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L’espoir de la révolte

De toute évidence, notre société est malade. Soucieux de son bien-être, nous sommes à l’écoute de tout soubresaut car ils sont manifestes. Par exemple, une marche citoyenne était organisée à Calais le week end dernier pour exprimer le désaccord avec l’arrestation du général Piquemal. Comme pour ce dernier, l’intention était de mettre en évidence le deux poids, deux mesures lié à l’écho fait à l’accueil des migrants. Leur souhaiter la bienvenue, c’est le Bien. Ne pas y être favorable, c’est le Mal. Le deux poids, deux mesures serait d’autant plus mis en évidence que les manifestations pro-migrants sont accompagnées de heurts avec les forces de l’ordre et que la défaillance structurelle ne permet aucune action répressive. A contrario, la manifestation déguisée en marche citoyenne a vu une personne déposer une gerbe de fleurs devant un monument aux morts et se faire arrêter sans ménagement pour cela. Pour les organisateurs de la manifestation, le deux poids, deux mesures ne peut pas être mieux qualifié.

Je voudrais, ici, signifier que je connais personnellement le général Piquemal. Il m’a fait l’honneur de préfacer mon ouvrage sur l’Intelligence Economique, « la Mercatique, nouvel art de la guerre ». Il l’a fait, si je peux me permettre de porter un avis sur ses raisons, au titre de l’amitié parachutiste. En réciprocité par ce que je suis et par les valeurs que je défends, quoi que fasse le général, je prendrai parti pour lui. C’est une question d’honneur et de fidélité. C’est une question vitale. Car quand on ne prend pas parti pour les siens au nom d’une soi-disante liberté individuelle de pensée et quoi qu’il en coûte, alors il n’y a plus de préférence nationale. La terminologie fait peur. Elle rappelle le Mal. Mais c’est très simple: quand il n’y a plus de préférence nationale, il n’y a plus de Nation.

Bref, le deux poids, deux mesures pourrait signifier que la démocratie est une mystification. Comme certains Politiques l’ont dit, l’Etat français agit à l’égal de régimes comme la Corée du Nord. En réalité il y a bien deux poids, deux mesures. Mais il s’agit de deux poids de natures différentes qui doivent être mesurées différemment. En réalité, qu’est-ce qui dicte l’intérêt général? Il y a bien différence d’appréciation. Mais ce n’est pas le fond du problème. Le problème n’est pas dans le système démocratique et la fausseté du système représentatif. Il est certain que le système a démontré qu’il ne tenait pas vraiment compte de la volonté du peuple. Lorsque le référendum a rejeté  l’Europe de Schengen, celle-ci fut tout de même ratifiée. Mais la réalité a trait à ce qui est derrière le système. La réalité a trait à l’absence de volonté des hommes.

Le problème n’est pas dans la démocratie qui serait la pire des dictatures parce qu’elle ne dit pas son nom. Le problème est dans le système qui aseptise la société. C’est cette fausse morale qui conduit à interdire au nom du Bien. Tout devient interdit au nom d’une intention. On ne doit plus fumer et il sera bientôt interdit de fumer chez soi. La pensée intime devient régie par l’interdit et l’autorisé. Voici, par exemple, une nouvelle censure cinématographique quand des films sont interdits au nom d’une pensée alors que dans le même temps, Internet donne libre accès aux plus grandes ignominies dans tous les domaines. Dans ce cas non plus, il n’y a pas deux poids, deux mesures. Il y a un ordre qui se veut universel. C’est cet ordre qui régi le Bien et le Mal, fussent-ils contraires à la nature et tout le problème est là puisque cet ordre se positionne sur l’intention individuelle.

Cette évolution sociétale est générale. C’est dans le système éducatif qu’elle est la plus visible. La dernière réforme de l’Education Nationale touche le mammouth post-moderne. La ministre justifie d’avis éclairés. La toile raille que ses communiqués sur Internet alignent une faute grammaticale par phrase. Mais n’est-ce pas intentionnel, une façon de donner l’exemple?

Quoi qu’il en soit et comme pour toutes les orientations sociétales, vous aurez été prévenus. Mais vous n’êtes plus en capacité de révolte puisque la morale aseptisante prévaut sur toute considération.

