Le Messi à Jérusalem (acte II)

Par Gilles FALAVIGNA

 

La venue de Messi à Jérusalem était annoncée.

L’équipe de football de l’Argentine prétend au titre mondial. C’est une des meilleures équipes de la toute prochaine compétition. Le monde arabe vit le football avec passion. Nous indiquions, dans un article précédent, que les Séouds avaient fait ériger une statue de Zinedine Zidane en Arabie, pays destructeur de toute statue, pour évaluer à quel point cela dépasse tout entendement.

La tenue de ce match amical était absolument intolérable aux dirigeants palestiniens et à leurs alliés, mécènes et mentors, d’autant plus que les Israéliens, pourquoi s’en seraient-ils privés, tenaient à ce que le match se déroule à Jérusalem.

Le match est annulé. Quels enseignements en tirer ?

Pour les esprits avertis, il n’y a rien de particulier, sinon qu’emportés par la convergence d’événements favorables à Israël, on en veut toujours plus. La Judaïté est faite d’émotion. Juifs et amis d’Israël étaient satisfaits. La raison doit souvent venir en équilibre.

La non-tenue de ce match est ainsi utile pour rappeler que le Judaïsme est l’âme juive. Le judaïsme, entre autres choses, enseigne la mesure. Tous les principes de cet enseignement visent l’équilibre. Nul n’est parfait et on ne gagne pas à tous les coups.

Si le monde arabo-musulman idolâtre le football, le monde juif l’aime beaucoup. La nuance est de taille, surtout quand la guerre et la mort sont en arrière-plan.

Le match a été annulé par les Argentins à cause des menaces de mort sur les joueurs et leur famille. Ce n’est pas le meilleur environnement possible pour préparer une coupe du monde. Leur rétractation est parfaitement compréhensible. La presse s’est peu fait l’écho de ces menaces mais les photos parlent mieux que des mots et les maillots argentins brandis maculés de sang suffisent à déstabiliser des joueurs qui ne sont que des joueurs. C’est justement leur fonction. Chaque détail compte dans le haut niveau. C’est le plus petit détail qui fait la différence comme la distance stratégique, sur un champ hippique de 2000 mètres, correspond aux quelques centimètres qui séparent, souvent, le vainqueur du perdant.

Personne, mieux que les Juifs, ne peut appréhender la règle du détail dans le perfectionnement. Tout n’est que détail et plus nous avançons dans une discipline, plus le détail devient important.

La compétition est technique. Le krav maga, par exemple, est l’art d’aller à l’essentiel. Le geste inutile est négatif. C’est là, quand on ne peut pas gagner à tous les coups, qu’il faut savoir lâcher prise, question de mesure entre l’utile et l’inutile.

Il y a l’acceptable et l’inacceptable. Le retour à ce fondamental est certainement le premier enseignement à tirer de l’annulation de ce match.

Des vies étaient menacées et c’est inacceptable. Les voisins d’Israël ne connaissent pas la mesure du vivant et n’auraient pas accepté l’annulation du match s’il avait concerné l’équipe de Palestine. C’est leur problème. Ils recevront la conclusion de cet épisode avec une joie satisfaite. Y a-t-il vraiment matière ? Encore une fois, ils ont tout faux.

Une limite existe entre ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. D’ailleurs, la Halakha est claire au regard de ce qui est acceptable pour préserver la vie.

Dans le cadre de ces limites comme dans le cadre des détails, Israël aurait pu transiger et faire jouer le match à Haïfa, tel que prévu initialement. L’insistance israélienne pour qu’il se déroule à Jérusalem témoigne que la tenue du match n’était pas si importante. De la même manière, si le concours de l’Eurovision ne peut être tenu à Jérusalem, et bien qu’il n’ait pas lieu. Ce n’est pas si grave! En réalité, ce ne sont que des jeux de baballe et de chansonnette. Il n’y a pas de quoi idolâtrer.

« Du pain et des jeux » ? Il est question de guerre et de paix, en Israël, au Moyen-Orient et dans le monde.

Le deuxième enseignement que procure l’annulation de ce match rappelle à quel point les autorités palestiniennes évoluent dans le Négatif. Elles sont destructrices. Elles préfèrent la mort à la vie. Elles en font, d’ailleurs, leur slogan. Leur échec est tellement énorme qu’il en est pitoyable. Baroud du déshonneur devrait-on lire en épitaphe des morts à Gaza, car la victoire n’est pas leur. Aucun n’a franchi la frontière et aucun ne la franchira. Ils ne savent rien donner.

Les conditions du retrait de ce match, le chantage à la sûreté des familles des joueurs innocents est ajouté au tableau du déshonneur palestinien.

Le troisième enseignement porte sur le chantage opéré en ultime recours. Ce n’est toujours que violence, mort, désolation.

Islam signifie soumission. L’arabe est une langue de déclinaison. La soumission, Islam, signifie la paix, Salam, étant son dérivé.

Il ne peut y avoir de paix avec Ishmaël que par sa soumission. Rien de neuf depuis la paracha Hayé Sarah. Ishmaël ne respecte que celui qui le soumet. L’Histoire se répète inlassablement. Elle se répètera tant qu’elle ne sera pas intégrée. Le monde arabo-musulman ne sait rien donner. Il ne sait que recevoir, y compris les coups de manière très pavlovienne.

Tout n’est que modélisation. Il en est du combat au corps à corps comme de la stratégie géopolitique : le geste inutile est négatif. Les leçons à tirer de cet événement mineur sont majeures. Elles s’adressent à toutes les Nations.

