Archives mensuelles : février 2018

Laïcité: repenser la Nation ?

image: http://www.jforum.fr/wp-content/uploads/2018/02/30800953_715_477-696×463.jpg

 

Par Gilles FALAVIGNA

 

Le gouvernement a commandé un rapport sur les « dérives identitaires ». Celui-ci, dit rapport Clavreul, met en lumière que la laïcité n’est pas respectée sur le territoire de la République.

Le rapport Clavreul préconise un certain nombre de mesures, présentées comme fortes, pour restaurer la laïcité au cœur des Valeurs républicaines.

Ainsi, l’auteur, réputé proche de Manuel Valls et pour une laïcité rigoureuse, propose de soumettre l’obtention de subvention pour les associations au respect d’une charte de laïcité ; de former tous les agents de la Fonction Publique ; d’évaluer les failles à la doctrine laïque… Face à une crise structurelle, des mesures particulièrement fortes comme nous pouvons le constater.

En effet, ces mesures sont si fortes que le Président de l’Observatoire de la Laïcité, Jean-Louis Bianco s’en est ému et conteste l’état des lieux. Les « dérives identitaires » auraient, au contraire, diminuées durant le mandat Hollande, selon l’Observatoire, nous dit Le Monde.

Qui plus est, le rapport ne répondrait pas à la commande initiale du Ministère de l’intérieur.

Le problème méthodologique est toujours le même : Les Politiques se chamaillent, sous couvert technique, sur les moyens d’obtenir un résultat qui est postulé être une vérité absolue : la laïcité est le fédérateur de la Nation autours d’une identité qui est l’identité française.

Il y a, ou il n’y a pas, des dérives identitaires. Mais la vraie question est déjà de définir l’identité.

De cela, il ne sera jamais question. Nicolas Sarkozy, nouveau Président de la République en 2007, promettait un débat sur l’identité. Le débat n’aura jamais lieu. En 2011, Alain Juppé est heureux d’annoncer que le sujet est définitivement clos et que : « maintenant on peut sans doute passer à autre chose, c’est-à-dire aux vraies préoccupations des Français » et de préciser : « l’emploi, le pouvoir d’achat et puis aussi la justice sociale ».

Tout va bien dans le meilleur des mondes.

Ernest Renan a défini la Nation il y a plus d’un siècle : « Nous sommes ce que vous fûtes ; nous serons ce que vous êtes ». Il exprime ainsi une continuité dans un désir commun. Sa définition est la moins contestée.

Sur ce fondamental, je me remémore des soirées de discussions avec le Général Combette. Il était le Président du Comité de la Flamme de l’Arc de Triomphe, à l’époque où il m’a fait l’honneur de postfacer l’ouvrage «le  nouvel art de la guerre ». Il m’expliquait que le souvenir doit passer pour laisser place à la mémoire. Nous ne pouvons construire la paix par la mémoire de la guerre, par la mémoire de ceux qui sont tombés pour nous, que si le souvenir intime est passé. La mémoire fait le deuil du souvenir.

De nouvelles générations d’enfants, issus des banlieues, viennent déposer des gerbes sur la tombe du soldat inconnu. Qu’est-ce que cela représente pour eux ? Quel événement commémorent-ils ? Comment peuvent-ils s’identifier à leurs ancêtres les Gaulois ? Il y a un peu plus de 50 ans, 90% de la population française était d’origine gauloise. Le pacte républicain permettait aux 10% « non-gaulois » de s’intégrer.

Surtout, la Nation était une réalité vivante par une mémoire commune. La Nation intègre les différences d’individus qui la composent. Cela est possible par un dénominateur commun fort.

La Laïcité, par les valeurs qu’elle véhicule, peut jouer ce rôle de dénominateur commun. Mais ce n’est que de la théorie.

Lorsque les valeurs de la laïcité sont en opposition avec le constituant de l’identité d’un individu, le pacte Républicain ne peut en aucune façon rassembler. Affirmer de manière incantatoire que les valeurs laïques sont supérieures aux autres parce qu’elles ouvrent à la paix est une double affirmation gratuite. Elle ne peut être sentie supérieure que par l’effacement de l’identité puis la paix n’est pas nécessairement l’absolu recherché, mis à part pour le discours des concours miss France, bien sûr.

Renforcer la Laïcité de manière évangéliste ne peut aboutir qu’à un échec pour le vivre-ensemble car il n’y a pas de mémoire commune. Ce n’est pas elle qui est en cause. C’est la volonté de construire ensemble une même Nation.

L’exemple le plus flagrant pour justifier que la solution est ailleurs est celui de la communauté juive.

Quand la question juive a été posée de manière rationnelle, et ce fut sous Napoléon, l’objet de cette question, l’intégration à la Nation, fut reconnue sans réserve. Il n’est pourtant pas un peuple dont la relation à une terre autre que celle de France soit plus ancrée dans son existence. Il n’est pas un peuple qui ait, durant son histoire, autant souffert de sa relation avec son hôte. Il n’est pas un peuple autre que le peuple Juif qui ait autant un sens communautaire et qui ait autant le sens religieux.

Cette réussite tient à sa spécificité, bien sûr. Mais cela tient surtout à la volonté de partage. Denis de Rougemont affirmait qu’une civilisation meurt quand ses enfants disent : « que vais-je devenir ? » au lieu de dire « que puis-je faire ? »

Les Juifs ont grandement participé à la construction de la France comme ils ont grandement participé à la construction de chaque pays. Ce n’est pas une conséquence de l’intégration. C’est une justification de l’intégration réussie.

La communauté juive est un modèle qui prouve que le vivre-ensemble ne dépend pas de valeurs morales imposées mais de concret pour construire la nation. Sans doute était-ce plus facile pour les Juifs. « Tu honoreras ton père » est la loi qui construit le Juif. Et ceci quelque soit la considération du père pour son enfant. Nous sommes les enfants de la France, quoi qu’elle nous rende. Les droits se conquièrent. Le Devoir s’acquiert. Si nous avons le sens du Devoir, nos Droits sont secondaires, question de priorité… D’urgence et surtout de méthodologie.

En savoir plus sur http://www.jforum.fr/laicite-repenser-la-nation.html#OqdgYuDuyr8UKl44.99

Jean Lassalle s’inquiète de l’impact de l’après-Bouteflika

Un berger pour la France?

article rédigé pour Eurolibertés et repris par Jforum

 

image: http://www.jforum.fr/wp-content/uploads/2018/02/Gaid_Salah_18_134957518_467_312.jpg

Le 31 janvier 2018, Jean Lassalle interrogeait le Premier ministre à l’Assemblée Nationale sur la question de la gestion française de « l’après-Bouteflika » en Algérie. Il semble, selon le député des Pyrénées Atlantiques, qu’un accord veuille que le pouvoir revienne à l’armée. Or, celle-ci serait largement infiltrée par les Islamistes. Cette mutation importante du pouvoir algérien pourrait engendrer une migration intensive de population vers la France.Le sujet ne sera pas trop, ici, de souligner la concomitance de ce problème avec le cadre de l’élargissement de l’Union Européenne dans l’intention de porter ses frontières au Sahara et, de fait, intégrer le Maghreb. Cette question est développée dans l’ouvrage Géopolitique de la conspiration contre les peuples.L’intervention de Jean Lassalle, à l’Assemblée Nationale, amena les sarcasmes de ses collègues. Encore une fois, l’ancien candidat à l’élection présidentielle sortait du cadre politiquement correct. Il serait « gentil », mais pas sérieux.

