Archives mensuelles : février 2016

L’espoir de la révolte

De toute évidence, notre société est malade. Soucieux de son bien-être, nous sommes à l’écoute de tout soubresaut car ils sont manifestes. Par exemple, une marche citoyenne était organisée à Calais le week end dernier pour exprimer le désaccord avec l’arrestation du général Piquemal. Comme pour ce dernier, l’intention était de mettre en évidence le deux poids, deux mesures lié à l’écho fait à l’accueil des migrants. Leur souhaiter la bienvenue, c’est le Bien. Ne pas y être favorable, c’est le Mal. Le deux poids, deux mesures serait d’autant plus mis en évidence que les manifestations pro-migrants sont accompagnées de heurts avec les forces de l’ordre et que la défaillance structurelle ne permet aucune action répressive. A contrario, la manifestation déguisée en marche citoyenne a vu une personne déposer une gerbe de fleurs devant un monument aux morts et se faire arrêter sans ménagement pour cela. Pour les organisateurs de la manifestation, le deux poids, deux mesures ne peut pas être mieux qualifié.

Je voudrais, ici, signifier que je connais personnellement le général Piquemal. Il m’a fait l’honneur de préfacer mon ouvrage sur l’Intelligence Economique, « la Mercatique, nouvel art de la guerre ». Il l’a fait, si je peux me permettre de porter un avis sur ses raisons, au titre de l’amitié parachutiste. En réciprocité par ce que je suis et par les valeurs que je défends, quoi que fasse le général, je prendrai parti pour lui. C’est une question d’honneur et de fidélité. C’est une question vitale. Car quand on ne prend pas parti pour les siens au nom d’une soi-disante liberté individuelle de pensée et quoi qu’il en coûte, alors il n’y a plus de préférence nationale. La terminologie fait peur. Elle rappelle le Mal. Mais c’est très simple: quand il n’y a plus de préférence nationale, il n’y a plus de Nation.

Bref, le deux poids, deux mesures pourrait signifier que la démocratie est une mystification. Comme certains Politiques l’ont dit, l’Etat français agit à l’égal de régimes comme la Corée du Nord. En réalité il y a bien deux poids, deux mesures. Mais il s’agit de deux poids de natures différentes qui doivent être mesurées différemment. En réalité, qu’est-ce qui dicte l’intérêt général? Il y a bien différence d’appréciation. Mais ce n’est pas le fond du problème. Le problème n’est pas dans le système démocratique et la fausseté du système représentatif. Il est certain que le système a démontré qu’il ne tenait pas vraiment compte de la volonté du peuple. Lorsque le référendum a rejeté  l’Europe de Schengen, celle-ci fut tout de même ratifiée. Mais la réalité a trait à ce qui est derrière le système. La réalité a trait à l’absence de volonté des hommes.

Le problème n’est pas dans la démocratie qui serait la pire des dictatures parce qu’elle ne dit pas son nom. Le problème est dans le système qui aseptise la société. C’est cette fausse morale qui conduit à interdire au nom du Bien. Tout devient interdit au nom d’une intention. On ne doit plus fumer et il sera bientôt interdit de fumer chez soi. La pensée intime devient régie par l’interdit et l’autorisé. Voici, par exemple, une nouvelle censure cinématographique quand des films sont interdits au nom d’une pensée alors que dans le même temps, Internet donne libre accès aux plus grandes ignominies dans tous les domaines. Dans ce cas non plus, il n’y a pas deux poids, deux mesures. Il y a un ordre qui se veut universel. C’est cet ordre qui régi le Bien et le Mal, fussent-ils contraires à la nature et tout le problème est là puisque cet ordre se positionne sur l’intention individuelle.

Cette évolution sociétale est générale. C’est dans le système éducatif qu’elle est la plus visible. La dernière réforme de l’Education Nationale touche le mammouth post-moderne. La ministre justifie d’avis éclairés. La toile raille que ses communiqués sur Internet alignent une faute grammaticale par phrase. Mais n’est-ce pas intentionnel, une façon de donner l’exemple?