Ces 1,5 million de Juifs oubliés de la Résistance

, Jforum

Le poète Abba Kovner, témoin au procès d’Eichman et forgeron de la maxime “Ils ne nous mèneront pas comme des moutons à l’abattoir”, dans le ghetto de Vilnius, où s’est dressée l’Organisation Unifiée des Partisans ou Fareynikte Partizaner Organizatsye, en yiddish. Après guerre, des survivants de ce groupe, des anciens des camps d’extermination et de la Brigade Juive de Palestine, dans l’armée britannique, ont formé le groupe des : Nokmim ou the Avengers [les Vengeurs]. On connaît aussi ce groupe sous le nom de Nakam, leur slogan étant : “Dam Yehudi Nakam – Le Sang Juif sera Vengé”. On compte plusieurs dizaines “d’accidents de voiture”, de cadavres au bord des routes, etc. du fait de la perpétuation de leurs sentences, durant l’immédiat après-guerre. Ils ont été immortalisé à l’écran, dans le film : Inglorious Basterds.

Kovner est au milieu du groupe

Leurs représentants à l’écran

A quoi sert la journée de la Résistance ?

Par Gilles FALAVIGNA

La journée de la Résistance est célébrée le 27 mai.

A quoi sert cette journée ? La question est posée et bien posée. Il s’agit d’une célébration et non d’une commémoration. Il y a les mots et puis il y a le sens des mots. On célèbre un phénomène dont on n’est pas acteur, mais spectateur. Accessoirement, la célébration correspond à élever une louange, étymologiquement. Il y a un côté festif. Une commémoration se rapporte au souvenir d’un vécu. Elle se rapporte aux acteurs.

Pas de chance pour cette année, la fête était en concurrence directe avec la Fête des Mères, le 27 mai.

A quoi sert cette journée ? La réponse officielle est que cette journée est l’occasion de réfléchir sur les valeurs portées par la Résistance : le courage, la défense de la République, le souci de justice, de solidarité, de tolérance.

Bref, la Résistance serait un prétexte pour célébrer des valeurs abstraites.

Dans le monde réel, dans le concret de ce que les gens ont vécu, la Résistance n’était pas cela. On Résiste à quelque chose, à quelqu’un. Il y a une différence entre le souci de Justice, de Solidarité ou de Tolérance et le souci de survivre. Il n’y a aucune tolérance dans l’acte de résister.

Dans le monde réel, la Résistance s’opposait au Nazisme. Dans le monde réel, la Résistance s’opposait à l’envahisseur. Il avait un visage.

Célébrer la Résistance pour réfléchir à la Solidarité et à la Tolérance n’est pas seulement insulter les Résistants, c’est effacer le visage de l’ennemi.

Lorsque le visage de l’ennemi est effacé, il est très simple, ensuite, de pratiquer une inversion entre les opprimés et les oppresseurs.  David devient le Philistin et Goliath est le Juif. Quand on célèbre au lieu de commémorer, il n’y a plus de mémoire. Il n’y a plus d’identité.

Notre époque est corrompue. Les mots sont corrompus. Le mensonge prévaut parce que le sens des événements est corrompu, falsifié.

Cette semaine, j’ai été surpris d’une question qui me fut posée : « Y avait-il des Juifs dans la Résistance ? »

Au premier abord, la question peut sembler étrange. Mais à y regarder de près, elle n’est pas si étrange.

Dans l’imaginaire collectif, on aime le Juif quand il est en pyjama rayé. Il est associé à la victime. Et si le Juif était envoyé dans les camps d’extermination, c’est parce qu’il ne se révoltait pas. La révolte du Ghetto de Varsovie semble une exception.

Depuis 70 ans, où les Juifs sont-ils associés à la Résistance ? Le film « Nuit et brouillard » ne cite que trois fois le mot Juif. Il n’y est absolument pas question de la Shoah. Le film présente les camps de concentration et non pas d’extermination. La liste est longue et il n’y a pas de contre-exemple pendant trente ans.

Ce jour de 27 mai est l’occasion de rétablir une partie de la vérité: les Juifs résistaient !

La quasi totalité de la population juive de France était en Résistance, soit armée, soit de sauvetage. Parmi les groupes de résistance les plus connus, le groupe Manouchian, pratiquement composé que de Juifs.

Les plus grands héros de « l’armée des ombres » qui sont morts glorieusement au combat sont Juifs. Joseph Epstein, un des fondateurs des FTP, sous le nom de commandant Gilles. Joseph Clisci, le héros de Clichy, qui affronta des dizaines de SS, les tuant presque tous et garda sa dernière balle pour se suicider.

Les Juifs n’étaient pas ces moutons conduits à l’abattoir ni des parasites qui attendaient qu’on se batte pour eux.

Ces 1,5 million de combattants sont à mettre en relief, comparés aux 250 000 résistants français qui ont permis à la France d’obtenir un siège au conseil permanent de sécurité de l’ONU, de faire partie du camp des vainqueurs et, incidemment, de surmonter les heures sombres de la collaboration pendant au moins 55 ans d’Omerta.

L’Histoire doit servir à comprendre l’actualité. En ces temps qui manient la falsification, il est important de rester sur les fondamentaux.

