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Le prix à payer n’est pas “cher”, s’il est Juste!

Jforum

Macron, Brexit, Trump :

To deal or not to deal, that is the question!

Par Gilles Falavigna

Que chaque chose soit bien rangée à sa place permet d’y voir clair. Sans doute est-ce sur ce principe qu’un Juif ashkénaze sera défini pessimiste et qu’un Juif séfarade sera défini optimiste. La réalité est qu’un principe générique vient nuancer cette classification, celui de ne pas faire, justement, d’amalgame.

L’intérêt de cette introduction est d’axer la pensée sur le Judaïsme. Nous vivons dans une société judéo-chrétienne et si les mots ont un sens, alors les fondements de cette société sont issus du Judaïsme.

Or, les enseignants du Judaïsme insistent sur la mesure de toute chose. En hébreu, la morale est une déclinaison de la mesure. Œil pour œil et dent pour dent établissent la bonne mesure qui s’oppose à la demi-mesure comme à la mesure extrême.

Quand la société occidentale est dans la démesure, son chemin est contraire à la pensée juive. La subtilité du Judaïsme est justement dans l’intelligence de situer chaque chose à sa juste place. Aller au-delà de ses limites n’est pas sortir de la mesure. En ce sens, il n’y a pas plus juif que la formule de Camus selon laquelle mal nommer les choses ajoute au malheur du monde.

Par contre, si la parole est créatrice, les propos inconsidérés produisent des monstruosités.

Agnès Buzyn présente le Plan du gouvernement pour lutter contre la pauvreté. Si un « yaka  faucon » peut à la limite définir une intention, la formulation de la ministre :

« Nous avons envie de lutter contre les inégalités de destin. » s’inscrit dans le fait du Prince. Gouverner est-il redevenu un moyen de répondre à ses envies ? Jusqu’à présent, l’absolutisme et l’arbitraire étaient représentés par la formule : « car tel est notre bon plaisir ». L’envie va encore plus loin. Elle est un caprice. Le plaisir, du latin placeo, se rapporte, lui, à la volonté.

Il y avait la lutte pour l’égalité des chances. Mais certains seront toujours plus égaux que d’autres. Comment peut-on oser sortir une telle énormité quand on est universitaire ? Lutter pour l’égalité des chances reste la régulation d’une tendance statistique, une question de causalité. S’attaquer au destin, c’est déterminer quelle sera la finalité. On est dans la démesure, l’absolu. Agnès Buzyn en oublie son Judaïsme – et sa bonne intelligence.

Il y a donc la mesure. Elle engendre la vérité. Vérité n’est pas vagabonde. Elle sait où elle va. Elle se déplace en phalange, cette troupe qui ne forme qu’un, en bloc. Elle avance avec Droiture, avec Loyauté, avec Bravoure. Elle avance avec toutes ses sœurs dont le cœur est le père.

La démesure est le mensonge. Hypocrisie est un de ses principaux compagnons.

Le discours est mercantile. Il convient de ne pas se laisser piéger par les fausses émotions, véritable poison.

La politique est le territoire du mensonge. Celui-ci est le « deal ». Il joue du compromis. L’apothéose du « deal » est la formule creuse du gagnant-gagnant. Elle se fait passer pour le tenant du Bien, pour le producteur de la modération. L’habit ne fait pas le moine. La modération n’est pas la bonne mesure. Elle est l’enfermement dans des limites, mizraïm en hébreu. Son habit est des plus confortables.

Le discours de politique intérieure d’Agnès Buzyn est du même ressort que le discours du gouvernement britannique en charge du Brexit. Le torchon est supposé brûler entre l’Europe et l’Angleterre. Nous sommes passés du « hard brexit » au « soft brexit », celui qui ne fixe aucune limite temporelle au Brexit, avec la possibilité de pouvoir réintégrer l’Europe dès que possible. Les Britanniques l’appellent le « no deal brexit ». Les négociateurs ont trouvé la solution. Le « hard brexit » signifiait une sortie non négociable. La solution du dilemme est dans le trilemme. Le négociateur britannique, Dominic Raab, propose de sortir de l’Europe sans aucun accord. En contrepartie, la politique britannique sera calquée sur la politique des institutions européennes. Tout change pour la forme, véritable Brexit. Rien ne change pour le fond. La mystification est totale.

Qui s’éloigne plus du chemin du conformisme, du politiquement correct que Donald Trump ? « Israël paiera très cher le prix de la reconnaissance de Jérusalem », dit-il, aujourd’hui.

Le Président américain affirme que la reconnaissance de Jérusalem, capitale éternelle d’Israël, ne fait pas partie des négociations. Il y a donc une contradiction notable à dire que cette reconnaissance sera payée au prix fort.

Toujours est-il que ce qui est pris n’est plus à prendre. Pour les négociations à venir, le prix à payer est toujours fixé par la loi du marché. Qu’est prêt à payer Israël pour la paix ? Le retour à la pensée juive authentique permet de discerner l’optimisme du pessimisme par la connaissance des réalités. Israël sait, seule, ce qu’elle est prête à payer, et qu’importe que les Etats-Unis soient le financeur. Tout est question de mesure et ce n’est pas négociable parce qu’Israël n’est pas une Nation comme les autres. Il ne peut pas y avoir de « deal ». Il ne peut y avoir que de la mesure et le prix à payer ne peut pas être cher. Il ne peut être que juste.

Peut-on être profondément ami d’Israël et ne pas ancrer sa pensée dans le Judaïsme ?

De toute évidence, des éléments de Judaïsme échappent au président Trump.

 

Desinfolab : lire Jforum sera-t-il bientôt dangereux ?

Une affaire au sein de l’affaire Benalla qui pourrait être plus scandaleuse que l’affaire de base et dont les conséquences pourraient ouvrir sur l’effroyable.
Mon article sur Jforum:

Par Gilles Falavigna

L’affaire Benalla sera-t-elle fatale à la République ?

A contrario, permettra-t-elle la mutation de la République en une dictature, certes molle mais définitive ?

Il n’y a pas de trilemme. La troisième option, qui est, à l’instar du Président Macron, de considérer que l’affaire est une tempête dans un verre d’eau, est un symptôme du  second choix.

Vous qui lisez ces lignes, si vous n’êtes pas encore en danger de l’avoir fait, il est possible que vous le serez à terme.

Si le Président Macron se permet de parler d’une tempête dans un verre d’eau, nous pouvons évoquer l’expérience de Galvani et sa grenouille baignant dans une eau portée doucement à ébullition. La grenouille se laisse cuire.

L’affaire Benalla ne sera pas fatale à la République car nous sommes cette grenouille déjà endormie dans le bain qui se prétend « En Marche ».

Il n’y aura pas de révolte. Les révolutions sont toujours l’œuvre de minorités actives, à l’opposé des majorités silencieuses. Ces dernières sont des chapes de plomb. Elles ne se retournent pas.

Par définition, une majorité silencieuse a vocation à être silencieuse et ce sont toujours les minorités agissantes qui font l’Histoire. Mais les lois de la sociologie établissent, depuis Adam Przeworski, qu’à partir du seuil de 38000 dollars de PIB/habitant, une société “démocratique” est irréversible. Les minorités agissantes deviennent marginales, négligeables statistiquement à élaguer. C’est ainsi que les Terroristes sont appelés déséquilibrés.

Le Terrorisme est un mode de combat comme un autre. Il a ses règles. La première est que l’objectif du Terrorisme est de provoquer une réaction pour élever l’intensité conflictuelle. A partir d’un revenu global de la société de 38000 dollars, il n’y a pas de réaction et pas d’élévation d’intensité. Quelques articles récents sur la mystification de l’expérience de Stanford viennent appuyer ce constat.