C’est cette morale qui est fausse. On peut se révolter contre la pensée dominante. On ne peut plus quand celle-ci est dictée par l’ordre moral. Mais la considération de la révolte répond à la gestion de ce que nous avons à perdre dans le concret. La règle veut, au sujet des transitions démocratiques, que l’orientation gouvernementale soit inaliénable quand le revenu moyen par habitant a franchi le cap de 33 000 dollars par an. Cette doctrine initiée par Adam Przeworski est validée par toutes les doctrines. Néanmoins…

Laurent Lafforgue est médaillé Fields. C’est l’équivalent du prix Nobel pour les mathématiques. Lors de son audition au Sénat, le 2 avril 2015, il rapporte :

 

« Ayant pris connaissance avec effarement des programmes et des évolutions de contenus et de méthodes d’enseignement, et ayant mené ma propre enquête en examinant des manuels et en recueillant le témoignage d’instituteurs, de professeurs et de parents d’élèves, j’ai d’abord pensé que ce qui se passait était tellement absurde qu’il suffirait de prononcer quelques phrases de bon sens pour que tout le monde se mette d’accord et que l’école se reconstruise. Depuis, j’ai totalement perdu cette

illusion. Je ne fais plus confiance à l’école dite républicaine, à laquelle toute ma famille et moi-même avions tellement cru, pas plus qu’à l’école privée sous contrat, qui a malheureusement suivi le même chemin. Ma seule espérance est désormais que subsistent, ici et là, au milieu du désastre général, de petits îlots d’instruction et de transmission des connaissances, grâce au travail d’instituteurs ou de professeurs isolés, dans des écoles publiques ou privées sous contrat, qui restent fidèles à la cause de l’instruction, de la transmission, et font tout ce qu’ils peuvent dans un environnement institutionnel hostile, ou bien dans des écoles hors contrat, qui sont aussi rares que leurs ressources et leurs moyens mais qui maintiennent vivante la petite flamme de la transmission grâce au dévouement d’instituteurs et
de professeurs qui consentent de lourds sacrifices pour exercer leur noble métier conformément

à leur conscience. »

 

http://videos.senat.fr/video/videos/2015/video28031.html

Cette petite flamme d’espoir est essentielle. Les grandes œuvres n’ont jamais été le fruit des majorités. Celles-ci sont silencieuses et passives. Les grandes œuvres sont toujours le fruit de minorités agissantes. Mais il ne faut pas oublier que l’Espoir et la Révolte sont deux poids qui se mesurent différemment.

 

Géopolitique de la question juive

J’ai voulu parler de la géopolitique de la question juive.

C’est  le titre de mon dernier ouvrage sorti semaine dernière.

Géopolitique de la question juive

Le sujet est d’importance, beaucoup plus qu’il n’y parait.Leloir_-_Jacob_Wrestling_with_the_Angel

Tout d’abord, notre société occidentale est en souffrance d’identité. Ce postulat repose sur un constat incontestable. C’est au titre de cet état que se pose la question juive. Elle se pose comme l’étalon de toute considération communautaire. Il en a toujours été ainsi et il en est plus que jamais le cas.
La question juive est essentielle. C’est la question la plus rapportée au monde par les médias alors qu’elle ne concerne qu’un pour mille de la population mondiale.
Ensuite, nous sommes à l’ère de la mondialisation. Toute question est abordée globalement. La politique est devenue de la géopolitique. En y prêtant attention, nous découvrons que l’ONU, dans son histoire, a promulgué 116 condamnations d’Etats à ce jour. 61 concernent l’Etat d’Israël. Cela signifie que l’Etat juif est jugé responsable de 52% des affaires du monde. Nous sommes dans l’irrationnel puisque ce tout petit pays de 50 kms de large ne concerne toujours que un pour mille de l’humanité.
Il est également flagrant que le Moyen-Orient est le cœur de la géopolitique mondiale. C’est également très facilement démontrable, ne serait-ce que d’un strict regard géographique et géostratégique.
L’Europe connaît une crise majeure avec les « Migrants ». La source de cette crise est au Moyen-Orient. Tous les indicateurs révèlent qu’Israël est le cœur de la politique du Moyen-Orient.
La géopolitique est donc de la métapolitique.
La géopolitique de la question juive doit être abordée par son aspect métapolitique pour en cerner la portée et la comprendre, comprendre son mécanisme.
Et là, la réaction est sensationnelle. On la sent. Elle est épidermique. Elle est phénoménale. On la voit. Mais les yeux ne voient que ce qu’ils sont préparés à voir.
Dès que j’en ai parlé, je fus mis en garde contre le titre jugé provocateur de la « question juive ». La question touche le tabou. Elle touche le politiquement correct dans son essence.
La métapolitique se manifeste par une inversion-substitution d’identité. C’est une forme de complot « à l’envers ». Si nous déshabillons le politiquement correct, nous apercevons que nous sommes les auteurs du mensonge qui nous musèle.
C’est à cette découverte que ce travail vous invite. C’est une invitation à découvrir le plus grand mensonge de l’histoire de l’humanité. Une question attend une réponse. La vérité et le mensonge prennent alors un sens des plus particuliers.