Par Gilles FALAVIGNA

Le Messi de Jérusalem

Le Messi de Jérusalem

 

Par Gilles FALAVIGNA

 

Quand on est le meilleur joueur au monde du sport le plus important au monde, tout acte est politique. Encore faut-il, en plus, bien prendre la mesure de ce que représente le football. Bien des Palestiniens, par exemple, seraient prêts à abandonner le Mont du Temple contre la promesse de passer quelques instants auprès des Dieux du stade. Un match de football peut représenter plus qu’un plat de lentilles.

A titre d’exemple, le modèle de destruction des statues idolâtres est l’Arabie saoudite. Le souvenir de la destruction des bouddhas de Bamiyan par les Talibans reste vivace. Daesh avait déclaré la guerre aux statues et le monde intellectuel pleure la disparition archéologique de Palmyre. Mais par l’intermédiaire de la GOAMM (General Organization of Antiquities, Museums and Manuscripts), l’Unesco estime que les Séouds ont détruit, au seul Yémen, 12 500 œuvres d’art de plus de 3500 ans.

L’anthropologue Paul Mermier parle d’«une volonté de vengeance et de punition collective qui relève du droit de tuer et de détruire un ennemi que l’on a décidé de faire plier jusqu’à ce qu’il se rende»

En fait, l’idéologie wahhabite, parfaitement conforme à l’Islam et qui dirige l’Arabie saoudite, prescrit de supprimer toute manifestation antérieure à l’Islam. La visite d’un site archéologique est interdite. Un article de Time Magazine, signé Carla Power, indique que 98% du patrimoine culturel de l’Arabie Saoudite a été détruit pour s’opposer à toute représentation jugée idolâtre.

L’Arabie Saoudite a néanmoins pu ériger une statue de Zinedine Zidane ! (statue déconstruite depuis).

Si détruire les statues correspond à la profession de foi musulmane, l’idolâtrie s’arrête aux portes du Temple de l’intouchable football. Zidane (ou Mohamed Salah), c’est halal !

Il est toujours intéressant de noter les limites de l’Islam, dictées par l’intérêt. L’Islam n’est pas l’idéologie de l’effort.

Bref, le samedi 9 juin 2018, au Teddy stadium de Jérusalem aura lieu un match entre l’Argentine et Israël. Le match aurait pu se dérouler à Barcelone. Il en a été question. Il ne s’agit pas d’un match de compétition. C’est un match amical. Aux yeux des ennemis d’Israël, c’est beaucoup plus fort. La compétition résulte de la nécessité et du hasard. L’amitié est le fruit du libre-arbitre.

BDS est vert de rage. Le vert et la rage sont sa nature.  Tout est donc normal. Le match aura lieu à Jérusalem et le joueur le plus adulé au monde est attendu : Lionel Messi !

Ne rechignons pas à la facilité. Quand on s’appelle Messi, la symbolique est encore plus forte. Mais les enragés de BDS ignorent tout de cette région. Alors poussons la symbolique au prénom de Messi : Lionel, qui signifie le Lion. A ce titre Messi est chez lui à Jérusalem puisque le Lion représente Jérusalem.

Depuis des mois, BDS a tout tenté pour faire annuler la rencontre. Cette rencontre cautionne la politique Israélienne. L’événement, dans le contexte actuel, est beaucoup plus puissant que l’accueil  du Prix de l’Eurovision l’année prochaine. L’équipe d’Argentine se prépare à la coupe du monde depuis Barcelone où elle loge. Il eût été plus simple que la rencontre se déroulât à Barcelone. Puis, il eût été convenant que le match se déroulât à Tel Aviv ou Haïfa pour des questions de logistique. Les stades Ramat Gan et Samy Ofer sont taillés pour ces rencontres. C’est finalement à Jérusalem qu’elle se déroulera. Côté israélien, toutes les places pour le match ont été vendues en 20 minutes selon organisateurs.

Le parallèle est saisissant. Il a fallu 20 minutes pour que Tsahal mette hors d’état de nuire les infrastructures que l’Iran a déployées pendant 10 ans au Nord d’Israël. [NDLR : l’auteur, emporté par sa fougue footballistique, exagère… à peine !]

Le travail de BDS, durant des mois, s’est concentré sur des opérations de lobby. Les principaux sportifs argentins ont été contactés avec l’intention de les faire culpabiliser. Une pétition mondiale a été organisée, celle-ci sous forme d’un courrier débutant par  « Cher Lionel Messi, … »

La forme informative de la pétition utilisait un jeune « footballeur », Mohamed Khalil de Gaza, qui aurait reçu une balle dans le genou, mettant fin à une carrière « prometteuse ». Une photo de ce garçon, bardé de médailles sportives, accompagne la pétition. Il existe bien un joueur dénommé Mohamed Khalil mais n’étant pas à une approximation près, celui-ci joue pour la Jordanie.

L’échec de BDS est patent.

La forme amicale n’ayant pas réussi, la rencontre de football est déclarée inamicale. Le Président de la Fédération palestinienne de football, Jibril Rahjoub, appelle tous les arabes et Musulmans à brûler le maillot de Lionel Messi ainsi que son effigie. Si certains imaginaient que la Fédération palestinienne de football avait pour objet le sport avant la politique, la réponse est donnée.

Dans cette guerre de l’image, celle des footballeurs ne brille pas forcément à l’énergie du discernement.  Lionel Messi n’est pas de ceux-là.  Quintuple détenteur du ballon d’or, son engagement humanitaire et philanthropique est inconditionnel. En parallèle, ses activités commerciales et ses investissements sont particulièrement lucratifs.

