception subjective du Bien et du Mal. Ce qui était le Bien, il y a quelques siècles, comme la famille constituée d’un homme, d’une femme et de leurs enfants, n‘est plus le Bien aujourd’hui. Deux hommes s’appellent un couple et leurs enfants adoptés sont réellement leurs enfants. Le modèle précédent n’est plus le Bien. Dans cinquante ans ou dans cinq siècles, il est probable que le modèle sera encore différent. L’objet de cette morale est l’Homme en tant qu’individu. Il est particulièrement soumis à la relativité de son environnement, comme nous venons de le voir. Cependant, la morale se veut en Absolu.

Face au constat de la relativité de l’Homme, face au constat de la subjectivité de la Morale, le Sacré demeure. Il s’agit de ce qui dépasse l’Individu. Le Bien et le Mal ne sont pas de son monde. La distance permet à l’homme de respecter la loi qui le dépasse. C’est le principe biblique de la faute.

« De l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal tu ne mangeras pas ! »

Seul le divin sait ce que sont le Bien et le Mal. Ils ne sont pas accessibles à l’Homme. Le sacré conduit à accepter la Loi, à accepter ce qui dépasse l’individu dont les droits ne sont pas un absolu. La morale occidentale est chrétienne. Elle n’est sacrée que par la considération que l’Homme-individu est sacré.

Le principe de racisme ordinaire est une supercherie puisque son fondement est de débusquer la posture du repli identitaire qui serait malveillant envers les autres. Mais il n’y a pas de malveillance envers les individus.

La presse annonce le championnat du monde MMA des poids lourds ce week-end du 20 janvier auquel participe Francis N’gannou. À l’écriture de cet article, le résultat n’est pas connu. Le journal Libé présente tous les mérites de ce migrant camerounais qui est venu à Paris. La France est passée à côté de cette chance puisque N’gannou est aujourd’hui résident américain. C’est l’objet de l’article car il serait bien nouveau que Libé s’intéresse au MMA, sport de combat. Libé passe donc à côté des mérites de l’individu. Libé ne s’intéresse qu’à l’Universalisme de l’Histoire. Libé passe à côté du dépassement de soi du sportif, ce qui aboutira à son sacre. Le journal Le Parisien, pour sa part, titre « Francis Ngannou, Migrant. » Pour eux, le déterminant de cette personne n’est que cela. Ils ne voient que cela. L’antiracisme réfute l’identité.

Au contraire, celui qui est relié à son identité et donc au groupe qui le constitue ne peut être que sensible à tout ce qui permet la défense du patrimoine et en premier lieu les sports de combat. Se battre ouvre à la responsabilisation. Tout ce qui met en relief ces valeurs est porteur de Bien pour la communauté car leur existence permet qu’elle s’en imprègne. L’ordre moral qui porte les droits en absolu déresponsabilise. Je suivrai le combat pour le titre mondial poids lourds de MMA avec un regard sur la réalité de la personne et non sur ce qu’elle représente. Voilà pourquoi le concept de racisme ordinaire est un enfumage.

La mode est au « coming out ». La presse attend avec délectation de pouvoir montrer que les modèles de la société sont homosexuels. Il y a normalité et surtout normalisation.

Puisque la normalisation est actée, la presse mondialiste est passée à la vitesse supérieure. Le magazine Vogue, le 14 janvier, présente la nouvelle égérie de la haute couture. Il (elle) se nomme Oslo Grace (écriture inclusive appropriée).

androgyne

Il (elle) n’est ni homme, ni femme. Le nouveau (nouvelle) top-modèle est d’origine « neutrale » (comme dirait Jean-Claude Van Damme). Elle (il) est plutôt grise (x), comme l’eurent proposé Les Inconnus dans un sketch, ni blanc, ni noir, ni rien du tout, du reste. Même son nom ne permet pas de l’identifier. Il (elle) n’a pas d’identité.

Mais le ton humoristique est déplacé car il est bien question de l’arme du politiquement correct pour imposer le cadre sociétal universaliste. Il s’agit d’un modèle et précisément du « top model ». Les créateurs se l’arrachent. « Il est à l’aube d’une grande et longue carrière », nous dit-on.