L’occasion est donc offerte de revenir sur le programme que présentait le candidat Lassalle pour en signifier la nature idéologique :

Tout d’abord, l’homme de terroir, avec son accent est objet de moquerie. Les « jeunes » des cités et leur langage vernaculaire seraient plus compréhensibles. La réalité de la société est ainsi posée.

Mais sur le fond du discours, le dénigrement n’enlève rien aux causes réelles du malaise de notre société. Au contraire, il ne fait que stigmatiser l’affrontement idéologique.

Le discours de Jean Lassalle s’oppose à l’universalisme par la cohérence d’une approche tournée vers l’humain dans ce qu’il a de concret. Si le berger des Pyrénées se définit comme un romantique, c’est parce que la politique est du romantisme. C’est pour cette raison que le sacré a toute sa place dans le concret et la matérialité de l’existence.

Jean Lassalle propose d’introduire les sports de combat dans la formation de nos enfants. Si la vie est un combat, nos enfants doivent être prêts à se battre. Tout n’est pas acquis. Si les jeunes gens qui assistaient au concert du Bataclan avaient su se battre et avaient été animés d’une mentalité de guerriers, il n’est pas sûr que le massacre ait été le même. Jean Lassalle, consciemment ou non, projette la reconstruction d’une nation.

Jean Lassalle entend redonner le pouvoir à la commune. La commune signifie le peuple regroupé en communauté. Les mots ont un sens. Le premier objectif d’établir la ruralité grande cause nationale est de redonner du pouvoir à la commune.

Toute autre politique ne peut aboutir, sous prétexte de rationalisation, qu’à une uniformisation des communes. Elles n’auront plus d’identité. Elles n’auront plus d’âme. Les communes-dortoirs s’inscrivent dans la logique mercantile du métro-boulot-dodo et de l’abrutissement des masses.

Franchement, entre le militant écolo parisien et le paysan, fils et petit-fils de paysan, qui est le plus à même de savoir ce qu’est la nature ?

Le bon sens permet d’appréhender qu’engager une transition énergétique, ce soit engager une nouvelle révolution industrielle et surtout sociétale. La révolution industrielle a engendré l’iniquité. Les riches sont devenus plus riches et les pauvres plus pauvres. Le résultat n’a pu être que la lutte des classes. La révolution technologique de l’information a également failli concernant le partage de la connaissance. La délinquance idéologique et la criminalité se sont emparées de l’outil de communication. Revenir à la commune en tant que centre décisionnel, c’est donner une nouvelle approche à la transition énergétique.

Jean Lassalle va à l’essentiel. C’est une loi de gestion, la loi des 80/20. Elle transcrit que la politique détermine l’économique. Est-ce si incongru ? Amartya Sen, prix Nobel d’économie ne le prescrit-il pas pour développer de la valeur ? Aller à l’essentiel, c’est également considérer que les détails sont facilement gérables. Le tout est de reconstruire une identité combative pour nos enfants.

Le cadre général du programme de Jean Lassalle est développé dans l’ouvrage Géopolitique de la conspiration contre les peuples.

image: http://eurolibertes.com/euro/wp-content/uploads/2018/01/Geopolitique-conspiration-peuples-e.jpg

Géopolitique de la conspiration contre les peuples, Gilles Falavigna, Éditions Dualpha.

Géopolitique de la conspiration contre les peuples, Gilles Falavigna, Éditions Dualpha.

Repères (tirés du Point)

1937. Abdelaziz Bouteflika naît à Oujda. 1956. S’engage dans l’Armée de libération nationale, branche militaire du FLN. 1963-1979. Ministre des Affaires étrangères.  1981. Abandonne provisoirement la vie politique. 1999. Est élu à la présidence de la République. 2004, 2009 et 2014. Réélu président. 2013. Une attaque cérébrale le laisse partiellement handicapé.

Qui pour diriger le pays ?

Ahmed Gaïd Salah. À 80 ans, le chef d’état-major de l’armée pourrait être tenté par un destin à la Al-Sissi. Abdelkader Bensalah. Le président du Sénat, 75 ans, assurerait l’intérim. Abdelmalek Sellal. Le Premier ministre se dit militant du FLN depuis 1968. A 68 ans, il attend son tour. Ali Benflis. Ex-chef du gouvernement, il a échoué deux fois à la présidentielle. Il a 72 ans. Ahmed Ouyahia. À 64 ans, le directeur de cabinet de la présidence veut jouer un rôle de premier plan.

 

 

En savoir plus sur http://www.jforum.fr/impact-jean-lassalle-sinquiete-de-lapres-bouteflika-en-france.html#uDm6Id4j7uVuFcCb.99

Faux et usage de faux (au Courrier International)

 On nous prend pour des Con-sommateurs
 article publié sur Jforum

image: http://www.jforum.fr/wp-content/uploads/2018/02/cafe_20161014_253-2_748_499-696×463.jpg

Faux et usage de faux

 

Avons-nous fait le tour de la question des « fake news » ?

Vous aurez noté sur les réseaux sociaux, puisqu’ils sont devenus la source d’information majeure, que si vous lisez un article dont la source n’est pas dans le politiquement correct, celui-ci est suivi d’un article dénommé publication connexe pour vous avertir du danger que vous courez : l’information que vous lisez n’est pas fiable.

Depuis peu, un nouveau vocabulaire est venu enrichir ce mode préventif : l’information de sites non conformes à la « bien-pensance » n’est soit pas fiable, soit parodique. La « réinformation » est une blague. Avons-nous atteint le summum de la condescendance ?

L’information institutionnelle fait de moins en moins dans la dentelle. Elle est devenue une propagande grossière du genre des vieilles réclames des années 50 qui nous faisaient sourire.

Nos populations auraient atteint un tel niveau d’abrutissement que ceux qui se veulent les élites intellectuelles osent tout. Ce n’est plus à ça qu’on les reconnait.

Cet abrutissement est le fruit de la réponse idoine à vox populi : panem et circenses !

Notre société est bien ancrée dans la promotion des droits individuels, ce confort matériel, et les jeux.

Les réclames d’antan cherchaient à nous inciter à consommer. Il s’agissait de dentifrice, de petits pois ou d’un aspirateur. Les clichés propres à la consommation y étaient et tout le monde savait justement de quoi il était question.