Lionel Messi est partenaire, en Israël, de la société d’informatique Sirin Labs, spécialisée en stockage et transmission d’informations sous technologie « open source ». Lionel Messi est l’ambassadeur de Sirin Labs.

La question, aujourd’hui, est de savoir combien de coéquipiers argentins accompagneront Lionel Messi au Kotel. Réponse pour shabbat !

FC Barcelona football player Lionel Messi at the Western Wall with the FC Barcelona team in Jerusalem’s Old City. The star-studded soccer club FC Barcelona landed in Israel yesterday for a two-day visit in the country and in the Palestinian territories. They began their visit in an event in the West bank city of Hebron. Tonight, they will hold an open practice in Jaffa’s Bloomfield Stadium, near Tel Aviv. August 04, 2013. Photo by Alex Kolomoisky/ POOL MAARIV / FLASH90

Moi, Maryam P, 20 ans, Gauchiste et Musulmane

publié sur Jforum:

Moi, Maryam P., 20 ans, Gauchiste et Musulmane

Par Gilles FALAVIGNA

L’œuvre « Moi, Christiane F, 13 ans, droguée et prostituée », relate le mal-être de la jeune Christiane au début des années 70, qui rêve de s’intégrer à une bande de « jeunes », lente et violente descente aux enfers.

Le parallèle avec Maryam Pougetoux est difficilement évitable. La jeune fille, étudiante à la Sorbonne, donne des leçons de politique au Ministre de l’intérieur comme à quiconque aurait l’outrecuidance de faire valoir une connaissance sur ces questions.

Madame, puisqu’on ne dit plus mademoiselle ou jeune fille, est l’exemple de l’inversion-substitution de l’intégration. Les populations immigrées n’ont pas à s’intégrer. Les populations autochtones s’intègrent au Migrant. Christiane F et Maryam P. sont jumelles.

Le festival de Cannes honore Cédric Herrou, l’individu qui faisait passer clandestinement les Migrants sur le sol français. Tout sourire et entouré de ses Migrants en smoking, le groupe fait un doigt d’honneur, juste rétribution pour leur classieuse présence sur le tapis rouge. Ils ne disent pas « nique la France » mais le cœur y est.

Maryam Pougetoux est de ceux-ci. Certains pourraient voir un paradoxe à ce que la représentante UNEF de la Sorbonne porte le voile. L’UNEF est un syndicat gauchiste traditionnellement militant de la laïcité. De nombreux hommes et femmes politiques ont rejoint le Ministre de l’Intérieur pour dire qu’ils étaient choqués.

L’UNEF, dans un communiqué le 13 mai, qualifie ces réactions d’appel à la haine et demande, par ce fait, la dissolution d’organisations « d’Extrême Droite » et le licenciement de professeurs qui se sont exprimés. Il y aurait, en effet, « un déferlement de haine raciste, sexiste et islamophobe ».

Quoi de plus naturel qu’une Musulmane appelle à la dhimmitude ? C’est au nom de la laïcité et du féminisme que cette personne porte le voile et que l’UNEF est derrière elle en indéfectible soutien.

Certains sont apitoyés par Maryam Pougetoux et voudraient faire comprendre à cette gamine la portée de son erreur. Ceux-là, toujours prompts à déresponsabiliser, trouvent les coupables de la situation dans la société qui ne s’occupe pas assez des enfants qui se sont fait endoctriner.

Pour eux, il est très simple de combattre l’endoctrinement. Il suffit de suivre le protocole des cellules de « déradicalisation ». Offrons tout le bonheur du monde aux terroristes et ils feront retour. Bref, rien de tel qu’un bon fromage pour attraper les souris.

D’un point de vue pratique, le bon sens suffira à amener cette Maryam Pougetoux à pouvoir penser, s’habiller, aimer à sa guise sans être stigmatisée.

Sur les réseaux sociaux, les « personnes autorisées » proposent d’aborder les sujets de l’homosexualité, de l’avortement, de l’égalité entre les sexes, du mariage pour tous. La seule évocation de ces mots magiques remplit la mission d’intégration à la République Française, ni plus, ni moins !

Il est vrai que la sexualité est un déterminant majeur de ces populations en quête d’identité.

Au-delà des mots, il n’est pas sûr, néanmoins, que la “solution” soit obligatoirement dans la gratification de l’égo et sur l’unique gratification sexuelle avec l’homosexualité au sommet de la pyramide. Le Droit à l’avortement, sous son aspect de déresponsabilisation glorifie le plaisir immédiat et individualiste.

Quelle erreur de la part de ces gens ! Le problème profond de l’universalisme n’est pas de glorifier l’individualisme. Leur point de vue peut en valoir un autre. Le problème profond de l’universalisme est d’imaginer que leur point de vue soit le seul détenteur d’une vérité unique.

Il suffit à la jeune fille de penser « pudeur » et l’ensemble de l’argumentaire de valorisation de l’égo s’effondre. Car en quoi la pudeur devrait-elle être moins valorisante que la liberté de mœurs pour l’égo ?

Si nous devons combattre l’Islam, la meilleure arme n’est pas dans la prévalence d’un dogme par rapport à un autre. L’Islam est une idéologie et elle ne peut s’effondrer que de l’intérieur.