La société occidentale est une domestication des individus qui la composent. Konrad Lorenz, le seul comportementaliste ayant reçu un Prix Nobel expliquait que la domestication (qui pourrait correspondre à la formule de De Gaulle s’exclamant que les Français sont des veaux) compense la perte d’énergie par la croissance de toutes les tares, déviances sexuelles, obésité, fainéantise, etc… C’est biologique. Le principe de gratification qui coordonne ce “vouloir” est régi par l’hypothalamus médian.

Une oie gavée atteint le nirvana. Elle meurt malade mais heureuse.

Ce n’est donc pas que la Démocratie soit le moins pire des systèmes ou, a contrario qu’elle n’est pas moins une dictature. Ce n’est qu’une question de seuil de gratification socio-psychologique. La Démocratie est une société dont les membres, petit à petit, ne réagissent plus. Ils ne le peuvent physiologiquement pas.

Concrètement, de quoi parlons-nous ?

La CNIL vient de se saisir de l’affaire Disinfolab.

Cette ONG prétend chasser la désinformation. Il était ici question de l’activité numérique autour de l’affaire Benalla et des éventuelles sympathies politiques des membres du réseau social qui parlaient des révélations concernant le collaborateur et ami du Président.

Ne pas prendre le parti de Benalla, c’est être russophile, selon Disinfolab. La Russie est le grand Satan. De là, nous savons que Satan est un monstre à tête multiple pourrions-nous plaisanter, si l’information pouvait prêter à sourire. Mais comme souvent, le Judaïsme offre une réponse de vérité car étymologiquement, en hébreu, le Satan est ce qui vient s’opposer, ce qui offre une résistance. Tout naturellement, l’opposant au régime devient un Satan.

Tout est dès lors permis puisque ces études ne sont pas théoriquement autorisées quand elles se déterminent en fonction d’une soi-disant appartenance politique. La loi l’interdit. Mais l’affaire Benalla ne fait que mettre en évidence ces transgressions à la loi.

DisinfoLab avait accompagné la publication de son étude de deux documents : une liste des quelque 55.000 comptes Twitter qui auraient le plus écrit de messages sur l’affaire Benalla et une autre reprenant les 3.900 comptes les plus actifs et classés en fonction du nombre de “désinformations” qu’ils auraient propagés. Ce recensement a permis au site belge de classifier les internautes en fonction de leur proximité politique :

La “classe 1” regroupe les membres du parti Les Républicains.

La “classe 2″ la communauté du Rassemblement national” (ex-FN).

La “classe 3” regroupe celle de la France insoumise et enfin la “classe 4” pour les “médias et LREM”.

La diffusion de ces listes accolait à chaque compte Twitter la “classe” de proximité politique, en plus de leurs éventuels liens avec des comptes russophiles.  Non seulement, les réactions des citoyens sont identifiées comme étant  le résultat d’une opinion politique particulière, mais évaluée être proche de sympathie pour l’étranger. Le déterminant politique devient l’identité.

DisinfoLab a récusé toute accusation de fichage, en expliquant que leur méthodologie consiste à exporter des données publiques de conversation et de les analyser.

DisinfoLab avait, dans une publication précédente, émis l’hypothèse de l’ingérence de comptes “russophiles” dans l’affaire Benalla, dont certains auraient pu être des robots. Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, avaient alors appelé à ce que “toute la transparence soit faite sur la diffusion de ce type de message”.

Menée du 19 juillet au 3 août, l’enquête souligne tout de même que “plus de 4,5 millions de tweets en français ont été échangés” sur l’affaire Benalla, un volume qualifié d’exceptionnel car trois fois supérieur au mouvement “Balance ton porc”.

Bref, quand une affaire est officiellement une tempête dans un verre d’eau, ce n’est pas que les Français sont scandalisés par cette affaire, mais qu’il y a complot.

Le postulat est simple : que les gens réagissent à l’affaire Benalla signifie, pour eux, que cette réaction ne peut être produite que par des robots ou donc des marginaux, ces déséquilibrés qu’il conviendra de surveiller car ils peuvent être violents et dangereux. La logique veut que les opposants se marginalisent dans notre société, le meilleur des mondes.

Restons sur la forme. L’ONG explique sommairement sa méthodologie. Elle a utilisé un algorithme de clustering. Pour parler français, il s’agit d’un partitionnement des données. On divise les données en sous-ensembles qui partagent des caractéristiques communes. L’analyse utilise des critères de proximité qui vont former une distance avec les autres sous-ensembles.

Il existe différents algorithmes. Mais à la base, différencier en fonction d’une soi-disant information fausse, c’est postuler quelle information est fausse ou vraie. L’ironie est de produire, également ici, un algorithme amplificateur. Cette amplification peut se résumer à exprimer que tous les opposants sont des traîtres. Comme toujours, quand le préjugé est fort, une étude ne trouve pas autre chose que ce qui était recherché pour confirmation. Les yeux ne voient que ce qu’ils étaient préparés à voir, disait Leroi-Gourhan.

Il ne faut pas se leurrer. Cette ONG s’est autoproclamée chasseresse de fake news à l’instar du journal Le Monde qui décerne les bons points de la validité d’une information.

Pour lui-même, le site Decodex, du Monde, n’hésite pas à s’auto-gratifier d’un : « N’hésitez pas à confirmer l’information… » En somme, à la fois partie civile, flic et juge. Il ne lui restera plus qu’à l’exécuter.

N’est-ce pas tout le contraire de la séparation des pouvoirs dans une démocratie ?

Pour les traîtres, il est connu que 4 murs, c’est trois de trop ! Peut-on imaginer une nouvelle Shoah ? Il faut, pour qu’elle se réalise, la conjonction de deux vecteurs : celui de l’opérationnel et celui du fonctionnel. L’opérationnel est celui des basses œuvres. Le fonctionnel est celui de la structure pratique qui l’autorise. Dans l’Europe des années 30, peu imaginaient la consistance de l’antisémitisme. Dans les années 30, peu imaginaient qu’un Etat puisse être dépourvu d’âme au point de transformer l’antisémitisme en Solution finale. Dans les années 30, qui aurait pu imaginer que le monde entier laisse faire ?

Aujourd’hui, qui semble admettre la nature profonde de l’antisémitisme en dehors des Juifs qui la vivent ? Qui peut imaginer qu’une nouvelle Shoah puisse être conçue ? L’étude Disinfolab nous informe que le concept est envisagé puisque chaque citoyen portera son étoile jaune. Aujourd’hui, nous ne pouvons ignorer que le monde entier laissera faire.

Alexandre ou Lahcene Benalla, quel est son vrai nom ?

Par Gilles Falavigna

 

Ce 30 juillet 2018, le journal Causeur, veut tempérer l’affaire Benalla.  L’homme du Président, selon le titre de l’article d’Elisabeth Lévy, correspondrait plus à une affaire de fait divers qu’à une affaire d’Etat.

Alexandre Benalla, selon l’expression d’Elisabeth Lévy est un brave gars. Un qualificatif peut-il davantage porter un jugement de valeur que celui de « brave gars » ? Encore faut-il savoir, de manière factuelle, à quoi correspond cette bravoure.

Pour ce qui est du préjugé et du message qu’il veut faire passer, « l’Homme du Président » est un film dans lequel Chuck Norris passe le relai de la haute fonction de protection de la société américaine, sous la seule autorité du Président, à un militaire emprisonné pour des faits que la loi réprouve mais moralement des plus justifiés. C’est un thème récurrent du cinéma de série B américain qui flatte le populisme.  Bref, l’homme du Président n’est pas seulement un brave gars. C’est un vrai brave. Et Benalla serait un héros.

