L’antiracisme est la valeur refuge pour faciliter le processus de migration de millions d’étrangers vers l’Europe. Si l’islamisation est le vecteur principal de l’immigration, comme je le démontre dans l’ouvrage Géopolitique de la conspiration contre les peuples, c’est parce que le fédérateur premier de l’Islam est l’Universalisme et donc naturellement l’antiracisme.

Alors que l’arsenal judiciaire est parfaitement huilé pour recadrer sur la morale qui accompagne l’antiracisme, la notion de racisme ordinaire est apparue il y a quelques années pour traquer tout substrat de racisme dans la société. Il s’agit de certaines attitudes, interprétations ou blagues qui sortent du politiquement correct. Surtout, le racisme ordinaire touche l’individu et non pas le groupe d’appartenance de ce dernier. Dans la « bien-pensance » antiraciste universaliste, le groupe n’a pas d’existence.

C’est sur ce point que réside le problème de l’affrontement entre l’universalisme et les Nations. L’universalisme est le collectif de l’individualisme. Il s’oppose clairement aux Nations dont les peuples sont le collectif. Il y a problème car les deux conceptions ne sont pas sur le même registre. Le peuple, par essence, revendique son autodétermination. Alors que l’universalisme s’oppose à la volonté d’autodétermination des peuples, une Nation, par définition « ceux qui ont la même naissance », ne s’oppose en rien aux autres individus puisque ce n’est pas son problème.

individualisme

Comprendre ce mécanisme, c’est comprendre que nous avons d’un côté la Morale et de l’autre le Sacré. La difficulté de cette appréhension tient à ce que l’Occident est aujourd’hui régi par la morale définie chrétienne. Il n’est pas question du Bien et du Mal. Il est question de la perception subjective du Bien et du Mal. Ce qui était le Bien, il y a quelques siècles, comme la famille constituée d’un homme, d’une femme et de leurs enfants, n‘est plus le Bien aujourd’hui. Deux hommes s’appellent un couple et leurs enfants adoptés sont réellement leurs enfants. Le modèle précédent n’est plus le Bien. Dans cinquante ans ou dans cinq siècles, il est probable que le modèle sera encore différent. L’objet de cette morale est l’Homme en tant qu’individu. Il est particulièrement soumis à la relativité de son environnement, comme nous venons de le voir. Cependant, la morale se veut en Absolu.

Face au constat de la relativité de l’Homme, face au constat de la subjectivité de la Morale, le Sacré demeure. Il s’agit de ce qui dépasse l’Individu. Le Bien et le Mal ne sont pas de son monde. La distance permet à l’homme de respecter la loi qui le dépasse. C’est le principe biblique de la faute.

« De l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal tu ne mangeras pas ! »

Seul le divin sait ce que sont le Bien et le Mal. Ils ne sont pas accessibles à l’Homme. Le sacré conduit à accepter la Loi, à accepter ce qui dépasse l’individu dont les droits ne sont pas un absolu. La morale occidentale est chrétienne. Elle n’est sacrée que par la considération que l’Homme-individu est sacré.

Le principe de racisme ordinaire est une supercherie puisque son fondement est de débusquer la posture du repli identitaire qui serait malveillant envers les autres. Mais il n’y a pas de malveillance envers les individus.

La presse annonce le championnat du monde MMA des poids lourds ce week-end du 20 janvier auquel participe Francis N’gannou. À l’écriture de cet article, le résultat n’est pas connu. Le journal Libé présente tous les mérites de ce migrant camerounais qui est venu à Paris. La France est passée à côté de cette chance puisque N’gannou est aujourd’hui résident américain. C’est l’objet de l’article car il serait bien nouveau que Libé s’intéresse au MMA, sport de combat. Libé passe donc à côté des mérites de l’individu. Libé ne s’intéresse qu’à l’Universalisme de l’Histoire. Libé passe à côté du dépassement de soi du sportif, ce qui aboutira à son sacre. Le journal Le Parisien, pour sa part, titre « Francis Ngannou, Migrant. » Pour eux, le déterminant de cette personne n’est que cela. Ils ne voient que cela. L’antiracisme réfute l’identité.

Au contraire, celui qui est relié à son identité et donc au groupe qui le constitue ne peut être que sensible à tout ce qui permet la défense du patrimoine et en premier lieu les sports de combat. Se battre ouvre à la responsabilisation. Tout ce qui met en relief ces valeurs est porteur de Bien pour la communauté car leur existence permet qu’elle s’en imprègne. L’ordre moral qui porte les droits en absolu déresponsabilise. Je suivrai le combat pour le titre mondial poids lourds de MMA avec un regard sur la réalité de la personne et non sur ce qu’elle représente. Voilà pourquoi le concept de racisme ordinaire est un enfumage.

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