Les docteurs de l’Islam sont des juristes. L’idéologie musulmane fait dans le blanc ou le noir ou le gris mais le gris n’est pas la conjugaison du blanc et du noir. C’est pourquoi la jurisprudence islamique établit 5 nuances entre l’interdit et ce qu’il faut faire. L’Islam est soumission. L’obligation collective libère de l’obligation individuelle. Le fardh kiffaya est dit “de suffisance”. Le Musulman est libéré d’une obligation individuelle, fadh ayin, si un autre s’en charge. Ce n’est pas en stigmatisant l’insignifiance de sa personne que le Musulman peut se révolter contre son système. Ils ne peuvent pas être confrontés à l’intolérable. C’est un non-sens puisque contraire à la nature de l’Islam qui est soumission.

Il n’y a pas d’argument opposable au Musulman car le problème n’est pas le Musulman. Le problème est l’Islam.

Le Sionisme est l’arme qui détruira l’Islam. Le Sionisme est la démonstration de l’erreur d’interprétation par l’Islam du pacte. Le sionisme est le moyen unique pour mettre en défaut le cadre juridique de l’Islam au niveau de ses fondations. Il est totalement vain de tenter de faire évoluer l’Islam par des considérations individuelles et individualistes ou collectives qui ne peuvent se rapporter qu’à une considération arbitraire du Bien et du Mal.

Christiane ou Maryam ont un problème identitaire. L’Islam postule que Dieu a abandonné le peuple élu. Le Musulman a pris la place du Juif, tel un Bernard-l’hermite. La réussite d’Israël, parce qu’elle démontrera la fausseté des fondations de l’Islam, est la seule force qui autorisera le Musulman à reconsidérer son approche individuelle comme collective.

Toute autre question n’est que conséquence de cette question première.

Gilles FALAVIGNA

Pourquoi être sioniste ?

Mon article sur EuroLibertés:

Être sioniste, est-ce se déterminer en fonction des Juifs quand on n’est pas Juif ? Il se trouve que la question juive, qui ne concerne qu’un des plus petits peuples au monde, est au centre de toutes les attentions.

Plan de partition de la Palestine en 1947.

Plan de partition de la Palestine en 1947.

Un des plus petits pays au monde fait l’objet de la Une quotidienne de tous les médias. Cette préoccupation mobilise nos sociétés depuis toujours. Peut-être est-ce ce paramètre qu’il convient de regarder.

Le judaïsme date de 4 000 ans. Il y a sur ce point un premier malentendu car le judaïsme n’est pas une religion. Le judaïsme est une identité.

La Bible rapporte que durant des siècles, Dieu s’adressa à Abraham et à ses descendants avec un unique message : Je vous donnerai une terre et vous serez une nation.

À aucun moment, durant les siècles qui séparent la genèse du peuple juif, de son entrée sur la terre qui lui avait été donnée par un pacte, il n’est question de religion. Il ne s’agit que d’une terre et d’une nation. Lors, à aucun moment, une loi divine n’établit ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire.

Ce n’est donc qu’à l’instant d’entrer sur cette terre que la loi, la Torah, est donnée. Elle n’est pas donnée à des individus. Elle aurait, sinon, été donnée depuis longtemps puisque la Bible indique que les Patriarches ont été les plus méritants des hommes. Elle n’est pas plus donnée aux tribus alors que leurs chefs portent tous les attributs constituants de la Torah, Joseph et Juda en tête.

La Torah est donnée à un peuple qui devient une nation, c’est la Loi guidant la nation. La question est des plus actuelles car l’individu juif, par le sionisme, n’est véritablement juif que lorsqu’il est sur sa terre. Il s’appelle, alors, Israël. Le juif qui est en exil, qui n’est pas sur sa terre, est vidé de son essence.

Le judaïsme n’est pas une religion. Le judaïsme est une identité. La religion, ce qui relie les membres d’une nation, étymologiquement et les mots ont un sens, vient la conforter. Tout le sens de la Torah est de justifier le principe fondamental que nous venons de voir, de manière rituelle, c’est-à-dire principalement symbolique, et de manière explicative. Ainsi, le juif, Jacob, devient Israël, la nation, quand l’ange, émanation de l’Occident dans le Judaïsme, le bénit. Le texte précise qu’il ne bénit pas Jacob. Il bénit Israël, le nom que prendra Jacob quand il sera une nation.

Restons un court instant sur la Bible pour spécifier que le modèle est systématique. Le premier homme connecté à Dieu, Adam, est un corps. Ce n’est qu’une fois ce corps constitué, que Dieu lui insuffle une âme qui alors devient vivante. Il en est de même pour Israël qui doit exister sur sa terre pour devenir une nation. C’est très exactement la production de cette image que vient de réaliser Donald Trump en inaugurant l’ambassade américaine à Jérusalem.

Le modèle juif est unique. La religion, la culture, sont pour lui consécutives de l’identité. Pour toute autre nation, ce sont la culture ou la religion qui construisent l’identité.

Mais pour s’arrêter à la seule religion, un Chrétien peut aussi bien être français, que chinois ou syrien. Quelle est véritablement l’identité de ces gens ?

La mécanique identitaire juive est le modèle que doit prendre tout nationalisme. D’ailleurs, Johann Fichte, le père conceptuel du nationalisme européen ne s’y est pas trompé en prenant le repère selon le prophète Ezéchiel, qui construit la vie à partir des squelettes pour y façonner la chair. Il termine en insufflant la vie. Le support permet à l’idéologie d’exister. Sans lui, l’idéologie est mort-née.

Le nationalisme occidental est un échec. Il l’est parce que l’identité fondamentale des peuples européens est falsifiée, erronée, corrompue.