Si la politique migratoire s’attaque de front à l’identité d’un peuple, la perte d’identité individuelle réduit d’autant plus les défenses collectives. Il y a synergie et acception de ce qui est présenté comme une évolution naturelle et inéluctable face à la tradition réactionnaire.

Aux États-Unis, la question des toilettes publiques n’a rien d’une plaisanterie. Il est question des droits individuels. En France, quarante millions de citoyens auraient pu refuser le mariage homosexuel. La loi serait passée car il est question de droits individuels. L’ordre moral est proclamé supérieur au principe démocratique. Ce n’est pas si récent puisque l’abolition de la peine de mort en 1981 s’est inscrite sur ce modèle quand 65 % de la population y était opposée. C’est sur le principe de prévalence de la morale que Robert Badinter avait présenté son projet de loi.

C’est le même principe qui a vu la signature du Traité de Lisbonne suite au rejet par les Européens, par voie de référendum, de la Constitution européenne. Ce que le peuple refuse lui est imposé. C’est pour son Bien. C’est la démocratie.

Aujourd’hui, quand un Canadien, père de sept enfants, s’identifie à une jeune chinoise de six ans, il n’est pas prié de consulter un psychiatre. La Justice l’autorise à s’inscrire dans une école primaire. Il n’y a pas trouble de la personnalité. Il y a relativisme.

De manière anodine, nous pourrons relever à chaque instant une information qui étayera le phénomène. Dans le journal Le Monde du 9 mai 2016 : Pour le Défenseur des droits, Jacques Toubon, « la France discrimine ses étrangers ».

Fondamentalement, la signification du titre, que l’intéressé a lui-même transmis aux agences de presse, est qu’il ne peut y avoir de différence entre un Français et un étranger, puisque la discrimination est la mise en évidence d’une différence.

C’est sur cette base que notre société ne permet ni de discriminer, ni d’amalgamer. Dans ce cadre général, la morale est le déterminant pour qualifier l’un ou l’autre. Ce n’est pas la loi. Heureusement, la France discrimine ses étrangers. Ils voteraient aux élections si tel n’était pas le cas.

Déjà, aux États-Unis et au Canada, la justice a tranché. L’affaire « J.K. » est symptomatique et elle fait surtout jurisprudence. Un juge a ordonné qu’une jeune fille de 11 ans suive un traitement hormonal car elle veut être un garçon, selon sa mère, et qu’elle soit confiée à une organisation LGBT, ce que refusait le père. Les droits individuels concernent désormais les enfants. Si un adulte peut légitimement s’identifier à un enfant, un enfant doit pouvoir s’identifier à un adulte responsable. Quand les droits sont un absolu, il n’y a plus aucune responsabilité. Alors l’Ordre Mondial peut jouer son rôle régulateur.

Nous pouvons revenir à l’actualité « people » et de la mode. Angelina Jolie est ambassadrice de l’ONU pour différentes causes. Son dévouement pour l’humanitaire pourra être qualifié d’irréprochable. Le couple Angelina Jolie et Brad Pitt, avec leurs multiples adoptions, fait figure de ce que doit être une famille. Le divorce en fait naturellement partie. Entre deux adoptions, le couple est également parent d’enfants naturels. En particulier, Shiloh Nouvel naît en 2006.

Les parents décident, dès 2006, que la petite Shiloh sera de nationalité namibienne. Alors qu’elle est âgée de 2 ans, selon RTL, Brad Pitt, invité sur le plateau d’Oprah Winfrey, révélait que Shiloh préférait les prénoms « John ou Peter » au sien. Le couple a immédiatement accepté le choix de l’enfant.

Bref, aujourd’hui et à l’âge de 11 ans, elle débute un traitement hormonal pour être transgenre, d’après le journal Gala. « Ni Brad ni moi ne voulons lui dire comment agir ou se sentir. Elle doit trouver sa place » accordait, déjà, la mère au journal Vanity Fair en 2010. La petite fille a alors 4 ans. Les droits individuels sont portés à leur paroxysme et s’accompagnent d’une déresponsabilisation. Le principe est parfaitement accepté. Il devient un modèle.

Si la majorité des commentaires sur Internet s’accordent à dire que la petite fille est un peu jeune ou les parents un peu légers, son droit individuel n’est jamais mis en cause. Si personne ne semble se demander comment nous en sommes arrivés là, surtout personne ne se demande pourquoi.