Lorsqu’Elisabeth Lévy se déplace en train, elle aimerait qu’Alexandre Benalla soit du voyage. Elle se sentirait plus en sécurité. Finalement, si l’affaire Benalla n’est pas une affaire d’Etat, est-ce seulement un fait-divers ? Cette affaire ne témoignerait pas d’une France, République bananière. Les passe-droits sont oubliés. Mais à bord du train de 15h17 pour Paris, Spencer Stone, un des héros du Thalis, n’est pas intervenu sous protection policière contrairement à Benalla le 1er mai.

Elisabeth Lévy se sent en sécurité avec Benalla. Faire le procès de Benalla risquerait d’opposer la Nation à sa Police, selon elle. Défendre Benalla devient une raison d’Etat.

J’aime beaucoup Elisabeth Lévy. Mais là, quelque chose me gêne.  Nous sommes dans le jugement de Valeur et l’arbitraire. Depuis le roi Salomon, la Justice ne doit pas connaître le gris. C’est Noir ou Blanc, Innocent ou Coupable. Je ne me sentirais pas en sécurité si celle-ci dépendait du Lieutenant-colonel Benalla. Bien que son grade soit légitime, sur quel mérite repose-t-il ?

Le parcours du Lieutenant-colonel Alexandre Benalla est à l’opposé de celui du Lieutenant-colonel Arnaud Beltrame. Il est, par contre, très proche de celui du Lieutenant-colonel Vincent Placé.

Nous avons, d’un côté, un homme qui se sacrifie pour la communauté. Nous avons, de l’autre côté, des individus  dont le parcours est foncièrement tourné vers leur personne dans une démarche strictement individualiste. Le Lieutenant-colonel Vincent Placé est un délinquant récidiviste, épinglé pour ne pas payer ses contraventions puis pour Racisme sous l’emprise de l’alcool.

Tous trois sont Lieutenant-colonel. La France est une république bananière. C’est le nœud gordien de l’affaire Benalla.

Elisabeth Lévy vante le parcours et la personnalité de Benalla. Il n’est pas un technocrate. Elisabeth Lévy parle d’un homme sur qui on peut compter : un homme de confiance. Le parcours de Benalla va de Martine Aubry à Emmanuel Macron. Ce parcours témoigne de la volonté et de l’audace de l’individu pour réussir. Où est le mérite ? La confiance se mérite. La confiance est une foi commune. Martine Aubry n’est pas réputée être l’amie d’Emmanuel Macron. Le salarié qui postule chez un concurrent direct serait-il qualifié de fidèle par son employeur ? Les mots ont un sens et mal nommer les choses contribue au malheur du monde.

Les choses complexes sont foncièrement des choses simples. Elles n’ont pas à être maquillées. Il y a les braves d’un côté et les racailles sont de l’autre côté. C’est pourquoi il faut bien nommer les choses.

Pourquoi Benalla est-il appelé Alexandre ? Je n’ai strictement jamais rencontré ou entendu parler d’un Arabe prénommé Alexandre. Si le prénom de Benalla est réellement Alexandre, il témoigne d’un terreau  d’intégration exemplaire. Nous ne serions plus dans le préjugé, paradoxalement, mais dans le fait. Tout comme dire qu’on ne fait pas de commentaire est un commentaire appuyé, pourquoi rien ne vient-il corroborer l’information ? Les présentations à décharge de l’affaire veulent qu’il y ait erreur et non pas faute. L’évaluation est impossible. Jamais il n’est évoqué l’intégration d’un jeune Marocain par son nom qui est son identité, sa nature. Ce serait pourtant la démonstration factuelle d’une personne prête au dévouement à la collectivité française. Un petit arabe prénommé Alexandre et qui grandit dans les cités ne peut être que forgé dans la bravoure.

Ou bien nous sommes dans le travestissement du Lieutenant-colonel Lahcene Benahlia et nous naviguons dans l’univers glauque de la racaille qui cherche sa gratification de l’individualisme dans un univers qui honore la « bravitude » pour rester dans le vocabulaire de l’univers Benalla, celui du Parti Socialiste.

Bien nommer les choses est pourtant simple et si des choses vont sans dire, elles vont encore mieux en les disant.

Du haut de cette pyramide, 60 années vous contemplent !

Dernier volet sur la pyramide européenne. Mon analyse, sur Jforum, des soubresauts d’une Europe au bord de l’implosion:

Image : l’enfant-Roi Macron, symbolisé par le Sphinx espère tutoyer l’éternité, s’il parvient à sauver la pyramide Europe des premiers symptômes de l’écroulement…

 

Du haut de cette pyramide, 60 années vous contemplent !

Par Gilles Falavigna

Si le Traité de Rome date de 1957, l’Europe que rejettent massivement les peuples européens  date du traité de Lisbonne en 2009. Ne se sont écoulés finalement que 10 ans.

Jusque-là, la structure politico-économique semblait sous contrôle. Le Politique et l’Economique paraissaient scindés. Nous étions encore sous la Communauté Economique Européenne. Puis vint cette proposition de Constitution. Par référendum, les Français et les Néerlandais dirent NON. Néanmoins, les outils que proposait cette Constitution sont intégralement ratifiés par le Traité de Lisbonne.

L’Union Européenne est un système unique au monde. Fondamentalement, son fonctionnement est d’ordre technocratique. Ses compétences sont déléguées à des commissions qui n’ont pas de représentativité électorale. Cette Europe n’a pas vocation à appliquer la Démocratie. Elle est pensée pour durer mille ans et plus, à l’instar de la seule des 7 Merveilles du monde encore debout : la Pyramide de Khéops. Elle n’a donc aucune intention de donner la parole aux peuples et le Traité de Lisbonne en témoigne.

Comme nous l’indiquions lors des précédents volets sur cette « pyramide », la Réunion du Conseil de l’Europe a été préparée par le Sommet franco-allemand au mois de juin. Les deux thèmes abordés étaient la crise migratoire et le budget pour gérer le budget.

Le sujet de l’immigration est régi en façade par l’intention de créer des « centres de tri de Migrants» au Maghreb. Quant à la question du budget, question absconse, Mark Rutte, Premier Ministre néerlandais, explique qu’il ne comprend même pas ce que cela signifie.

Malgré la tempête, cette Europe maintient son cap. Bien sûr, il y a un certain pragmatisme à vouloir que les centres de tri de Migrants soient sur le sol africain. Mais il ne faut pas sous-estimer le rôle du « dialogue 5+5 », cette organisation en charge des relations entre l’Europe et l’Afrique. Nous avons d’un côté, 5 pays méditerranéens d’Europe et de l’autre côté les 5 pays méditerranéens qui font partie de l’Union du Maghreb Arabe.

Il se profile un arrimage d’un Maghreb global à un ensemble européen. Le Maghreb est économiquement dépendant de l’Europe. Il y exporte les deux tiers de sa production alors que le Maghreb représente 8% des exportations européennes. Cette fixation, partielle, sélective et foncièrement inégalitaire, se manifeste par l’émergence de nouveaux territoires productifs transnationaux liés aux délocalisations d’entreprises européennes, aux zones franches et aux restructurations industrielles consécutives aux démantèlements douaniers, comme au Maroc et surtout en Tunisie, ou aux concessions pétrolières et minières, à rebours des nationalisations des années 1970, comme en Algérie et en Libye.

Ce rattachement de fait se manifeste aussi par le développement d’une agriculture d’exportation renforçant le déficit alimentaire et le surcoût de l’exploitation d’une eau rare. Le développement massif du tourisme, avec des emprises foncières considérables, est une des formes privilégiées de cet arrimage. Il se traduit par une ségrégation socio-spatiale, un remodelage des paysages, un embourgeoisement des cœurs de ville et une patrimonialisation et des reconstructions identitaires normées par la demande touristique. Cet arrimage a aussi pour conséquence un remodelage des métropoles, avec la requalification des centres orientés vers l’attraction des grandes sociétés internationales et l’émergence d’espaces de spécialisation exclusivement tournés vers l’international.