Le problème de l’information, aujourd’hui, n’est pas seulement celui de la désinformation. Le problème est également celui de l’objet qui nous est proposé. C’est celui de la mort. Dans notre monde complètement aseptisé, il n’y a pas de publicité pour l’alcool ou le tabac. Mais le monde qu’on nous impose est bien celui de la mort, suite logique à l’abrutissement.

Cette semaine, la presse institutionnelle, par l’intermédiaire de Courrier International, nous sort le titre : « A Grenade, le bonheur des converties à l’Islam ».

Certes, C.I. est identifié pour ce qu’il est, une engeance de Pierre Bergé et « le regard extérieur sur l’actualité », c’est-à-dire la préférence extranationale. Mais l’article est symptomatique d’un saut qualitatif dans la désinformation.

Le bonheur n’est pas dans le pré. Il est dans l’Islam.

« Ici, au pied de ce splendide vestige d’une époque révolue qu’est le palais de l’Alhambra, des femmes mènent tranquillement leur vie, nourries par leur foi musulmane. »

Nous savions déjà que l’Andalousie a été conquise par les arabes et que le palais de l’Alhambra est autre chose que du sable et des poux. Mais cette présentation voudrait que la conversion à l’Islam soit un retour à l’ordre naturel des choses. Avant l’Islam était l’ignorance et l’obscurité. La description est celle d’un tableau de Poussin : « Et in Arcadia ego ». On se nourrit d’Islam comme d’amour et d’eau fraiche.

Tout comme le nuage radioactif de Tchernobyl s’était arrêté à la frontière française, l’Islam en France n’a rien à voir avec un autre. La preuve? C’est pareil en Espagne. Elle n’est pas belle, la vie d’une convertie? Il n’y a qu’à regarder la photo proposée d’un couple musulman qui s’embrasse tendrement dans un appartement très occidental avec sa cheminée pour réchauffer le foyer. L’Islam ne serait pas compatible avec notre société? Puisqu’on vous montre que si! L’Islam est une religion d’amour et de paix.

Avec un brin de malice, nous pourrions relever que cette histoire ne concerne que 300 personnes converties en 40 ans sur plus d’un million d’habitants pour la région de Grenade, que c’est totalement marginal, anecdotique, qu’il y a mystification à en faire un exemple de vie.

Le moins anecdotique de cette propagande est qu’il est question uniquement de femmes. Y aurait-il un lien avec l’image désastreuse de la femme en Islam? Nous sommes toujours dans l’image. La femme est un vecteur majeur de communication pour attendrir. Le choix de la dénommée Ahed Tamimi ne doit rien au hasard pour servir la cause palestinienne. Mais quand on prétend à l’égalitarisme universel, c’est loin d’être suffisant.

Alors la réponse est dans la conclusion de l’article, le comble de la caricature propagandiste. La conversion à l’Islam? C’est l’esprit de mai 68, cet esprit 100% matérialiste qui prône le plaisir en but ultime, l’époque où les femmes brulaient leur soutien-gorge. Bref, se convertir à l’Islam, c’est se libérer. Se convertir à l’Islam doit être pour l’Occidentale l’expression de la rebelle en elle.

Que dire de plus ? Avons-nous ici une description assez détaillée de ce qu’est le « fake » ? Plus que le faux, il y a usage de faux.

Pour la petite histoire, celle des faits et de cette réalité qui importe si peu, les arabes donnèrent à ce lieu le nom de Gharnata al yahud. En effet, si la ville de Grenade eut un rayonnement si particulier, c’est parce que c’était une ville juive. Ce sont les Juifs qui en furent chassés en 1492. Les Musulmans, eux, comptaient si peu qu’ils purent rester. Et ils restèrent quelques décennies.

Par Gilles FALAVIGNA

En savoir plus sur http://www.jforum.fr/faux-et-usage-de-faux-au-courrier-international.html#3dFGG7uMKveVcvTW.99

Le trilemme de l’Islam de France©

 Il faut sauver le soldat  Islam
(En Islam, « Ar-Rayyân » est une porte du paradis par laquelle entreront les jeûneurs)

image: http://www.jforum.fr/wp-content/uploads/2018/02/salaf_641_427.jpg

Le trilemme de l’Islam de France

 

image: http://www.jforum.fr/wp-content/uploads/2018/02/o-HAKIM-EL-KAROUI-facebook.jpg

L’essayiste Hakim El Karoui AFP PHOTO ERIC PIERMONT (Photo credit should read ERIC PIERMONT/AFP/Getty Images)

Par Gilles FALAVIGNA

Hakim el Karoui est un personnage complexe mais sans complexe.

L’auteur de “L’Islam, une religion française” est en charge, nommé par le Président Macron, non plus de penser cet Islam de France mais d’assurer son intégration dans le paysage français.

Nous pourrions particulièrement développer la notion d’intégration. En effet, elle est souvent “assimilée” à l’assimilation, à savoir qu’une religion en vaut une autre et que le déterminant d’un individu est ailleurs, dans une dimension qui lui serait supérieure. En gros, l’identité serait française.

Par définition, être assimilé est disparaître au profit de ce qui assimile. C’est une loi de biologie. Nous assimilons notre nourriture.

Mais l’intégration se rapporte, ici, au “vivre-ensemble”.

L’argument premier formulé par Hakim el Karoui est: ” L’arrivée du salafisme et sa visibilité attestent, paradoxalement de la relative bonne intégration de l’islam dans le paysage national.”

Il est important de reprendre la structure de sa pensée. Un paradoxe est toujours une confusion de référentiels. Pour la forme, je préciserai la démonstration ensuite.

Nous pouvons, néanmoins, affirmer la fausseté du postulat d’El Karoui.

En effet, le premier point de fausseté repose sur une erreur historique. Le Salafisme n’arrive pas. Il a toujours été là. Le Salafisme signifie retour à la source. Il n’est pas une réaction à la maltraitance géopolitique dont aurait souffert le monde arabo-musulman. C’est un vaste sujet.

Le point le plus important est sur le second point de fausseté. Celui-ci repose sur la confusion de ce qui est vu et il n’y a aucun paradoxe, au contraire :

La visibilité du Salafisme ne témoigne QUE de la présence de l’Islam. La preuve est que plus l’Islam est actif dans une société, plus l’Islam radical y est développé. Et ceci est vrai dans les 57 pays régis par l’Islam et soumis à la Charia. L‘Islamisme est le moteur de l’Islam et il en a toujours été ainsi, retour au premier point de fausseté de l’affirmation de Hakim el Karoui.

Hakim el Karoui voit un paradoxe parce qu’Islam et Islamisme vont de pair. Il y a l’un et l’autre, ce qui signifie que l’un n’est pas l’autre et qu’il ne faut pas faire d’amalgame.

En réalité, il s’agit d’un principe universel dans la conduite du monde. Il y a la minorité agissante et il y a la majorité silencieuse. Les évolutions n’ont jamais été le fait des majorités. Mais seul compte le résultat. Sans l’Islamisme, l’Islam disparaitrait.