Pour paraphraser Fichte, nous sommes à la croisée des chemins. Voulez-vous que notre génération marque l’histoire comme étant celle qui a fait mourir ses enfants ? Ceux qui se prétendent nationalistes sont animés d’autosatisfaction. Mais que sont-ils ? À quoi rime l’antisionisme ambiant ? À justifier d’un complot universel juif qui conspirerait contre les nations ? Le discours est le même que celui des pays qui ne sortent pas du sous-développement et en rendent responsable l’Occident, vampire aux doigts et nez crochus. Que ceux-là commencent à se prendre en charge comme nous devons nous prendre en charge, à l’instar du peuple juif. Soyons grands par nous-mêmes.

« Cette élite, vous devez la devenir si vous voulez la rester ! », suggérait le compositeur et théoricien de la musique autrichien Hanns Eisler.

Le sionisme est la seule idéologie qui se bat contre l’universalisme. C’est très simple. Pour ne pas disparaître, quel camp choisissez-vous ?

Pour signifier clairement et simplement l’erreur de l’antisionisme de l’Occident, lorsque apparaît un chef qui défend sa nation, il est l’ami d’Israël. Nous voyons le Président Poutine convier Netanyahou aux cérémonies du 9 mai en invité d’honneur. L’acte le plus significatif du Président Trump est de transférer l’Ambassade US à Jérusalem.

Le patriote, le nationaliste qui est antisioniste participe à l’universalisme et devient traître à son peuple.

***

Les Prix 2018 de l’Antisémitisme

 

Par Gilles FALAVIGNA

 

L’époque actuelle ne prête pas foncièrement à rire. La probabilité de guerre n’a depuis longtemps jamais été aussi grande. Certains connaissent la guerre. D’autres, pour paraphraser Jean Giraudoux, diront qu’on y meurt.

Mais la guerre est une fuite en avant dans la monstruosité, dans la cruauté, dans une horreur qui dépasse toute imagination. Et dire que les gouvernants voudraient qu’elle puisse être propre ! Vœu pieux.

Les guerres asymétriques offrent au dominant l’avantage de lui permettre de rester propre. C’est une des trois principales raisons pour lesquelles Tsahal est une armée morale. Israël est largement supérieur à ses voisins dans tous les domaines.

La deuxième raison se rapporte au Judaïsme. La culture juive est profondément porteuse de vie. C’est sa nature. Commet douter que cela influence l’éthique ?

La troisième raison est que Tsahal est une armée de conscrits. Elle est composée de jeunes issus de l’ensemble de la société. Mieux encore, Tsahal est composée de garçons et de filles, et tout citoyen y a sa place pour participer à la défense de sa Nation. Des handicapés mentaux et physiques ont une fonction utile dans l’armée israélienne.

Accuser Tsahal, parler de bain de sang sur la frontière de Gaza est mettre en cause la probité des forces israéliennes. Ici, l’argumentation est vaine. La logique indique que les morts palestiniens ne profitent en aucun cas à Israël. Mais la logique s’oppose au jugement de valeur, préjugé gratuit et facile face à une situation de « dilemme du prisonnier », cette situation où on est perdant quelque soit le choix opéré.

Il est alors simple de comprendre que critiquer Tsahal, c’est reprocher aux Juifs tout ce qui peut arriver, puisque Tsahal est composée de l’ensemble de la société juive.

Il y a quelque chose de profondément pervers dans le rapport de force. Le travail idéologique dominant, depuis longtemps, utilise l’inversion des valeurs. Les Sionistes seraient les nouveaux Nazis. L’inversion est à son comble puisque David contre Goliath, c’est devenu Gaza contre Israël. Et qu’importe que la logique ait établi que le dominant est pacifiste et qu’il n’y a pas d’armée qui pratique plus l’éthique que Tsahal.

L’inversion des valeurs est donneuse de leçons. Si l’idéologie occidentale dominante a atteint le paroxysme de l’antisionisme, elle s’autoproclame porte-étendard du Bien. Elle dit combattre l’antisémitisme. Dans le monde égalitaire universel, le Juif n’a qu’une place théorique.

Ainsi, d’un côté, Benoit Hamon regrette qu’il n’y ait eu de morts que du côté palestinien. De l’autre et pour faire preuve de mesure, la presse ressort et dépoussière les « Horribles ». Le nouvel antisémitisme serait musulman ? On ressort les propos du führer-rédacteur de Rivarol, l’horrible Jérôme Bourbon. En Iran, il pourrait recevoir le Prix de l’antisémitisme, gloire suprême pour un dhimmi. En France, il concourt à recevoir ce prix sous les huées bien-pensantes. Ce n’est, en fait qu’une question de mode, au même titre que les « Gérard de la télé » ou autres catalogues de la satire de mauvais goût.

Le salace dispose de ses partisans. Mais au regard de ceux qui dégustent l’immonde en justifiant du mauvais goût des autres, il n’est pas le plus néfaste.

Jérôme Bourbon est une bénédiction pour les antisionistes. Tout le monde s’acharne sur ce triste individu. Il en ferait pitié. Car peut-on l’imaginer une arme à la main ? Jérôme Bourbon est un vrai antisémite. Mais est-il le plus dangereux ?

Dans le cadre de l’inexorable progrès intellectuel, ces gens sont les vestiges d’un très lointain passé.