Cette mutation organique de la société arabe maghrébine est un premier élément de perte d’identité.

Mais surtout, les pays du Maghreb sont des pays d’émigration. Sur une fonction globalement de transit, ils deviennent des pays d’immigration. Le problème de l’Union européenne a été exporté en Afrique du Nord qui, de manière factuelle, fait déjà partie de cette Union. Et qu’importe ce que peuvent en penser les citoyens des pays d’Europe. Qui va leur demander leur avis ?

C’est ainsi que positionner les centres de tri de Migrants au Maghreb n’établit pas un cordon sanitaire entre l’Afrique et l’Europe mais parachève l’intégration du  Maghreb à l’Europe. Pourquoi les pays de l’Union du Maghreb Arabe accepteront-ils ? Parce que pour la première fois, ils seront en position de force face à l’Europe en prenant en charge son problème majeur. Ils y perdront leur identité et seront formatés pour intégrer l’Union Européenne. Par ailleurs, l’Islam conquérant en sera renforcé. C’est également une raison pour que l’Union du Maghreb Arabe valide cette option.

Le journal Les Echos invite à réfléchir à l’après-Europe dans l’optique de faire prendre conscience qu’elle peut s’effondrer et ainsi cette réflexion permettrait de faire face à ce qui lui semble être une catastrophe. Le quotidien économique considère que le problème des Migrants concrétise un bouc-émissaire. En bon européaniste, le journal économique énonce le désastre que serait la fin de cette Europe, à savoir la perte de la lutte contre le réchauffement climatique et de la préservation de la paix, dixit ! A aucun moment, l’idée que cette Europe a provoqué les pires catastrophes, du Moyen-Orient à la Libye, ne viendra effleurer leur esprit détenteur de toute vérité.

La Pyramide, quelle merveille ! On croit rêver !

Sommet de l’Europe : la pyramide à l’endroit

Troisième volet de cet épisode du sommet européen de ce 29 juin 2018 sur la question des Migrants et le commencement de preuve, non seulement de la volonté de faire migrer ces populations mais également de l’élargissement de l’Union Européenne à l’Afrique du Nord.Mon article sur Jforum:

Sommet de l’Europe : la pyramide à l’endroit

 

Bureaucratie européenne contre Europe des Nations

Gilles Falavigna

La différence entre un optimiste et un pessimiste, disait Jean Giono, est que le second est souvent mieux informé que le premier.

La formule est loin d’être fausse. Mais la vérité, comme toujours, est également ailleurs. Bref, je suis un optimiste. Nous élisons des représentants et oublions qu’ils ne nous représenteront pas. Nous évaluons un contexte favorable pour nous dire que c’est le bon moment et le bon endroit pour bouger les lignes. Serait-ce sur ce point que nous ne serions pas assez informés ? Y aura-t-il convergence des deux ?

Le Conseil de l’Europe était réuni ces jeudi 28 et vendredi 29 juin à Bruxelles pour décider d’une politique migratoire claire sur fond d’opposition entre la politique bureaucratique et la politique des Nations. Pour la première fois, la machine européenne trouvait face à elle une force soi-disant déterminée. L’Autriche, la Pologne, l’Italie, la République Tchèque, la Hongrie, la Slovaquie avaient choisi de prendre en charge leur destin pendant que la Grande Bretagne se serait déjà chargée le sien.

L’Union Européenne décide de prendre en charge le dossier des Migrants ou l’Union Européenne aura vécu.

Mais depuis 1938, les conférences produisent des petits Munich. Il y a désormais toujours cet indécrottable satisfecit des petits matins qui prolongent des nuits d’ennui.

Ce vendredi à 4h30, Donald Tusk, Président du Conseil européen  est sur tweeter : « EU28 leaders have agreed on #euco conclusions incl. Migration ». whaou, le monde peut respirer !

« C’est l’Europe qui l’a emporté ! » se félicite le Président Macron.

Les dirigeants réaffirment leur engagement à mener une politique européenne pour gérer les flux migratoires. A priori, gérer, ils savent faire. Ce doit être pour ça qu’ils sont contents.

Les « Européens » ont accepté la possibilité de créer des plateformes de débarquement des Migrants sous le contrôle du Haut Commissariat aux Réfugiés, autorité de l’ONU, donc. De là, nous apprenons que l’Union Européenne a autorité sur l’ONU.

Au passage, nous pouvons également noter qu’aucun pays européen ne s’est porté volontaire pour accueillir ces plateformes de débarquement.  Elles seront donc sur le sol d’un pays tiers, certainement en Afrique du Nord. De là, nous apprenons que l’Union Européenne a autorité sur le Maghreb, au minimum. Il est probable que ces pays apprennent cette décision comme nous, au petit matin.

L’autodétermination des Nations est une plaisanterie.

C’est là que nous pouvons revenir à l’intention de partenariat Euro-méditerranéen qui implique de rendre possible une politique d’intégration économique et sociale en Méditerranée. C’est le processus de normativité de Barcelone initié en 1995.

Cette perception de la déclaration de non-discrimination, qui appelle les Africains à venir en Europe, exprime également la volonté « d’européaniser » la Méditerranée, impliquant de faire des États du Maghreb la frontière de l’Union européenne, comme ce fut le cas pour l’extrême Est de l’Europe, frontière avec l’Asie.

Du point de vue normatif, cette phase sera marquée par une sorte de tentation d’uniformisation législative et réglementaire en matière de droit des étrangers dans tout le bassin occidental méditerranéen.

Dans l’ouvrage « Géopolitique de la conspiration contre les peuples », je mets en évidence ce processus d’utilisation des Migrants non seulement pour des questions de développement démographique de l’Europe, mais également pour élargir l’Union à l’Afrique du Nord et que le Sahara soit la frontière naturelle de l’Europe. C’est donc à une double victoire de cette Europe des technocrates que nous venons d’assister à Bruxelles.

Les travaux préparatoires du Conseil de l’Europe s’apprêtaient à renverser la pyramide européenne. Tout est remis à l’endroit et nous pouvons replonger la tête vers le sol, refermer nos épaules et reprendre une posture de soumission. La technocratie l’a emporté et rien ne changera. Des plateformes de débarquement ? En quoi la détermination des Migrants, des gens qui risquent leur vie de la manière la plus concrète serait-elle enrayée ? Comment rester optimiste ?

Sommet de l’Europe : la pyramide à l’envers

Dans la continuité de l’article précédent, mon analyse de la réunion du Conseil de l’Europe à Bruxelles qui démarre aujourd’hui. Le complot contre les Nations et le contre-complot, c’est maintenant:

Sommet de l’Europe : la pyramide à l’envers

Par Gilles Falavigna

 

Le 19 juin, la Chancelière allemande recevait le Président Macron au château de Meseberg.

La rencontre portait sur la zone Euro et sur la politique migratoire. Le résultat est, paraît-il, historique. En réalité, le sommet est historique au sens strictement contemporain puisque rien de politique n’en est sorti. La rencontre a accouché d’une formule technocratique à propos d’un budget alloué pour mettre en place un processus de stabilisation de la monnaie commune. En d’autres termes, il s’agit d’un budget pour gérer les budgets.

Le second volet est tout aussi explosif que le premier puisqu’il entre dans une convergence totale des points de vue. Le vingtième Conseil des Ministres franco-allemand reporte au Conseil Européen de cette fin juin les orientations à suivre.

Sur ce point également, il n’y a pas de décision politique. Les Etats sont soumis à l’Europe. Néanmoins, si le « budget pour le budget » est un principe dont le fond, c’est-à-dire le montant, n’est pas acquis puisque la France et l’Allemagne sont en désaccord, les deux Etats, a contrario, sont déjà d’accord pour proposer un élargissement  des prérogatives du Frontex qui se charge des Migrants.