Suicide de la civilisation occidentale?

La civilisation occidentale et particulièrement européenne se suicide-t-elle?

Les positionnements face à la vague de « migrants » peuvent largement considérer cette option. La terminologie de remplacement de population est diffusée et elle est loin d’être absurde. Notre société traditionnelle est bien en situation de suicide. C’est indéniable. Du moins, ceux qui le contestent parle d’évolution naturelle et salutaire. Les « migrants » sont une chance pour la France, selon eux.

Premier point: le suicide est symptomatique de troubles existentiels. refuter la démarche suicidaire de la société, c’est nier qu’elle ait des problèmes existentiels et donc d’identité. Mais qu’est-ce qui pousse la société à une telle extrémité? Durant tout le premier semestre 2015, nos gouvernants nous exhortaient à ne pas importer le conflit du Moyen-Orient au nom du vivre-ensemble. Durant tout le second semestre, les mêmes nous exhortaient à accueillir les acteurs de ce même conflit et toujours au nom du vivre-ensemble. Il y a quelque chose de profondément irrationnel dans la démarche. Mais je ne développe pas plus ici. Mon dernier ouvrage « Géopolitique de la question juive » est paru cette semaine. Ce travail répond grandement à cette question d’identité et de relation avec le Moyen-Orient. Je reviendrai sur ce sujet.

Deuxième point: Cette nouvelle terminologie de « migrants » n’est pas anodine. Les mots ont un sens et leur utilisation détermine la perception de l’événement. « Migrant » est dans l’action quand « immigré » possède une connotation passive. Le déterminant n’est pas dans le flux. Il est passé.

Le positionnement face à la vague migratoire inverse la réalité du fait migratoire puisque, en fait, elle dépend de la politique d’accueil et que cette dernière est présentée, au contraire, comme réactive au fait migratoire, comme si ce dernier était indépendant des actions de l’Occident. Il y a donc volonté politique.

Nous pouvons en déduire qu’il n’y a pas suicide de la société occidentale. Il y a meurtre. Toute méthodologie d’enquête criminelle aboutit à ce constat. Qu’il soit intentionnel ou non est une autre histoire.

J’utiliserai ici un article de presse paru ce jour, en témoignage à charge. Il est signé de Ravanello, le Monde selon Ravanello, et fustige la résistance à l’immigration. Il crée ce politiquement correct de « donner  » les idées qui seront reçues. Sa conclusion porte en elle le mensonge révélateur et porteur de l’intention.

Ravanello écrit: « N’oubliez jamais. Einstein était un réfugié. »

Qu’il avance que l’immigration est une chance pour la France, qu’elle apporterait des points de croissance sont un point de vue. Mais aller chercher Einstein en justification dépasse la fausseté pour être un pur mensonge. Einstein n’était pas un réfugié. C’est le mensonge. La fausseté tient à ce que sa formation, son acquis sont européens.

 

 

Hollande à Carcassonne

Que retenir de la visite du chef de l’Etat à Carcassonne ? François Hollande est en campagne.

Aujourd’hui paraît au Journal Officiel le projet de loi de réforme de l’éducation au collège. Ce n’est pas faire preuve de parti-pris que de mettre en évidence que le corps enseignant des collèges est traditionnellement le maillon fort du Parti Socialiste. Il y avait, pourtant hier, 30% de grévistes contre le projet de loi de Madame Belkacem.

Le 5 juin s’ouvre à Poitiers le congrès du Parti Socialiste dans un climat de catastrophe. Le journal le Monde, le 16 mai, faisait état de « la grande hémorragie des militants. »

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : En moins de 10 ans, le nombre des adhérents est passé de  280 000 à 130 000. Et encore, la moitié ne serait pas à jour de ses cotisations. Pire pour le parti de gouvernement, la moitié des adhérents détiennent un mandat électif.