Bien sûr que la majorité des Allemands n’étaient pas antisémites et des Nazis convaincus. La seule réalité est celle de la Shoah.

Parler de paradoxe, c’est se tromper de référentiel. Le phénomène est rapporté par le paradoxe de Protagoras : Un élève demande au maître de lui enseigner le droit. Il paiera ses études quand il aura gagné son premier procès. Il n’en remporte aucun et Protagoras lui intente un procès.

Pour Protagoras, il ne peut que gagner puisque s’il ne remportait celui-ci, son élève gagne son premier et devra donc payer. Au contraire, l’élève, en gagnant, justifie qu’il ne doit rien. La réalité est qu’il n’y a pas de paradoxe car la cour, par sa décision, détermine un référentiel qui n’est ni celui de l’élève, ni celui du Maître mais un tiers.

Quel est le problème avec l’Islam en France ? Pourquoi faut-il un Islam de France en substitution ?

Nous pourrions disserter sur la nature profonde de l’Islam. Mais nous savons bien que l’Islam n’est pas une religion comme les autres, qu’il s’agit d’un système politique qui ne peut se diluer dans la République. Le problème dont il est question n’est pas celui-ci. Le problème est celui de la résistance à l’Islam. Le concept d’Islam de France, qui se définit Islam différent des autres n’a pour objet que de se faire accepter. C’est pourquoi focaliser sur l’existence visible de l’Islamisme est voulu comme discriminant de l’Islam.

Rejeter l’Islam sous prétexte que l’Islamisme est partie intégrante de l’Islam sera contraire à l’humanisme. Créer un Islam de France, c’est justifier de la valeur de l’Universalisme occidental. Il n’est pas seulement supposé être bienveillant. Il est supposé émotionnellement intelligent. On ne jette pas le bébé avec l’eau de son bain. Quel joli bébé que l’Islam de France ! Qui n’aime pas les bébés ? Si la mission de Hakim el Karoui est d’assurer l’intégration de l’Islam dans le paysage français, la création de l’Islam de France suffit. Dans notre monde, l’interprétation est bien plus importante que le fait.

La première victime de l’Islamisme serait l’Islam, nous dit-on. Il y a un devoir envers les victimes.

Ensuite, il y a le constat que plus l’Islam est actif dans une société, plus l’Islamisme se développe. Ce lien entre les deux implique la réciproque.

Enfin, avec l’introduction du concept d’Islam de France, plus les attentats islamistes seront perpétrés, plus l’Islam se développera. Il y a bien triple effet.

La mode est à l’expression de trilemme. Nous voici face au trilemme de l’Islam. Il est trois fois gagnant.

 

En savoir plus sur http://www.jforum.fr/le-trilemme-de-lislam-de-france.html#Lk8wAyJETxMvHdUb.99

Les Monstres sont parmi nous

image: http://www.jforum.fr/wp-content/uploads/2018/02/vlcsnap-2014-02-16-15h37m53s239_1074_716-696×464.png

Les Monstres sont parmi nous

La vérité est ailleurs

 

Le 5 févier 2018, rapporte Associated Press, une adolescente succombait à une overdose. Pendant ce temps, son dealer la violait et prenait des photos qu’il envoyait à ses amis tout en commentant… «  she died having sex with me, lol ». La traduction ne s’impose pas. Pourtant, ce fait divers aurait tout aussi bien pu se dérouler en France qu’aux Etats-Unis.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. La jeune fille n’était pas encore morte. Lorsque la police demande au « Jeune » pourquoi il n’a rien fait pour tenter de la sauver, il répond qu’il était trop fatigué pour l’emmener à l’hôpital. Il s’est endormi à côté d’elle.

Serait-ce le « sommeil du Juste » ? Car ça y ressemble. La racaille n’a pas de problème existentiel.

Au premier abord, nous sommes tentés d’évaluer, de mesurer. Est-ce un record dans le sordide ? Et un record est fait pour être battu. C’est, semble-t-il, un fantasme récurrent chez les tueurs en série. Les « Jeunes » de nos banlieues tentent pour chaque jour de l’An de battre le record de voitures brulées de l’année précédente.

Mais de notre côté, l’établissement de cette mesure considère un système dans lequel la morale serait universelle. Le système serait Un et ses lois communes pour régir des individus communs. C’est un principe égalitaire. Nous sommes tous différents par la mesure mais tous égaux pour la permettre.

Pourrait-on imaginer une épreuve sportive, de l’athlétisme par exemple, qui oppose un homme à un animal ? Cela n’aurait aucun sens. C’est ainsi qu’en psycho-physique, la loi de Weber-Fechner établit un seuil de discrimination entre un fait et l’inférence au fait, son ressenti. « A toute chose égale », comme on dit !

La réalité est simple mais notre système politique et social égalitariste nous empêche de la voir. Dans ce monde où un humain est un humain, la différence serait dans ce qui n’est pas visible. Les races n’existent pas et nous sommes toujours dans la loi de Weber-Fechner pour l’affirmer, c’est-à-dire dans un système global. Les différences seront le fruit de l’environnement culturel et on ne sait de quel paramètre.

Mais nous sommes toujours dans le monde visible, le mesurable. La différence devient strictement individuelle. En final, le discriminant est d’ordre moral. Il a trait à la conscience, la conscience du Bien et du Mal. Au minimum, la conscience est une caractéristique humaine.

Alors voilà ce que notre monde égalitariste nous empêche de voir : il est des créatures vivant parmi nous qui ne sont pas des Humains. Et ils ne sont pas des extra-terrestres ! Et ce n’est pas une plaisanterie. Le formatage à l’égalitarisme par la morale chrétienne veut nous imposer le contraire mais l’absence de conscience n’est pas d’ordre moral. S’endormir à côté de la jeune fille qu’il vient de violer et tuer parce que pris d’un coup de fatigue est la plus parfaite expression de ce qu’est une absence de conscience. Dans l’exemple qui nous intéresse, il n’y a pas de circonstances aggravantes ou atténuantes. Ce serait admettre l’humanité de cet individu. Il est nécessaire d’aller plus loin dans l’identification.

La Bible est le contrepied textuel de la morale chrétienne. Dans la Genèse, chaque animal prend place dans l’Arche de Noé par couple, mâle et femelle. La terminologie, en hébreu, est reprise en de multiples occasions. Une exception est notée dans un verset: « De toute créature vivante ». Rachi, le commentateur référence de la Torah, explique que cela signifie « même les démons ». Et là, le texte en hébreu les qualifie d’homme et de femme, non de mâle et de femelle. Dans les traductions de la Bible, seul Chouraqui, réputé pour son travail de traduction du grec pensé en hébreu, relève ce verset 7-3 de la Genèse : « de toute bête non pure, deux, un homme et sa femme ».