Nous en sommes à distribuer les prix de l’antisémitisme. Le monde moderne est à l’image. Il n’est plus à l’écrit. Il n’est plus à la pensée. Il est à l’acte.

Le monde moderne est violent. Le monde moderne est criminel. Il est à la mort. Le nouvel antisémitisme est musulman. Ce n’est pas un jugement de valeur, une évaluation doctrinaire. C’est un fait. L’antisémitisme est un acte. Il égorge au cri d’Allah ouakbar.

Jérôme Bourbon est identifié pour ce qu’il est. En réalité, il ne mérite même pas la dernière marche du podium de l’antisémitisme. Il en finira au pied, conformément à son allure canine. Jérôme Bourbon est une victime et subit une nouvelle injustice…

La dernière marche est occupée par Dieudonné M’bala M’bala. Il s’agit d’un même acabit, celui du serviteur manipulé, celui de l’objet utile. Mais déjà, l’antisémitisme est habillé, sous couvert d’humour. C’est ce qui justifie de gravir la marche.

Toutes les marches sont larges pour accueillir une véritable foule qui occupe les basses-œuvres. Souvent, ces gens s’ignorent. A l’instar de ces multiples municipalités qui hissent le drapeau palestinien au nom d’un antisionisme, ils n’ont pas conscience qu’ils sont antisémites. Ils font partie du troupeau.  La troisième marche correspond au « soft power », celui de l’Islamisation insidieuse, du pas à pas, de l’application marxiste de la dialectique.

L’Islamiste occupe donc la seconde marche. Il est très loin devant les Nazillons. Il est également très proche. Il est loin devant parce qu’il est dans l’action. Il est très proche par le lien qui les unit.

C’est ici, et pour comprendre ce classement, qu’il est nécessaire de revenir sur les commentaires à propos du « serpent » de la Genèse. Le Serpent attaque l’Homme parce qu’il est un Homme. C’est à la race de l’Homme que le serpent s’attaque. Il met tout en œuvre pour l’empêcher de mener à bien la mission que Dieu lui a confiée. La raison de cette agression est idéologique. Mais le serpent n’est qu’un serpent. En réalité, le serpent n’est pas doué de parole. Il n’est pas doté de sa propre réflexion. « Je pense mais je ne suis pas ! »

Le serpent, disent les commentaires du Judaïsme, est chevauché et manipulé par un être qui se dissimule. C’est Essav qui chevauche le serpent.

La première marche est occupée par ceux qui restent dans l’ombre. Ils sont les faiseurs de guerres. Ils manipulent. Ils expliquent qu’ils sont le Bien et qu’ils œuvrent pour la paix. C’est leur mensonge qui les dissimule.

Essav tient les rênes du Serpent. Essav représente l’Occident. Il représente l’idéologie universaliste. Mais Essav est Juif ! Il est le fils d’Isaac ! Qui mieux qu’un Juif saura s’attaquer aux Juifs ? Le Mal fait partie intégrante du Bien.

Hamon regrette qu’il n’y ait pas de morts côté israélien. Quel mépris pour tous les Israéliens victimes du terrorisme. Peut-on oublier cette femme, à Jérusalem poignardée et suppliant qu’on sauve son bébé, ayant pour toute réponse un « crève ! », de la part d’un commerçant fermant boutique ?

Hamon est juste le caniche en laisse d’un Soros. Hamon est dans la réaction.

C’est plus sous la plume d’un Daniel Schneidermann que nous pourrons déceler toute la malfaisance antisémite. Daniel Schneidermann biberonne les Dieudonné et Soral. Patrick Cohen, resté à la troisième marche du podium, en compagnie de Benoit Hamon, le comprend pour une fois.

Le dernier article de Daniel Schneidermann dans Libération s’intitule : « Israël, la poule et la goule. »

Il est consacré à Netta qui fait la poule. Il n’y a pas de hasard au jeu de mot pour la rime avec la goule. Une goule est un vampire suceur de sang, dans la mythologie arabo-musulmane. Schneidermann, en bon Essav manipulateur, adresse le mythe du Juif suceur de sang aux populations arabo-musulmanes. La victoire de Netta serait le résultat d’une volonté israélienne pour dissimuler l’extermination de Gaza. Le complot juif est le deuxième volet de l’analyse de Schneidermann. Le troisième volet porte sur les rires complices de Benjamin Netanyahou qui reçoit Netta Barzilai. Accessoirement, la satisfaction d’Ivanka Trump ne mérite pas le fiel de Schneidermann. Comme il le dit, la presse américaine s’en charge. C’est celle de Netanyahou qui lui est insupportable. Une victoire israélienne lui est insupportable. La joie de Netanyahou et de la Nation israélienne, à lire cet article, décrit le même état d’esprit que montrait les affiches nazies du « Juif Süss ». De la même manière, cet article raille le physique de Netta.

Si Israël et la nation juive sont l’expression fondamentale de l’auto-détermination et, par cela, s’opposent à l’Universalisme, l’Antisémitisme est-il l’arme de l’Universalisme ou est-ce l’Universalisme qui est l’arme de l’Antisémitisme ? Question de la poule et de l’œuf chanterait Netta ? La biologie répond à cette question. Mais c’est une autre histoire.

 

Source : polémique Cohen-Schneidermann : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1142068-daniel-schneidermann-l-idiot-utile-des-dieudonnistes.html

Il n’y a, hélas, pas de mort côté juif dit Hamon !

Il n’y a, hélas, pas de mort côté juif dit Hamon !