 

Le 25 décembre, le pape François invitait l’Europe à l’hospitalité envers les Migrants. Pour la nouvelle année, il demande à tous de les accueillir dans toutes les dimensions qui constituent leur identité, particulièrement religieuse. Il invoque le patrimoine européen, inspiré par cette conception chrétienne de la personne humaine.

Commentaires superflus !

Commentaires superflus !

Si cette lecture d’une dépêche AFP, reprise par toute la presse, est une prise de position qui semble conforme à la morale chrétienne, Michael Czerny, en charge de la section pour les Migrants, au Vatican, explique au journal La Croix que l’intention du pape va beaucoup plus loin. L’intégration doit être culturelle. C’est-à-dire que l’Europe doit adapter ses structures à l’Islam. L’Europe chrétienne doit se conformer à l’Islam.

Face au déni de l’identité européenne, il convient de mettre quelques pendules à l’heure. Si le Christianisme fait partie de la culture européenne et de ses traditions, c’est parce qu’il y avait, à la source, une compatibilité entre les fondamentaux religieux et l’identité européenne.

Cette compatibilité entre le Judaïsme qui deviendra judéo-chrétien et l’Europe repose sur la considération de l’Autre. La philosophe Simone Weil parlera de la magnificence de la culture grecque illustrée par Homère. L’Iliade, présente la même compassion pour les héros grecs que pour leurs ennemis troyens. L’Iliade et l’Odyssée sont les fondements de l’Europe car ces œuvres avaient vocation à construire les individus en leur donnant les clés de la vie et de la nature humaine.

De quoi est-il question dans L’Iliade et dans L’Odyssée ? Il est question de l’hospitalité, justement.

La guerre de Troie a lieu parce que Sparte a laissé trop de droits à ses hôtes, à Hector et Pâris qui enlèvent Hélène. La guerre prend fin tragiquement pour Troie parce que cette dernière n’a pas retenu la leçon et laisse entrer dans ses murs ce qui causera sa perte.

La morale est simple : Il y a une grande considération pour l’individu. La démocratie en découle. Achille parle d’égal à égal avec le roi Agamemnon. Mais si l’hospitalité est sacrée, elle se limite à ne jamais mettre les siens en péril. C’est une loi fondamentale de l’Europe jusqu’au XXe siècle.

L’identité européenne est antérieure à l’apport chrétien et c’est le Christianisme qui s’est adapté à l’Europe et non l’inverse. Il n’en reste aujourd’hui qu’une morale débarrassée de toute fonction sacrée. Cette morale est en conformité avec l’Occident universaliste. Mais elle n’est qu’un ordre moral qui ne trouvera sa légitimité qu’à l’épreuve des faits. Le pape François, pape ordinaire à l’instar d’un autre François ordinaire, Hollande celui-là, est le chef qu’il mérite.

Un des grands vecteurs pour imposer la politique migratoire est l’affirmation que la France est une terre d’immigration. Pour contrer toute résistance à cette affirmation, le rapport aux « Gaulois » est avancé avec moquerie. Nos ancêtres ne seraient pas les Gaulois. (1)

Il se trouve que le refus de la filiation gauloise est tout aussi erroné que la prétendue hospitalité chrétienne de l’Europe. C’est historiquement, statistiquement et donc mathématiquement faux. La Gaule compte 12 millions d’habitants lors des invasions barbares du Ve siècle. Ces barbares ne représentent que 5 % de la population. La France compte 40 millions d’habitants à la fin du XIXe siècle. Il n’y a pas eu de flux migratoire entre ces deux périodes.

Compte tenu de la dilution des 5 % de la population barbare du Ve siècle, La France de la fin du XIXe siècle est donc gauloise de souche à plus de 95 % !

La France compte 50 millions d’habitants en 1960 et les populations exogènes ont été assimilées, c’est-à-dire que la France est de souche gauloise à plus de 90 %. La tradition française de migration est une supercherie.

Note

(1) Michel Balard, Jean-Philippe Genêt et Michel Rouche, Des Barbares à la Renaissance, Paris, Hachette, 1973.