Mais ce ne sont pas des animaux. La Bible se veut précise et la tradition rapporte un sens différent de ce que la morale chrétienne universaliste et égalitaire veut voir. Le sens biblique signifie qu’Adam et Eve ne sont pas les premiers humains sur Terre. Ils sont les premiers qui furent habités d’une âme humaine. C’est le sens que nous devons retenir de l’abomination qui sera jugée humaine. C’est la nature humaine qui sera condamnée alors qu’elle n’est pas en cause. Ce n’est qu’un fait divers parmi d’autres car les monstres sont parmi nous. Ces « non-humains » ne sont pas confinés dans les zones obscures de notre monde. Ils le dirigent. L’universalisme, l’égalitarisme, toute cette bonne morale est un moyen pour eux de maintenir leur suprématie. C’est le fond de la « géopolitique de la conspiration contre les peuples ».

Par ©Gilles FALAVIGNA

Texte partagé avec le Centre Adamique Mondial de Jérusalem, du Rav Dynovisz

Mots clé : Conspiration contre les peuples,  fait divers, abomination,

 


Texte du rav Haim Dynovisz

Paracha Trouma

Nos Maîtres enseignent que Adam “fut créé” à l’endroit et à partir de la terre où, dans le futur, serait construit le Beit ha Mikdash ( le Temple).

Pourquoi cet endroit ?
Quel est le lien entre Adam ( et l’identité adamique qui en découle) et le Temple ?

Le Temple est le haut Lieu du dévoilement de D-ieu dans ce monde.
Adam, l’homme authentique, se dévoile, précisément, au même endroit que D-ieu.

Le message est clair : le dévoilement des deux sont étroitement liés.

Seulement et uniquement lorsque le Maître du monde se dévoile à Jerusalem, alors la véritable Identité de l’homme se dévoile aussi.

Tant que D-ieu se dévoile ailleurs, c est à dire, tant que les hommes Le chercheront ailleurs, alors les deux identités, la Sienne et celle de l’homme véritable, resteront voilées.

Le dévoilement de D-ieu à Jérusalem signifie la reconnaissance, par toutes les nations, de la Torah comme source de toute spiritualité authentique dans le monde.

Ce sont les nations qui diront un jour : c’est de Tsion que sort la Torah….

Il y a donc un lien entre Tsion (Jerusalem) et la Torah.

Lorsque la Torah redeviendra la seule véritable source d’inspiration et de sagesse des nations, alors Tsion redeviendra le haut lieu de prières des peuples.

“Et ma Maison sera un lieu de prière pour toutes les nations”

En ce jour, l’homme véritable se dévoilera car il aura enfin retrouvé son identité.

Les plus grands ennemis de l’homme sont ceux qui s’approprient le Mont du Temple et empêchent la reconstruction du troisième Temple.

Nous voyons en effet avec quelle sauvagerie ils traitent et considèrent l’homme.

Mais ceux qui les soutiennent en secret ou visiblement sont tout aussi dangeureux.

Eux aussi détruisent l’homme véritable avec l’élaboration de toutes sortes d’idéologies nouvelles qui détruisent l’occident et transforment l’homme en “quelque chose qui n’a plus de nom”.

L’idéologie de la mise à mort de l’identité humaine s’est introduite dans tous les domaines, religieux, profanes, politiques, sociaux, médicaux, scientifiques, idéologiques.

De l’orient à l’occident, l’armée du “serpent” tente dans un dernier sursaut de s’attaquer à “Adam” tel qu’il l’avait fait au premier jour de son dévoilement.

Mais c est dans notre génération que s’accomplira enfin la promesse divine : tu lui écraseras la tête avec ton talon…….

En savoir plus sur http://www.jforum.fr/les-monstres-sont-parmi-nous.html#YLPs0dbpfPbhiskY.99

Appropriation et continuité du coup d’État permanent, principe « Gauchien »

La France va bien. Comment pourrait-il en être autrement puisque Jupiter est aux commandes ?

L’économie française va mieux : 1,9 % de croissance en 2017. Mais voici qu’un ancien ministre de François Hollande, Stéphane le Foll, ce 30 janvier 2018, revendique ce résultat comme le fruit de son maître.

Mars et Venus pris dans le filet de Vulcain d'après Marteen Van Heemskerk.

Mars et Venus pris dans le filet de Vulcain d’après Marteen Van Heemskerk.

Quand on se prétend Jupiter, il est normal de se situer dans une situation très œdipienne avec son papa. Comme Ouranos, puis Cronos, gare à la castration !

Mais de quoi parle-t-on à propos de croissance, d’enrichissement ? Selon ces politiques, le principal facteur serait celui de la confiance. La confiance ferait entreprendre, ferait consommer, ferait oser aurait dit Audiard.

Alors la logique ferait comprendre l’importance du mensonge des dirigeants. Leur félonie à l’égard du peuple viserait à créer de la confiance et donc de la richesse. Seule l’intention compte pour les serviteurs de la Nation.

Mais de quoi parle-t-on en établissant cette croissance de 1,9 % en 2017 et en tablant sur la dynamique de cette croissance ?

Aujourd’hui, il est bien connu que l’économie est grandement virtuelle. C’est le principe des bulles. Rien n’est factuel. Tout n’est qu’interprétation. Un bel exemple de fake ! Le crédit fait tourner le monde.

En gestion, nous avons les emplois productifs et les emplois improductifs. Ces derniers sont une charge censée être nécessaire à la production. Quand on évoque le chiffre du PIB de la France, nous pouvons bomber le torse. Mais l’analyse du PIB montre qu’il intègre les valeurs marchandes, ce qui est produit, et les valeurs non marchandes, la rémunération des fonctionnaires (23 %). Les fonctionnaires sont la richesse de la France.

La croissance de la France va continuer à progresser. Europe oblige ! En effet, la direction de la Commission Européenne en charge de l’information formule le cadre des données et la France doit s’y soumettre. Le Figaro de ce 30 janvier 2018 rapporte que le trafic de drogue et la prostitution vont entrer dans le calcul du PIB de la France pour 2018 en conformité avec les directives européennes.

L’article du Figaro indique que la France manque de moyens pour évaluer les activités illégales. La France va donc créer des ressources pour cette fonction. Et comme nous venons de le voir, cette action est créatrice de valeur pour la France. « Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. »

La question était posée d’évaluer les données en fonction de la véritable richesse. Mon livre Géopolitique de la conspiration contre les peuples fait le lien entre la corruption, le crime organisé, la politique et bien entendu le terrorisme. Les trois sont indissociables.

Selon les travaux de l’ONU, ce sont mille milliards de dollars qui serviraient de pots-de-vin aux fonctionnaires du monde entier. Le travail développé par cet ouvrage met en relief que les objectifs de l’Europe et les objectifs des organisations criminelles sont les mêmes : favoriser l’immigration et la délinquance, sources de profit par un environnement territorial favorable. Le principe de l’Union Européenne d’intégrer les valeurs criminelles au calcul du PIB ne doit pas être une surprise.