L’analyse rapide de dire que les membres du PS sont les élus politiciens reste taboue. Toutes les formes et toutes les causes de démissions, d’écœurements, de divisions se conjuguent. La plus redoutable pour la gauche correspond, comme toujours, aux gens qui partent sans bruit, dans l’indifférence, sur la pointe des pieds. C’est en ce sens qu’être à jour de ses cotisations est un indicateur pour dire qu’il ne reste plus au PS que des élus. Le congrès du PS risque de ressembler  à ces congrès du Parti Communiste d’Union Soviétique à l’époque du stalinisme.

Plus en profondeur, 23% des Français considéreraient que le PS est porteur d’un projet pour la France, selon une récente étude. Une analyse sociologique du Parti Socialiste est également révélatrice de la mutation de cette organisation :

38% des membres du PS sont des cadres supérieurs.

14% sont des employés.

3% sont des ouvriers.

Presque majoritaires il y a 30 ans, les non-diplômés représentent 4% des effectifs.

François Hollande était donc à Carcassonne, hier. C’est la presse unanime qui qualifie cette visite de campagne politique. Il y a la forme : Avant de faire un discours de politique générale à la salle du Dôme devant 1000 invités représentants les collectivités, le Président a visité la petite coopérative de glaces fondée par les salariés licenciés d’ex Pilpa. Il était accompagné du Ministre de l’Economie et du Ministre de l’agriculture. Le geste est clairement et strictement  politique. Enfin, cette visite, « en terre socialiste », s’est décidée aux derniers moments.

Qu’attendre d’une visite en région du chef de l’Etat? Que soient proposées des pistes de solutions face à un problème structurel ou conjoncturel local et dont les clés seraient tenues par l’Etat ? Que soit clarifiée la grande question actuelle de la fusion des régions LR et MP ? Tout le monde s’attendait à ce que cette question occupe le cœur du discours du Président.

De la grande région, il fut question. Le Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées représentera LA grande région du Sud de la France. Soit ! Marseille appréciera.

Quel est l’intérêt de cette nouvelle région ? « Il faut lui donner un sens, et j’y veillerai ! » dit François Hollande. Soit !

Le Président a, ensuite, fait le bilan de ses trois années de mandat et il est satisfait puisque tout est conforme à son discours du Bourget qui présentait son programme. Soit !

Un Président doit être égal à lui-même et François Hollande y est allé de ses petites phrases :

«L’école a besoin d’une politique pas d’une polémique » Soit ! Mais, tout de même, tout de même, la notion de résultat doit-elle être définitivement abandonnée au profit de la seule idéologie ?

«Je dois aller vite, comme la société va vite. Nous devons changer nos règles je veux créer un choc de simplification, nous perdons trop de temps à faire des études avant de mettre en place les projets.» Soit ! Mais tout de même, tout de même, n’est-ce pas à la société de s’adapter à l’Homme  qui la construit ? Toute gestion de projet repose sur des méthodes et elles indiquent que la phase d’étude est la plus importante et la plus longue. La formule n’est-elle pas un peu trop populiste ?

«Je veux rendre universel le service civique, chaque jeune qui en fera la demande aura une mission tout de suite.» Soit ! C’est une belle intention.

«Nous devons bâtir des droits qui accompagneront les personnes tout au long de leur carrière professionnelle. Nous allons créer le compte personnel d’activité et pour cela nous aurons besoin de l’État, des partenaires sociaux et des régions.» Soit ! Yaka Faucon.

Pourtant, portant, l’emploi n’est-il pas la question prioritaire de la France, des Français ?

Depuis qu’il est devenu, par les circonstances, Président de la République, la côte de popularité de François Hollande n’a cessé de se dégrader. Nous avons évoqué l’état du Parti Socialiste. Et François Hollande est en campagne. Campagne pour quoi puisque nous avons également vu que les prochaines élections qui sont les régionales n’avaient pas été abordées autrement que pour la forme puisque cette visite présidentielle était en région ? De toute évidence, il s’agit des élections présidentielles de 2017. Parmi tous les sondages et études périodiques pour analyser l’écho du gouvernement et du chef de l’Etat auprès des Français, il me semble qu’une donnée est passée relativement inaperçue : 23% des Français considèrent que François Hollande est l’homme de la situation. Et c’est énorme ! Qu’importe le fond pourvu qu’il y ait l’ivresse.

émigration française

Un article récent des Echos mettait en évidence un particularisme de l’enseignement français. En effet, sur les 25 jeunes économistes les plus prometteurs selon le FMI, 7 sont Français. Ce n’est d’ailleurs que le prolongement d’une longue tradition de reconnaissance d’un savoir de l’école française récompensé en Prix Nobel ou médaillés Fields.