Article Fake news du 12 janvier 2018, Eurolibertés

 

79 % des Français adhèrent à une théorie du complot. C’est l’information que publie, entre autres, le Huffington Post le 7 janvier 2018 en commentant qu’elle est préoccupante.

Mais qu’est-ce qui devrait être le plus préoccupant ? Que les Français croient en grande majorité à une théorie du complot ou à la possibilité de l’existence de celui-ci ?

Huffington Post Fake news

Cette dernière possibilité est rejetée avec condescendance. Peu importe ce que pensent la majorité des gens puisque ce sont les détenteurs officiels de l’information qui affirment la vérité unique. La multiplication des exemples de faits douteux, à l’instar des Armes de Destruction Massive pour la troisième guerre du Golfe, et il y a bien pire, ne vaut rien. Mais revenons sur le cas d’école de ce début d’année :

L’article du Huffington Post reprend une étude IFOP qui intervient quelques jours après l’annonce du Président Macron d’instituer une bonne pratique de l’information avec le contrôle des « fake news ».

La collusion entre la presse et les institutions n’est plus à démontrer puisque les intérêts sont liés. Nous y reviendrons à une autre occasion. Mais cette collusion suffit-elle à confirmer une conspiration contre le peuple ? Cet article pourrait n’être que le fruit de l’opportunité de l’actualité, une manière d’évoquer la falsification de l’information par des groupes mal intentionnés.

Alors intéressons-nous à cette étude IFOP et à son relais par la presse.

Tout d’abord, l’étude ne sort pas de nulle part. Elle a été commanditée par la Fondation Jean Jaurès. Cette officine du Parti Socialiste est reconnue d’utilité publique par l’État. Son statut lui évite la transparence des fonds. Elle n’est pas soumise à contrôle fiscal. Elle fait, cependant, état d’un budget de fonctionnement de 2 millions d’euros par an. Selon Wikipédia, la fondation est née de la chute du mur de Berlin et de la mise en évidence que les fondements du socialisme sont remis en cause par les peuples. L’objet de la fondation est la promotion du socialisme.

Ensuite, cette inquiétude des résultats de l’étude n’est pas celle du Huffington Post, mais de l’ensemble de la presse, du Figaro à Libération, qui reprennent mot pour mot la dépêche AFP. Il n’y a pas de négligence puisque l’article ne relate pas des faits, mais correspond à une interprétation de ceux-ci.

Nous avons bien collusion, que le Code pénal décline juridiquement en corruption. Elle a pour déterminant une pensée qui se proclame le Bien et en action contre ce qu’elle proclame être le Mal. Elle prétend, ici, s’attaquer au « fake », à la fausse information.

Cette collusion travaille dans l’ombre. C’est la caractéristique des maffias.

Un article du Figaro, du 9 mars 2014, nous parle du nouvel « observatoire des radicalités » créé par un groupe d’universitaires indépendants. C’est un mensonge puisque ces spécialistes de l’Extrême Droite qui soutiennent n’être partisans d’aucune pensée particulière sont tous financés par la Fondation Jean Jaurès à travers des structures comme Conspiracy Watch, officine de la Fondation et donc du PS où nous retrouvons tous les intervenants. En termes de radicalité, ces auteurs n’ont publié que, et strictement que, sur le Front National. Cet article du très honorable Figaro est donc un « fake ».

Dans les faits, ces groupes de l’ombre, qui luttent contre les théories du complot, inversent les valeurs de la signification. Dans leurs actes, ils portent tous les attributs de la conspiration.

L’information est le bras armé du conflit idéologique planétaire qui vise à imposer une façon de penser qui doit être unique, la bien-pensance. Ainsi, la victoire sera définitive. Il est alors logique, naturel, que l’adage qui veut que la guerre soit une chose trop sérieuse pour la confier aux militaires s’applique parfaitement au traitement de l’information qui n’a pas à être du ressort du journaliste.

Gilles Falavigna vient de publier Géopolitique de la conspiration contre les peuples aux Éditions Dualpha, collection «Patrimoine des Héritages », 236 pages, 27 euros. Pour commander ce livre, cliquez ici.

Géopolitique de la conspiration contre les peuples, Gilles Falavigna,  Éditions Dualpha.

Géopolitique de la conspiration contre les peuples, Gilles Falavigna, Éditions Dualpha.