Mais restons-en aux données brutes : la masse financière de la corruption est estimée à 990 milliards d’euros pour l’Europe. Au final, cette somme est absorbée dans les prix de vente de chaque chose. Cette somme vient en diminution du revenu des salariés, soit 2 000 euros par an et par citoyen européen. Accessoirement, cela correspond à une perte sèche fiscale de 120 millions d’euros pour l’administration. Voilà la réalité qui réjouit nos dirigeants car le citoyen est maintenant riche. Le mensonge et la vilenie permanents ont remplacé le coup d’État permanent, tellement obsolète. Plus que jamais, il doit être martelé que la démocratie est le moins mauvais des systèmes, car tout est une question de confiance, n’est-ce pas ?

 

 

Je n’y croyais pas. C’était une blague. Par mimétisme au politiquement correct, j’ai pris l’habitude de nommer le grand informel homosexuel et apparentés : « Monsieur-Madame ». Quand j’ai entendu que le représentant de la France au concours Eurovision 2018 s’appelait Madame Monsieur, j’ai, un instant, cru à une « private joke », une sorte de caméra-cachée qui se jouait de moi.

Monsieur Madame Mercy

Non, c’est bien réel. Le nom de ce duo se réfère tellement, à mon sens, à la rébellion gauche-caviar des salons parisiens qu’il fallait s’attendre au pire pour le titre qui représentera la France. Bingo ! Un rêve pour certains, un cauchemar pour les autres, le militantisme droit-de-l’hommiste est au front.

Pourtant, le duo, apprend-on, ne sort pas de nulle part. Ils ont déjà travaillé pour illustrer une publicité d’une marque automobile. Ils ont également collaboré avec différents groupes de rap, bref à tout ce que peuvent produire les banlieues. C’est dire à quel point ces banlieues rejoignent les salons bobo parisiens.

La chanson de Madame Monsieur s’appelle donc Mercy. C’est l’histoire d’un bébé migrant recueilli en Méditerranée à bord d’un navire d’aide humanitaire.

LCI, qui titre « la belle histoire », retrace l’aventure du bébé nigérian, le texte est de l’émotion pure. Il s’agit d’Espoir. En effet, le bébé devrait acquérir la nationalité britannique. Le texte de la chanson a été écrit en quelques heures, preuve de l’émotion et de la spontanéité.

« Soyez spontané ! » aurait conjuré Stéphane Hessel. Cette émotion dégouline parfaitement de spontanéité. C’est un métier !

Le journal Le Parisien le dit « tout de go » : « Mercy n’est pas une chanson misérabiliste ». Non, nous dit le Monsieur de Madame Monsieur, « Nous ne serions pas allés à l’Eurovision avec une autre chanson. »

Il ne s’agit pas d’un produit marketing. Il s’agit d’un produit certifié 100 % correct. La preuve ? Les bénéfices de la chanson iront à l’association « SOS Méditerranée ».

Financièrement, l’association ne se porte déjà pas trop mal. C’est du lourd. Le bilan 2016 présente un excédent comptable de 700 000 euros. Cette organisation qui tourne autour du navire Aquarius est dirigée par Francis Vallat. Cet ancien armateur international est administrateur de la Lloyd’s. Il est difficile de trouver une activité maritime internationale pour laquelle il ne soit pas décisionnaire. Vallat, décoré de la Légion d’honneur par le ministre communiste des transports Jean-Claude Gayssot, et que le magazine économique Forbes présente, avec admiration comme l’incontournable des lobbies de Bruxelles. Nous sommes dans la cour des Grands.

Arrivés à ce point, le lien est immédiat avec le sujet de mon livre Géopolitique de la conspiration contre les peuples. Ce travail démontre que la corruption est la matrice décisionnelle de l’Union Européenne.

990 milliards d’euros par an. C’est le coût de la corruption au sein de l’Union Européenne selon le site du Parlement européen publié le 10 mars 2016. Les aides et subventions, argent inodore, participent fortement aux flux de corruption. Il ne faut jamais oublier qu’à un corrompu correspond un corrupteur. Le Figaro du 29 juin 2012 fait état de 34 milliards d’euros versés à 250 000 associations par la France. L’article se veut une « enquête sur l’étonnante opacité qui entoure le financement public des associations. »

Pour la seule France et la seule aide aux entreprises, le montant des subventions serait de 110 milliards d’euros selon la documentation française, rapport « Pour les aides simples et efficaces au service de la compétitivité », juin 2013. Pour autant, Wikipedia sur le thème, indique que le montant total des aides est inconnu.

Pour l’Union Européenne, le site welcomeeurope.com, spécialisé dans l’obtention de subventions n’est pas plus clair quant au montant total. Mais quelques exemples donnent le vertige : projets visant à établir une économie fondée sur la connaissance et l’innovation, 79 milliards d’euros ; projets visant à soutenir l’insertion professionnelle, 84 milliards d’euros ; projets pour l’interconnexion en Europe (?!), 30,4 milliards d’euros ; projets visant la cohésion économique, 183,3 milliards d’euros ; projets visant à améliorer les connaissances, 14 milliards d’euros… La liste est très longue sur des projets très génériques dans lesquels il sera facile de s’insérer. Et ce ne sont que des projets sans garantie de résultats pour l’objet visé. Comme l’indique le site welcomeeurope.com, l’obtention de subvention est un métier relationnel entre bureaucrates.

Il n’est pas question, ici, d’exprimer que l’association SOS Méditerranée est de quelque manière liée à du recel d’influence. Nous notons seulement que l’axe Méditerranée est une priorité stratégique de l’Union Européenne au même titre que les Migrants. Il n’est question, ici, que d’Eurovision. Et LCI le dit : C’est une belle histoire.

Home International Sommes-nous prêts pour le feu et le sang ?©

Sommes-nous prêts pour le feu et le sang ?©

3
394

image: http://www.jforum.fr/wp-content/uploads/2018/02/RussianUSbasesSyriaKOTERET_653_436.jpg

Pour qui sonne le glas (2)?

 

Sommes-nous prêts pour le feu et le sang ?

 

 

Le 11 décembre 2017, Vladimir Poutine annonçait que les troupes russes allaient se retirer de Syrie. Deux mois plus tard, qu’en est-il ? Le premier mois 2018 a été d’une intensité diplomatique exceptionnelle.

Selon Debkafile, un site israélien spécialisé dans les affaires militaires du Moyen-Orient et particulièrement bien informé, il y aurait eu, depuis l’annonce de Poutine, une rotation des troupes russes. Surtout, Debkafile, fait part de la restructuration de sites militaires russes faisant face aux bases américaines installées au Nord de la Syrie, leur empêchant tout déploiement vers le Sud.