En fait, les Français sont reconnus comme les héritiers d’une tradition de formation mathématique. Il y a donc bien une spécificité française d’attrait pour la recherche.

Mais il est bien connu que les chercheurs français se tournent vers les laboratoires étrangers qui sont en mesure de répondre à leur attente.

De même, parmi les 7 économistes français de moins de 45 ans présentés par le FMI, 5 travaillent pour des universités américaines.

Maintenant, les Français les plus riches choisissent également de vivre à l’étranger. Le cas de Gérard Depardieu n’est qu’un petit fragment visible d’un immense iceberg. Les 4 destinations les plus recherchées sont Genève, Londres, Bruxelles mais aussi, de manière plus surprenante, Hong Kong. Bref, quand on peut quitter la France, on la quitte.

Chez nos séniors, l’attrait de l’étranger est encore plus vivace. 20 000 Français doivent émigrer au Portugal en 2015 selon un article de Libération. Ce sont également 15 000 Français qui devraient rejoindre l’Espagne. Le Maroc, bien que moins attractif accueillera des milliers de Français. L’article de Libération, et son journaliste François Musseau, relaient une analyse surprenante de leur part:

Ce n’est pas tant l’attrait pour le Portugal qui anime ces Français mais le rejet de la France.

Ce ne sont pas des témoignages isolés recueillis auprès de gens rongés par le ressentiment ou la xénophobie. Tous parlent d’une «dureté» d’une «absence de bienveillance». Autant de maux qui s’estompent aussitôt foulé le sol portugais, estime ce couple de Varois qui ne regrette pas sa décision. En sirotant un pastis sur leur terrasse noyée de soleil, ils disent : «Oui, vous pouvez dire que c’est une fuite, voire un exil sentimental. Mais vous savez quoi ? Après toute une existence de labeur et de tracas, on veut juste finir notre vie en paix.»

François Hollande en campagne

La presse de Gauche, l’Humanité ou Libération, relevait le caractère électoraliste de la visite du Président de la République aux Antilles, Cuba et Haïti. La fin de l’année 2015 sera marquée par les élections régionales. Mais pour le coup, nous devons reconnaître que notre Président y est allé fort, du moins avec le portefeuille du contribuable:

Au côté de la refonte du RSA qui n’a pas trop été relevée pour des départements touchés par le chômage à hauteur de 25% de la population, les mesures les plus spectaculaires sont une rallonge de 750 000 € pour les universités, la création d’une troisième école de la seconde chance pour 700 000 € et le plus étonnant ce « centre d’excellence des langues » pour Saint Martin. L’installation d’un cyclotron pour permettre la détection des cancers demeure dans le principe de service public de la santé.

Ne ratant jamais l’occasion d’un bon mot, François Hollande sortait: « Si le ministre des Finances était là, il commencerait à s’inquiéter »… Mais c’était juste avant une autre formule : « Quand je viendrai à Haïti, j’acquitterai à mon tour la dette que nous avons ». Le journal L’Express demande si le Président a conscience des conséquences d’une telle annonce.

La réalité dépasse le fantasme

« Pas de commentaire… »

Ne pas faire de commentaire, c’est souvent déjà faire un commentaire. Les sens en sont variés. Mais quand l’information est tellement explicite, tout commentaire est superflu. Plus, le commentaire vient minorer la gravité de l’événement.

Alors voici un article où l’information est donnée en vrac. Il y est question de l’exception culturelle française:

François Hollande paraissait, semaine dernière, sur Canal+. La presse titrait : « blagounette et chansonnette. »

Le 7 mai paraîtra une bande dessinée de Mathieu Sapin chez Dargaud dont le héros principal est François Hollande.

Le Journal de Mickey a commandé une étude pour définir les 50 personnalités préférées des enfants. Résultat en mars 2015: François Hollande arrive à la 50e place. Le 19 avril, le journal Le Parisien nous apprend que François Hollande ouvre l’Elysée au Journal de Mickey et participera à un documentaire exclusif pour ce journal. (cible des 7 à 14 ans: on imagine que les 14 ans, lecteurs de Mickey, ne sont pas en classes européennes, argh pas de commentaire!)

La politique de communication de François Hollande est parfaitement cohérente et en phase avec le principe du « président normal » comme avec la politique gouvernementale.

Madame Belkacem prévoit la suppression des classes européennes qui sont élitistes. Le programme officiel des classes générales va être allégé pour limiter le programme obligatoire.