C’est donc dans cet esprit « Meseberg » que s’ouvre, à Bruxelles, le Conseil Européen que le journal Les Echos qualifie d’électrique. Les Européens tenteront de reprendre la main sur la question migratoire. On se demanderait presque qui ou quoi les empêcherait de le faire.

Quel est le fond du problème ? Angela Merkel, en bonne fille de l’ex-RDA, dirige l’Europe avec autorité. Et cette Europe est décidée à intégrer des millions de Migrants. Après tout, quelle différence peut-il y avoir à diriger des Européens de souche ou des Européens immigrés ?

Mais sur fond de Brexit et d’euroscepticisme de plus en plus affiché, les pays du groupe Visegràd, Pologne, Hongrie, République Tchèque et Slovaquie qui refusent cette nouvelle Europe, ont un allié à l’Ouest avec l’Italie. Le groupe de Visegràd a vocation à maintenir une tradition d’unité de l’Europe centrale face à l’hégémonie allemande puisque le groupe date officiellement du XIVe siècle. L’Histoire aurait tendance à jouer des tours et à se répéter.

La réunion du Conseil de l’Europe marque l’ironie du sort. C’est bien cela que vont tenter de conjurer Macron et Merkel. Nous avons d’un côté l’Europe des technocrates qui se veut politique. Elle déciderait d’un ordre économique de gestion du Mondialisme. Nous avons d’un autre côté l’Europe politique des Nations. Nous avons du premier côté les géniteurs de cette Europe et nous avons du second côté l’émergence de l’Europe véritable.

Il convient de se rappeler que l’Union Européenne, ex-CEE, a été créée pour s’opposer au Comecon de l’Europe de l’Est. La plus flagrante réussite est alors l’intégration des pays d’Europe centrale. L’élargissement démographique serait également tenu par ce biais.

Mais l’Occident ne veut pas de cette Europe. A l’instar de la France avec la loi Pasqua, la politique vise à discriminer l’immigration venue de l’Est  en faveur de celle d’Afrique. Il est dix fois plus difficile et plus long pour un citoyen russe d’obtenir un titre de séjour en France que pour un Africain. Les naturalisations slaves sont pratiquement impossibles.

En Méditerranée, plus particulièrement dans sa partie occidentale, se joue, pour le contrôle des mouvements migratoires, une partie d’échec à double entrée : verticalement entre les États littoraux du nord et ceux du sud, horizontalement entre les membres de chacun de ces deux sous-ensembles étatiques ce qui n’est pas sans incidence sur les politiques migratoires de ces États pris séparément et sur leur traduction législative et réglementaire.

Le cadre juridique est un des enjeux majeurs de l’immigration par les conséquences qu’il va entraîner. Emmanuel Macron, durant sa campagne électorale, insistait sur l’autoroute à créer entre la France et l’Afrique. C’est un sujet majeur de l’enjeu entre l’Universalisme et les Nations. Derrière l’intention tentée de bonne morale se cache, malgré tout, une situation globale complexe.

En effet, le village mondial n’a pas vocation à harmoniser les ressources ni à répartir équitablement les revenus de celles-ci. Il a vocation à distribuer des spécialités qui favoriseront le commerce, l’échange au travers d’une Offre et une Demande.

De manière concomitante, les situations complexes ne sont à la base que des situations simples regardées avec complexité. Pourquoi tant de tolérance pour l’Islam ? Simplement parce que les populations invitées sont musulmanes.

L’ironie du sort, c’est que l’Europe pourrait aboutir à ce que les Européens souhaitaient et ce pour quoi l’Union Européenne a fondamentalement été créée. Et ça, les dirigeants européens n’en veulent pas. « Make Europe great again ! », quelle horreur !

Alors le titre des Echos : « En plein tumulte, les Européens tentent de reprendre la main sur la question migratoire », est parfaitement compréhensible. Elle a failli leur échapper. Le malentendu réside dans ce qualificatif d’Européen quand il s’agit des dirigeants de type Macron.

Brexit : Mystification britannique ?

Le Royaume-Uni est-il une grande puissance militaire? En réalité, est-ce bien la question que posait, hier, Theresa May?
Mon article sur Jforum pour un commencement de réponse:

Mystification britannique ?

 

L’exemple britannique témoigne que l’euroscepticisme est insuffisant pour se libérer de l’Europe.

Gilles FALAVIGNA

Où en sommes-nous du Brexit ? Où en sont les britanniques ?

Il y a 2 ans, le 23 juin 2016, les Britanniques, par référendum, choisissaient de sortir de L’Union Européenne. Deux années, déjà.

Nous savons bien que le vote des peuples importe peu. Les Français, par référendum, avaient choisi de refuser la Constitution européenne et ils l’ont eue, en version plus sucrée ou plus salée, selon les goûts.

Le Brexit est-il une affaire entendue ? La presse annonce périodiquement une victoire à l’arrachée du Premier Ministre britannique, Theresa May, en faveur du Brexit. En fait, une période transitoire est en cours jusqu’en 2020. Cette période est une phase de négociation. Qui plus est, il est important de rappeler que la Grande Bretagne peut révoquer le Brexit, ou que la période transitoire peut être prolongée de manière indéfinie. Cet « indéfini », temps flou, pourrait être conçu jusqu’à acceptation du peuple britannique de réintégrer l’Union. Chaque jour qui passe renforce les difficultés du Brexit à se réaliser.

L’Union Européenne n’est pas une union douanière. Elle est une structure politique. Nous pouvons, alors, regarder la tendance de ce qui représente le plus sûrement le régalien britannique : l’usage de sa puissance militaire.

Alors que, traditionnellement, l’Angleterre est le premier allié des Etats-Unis, le sommet franco-britannique de Sandhurst, en début d’année, voit un renforcement spectaculaire de la coopération militaire entre la France et la Grande Bretagne par la création, entre autre, d’une force d’intervention extérieure commune.

Dans la continuité de Sandhurst, alors que la Cour Européenne de Justice a toujours été le symbole de suprématie européenne sur la souveraineté des peuples, le Premier Ministre britannique acceptait de soumettre le Royaume-Uni à cette Cour de Justice Européenne et ceci ultérieurement au Brexit.

Dans le cadre strict de la Défense, 40% des produits de Recherche et Développement militaire de l’Europe ont, actuellement, des fonds d’origine britannique. Theresa May a convenu que cette situation ne changera pas. Cela dépasse le cadre d’un partenariat.

Alors que le Renseignement est l’arme la plus importante de la guerre moderne, les Services Secrets britanniques sont considérés comme les plus performants d’Europe, et de très loin. Le MI5 et le MI6 seront dédiés à la sûreté de l’Union Européenne.

Alors que le Ministre britannique de la Défense, Gavin Williamson, semble poser la question du statut de grande puissance militaire de son pays, sollicité en coulisse par Theresa May, cette dernière vient de démentir totalement. Néanmoins, la situation est suffisamment préoccupante pour que Jens Stoltenberg, Secrétaire Général de l’OTAN, rappelle que la Grande Bretagne est le cœur de l’Alliance Nord-Atlantique. Selon l’agence de presse Reuters, la demande de Theresa May avait provoqué une onde de choc dans toute la structure militaire du Royaume-Uni.

En parallèle, L’effort en Afghanistan va être renforcé dans le cadre de l’opération « Resolute Support » portant au double l’effectif des forces britanniques. Ce choix est loin d’être anodin quand la situation afghane est particulièrement délicate. Les Talibans contrôlent désormais plus de 40% du territoire et Daesh s’est largement replié de Syrie et d’Irak en Afghanistan.

Le prochain sommet de l’OTAN se tiendra au mois de juillet à Bruxelles. Des annonces majeures quant aux choix stratégiques britanniques devraient être décelées pour démontrer que l’entité « Union Européenne » est au service d’une dimension autre et supérieure à celle des peuples européens, particulièrement britanniques.