Outre les implantations russes historiques de Latakieh et de Tartous, de nouvelles bases, à Tiyas, Hama et Sheyrat seraient déjà fonctionnelles. Les troupes russes ne se retirent pas. Tout au contraire, les Forces Spéciales Spetsnaz seraient désormais plus nombreuses sur le terrain.

L’aéroport de Palmyre qui est également consolidé par les Russes, permettra le déploiement des milices chi’ites irakiennes, prêtes à déferler, si on en croit les déclarations de Qassem Souleymani, leur commandant.

Si Daesh n’est plus une opposition de taille en Syrie, leur principal opposant sur le terrain, les Kurdes, subissent les attaques turques d’une extrême violence. Elles feraient saliver d’envie les esprits hallucinés de Daesh. Les Jihadistes turcs ont exhibé Barin Kobané, une combattante kurde capturée, dénudée, seins et parties génitales arrachés. Allah ouakbar ! C’est un petit rappel pour se souvenir que la Turquie a été un des principaux pourvoyeurs de l’Etat Islamique.

Bref, en parallèle, les troupes aguerries et pourvues d’un sentiment de réussite géostratégique du Hezbollah peuvent rentrer au Liban. Le cocktail est « détonnant » pour avoir envie d’en découdre. Déjà, les forces Radwan, les commandos du Hezbollah, ont investi les villages frontaliers d’Israël.

En face, Tsahal est constitué de troupes jeunes. La seconde guerre du Liban date de 12 ans. Cela fait fort longtemps que le danger n’a pas été aussi grand. Peut-être ne l’a-t-il jamais été depuis 1948.

Lors d’une interview, le 15 janvier au journal libanais Almayadeen,, Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah affirme que la faiblesse de Tsahal, réside en ses troupes à l’esprit confortablement occidentalisé. La victoire arabo-musulmane, ne fait pour lui aucun doute. Sa vision est un conflit généralisé à toutes les frontières d’Israël. Le Hezbollah et l’Iran, grands financeurs et pourvoyeurs du Hamas sont en droit d’attendre un retour, fut-il sunnite. L’argent n’a pas d’odeur. La mise au pas du Hamas de ces dernières semaines par le Hezbollah le rappelle. Ce n’est pas un hasard, non plus, si cette période a vu Daesh tenter de prendre également la main sur Gaza.

image: http://www.jforum.fr/wp-content/uploads/2018/02/MG_0912.jpg

Selon le porte parole de Tsahal, de grandes manœuvres [Juniper Cobra 2018] commenceront conjointement avec les troupes américaines début février. Les exercices simuleront une guerre sur plusieurs fronts avec des attaques de milliers de missiles sur des zones civiles. Sur ce point, que les bases russes en Syrie, face aux bases américaines, soient fonctionnelles et désormais opérationnelles n’a rien d’anodin.

Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Libermann, prévient : « Lors du prochain conflit nous ne ferons pas de différence entre le Hezbollah et le reste du Liban. »

Les menaces se font désormais au grand jour et c’est une nouveauté en Israël, pays qui vénère ses services secrets comme des princes.

Le 29 janvier, Benjamin Netanyahou s’est rendu à Moscou. La visite s’est poursuivie par la réception à Jérusalem de grands dignitaires russes de la sécurité et de la défense. L’objectif évident des Israéliens est de convaincre Moscou de « lâcher » Téhéran.

La population israélienne est largement préparée à la guerre qui semble imminente.

Le plateau du Golan sépare le Liban de la Syrie. Il est donc parfaitement compréhensible que ce territoire soit considéré non-négociable par Israël. Par contre, pour qui connait un peu Israël, il est évident que le point de vue de Hassan Nasrallah est du registre incantatoire. La force d’Israël est tout au contraire dans la détermination de son peuple.

La question, finalement, se limite à déterminer si Israël devra gérer les inévitables provocations par des réponses proportionnées ou si le conflit sera préventif.

Pendant ce temps, la France se prépare au grand pardon pour ses ressortissants jihadistes et à leur rapatriement. Ils seront priés, sans doute, de ne pas importer le conflit. Nous n’avons pas la volonté des Israéliens. Nous sommes bercés d’illusions.

 

Par Gilles Falavigna pour Jforum

 

En savoir plus sur http://www.jforum.fr/sommes-nous-prets-pour-le-feu-et-le-sang.html#ZK8AiT0yi1AOQyT5.99

 

Osera-t-on poser la question : pour qui sonne le glas ? La réponse est connue. Mais la peur n’empêche pas le danger. Alors apportons, encore, une pierre à l’édifice de la question.

L’État Islamique, Daesh, n’est plus. C’est en gros ce qu’il ressort, en janvier 2018, des informations du conflit au Moyen-Orient. Localement, les Chi’ites, le régime syrien et le Hezbollah vont pouvoir se concentrer sur l’objet de leur vie : détruire Israël. À moins qu’entre Chi’ites et Sunnites, la priorité demeure de se purifier en épurant l’autre.

Les conflagrations du Moyen-Orient ne seraient, au bout du compte, que des épiphénomènes que la solution miracle des deux états viendrait globalement résoudre. Quoi ? Pourrait-il y avoir une alternative au processus de paix tel qu’il a été imaginé jusqu’ici et avec le succès que l’on sait depuis 50 ans pour ne pas dire 70 ans ? L’approche bien pensante veut reproduire le principe de dissuasion qui a valu durant la guerre froide. Il conviendrait que les forces en présence s’annulent. Et ainsi, la paix est assurée. La politique pro-iranienne du mandat Obama allait dans ce sens. Chi’ites, Sunnites et Israël seraient les pièces vouées à jouer à l’infini à pierre ciseaux papier, stratégiquement jeu à somme nulle. Les mondes arabes et perses, eux, ne portent qu’un intérêt limité à un État Palestinien, en réalité.

Muhammad

Un petit grain de sable dans le désert enraye cette jolie mécanique : Daesh n’est pas strictement lié à un territoire. Il y avait les délires de fin du monde dont les textes situaient les circonlocutions en Syrie. Mais les temps sont imprécis. C’est donc partie remise pour Al Sham et Daesh s’est déplacé. Mais rien n’a pour autant changé.

Suite au repli d’Al Qaïda en Afghanistan en 2000, les Américains avaient créé le « grand Iran » avec la mise en place d’un régime de culture iranienne en Afghanistan et l’effondrement de l’Irak, toujours ce sacro-saint principe de l’équilibre des forces. Le croissant chi’ite pouvait s’installer durablement au Moyen-Orient dans le grand concept de la paix par l’équilibre des deux ennemis sunnites et Chi’ites.

Le problème géopolitique est géostratégique car fondamentalement, si le monde arabo-musulman doit se fondre dans le Califat, il reste figé sur un mode de fonctionnement tribal. L’équilibre des forces n’y a pas sa place. La Fitna est le mode opératoire du monde arabo-musulman. Il s’agit de la séparation par le feu du Bien et du Mal. La raison du plus fort est la seule qui vaille. Le Califat est la fin du processus. Il n’est pas le processus.