Jeu de chaises musicales, culture oblige. Mathieu Gallet avait quitté l’INA pour prendre la direction de Radio France. Quelques mois après surgit le scandale de la rénovation de son bureau dont le montant des travaux serait indécent. Agnès Saal lui a succédé à la tête de l’INA. Petit scandale cette semaine. En 10 mois, les frais de taxi de Madame Saal s’élèvent à 40 000 euros. Vue et prise, Madame Saal remboursera ses consommations personnelles et a déjà remboursé les frais de taxi de son fils d’un montant de 7500 euros sur la même période. ( je rembourse ce que j’ai volé mais le principe de ma consommation est tout à fait normal… L’INA, le cinéma d’art et d’essai est fondamental à la société et ne vise aucunement une forme d’élitisme. Mince, tout commentaire inutile… dur!)

Delphine Ernotte-Cunci succède à Rémy Pflimlin à la tête de France Télévision, entreprise de 10 000 salariés.

Il y aurait, en France, 3 fois plus de producteurs de cinéma que de films produits. Bof, il y a, en France, 10 fois plus de comédiens que de rôles disponibles.  Le rapport entre le besoin et les professionnels techniques est du même ordre. Le revenu d’un intermittent du spectacle est précaire. Il y a une mission de service public à être un artiste. Par contre, il y a un concours d’entrée à la fonction publique. Mais il ne faut pas être élitiste. (ne pas faire de commentaire, c’est une blague. Ces informations sont trop dures pour ne pas minorer leur perception par un commentaire).

 

Yom Hashoah

Il y a quelques jours avait lieu Yom Hashoah en Israël, la commémoration de la Shoah.

A l’occasion, je regardais une video du Rav Dynovisz sur le sujet.

http://www.ravdynovisz.tv/video.php?video_id=31140

Ce rabbin est extraordinaire. Ce ne sont pas tant son érudition phénoménale ni l’amplitude de sa foi ni même l’originalité de son approche d’ouverture vis-à-vis des non-Juifs qui sont remarquables. N’est-ce pas ce qui est attendu d’un rabbin et d’autant plus d’un rabbin de notoriété mondiale ?

Les cours du Rav sont extraordinaires par la construction des démonstrations. La Torah, la Kabbale, tous les textes codés deviennent simples, compréhensibles, lumineux de cohérence.

Maintenant, je m’arrête sur ce dernier cours de Yom Hashoah car je n’ai pas retrouvé la même infaillibilité dans la construction. Sans doute est-ce dû à l’inexactitude des exemples choisis. Je dois dire que je partage totalement la conclusion à laquelle il arrive. Par contre, le chemin emprunté ne peut pas être le même. C’est faire fausse route. Dès lors, l’enseignement reçu par le cheminement n’est pas positif à ce pour quoi nous sommes arrivés.

Le Rav commence (et il précise le caractère et la portée provocateurs de son introduction) par une comparaison et évaluation des différents génocides au monde et dans l’Histoire pour évaluer que la Shoah n’a rien de particulier, ni en nombre de victimes, ni dans l’évaluation de l’horreur.

Ce postulat est faux et la construction de l’argumentaire qui en découle ne peut donc être recevable. Chaque génocide est particulier. Parmi les exemples utilisés par le Rav, les Houtis et les Toutsis se « génocidèrent » mutuellement. Nous sommes dans, malheureusement, une réalité africaine de conflits tribaux très loin de la Shoah. Il n’y a jamais eu de génocide des esclaves noirs américains. L’esclavage n’a rien à voir avec la Shoah. Le régime des Khmers rouges a pu massacrer son propre peuple. Ce n’était pas un génocide. Les mots ont un sens et le caractère racial n’y était pas. Il en est de même pour Staline.

La Shoah est bien particulière. En allusion à l’article précédent, le détail de l’Histoire fait par cela toute la différence. La Shoah se réfère à une intention raciale dans le cadre d’une idéologie raciale. La Shoah met en place une organisation particulière sans précédent dans le cadre de ce qui est appelé la solution finale. Cette solution est conséquente d’un raisonnement qui s’appelle la question juive. Alors, oui, l’horreur de la mécanique est très subjective au regard d’autres massacres plus « animaux ». C’est là un point très important qui conduit à la confusion. Le Nazi n’était pas animé de haine. Le racisme n’est pas la haine. J’ai largement développé cette question dans l’ouvrage « la Mystification antiraciste ». Je le reprends, naturellement, dans l’ouvrage « Philosophie politique de l’Amour » pour comparer l’Amour et la Haine.