Quoi qu’il en soit et comme pour toutes les orientations sociétales, vous aurez été prévenus. Mais vous n’êtes plus en capacité de révolte puisque la morale aseptisante prévaut sur toute considération.

C’est cette morale qui est fausse. On peut se révolter contre la pensée dominante. On ne peut plus quand celle-ci est dictée par l’ordre moral. Mais la considération de la révolte répond à la gestion de ce que nous avons à perdre dans le concret. La règle veut, au sujet des transitions démocratiques, que l’orientation gouvernementale soit inaliénable quand le revenu moyen par habitant a franchi le cap de 33 000 dollars par an. Cette doctrine initiée par Adam Przeworski est validée par toutes les doctrines. Néanmoins…

Laurent Lafforgue est médaillé Fields. C’est l’équivalent du prix Nobel pour les mathématiques. Lors de son audition au Sénat, le 2 avril 2015, il rapporte :

 

« Ayant pris connaissance avec effarement des programmes et des évolutions de contenus et de méthodes d’enseignement, et ayant mené ma propre enquête en examinant des manuels et en recueillant le témoignage d’instituteurs, de professeurs et de parents d’élèves, j’ai d’abord pensé que ce qui se passait était tellement absurde qu’il suffirait de prononcer quelques phrases de bon sens pour que tout le monde se mette d’accord et que l’école se reconstruise. Depuis, j’ai totalement perdu cette

illusion. Je ne fais plus confiance à l’école dite républicaine, à laquelle toute ma famille et moi-même avions tellement cru, pas plus qu’à l’école privée sous contrat, qui a malheureusement suivi le même chemin. Ma seule espérance est désormais que subsistent, ici et là, au milieu du désastre général, de petits îlots d’instruction et de transmission des connaissances, grâce au travail d’instituteurs ou de professeurs isolés, dans des écoles publiques ou privées sous contrat, qui restent fidèles à la cause de l’instruction, de la transmission, et font tout ce qu’ils peuvent dans un environnement institutionnel hostile, ou bien dans des écoles hors contrat, qui sont aussi rares que leurs ressources et leurs moyens mais qui maintiennent vivante la petite flamme de la transmission grâce au dévouement d’instituteurs et
de professeurs qui consentent de lourds sacrifices pour exercer leur noble métier conformément

à leur conscience. »

 

http://videos.senat.fr/video/videos/2015/video28031.html

Cette petite flamme d’espoir est essentielle. Les grandes œuvres n’ont jamais été le fruit des majorités. Celles-ci sont silencieuses et passives. Les grandes œuvres sont toujours le fruit de minorités agissantes. Mais il ne faut pas oublier que l’Espoir et la Révolte sont deux poids qui se mesurent différemment.

 

Géopolitique de la question juive

J’ai voulu parler de la géopolitique de la question juive.

C’est  le titre de mon dernier ouvrage sorti semaine dernière.

Géopolitique de la question juive

Le sujet est d’importance, beaucoup plus qu’il n’y parait.Leloir_-_Jacob_Wrestling_with_the_Angel