Theresa May est une personnalité politique solide. Son questionnement « en coulisses » sur la réalité de la puissance militaire britannique ne peut pas être de nature candide. Theresa May ne peut qu’être bien plus au fait de la situation que la plupart des experts internationaux. Recadrée dans son contexte général, la question peut signifier qu’au sein de l’Union Européenne, la puissance militaire britannique est une grande puissance. Et quoi qu’il en soit, l’Union Européenne n’est une grande puissance qu’avec la Grande Bretagne.

C’est le caractère premier, à travers les forces armées, de la souveraineté qui est mis en cause.

Mamoudou, Joffrin, le Beur et l’argent du Beurre

Le Beur et l’argent du beurre

 

Par Gilles FALAVIGNA

Laurent Joffrin, directeur de Libération et de son vrai nom Laurent Mouchard, dénonce les théories du complot.

Laurent Joffrin répondait à André Bercoff sur ses interrogations suscitées par l’affaire Mamoudou Gassama.

Selon lui, le complotisme correspondrait à une attitude populiste. Celle de mettre en cause une position officielle sans pouvoir démontrer qu’elle est fausse.

Fondamentalement, cette définition est intellectuellement malhonnête. La logique veut que la charge de la preuve appartienne à l’accusation. Le principe judiciaire est basé sur l’impossibilité de prouver que quelque chose n’existe pas.

Effectivement, on ne doit nier un événement qu’à l’appui de preuves. Mais encore faut-il que l’événement soit reconnu et admis, jusqu’à preuve du contraire au sens le plus littéral.

Si ce dernier point est le nœud gordien du sujet de tromperie, la malhonnêteté intellectuelle de Joffrin est à plusieurs niveaux.

La raison de cette malhonnêteté réside dans l’intention qui dépasse le cadre de l’affaire Mamoudou Gassama. Son intention porte sur le cadre sociétal de La France d’aujourd’hui.

Pour analyser profondément ce sujet, nous devons établir trois parallèles, trois cercles.

Quelle est la limite entre l’information et la propagande ? C’est une des questions que pose l’affaire Mamoudou Gassama.

C’est tout le débat sur la loi Gayssot qui s’ouvre. En fait, il n’a jamais été fermé. La raison est simple : la loi contrevient à la logique en confondant la fin et les moyens. La loi établit la réalité mémorielle et pour être clair, celle de la Shoah, et interdit le Négationnisme.

Le principe fondateur est celui de la chose jugée. Le procès de Nuremberg s’est déroulé et les crimes avoués puis confirmés, par exemple, lors du procès Eichmann.

Le problème est dans l’introduction du principe d’intention. Ainsi, au titre de la loi Gayssot, Eric Zemmour avait été condamné pour avoir affirmé que les prisons françaises étaient majoritairement peuplées de Noirs et d’Arabes. Il n’a pas été condamné pour les faits. Il a été condamné pour une supposée intention raciste. Il n’y a pas de réalité mémorielle. Il y a la mise en avant d’un préjugé.

Finalement, Eric Zemmour a été condamné pour ce qu’il est ou supposé être et non pas pour un acte. N’est-ce pas un comble pour une loi qui prétend lutter contre le Racisme ?

Le malentendu, pour cette affaire de petit enfant sauvé, est que Laurent Joffrin ne peut mettre en doute l’événement Mamoudou Gassama. Mais il n’y a pas eu la chose jugée. Quelle est l’autorité qui a jugé ? Dans le cas du Négationnisme, il y a refus de la chose jugée. Et nous revenons sur la condamnation pour intention. Ici, Bercoff est accusé d’une intention cachée.

La loi Gayssot crée la confusion. L’affaire Mamoudou Gassama n’est que confusion dans ce rapport entre Bercoff et Joffrin.

Le deuxième parallèle est encore plus révélateur du caractère propagandiste du Politiquement Correct au pouvoir. Il démontre comment l’hypocrisie est falsificatrice. Elle est le fruit d’un sentiment de supériorité, cette supériorité qui ose s’arroger le droit de définir qui détient la bonne information et qui, également et tout autant que d’autres, diffuse des « fake news ».

En parallèle ou sur un deuxième cercle donc, les statistiques ethniques sont interdites en France.

Mais elles sont utilisées par ceux qui justifient leur interdiction.

Officiellement, on ne sait rien des comportements raciaux puisque les données sont interdites. Mais le Politiquement Correct œuvre dans un sens qui se dispense des réalités.

Ainsi, on peut demander aux victimes de discrimination si elles l’imputent à leur couleur de peau. Les enquêtes d’opinion sont construites sur ce questionnaire.

La réciproque, par contre, est interdite. On ne peut pas savoir si les personnes Noires subissent des discriminations.

Le résultat, faute de données scientifiques, met en avant un ressenti et utilise celui-ci. Le préjugé va agir en algorithme amplificateur.

Les crimes et délits sont répertoriés en France et les enquêtes d’opinion permettent d’établir un sentiment d’insécurité gradué. Le rapport entre la réalité et le sentiment de cette réalité est parfaitement mesuré.

A contrario, la gestion des statistiques ethniques équivaut à dire que si 25% des accidents de la route concernent des jeunes de moins de 25 ans, 25% des jeunes de moins de 25 ans ont un accident de voiture. En premier lieu, la majorité de ces jeunes n’ont pas de voiture. En second lieu, la récurrence, ou la récidive pour des sujets plus criminels, est un facteur important. Ce ne sont, peut-être, que 5% des jeunes qui ont eu un accident.

Il y a un tabou pour la question ethnique. Dans le cas de l’affaire Mamoudou Gassama, Laurent Joffrin brandit le tabou et développe un argumentaire émotif lié au complotisme, et un argumentaire construit sur des valeurs fausses comme les ingrédients du discours antiraciste mal maîtrisé. Le tabou est de l’ordre du roman. Il est présenté en lieu et place du fait réel, en mélangeant toute chose, grand amalgame, et en prescrivant de manière incantatoire de ne pas faire d’amalgame.

Un troisième parallèle ou cercle est la prolongation de la primauté du préjugé sur le fait, qui aboutit à la primauté du matérialisme dialectique : « ce qui est dit importe moins que qui le dit ». On sort du sujet.

Lors du vote de la loi Gayssot, de nombreux intellectuels, jusqu’à Noam Chomski ou Elisabeth Badinter, se sont émus des conséquences de cette loi et lançaient un appel à son abrogation. Parmi les pétitionnaires, pour d’autres raisons, les Négationnistes Faurisson, Soral, Dieudonné, apposaient, ravis, leur signature à l’appel.

Yann Moix avait également signé la pétition. Quand il s’aperçut que des Négationnistes avaient répondu favorablement, comme lui, à l’appel, il se retira. Au final, ses actes ne sont pas le fruit de ses opinions mais déterminés par celles de ses adversaires.

Sur ce principe, en quoi sont-ils adversaires ? « L’ennemi est bête, il croit que c’est nous l’ennemi », disait Pierre Desproges.

Ou bien : Adolf Hitler aimait la bière ? La bière est mauvaise et je ne bois plus de bière ! Je finis par être opposé à Adolf Hitler à cause de la bière. Cet exemple par l’absurde démontre comment l’irrationnel peut prendre la place de la Raison. Le cas d’école dévoile qu’il suffira de démontrer que la bière n’est pas si mauvaise pour faire accepter le Nazisme. Dans l’affaire Mamoudou Gassama, il y a un leurre de même fonction.

Yann Moix va très loin sur l’affaire Mamoudou Gassama. La pensée est formatée par l’absolutisme. La nuance n’existe pas. Cette pensée prône la Tolérance et son mode de fonctionnement est l’intolérance. Elle réfute le droit à poser des questions. La réponse doit être absolue et elle donne la réponse. Il ne peut pas y avoir d’autres réponses parce que celle-ci est donnée en absolu.