La Haine fait partie du vivant. Elle est folie mais elle est du vivant. La froideur de la conviction raciste n’est pas du vivant. Il y a confusion parce que le massacre à la machette peut sembler moins « humain ». C’est tout l’inverse.

Arrivons aux conclusions. Là aussi, le Rav utilise des arguments qui me semblent erronés. Il argue d’une concurrence de rayonnement. Ce phénomène se retrouverait à chaque aube d’Israël, le Nazisme face au Sionisme. Non, l’Allemagne n’était pas le phare de l’Occident. Jusqu’au XXe siècle, la France était ce phare d’impérialisme culturel. On parlait français aux cours d’Italie ou de Russie jusqu’au XXe siècle. L’Allemagne n’existait pas jusqu’à Bismarck. Et non, les lois raciales de Nuremberg n’étaient pas une réplique à une concurrence d’éclat du Sionisme face au Nazisme. Une autre preuve douloureuse est que les Tziganes connurent le même destin que les Juifs. L’Iran ou la Perse n’était pas le phare de l’Islam. D’abord, l’identité chi’ite est repliée sur elle-même. Le phare de l’Islam a, en premier, été Damas. Puis ce fut l’empire Ottoman.

Tout cela serait inconscient d’après le Rav. Non, une chose est ou elle n’est pas. Au IVe siècle avant notre ère, le second temple vient d’être reconstruit. La nation juive s’est reconstruite. Au moment où la Grèce serait ce phare concurrent, Alexandre conquiert le monde en passant par Jérusalem sans s’y arrêter. Bien sûr, s’il y a projet divin, le « hasard » de phénomènes parallèles peut considérer des actions inconscientes. Deux routes parallèles conduiraient au même endroit. Et c’est ainsi que j’arrive aux mêmes conclusions que le Rav Dynovisz : l’antisémitisme n’est rien. L’antisionisme est tout.

Et pourtant, les Nations condamnent l’antisémitisme et pas l’antisionisme. Les Nations voient d’un côté un racisme de haine et de l’autre une idéologie politique. Elles voient d’un côté une conséquence et de l’autre une cause et elles se trompent. Non, le racisme n’est pas la Haine. Le racisme est né de l’inégalité. La haine naît de l’égalité.

J’imagine que c’est ce point de différence entre la Haine et le Racisme que les conclusions du Rav, d’une concurrence compétitive avec Israël, et les miennes, plus génériques à la construction de l’identité, se rejoignent malgré la divergence entre les symptômes et les diagnostiques. La maladie est là. C’est une maladie identitaire face à la notion d’égalité. Je développe dans l’ouvrage « Philosophie politique de l’Amour » que l’environnement du racisme n’est fait que d’illusion quand celui de la haine correspond à la révélation du mensonge égalitaire. L’Amour, lui, correspond à la vérité de l’identité égale (pléonasme !)… On ne peut simplement pas aimer tout le monde. J’invite ceux que le sujet intéresse à lire ce livre.

 

les détails de l’Histoire

Je me permets de revenir sur une histoire réchauffée dont plus grand monde ne veut: les chambres à gaz, détail de l’Histoire. Je le dis depuis les années que Jean Marie Le Pen le ressort, il a raison sur les faits. Mais quelle erreur phénoménale non pas sur la forme mais bien sur le fond!

Un détail est relatif, donc proportionnel. La Shoah est un détail de la seconde guerre mondiale comme Hiroshima n’en est qu’un détail au regard de près de 50 millions de morts atroces et de bien d’autres événements. Mais ce sont toujours les détails qui font toute la différence. Il y a une raison à cela.

1er point, la proportionnalité signifie la mesure. Le plus grand événement est d’ordre émotionnel. Le détail est factuel. Ce ne sont pas les mêmes référentiels. On ne retiendra que les détails: Shoah, Hiroshima… Alors que le bombardement de Dresde a fait plus de victimes que la bombe sur Hiroshima….