Tout d’abord, notre société occidentale est en souffrance d’identité. Ce postulat repose sur un constat incontestable. C’est au titre de cet état que se pose la question juive. Elle se pose comme l’étalon de toute considération communautaire. Il en a toujours été ainsi et il en est plus que jamais le cas.
La question juive est essentielle. C’est la question la plus rapportée au monde par les médias alors qu’elle ne concerne qu’un pour mille de la population mondiale.
Ensuite, nous sommes à l’ère de la mondialisation. Toute question est abordée globalement. La politique est devenue de la géopolitique. En y prêtant attention, nous découvrons que l’ONU, dans son histoire, a promulgué 116 condamnations d’Etats à ce jour. 61 concernent l’Etat d’Israël. Cela signifie que l’Etat juif est jugé responsable de 52% des affaires du monde. Nous sommes dans l’irrationnel puisque ce tout petit pays de 50 kms de large ne concerne toujours que un pour mille de l’humanité.
Il est également flagrant que le Moyen-Orient est le cœur de la géopolitique mondiale. C’est également très facilement démontrable, ne serait-ce que d’un strict regard géographique et géostratégique.
L’Europe connaît une crise majeure avec les « Migrants ». La source de cette crise est au Moyen-Orient. Tous les indicateurs révèlent qu’Israël est le cœur de la politique du Moyen-Orient.
La géopolitique est donc de la métapolitique.
La géopolitique de la question juive doit être abordée par son aspect métapolitique pour en cerner la portée et la comprendre, comprendre son mécanisme.
Et là, la réaction est sensationnelle. On la sent. Elle est épidermique. Elle est phénoménale. On la voit. Mais les yeux ne voient que ce qu’ils sont préparés à voir.
Dès que j’en ai parlé, je fus mis en garde contre le titre jugé provocateur de la « question juive ». La question touche le tabou. Elle touche le politiquement correct dans son essence.
La métapolitique se manifeste par une inversion-substitution d’identité. C’est une forme de complot « à l’envers ». Si nous déshabillons le politiquement correct, nous apercevons que nous sommes les auteurs du mensonge qui nous musèle.
C’est à cette découverte que ce travail vous invite. C’est une invitation à découvrir le plus grand mensonge de l’histoire de l’humanité. Une question attend une réponse. La vérité et le mensonge prennent alors un sens des plus particuliers.

Suicide de la civilisation occidentale?

La civilisation occidentale et particulièrement européenne se suicide-t-elle?

Les positionnements face à la vague de « migrants » peuvent largement considérer cette option. La terminologie de remplacement de population est diffusée et elle est loin d’être absurde. Notre société traditionnelle est bien en situation de suicide. C’est indéniable. Du moins, ceux qui le contestent parle d’évolution naturelle et salutaire. Les « migrants » sont une chance pour la France, selon eux.

Premier point: le suicide est symptomatique de troubles existentiels. refuter la démarche suicidaire de la société, c’est nier qu’elle ait des problèmes existentiels et donc d’identité. Mais qu’est-ce qui pousse la société à une telle extrémité? Durant tout le premier semestre 2015, nos gouvernants nous exhortaient à ne pas importer le conflit du Moyen-Orient au nom du vivre-ensemble. Durant tout le second semestre, les mêmes nous exhortaient à accueillir les acteurs de ce même conflit et toujours au nom du vivre-ensemble. Il y a quelque chose de profondément irrationnel dans la démarche. Mais je ne développe pas plus ici. Mon dernier ouvrage « Géopolitique de la question juive » est paru cette semaine. Ce travail répond grandement à cette question d’identité et de relation avec le Moyen-Orient. Je reviendrai sur ce sujet.

Deuxième point: Cette nouvelle terminologie de « migrants » n’est pas anodine. Les mots ont un sens et leur utilisation détermine la perception de l’événement. « Migrant » est dans l’action quand « immigré » possède une connotation passive. Le déterminant n’est pas dans le flux. Il est passé.

Le positionnement face à la vague migratoire inverse la réalité du fait migratoire puisque, en fait, elle dépend de la politique d’accueil et que cette dernière est présentée, au contraire, comme réactive au fait migratoire, comme si ce dernier était indépendant des actions de l’Occident. Il y a donc volonté politique.

Nous pouvons en déduire qu’il n’y a pas suicide de la société occidentale. Il y a meurtre. Toute méthodologie d’enquête criminelle aboutit à ce constat. Qu’il soit intentionnel ou non est une autre histoire.

J’utiliserai ici un article de presse paru ce jour, en témoignage à charge. Il est signé de Ravanello, le Monde selon Ravanello, et fustige la résistance à l’immigration. Il crée ce politiquement correct de « donner  » les idées qui seront reçues. Sa conclusion porte en elle le mensonge révélateur et porteur de l’intention.

Ravanello écrit: « N’oubliez jamais. Einstein était un réfugié. »

Qu’il avance que l’immigration est une chance pour la France, qu’elle apporterait des points de croissance sont un point de vue. Mais aller chercher Einstein en justification dépasse la fausseté pour être un pur mensonge. Einstein n’était pas un réfugié. C’est le mensonge. La fausseté tient à ce que sa formation, son acquis sont européens.