Qu’avait-on besoin de dire que le bébé était tombé d’un étage supérieur ? Contrevenant ainsi aux lois de la physique puisqu’un enfant de 4 ans ne peut pas, de plus, se rattraper du bout des doigts quand sa masse en déplacement dépasse les 120 kg, voudrait-on évaluer jusqu’où on peut aller dans la mystification ?

La pensée correcte, dominante, est absolutiste. Elle est le Bien contre le Mal et ne connait pas la nuance. Pour Yann Moix, la naturalisation de Mamoudou Gassama « relève de la pornographie ». Il n’est pas héros pour avoir sauvé un bébé. Il est un héros pour être venu en France. De là se construit tout un narratif romantique du Migrant. Il y aurait matière à écrire une chanson pour représenter la France à l’Eurovision. Pour Yann Moix, tous les Migrants sont des héros et doivent être naturalisés.

Si nous évoluons dans l’émotion, cet environnement émotif est celui du roman, du préjugé, du fantasme. Le fait n’a plus d’importance. Le fait pour lequel André Bercoff se questionnait n’est pas le problème. Tout n’est plus que confusion au-delà de l’absurde.

Pour autant, Yann Moix nous révèle l’intention de Joffrin : avoir le Beur et l’argent du beurre.

Happy birthday, Mister President Trump

Par Gilles Falavigna

Aujourd’hui 14 juin 2018, le Président Trump fête ses 72 ans.

Depuis son investiture l’année dernière, ce qu’il a accompli est phénoménal. Et nous pourrions dire depuis sa campagne électorale.

Les indices économiques aux Etats-Unis sont tous au beau fixe. La paix sociale accompagne la paix civile, indépendamment de la prospérité annoncée.

Le Président a su se défaire de toutes les embûches dressées devant lui, chroniques de basses morales politico-judiciaires.

Sur le plan diplomatique, après le déplacement de l’ambassade à Jérusalem, après la gestion de la crise iranienne, phase 1, après les gestions bilatérales des relations avec la Russie et la Chine, après la gestion de la question syrienne et après la rencontre des plus improbables avec le Coréen Kim, comment ne pas reconnaître que l’Histoire retiendra qu’il est de la race des très grands, de ceux qui imposent le respect et qui changent la face du monde? Nous étions au bord d’une nouvelle guerre mondiale et l’espoir est aujourd’hui de mise.

Aucun président, aucun homme d’état n’aura été autant décrié. Le « Trump bashing » dépasse l’entendement par la violence des propos.

L’avis de Tony Schwarz est considéré faire autorité sur la question. Il présente Donald Trump comme un « personnage inculte, narcissique, mythomane, immature, mégalomane, et quasiment incapable de se concentrer, qui pourrait bien provoquer la fin de la civilisation ». Jusqu’à récemment, chaque semaine, depuis son élection, voyait la presse s’acharner et prédire sa proche destitution. Ses adversaires, c’est-à-dire presque le monde entier, vivent un cauchemar.

La réussite de Donald Trump exprime l’échec de ses adversaires et, bien sûr, de leurs prédictions.

Le Président Obama avait reçu le Prix Nobel de la Paix à peine élu, sans avoir rien fait pour la Paix et il n’a rien fait, ensuite.

Il le reçut pour ce qu’il était et non pas pour ce qu’il avait fait. Depuis 1995 [Une loi adoptée en 1995 prévoit le déménagement de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, mais son application a été bloquée tous les six mois depuis plus de 20 ans], tous les candidats à la présidentielle américaine, jusqu’à Obama, promettaient de déplacer l’ambassade israélienne à Jérusalem et aucun, une fois élu, ne respecta son engagement. Donald Trump est qualifié d’imprévisible. En effet, il fait ce qu’il dit. C’est une première et, en cela, c’est imprévisible.

Ce dernier point traduit au mieux l’inversion des valeurs qui régit le monde. Le Politiquement Correct correspond à l’art de ne rien faire, d’être passif. Donald Trump est dans l’action. Il applique l’enseignement premier de ce que propose la Bible : lekh lekha, “bouge-toi !” [Vas vers toi-même]. L’enseignement second de cette Bible : nassé vé nichma en est concomitant. C’est « Fais puis comprends combien tu es dans le vrai ! »

Le Président  Trump, particulièrement marqué par la pensée protestante, s’inscrit dans un ordre judéo-chrétien. La Torah en est la source. Ensuite, sa proximité avec le Judaïsme est une évidence. Sa fille Ivanka en témoigne. C’est ce qui autorise à aller un peu plus loin dans l’analyse, toutes proportions gardées. La dynamique dans laquelle s’inscrit le président américain est celle de la Malkhout, la royauté au sens juif, celle qui annonce une ère nouvelle. Le Zohar explique ce qu’est la manifestation de la Malkhout : le Roi est celui qui renverse les montagnes. Il sort de ses limites. Il sort, surtout, du cadre imposé. Ses chemins ne sont pas nos chemins. Il est donc imprévisible. Si la manière d’agir du Roi David avait été prévisible, Goliath n’aurait pas été vaincu.

Il y a une cohérence d’ensemble du personnage.

Donald Trump est imprévisible, selon ses adversaires. Il ne fait pas partie des leurs. Le « Trump bashing » est assimilable à du racisme. Il est haï pour ce qu’il est et non pour ce qu’il dit ou fait.

Donald Trump est imprévisible pour ses adversaires parce qu’ils ne le comprennent pas. Ils sont persuadés de détenir la vérité unique. Alors le Président et les siens subissent les pires humiliations, les pires insultes.

Il n’est de plus grande opération de paix que la dénucléarisation de la Corée du Nord. Les personnes concernées, au premier rang desquelles les Japonais pourront respirer. Elles retenaient leur souffle depuis des décennies. Cet espoir gagné par Trump demeure précaire à ce stade, l’issue étant encore incertaine, mais c’est leur premier et seul espoir, la seule manière de construire la paix.

Mais il se trouve des organes de presse pour titrer du sommet de Singapour : «Il est anormal et dangereux qu’une seule puissance dicte sa loi au monde» !

L’acteur hollywoodien Robert de Niro, au Canada et pendant que le Président Trump est dans son avion de retour de Singapour, se permet de présenter ses excuses pour avoir un tel Président.

Ne pas faire partie des railleurs, Parachat Qorah

Le « Trump bashing » est un phénomène incroyable. Il s’inscrit dans le mouvement de la conspiration contre les peuples, selon la mécanique décrite dans mon dernier ouvrage : « Géopolitique de la conspiration contre les peuples ».

La presse hystérique et les autoproclamés intellectuels assènent au premier degré que Trump est un fou dangereux. A l’aune des premiers succès du Président, certains analystes ont tenté une étude moins « épidermique ». Ils ne pouvaient, sérieusement, continuer leur étude sur le schéma de l’incompétence du Président.

Ainsi et depuis un an, est-il fait état du « chaos trumpien ». La méthode « trumpienne » s’apparenterait à la « stratégie du fou » développée en son temps par le Président Nixon et par son secrétaire d’Etat, Henry Kissinger. Passer pour un fou dans une situation désespérée, à l’époque : sortir de la guerre du Vietnam, permettait de déstabiliser l’adversaire.

Cette stratégie correspondrait à la description de l’imprévisible. Le « chaos trumpien » ferait également office de bulle dans laquelle Trump peut se permettre de dire ce qu’il veut quand ses adversaires sont exclus de la bulle et restent dans le Politiquement correct. Trump détiendrait les règles du jeu.

L’irrationnel serait une arme simplement plus efficace que celle utilisée par le Président Obama : l’arme du rationnel.