C’est en cela que Jean Marie Le Pen se trompe. Il y a confusion entre le fait et l’émotion qu’elle suscite. Le sentiment d’un événement sera toujours plus important que l’événement lui-même parce qu’il n’est plus anonyme, strictement technique. Ce n’est pas où on le croit mais la formule de JMLP le déshumanise parce qu’il ne retient pas  l’émotion. (je pense donc je suis bête… Une vulgaire bête)

2e point, la confusion, entre ce qui compte et le détail qui est un fait, établit que ce qui d’ordre émotionnel serait régi par la mesure. Or, l’émotion qui est le vivant ne peut connaître la mesure. JMLP a donc politiquement et philosophiquement tout faux. Jamais, dans l’Histoire, une guerre n’avait autant représenté la perte d’humanité que la seconde guerre mondiale. C’est pourquoi les chambres à gaz en sont l’élément majeur. Non, ce n’est pas à cause du chiffre de 6 millions de victimes, donnée technique.

Les négationnistes qui veulent contester, sous prétexte de révision, les chiffres de la Shoah perdent tout autant leur humanité par des considérations techniques sur une question qui n’est pas d’ordre technique. Les mots ont un sens et perdre son humanité ne doit pas être pris avec la légèreté de notre époque où tout est galvaudé, où on « stigmatise » quelqu’un comme le Christ sur la croix.

Il ne faut pas s’y tromper. La formule de JMLP est sans doute inconsciente de sa portée. Toujours est-il que par cela, les événements deviennent une succession de détails. Et ils perdent toute valeur en devenant anodin. L’antisémitisme devient anodin. Le relever devient une lourdeur cataloguée comme propagande puisque ce n’est relatif qu’à un détail.

C’est ainsi que n’est pas vraiment relevé ou sans vraiment en cerner la portée, le chant des supporters d’une équipe de football puisque ce n’est qu’un détail. Et pourtant, et pourtant…

Chant des supporters de l’équipe d’Utrecht, 1ère division néerlandaise:

« Mon père était dans les commandos

Ma mère était dans les SS

Ensemble ils brulaient les Juifs

Parce que les Juifs, c’est ce qui brule le mieux »

Ce n’est rien. Ce n’est que de la provocation, du jeu. Ils ne le pensent pas vraiment… Ce n’est que du football…

Oui, certainement. Ce n’est qu’un détail. Perdre son âme n’est qu’un détail. Et c’est leur problème. Et Jean Marie Le Pen en porte une responsabilité à distance.

 

 

Incroyable mais vrai

Quelques nouzes pour préparer une information incroyable:

Certains pensent que la diversité est une chance. Certains le pensent plus que d’autres. Karim Zeribi doit faire partie de ces derniers.  Le journal L’express nous apprend que l’ancien député Europe Ecologie Les Verts et conseiller municipal de Marseille est mis en examen pour abus de biens sociaux, abus de faiblesse, recel d’abus, etc, etc… Objet du délit: les différentes associations d’aide à la diversité qu’il a créées. Les montants de subventions reçues par ces associations sont certainement une chance pour elles. mais pas de chance pour Karim Zeribi.

De toutes ces diversités, EELV est bien divisée. Nous arrivons à un moment crucial et François Hollande a prévu de s’exprimer. Remaniement ou pas, la grande question chez  les Verts est de savoir s’ils doivent accepter ou non d’entrer au gouvernement. Vu les résultats des dernières élections départementales, les Verts auront du mal à être en position de force. Quoiqu’il en soit, François Hollande devrait aborder la question en se demandant le fameux: Les Verts, combien de divisions?

L’embargo européen sur les produits russes pose un problème à Alexis Tsipras qui se rendait à Moscou. Martin Schultz, du parlement européen a considéré le déplacement de Tsipras comme « inacceptable ». L’objectif de la Grèce est de montrer qu’elle dispose d’autres solutions que l’Union Européenne. Le moyen est d’obtenir de la Russie une baisse du prix de son gaz ainsi que l’achat de bons du Trésor Grec.

Cela devrait être tout à fait possible. En effet, BFM TV nous informe d’une nouvelle tout à fait extravagante et qui démontre que la crise économique fait perdre toute notion de rationalité. Nous savons que des Etats empruntent à des taux négatifs aux banques centrales. Finalement et par principe des vases communicants, c’est un moyen de perdre moins d’argent. C’est le cas de la Suisse, de l’Allemagne et bientôt de la France.

Pour la première fois, un particulier vient d’obtenir un prêt sur un crédit à taux négatif. (prêt au taux d’intérêt de – 0,0172 %).  C’est au Danemark, pays où les banques sont agressives face à la concurrence. L’histoire ne dit pas si l’emprunteur était bon négociateur et aurait pu obtenir mieux. Voilà qu’il est difficile de placer son argent de manière rentable mais que désormais, nous touchons de l’argent en empruntant!