Bref, puisque le territoire est finalement secondaire, Daesh s’est déplacé.

Bref, le 25 janvier 2018, l’hôtel Intercontinental de Kaboul, haut lieu du cosmopolitisme est attaqué par les Talibans, ce qui permet d’en parler.

Mais cela fait déjà un moment que la violence est maître d’œuvre en Afghanistan. La dernière attaque remarquable datait du 28 décembre 2017. La minorité chi’ite de Kaboul, par son centre culturel était pulvérisée par des explosions faisant 50 morts malgré la haute présence défensive américaine.

Ce 28 janvier, c’est un lieu encore plus symbolique qui est attaqué par Daesh. Cette fois-ci, l’école militaire de Kaboul est la cible. Il s’agit de ce qui fait la fierté de l’armée afghane, de ce qui est le fruit de 15 ans de formation par l’élite des élites de chaque corps d’armée au monde, forces spéciales américaines, britanniques, françaises. L’école est décrite, dans les « milieux autorisés » français comme équivalente à Saint-Cyr.

Le même jour, le journal L’Express confirme que des Jihadistes français (de l’EI) sont morts en Afghanistan sous le feu de tirs américains. Le premier sens de l’information pourrait être que la France peut parfaitement accepter le retour des siens du théâtre des opérations au Moyen-Orient, que tout va bien. Nous devons croire ce « jeune » de Lunel qui souhaite revenir chez lui. Peu importe qu’on le voit arme à la main. Il dit qu’il n’était pas combattant et ce serait la preuve que nous devons le croire. Les vrais méchants sont partis combattre en Indonésie, en Malaisie, aux Philippines. Et en Afghanistan, retour à la case départ.

L’information la plus simple est la meilleure et elle se conforme aux fondamentaux de l’Islam. Le territoire est planétaire, alors repli à l’Est et frappe à l’Ouest. Les attentats en France ne font que commencer. Le pire est à venir. Cosmopolis s’endort dans une douce tiédeur. L’Islamisme se charge des basses œuvres du mondialisme. Elles ne cesseront qu’à la fin des temps, quand le monde entier sera converti à l’Islam… pardon du pléonasme, à l’universalisme.

L’antiracisme est la valeur refuge pour faciliter le processus de migration de millions d’étrangers vers l’Europe. Si l’islamisation est le vecteur principal de l’immigration, comme je le démontre dans l’ouvrage Géopolitique de la conspiration contre les peuples, c’est parce que le fédérateur premier de l’Islam est l’Universalisme et donc naturellement l’antiracisme.

Alors que l’arsenal judiciaire est parfaitement huilé pour recadrer sur la morale qui accompagne l’antiracisme, la notion de racisme ordinaire est apparue il y a quelques années pour traquer tout substrat de racisme dans la société. Il s’agit de certaines attitudes, interprétations ou blagues qui sortent du politiquement correct. Surtout, le racisme ordinaire touche l’individu et non pas le groupe d’appartenance de ce dernier. Dans la « bien-pensance » antiraciste universaliste, le groupe n’a pas d’existence.

C’est sur ce point que réside le problème de l’affrontement entre l’universalisme et les Nations. L’universalisme est le collectif de l’individualisme. Il s’oppose clairement aux Nations dont les peuples sont le collectif. Il y a problème car les deux conceptions ne sont pas sur le même registre. Le peuple, par essence, revendique son autodétermination. Alors que l’universalisme s’oppose à la volonté d’autodétermination des peuples, une Nation, par définition « ceux qui ont la même naissance », ne s’oppose en rien aux autres individus puisque ce n’est pas son problème.

individualisme

Comprendre ce mécanisme, c’est comprendre que nous avons d’un côté la Morale et de l’autre le Sacré. La difficulté de cette appréhension tient à ce que l’Occident est aujourd’hui régi par la morale définie chrétienne. Il n’est pas question du Bien et du Mal. Il est question de la perception subjective du Bien et du Mal. Ce qui était le Bien, il y a quelques siècles, comme la famille constituée d’un homme, d’une femme et de leurs enfants, n‘est plus le Bien aujourd’hui. Deux hommes s’appellent un couple et leurs enfants adoptés sont réellement leurs enfants. Le modèle précédent n’est plus le Bien. Dans cinquante ans ou dans cinq siècles, il est probable que le modèle sera encore différent. L’objet de cette morale est l’Homme en tant qu’individu. Il est particulièrement soumis à la relativité de son environnement, comme nous venons de le voir. Cependant, la morale se veut en Absolu.

Face au constat de la relativité de l’Homme, face au constat de la subjectivité de la Morale, le Sacré demeure. Il s’agit de ce qui dépasse l’Individu. Le Bien et le Mal ne sont pas de son monde. La distance permet à l’homme de respecter la loi qui le dépasse. C’est le principe biblique de la faute.

« De l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal tu ne mangeras pas ! »

Seul le divin sait ce que sont le Bien et le Mal. Ils ne sont pas accessibles à l’Homme. Le sacré conduit à accepter la Loi, à accepter ce qui dépasse l’individu dont les droits ne sont pas un absolu. La morale occidentale est chrétienne. Elle n’est sacrée que par la considération que l’Homme-individu est sacré.

Le principe de racisme ordinaire est une supercherie puisque son fondement est de débusquer la posture du repli identitaire qui serait malveillant envers les autres. Mais il n’y a pas de malveillance envers les individus.

La presse annonce le championnat du monde MMA des poids lourds ce week-end du 20 janvier auquel participe Francis N’gannou. À l’écriture de cet article, le résultat n’est pas connu. Le journal Libé présente tous les mérites de ce migrant camerounais qui est venu à Paris. La France est passée à côté de cette chance puisque N’gannou est aujourd’hui résident américain. C’est l’objet de l’article car il serait bien nouveau que Libé s’intéresse au MMA, sport de combat. Libé passe donc à côté des mérites de l’individu. Libé ne s’intéresse qu’à l’Universalisme de l’Histoire. Libé passe à côté du dépassement de soi du sportif, ce qui aboutira à son sacre. Le journal Le Parisien, pour sa part, titre « Francis Ngannou, Migrant. » Pour eux, le déterminant de cette personne n’est que cela. Ils ne voient que cela. L’antiracisme réfute l’identité.

Au contraire, celui qui est relié à son identité et donc au groupe qui le constitue ne peut être que sensible à tout ce qui permet la défense du patrimoine et en premier lieu les sports de combat. Se battre ouvre à la responsabilisation. Tout ce qui met en relief ces valeurs est porteur de Bien pour la communauté car leur existence permet qu’elle s’en imprègne. L’ordre moral qui porte les droits en absolu déresponsabilise. Je suivrai le combat pour le titre mondial poids lourds de MMA avec un regard sur la réalité de la personne et non sur ce qu’elle représente. Voilà pourquoi le concept de racisme ordinaire est un enfumage.