De deux choses l’une, l’autre est le Soleil. Il y a d’un côté cette vision quelque peu condescendante qui ferait du hasard le paramètre premier du succès de ce qu’entreprend le Président Trump. De l’autre côté, les choses sont très simples. Le caractère imprévisible ne concerne pas ses actions puisque tout ce qui se déroule était annoncé. Il n’y a rien d’irrationnel.

“Dire que les adversaires de Trump qui naviguent dans le Politiquement Correct, sont exclus de la “bulle” créée par l’imprévisibilité est également inexact.

Ils ont créé cette “bulle isolante. La version des analystes les présente en victimes “exclues”. Leur agressivité traduit la faiblesse du Politiquement Correct. Ils ne sont que soumis à un système. Trump est un insoumis. Il n’y a pas de bulle.”

Ensuite, le parallèle avec la stratégie du fou ne correspond pas à la réalité des Etats-Unis depuis un an. Nous pouvons rappeler, ici, que Kissinger n’a fait qu’emprunter au roi David qui se fit passer pour fou avec succès quand il était prisonnier des philistins.

La stratégie du fou se rapporte aux relations internationales. C’est d’abord avec la plus grande raison que la rencontre avec Kim Jong Un a été préparée et qu’elle s’est déroulée. Nous avons pu assister à un protocole précis à la seconde près, les chefs d’Etats se rejoignant à un endroit précis sur un territoire neutre et ouvert. De même, Trump n’a créé aucun chaos préalable à la réussite économique et sociale à l’intérieur des Etats-Unis.

La réalité est simple : le Président américain est un grand Homme. Il a l’étoffe de la Malkhout.

Il est parfaitement prévisible puisqu’il ne fait que suivre ses prescriptions écrites dans son ouvrage: « the Art of the Deal ». Il fait ce qu’il a dit et il fait ce qu’il a écrit. The Art of the Deal présente sa méthode en 11 points pour réussir une négociation. Elle est construite sur une vision positive de toute chose. Trump se revendique de la pensée de Norman V. Peale. Il ne part pas perdant. Il ose. Nassé vé Nichma !

La prochaine étape du Président Trump est de traiter définitivement la question iranienne et la paix au Moyen-Orient. Face à des fous, il n’opposera pas la stratégie du fou, fort heureusement. Et nous pouvons considérer l’avenir avec optimisme.

Le Messi à Jérusalem (acte II)

Par Gilles FALAVIGNA

 

La venue de Messi à Jérusalem était annoncée.

L’équipe de football de l’Argentine prétend au titre mondial. C’est une des meilleures équipes de la toute prochaine compétition. Le monde arabe vit le football avec passion. Nous indiquions, dans un article précédent, que les Séouds avaient fait ériger une statue de Zinedine Zidane en Arabie, pays destructeur de toute statue, pour évaluer à quel point cela dépasse tout entendement.

La tenue de ce match amical était absolument intolérable aux dirigeants palestiniens et à leurs alliés, mécènes et mentors, d’autant plus que les Israéliens, pourquoi s’en seraient-ils privés, tenaient à ce que le match se déroule à Jérusalem.

Le match est annulé. Quels enseignements en tirer ?

Pour les esprits avertis, il n’y a rien de particulier, sinon qu’emportés par la convergence d’événements favorables à Israël, on en veut toujours plus. La Judaïté est faite d’émotion. Juifs et amis d’Israël étaient satisfaits. La raison doit souvent venir en équilibre.

La non-tenue de ce match est ainsi utile pour rappeler que le Judaïsme est l’âme juive. Le judaïsme, entre autres choses, enseigne la mesure. Tous les principes de cet enseignement visent l’équilibre. Nul n’est parfait et on ne gagne pas à tous les coups.

Si le monde arabo-musulman idolâtre le football, le monde juif l’aime beaucoup. La nuance est de taille, surtout quand la guerre et la mort sont en arrière-plan.

Le match a été annulé par les Argentins à cause des menaces de mort sur les joueurs et leur famille. Ce n’est pas le meilleur environnement possible pour préparer une coupe du monde. Leur rétractation est parfaitement compréhensible. La presse s’est peu fait l’écho de ces menaces mais les photos parlent mieux que des mots et les maillots argentins brandis maculés de sang suffisent à déstabiliser des joueurs qui ne sont que des joueurs. C’est justement leur fonction. Chaque détail compte dans le haut niveau. C’est le plus petit détail qui fait la différence comme la distance stratégique, sur un champ hippique de 2000 mètres, correspond aux quelques centimètres qui séparent, souvent, le vainqueur du perdant.

Personne, mieux que les Juifs, ne peut appréhender la règle du détail dans le perfectionnement. Tout n’est que détail et plus nous avançons dans une discipline, plus le détail devient important.

La compétition est technique. Le krav maga, par exemple, est l’art d’aller à l’essentiel. Le geste inutile est négatif. C’est là, quand on ne peut pas gagner à tous les coups, qu’il faut savoir lâcher prise, question de mesure entre l’utile et l’inutile.

Il y a l’acceptable et l’inacceptable. Le retour à ce fondamental est certainement le premier enseignement à tirer de l’annulation de ce match.

Des vies étaient menacées et c’est inacceptable. Les voisins d’Israël ne connaissent pas la mesure du vivant et n’auraient pas accepté l’annulation du match s’il avait concerné l’équipe de Palestine. C’est leur problème. Ils recevront la conclusion de cet épisode avec une joie satisfaite. Y a-t-il vraiment matière ? Encore une fois, ils ont tout faux.

Une limite existe entre ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. D’ailleurs, la Halakha est claire au regard de ce qui est acceptable pour préserver la vie.

Dans le cadre de ces limites comme dans le cadre des détails, Israël aurait pu transiger et faire jouer le match à Haïfa, tel que prévu initialement. L’insistance israélienne pour qu’il se déroule à Jérusalem témoigne que la tenue du match n’était pas si importante. De la même manière, si le concours de l’Eurovision ne peut être tenu à Jérusalem, et bien qu’il n’ait pas lieu. Ce n’est pas si grave! En réalité, ce ne sont que des jeux de baballe et de chansonnette. Il n’y a pas de quoi idolâtrer.

« Du pain et des jeux » ? Il est question de guerre et de paix, en Israël, au Moyen-Orient et dans le monde.

Le deuxième enseignement que procure l’annulation de ce match rappelle à quel point les autorités palestiniennes évoluent dans le Négatif. Elles sont destructrices. Elles préfèrent la mort à la vie. Elles en font, d’ailleurs, leur slogan. Leur échec est tellement énorme qu’il en est pitoyable. Baroud du déshonneur devrait-on lire en épitaphe des morts à Gaza, car la victoire n’est pas leur. Aucun n’a franchi la frontière et aucun ne la franchira. Ils ne savent rien donner.

Les conditions du retrait de ce match, le chantage à la sûreté des familles des joueurs innocents est ajouté au tableau du déshonneur palestinien.

Le troisième enseignement porte sur le chantage opéré en ultime recours. Ce n’est toujours que violence, mort, désolation.

Islam signifie soumission. L’arabe est une langue de déclinaison. La soumission, Islam, signifie la paix, Salam, étant son dérivé.

Il ne peut y avoir de paix avec Ishmaël que par sa soumission. Rien de neuf depuis la paracha Hayé Sarah. Ishmaël ne respecte que celui qui le soumet. L’Histoire se répète inlassablement. Elle se répètera tant qu’elle ne sera pas intégrée. Le monde arabo-musulman ne sait rien donner. Il ne sait que recevoir, y compris les coups de manière très pavlovienne.

Tout n’est que modélisation. Il en est du combat au corps à corps comme de la stratégie géopolitique : le geste inutile est négatif. Les leçons à tirer de cet événement mineur sont majeures. Elles s’adressent à toutes les Nations.