Par Gilles FALAVIGNA

“Hélas les morts ne sont que d’un seul côté”, dit le chef du PS, exactement. Bien sûr, ce n’est pas ce qu’il voulait dire. « Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! » devra-t-il avancer, histoire de reculer. Mais c’est très exactement ce qu’il a dit.

Benoit Hamon n’est pas tout seul. Un autre a exprimé la même chose sous une forme différente mais l’idée y est. Jérôme Bourbon, führer-rédacteur du journal Rivarol et digne héritier de la race des Seigneurs par son allure de vainqueur, écrit un pitoyable « tonton, tu nous manques ! » Bref, le Juif doit mourir.

Devrions-nous « contextualiser » pour réinterpréter la sortie de Benoit Hamon au micro de RTL ? Eh bien justement, le lapsus est révélateur. Alors que la situation est très grave, il s’agit d’un état de guerre, Hamon avec ce qu’il représente prend partie en rejetant, d’un revers de main, ce que l’aveugle pourrait voir. Ce « hélas » ne signifie pas que des morts israéliens permettraient de considérer la position israélienne, puisqu’il s’inscrit dans la logique idéologique défendue par cette Gauche bien-pensante. L’idéologie de l’équilibre, de deux Etats, est confortablement installée dans le politiquement correct consistant à ne pas bouger les lignes. De quelles lignes parlons-nous ?

Ne pas bouger les lignes, c’est revenir systématiquement aux résolutions des Nations-Unies de 1947 et la proposition d’un Etat juif et d’un Etat arabe sur la terre de Palestine. Ces lignes donnaient à Israël un désert au Sud et des marécages au Nord, des positions intenables alors qu’il était clairement établi que la guerre avec le monde arabe serait inéluctable et que les Juifs seraient exterminés.

Et il y eut le miracle de la victoire militaire israélienne de 1948, et sa survie.

Ne pas bouger les lignes, c’est réfuter les conséquences de la victoire israélienne de la guerre des 6 jours, en 1967. Cette victoire relevait encore du miracle. Matériellement, elle assurait une certaine sécurité pour un Etat de 50 kilomètres de large. Ce sont bien ces faits qui sont intolérables aux Nations, puisque ces dernières se battent pour un retour à la situation de 1948, comme si toute démarche d’Israël pour assurer sa paix était irrecevable. N’est-ce pas sous cet aspect global qu’elles refusent à Israël le choix de sa capitale ?

La responsabilité de 60 morts à Gaza serait entièrement le fait du déplacement de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, selon Benoit Hamon. Le Président Trump aurait le sang de ces 60 « martyrs » sur les mains. Profondément, quel reproche est fait à Donald Trump, un individu dit imprévisible ? Depuis le Président Truman jusqu’au Président Obama, chaque candidat a promis de transférer l’ambassade à Jérusalem et tous ont trahi leur engagement. Le Président Trump ne trahit pas. Il ne louvoie pas dans la compromission. Il est donc imprévisible. Mais peut-être le caractère particulier de Donald Trump ne doit-il rien au hasard dans les circonstances actuelles.

Il est important, ici, de réitérer que l’histoire d’Israël relève du miracle. Les faits sont les faits. Il est néanmoins possible de considérer l’influence de « l’invisible ».

Non, le Président Trump n’est pas responsable de la morts des terroristes du Hamas et de quelques malheureux manipulés à Gaza.

La « marche du retour » n’est pas directement liée à la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem pour capitale d’Israël. La « marche du retour », comme son nom l’indique, se réfère à la déclaration d’indépendance d’Israël, Yom Haatsmaout. Elle est rendue nécessaire, pour les Palestiniens, par la victoire de la guerre des 6 jours, Yom Yeroushalaim.

Il est tout de même particulier que ces événements se déroulent sur une période précise qui se termine par Shavouot, la commémoration du don de la Torah. Peut-on réellement ne voir que le fruit du hasard à ce que les événements d’Israël concordent avec le décompte du Omer? Ben Gourion n’était pas religieux. Que l’indépendance cadre avec le début du mois de Iyar ne peut pas être délibéré. Le déroulement de la guerre des 6 jours et la prise de Jérusalem à 7 jours du décompte du Omer, la dernière semaine, ne peut pas être consécutif d’une intention religieuse de Moshe Dayan qui, comme le souligne le Rav Dynovisz sur le propos, ne devait même pas connaître ce décompte de 7 semaines avant la remise de la Torah.

Et c’est au dernier jour et à la dernière heure de la dernière semaine de Iyar que le représentant majeur des Nations reconnait Jérusalem, capitale d’Israël.

Car, selon la tradition, la dernière semaine du mois de Iyar représente l’attribut lié à David, celui de Jerusalem, celui de la Malkhout, c’est-à-dire la réalité d’Israël en tant que Nation constituée. Est-ce un hasard si les textes qui datent de 2000 ans décrivent à ce point précis les événements de la Nation israélienne contemporaine ?

Au point où nous en sommes, cadrons avec l’entrée dans le mois de Sivan. D’où vient le nom d’Israël ? La tradition fait le lien avec le combat de Jacob contre l’ange. L’ange représente l’émanation d’Essav. C’est au petit jour, avant le lever du Soleil que l’ange bénit Jacob. En fait, il ne bénit pas Jacob qui signifie le juif en exil mais Israël, le Juif en tant que Nation. C’est l’image de ce que vient de réaliser le Président Trump.

La vérité n’est pas unique. Benoit Hamon voit l’histoire depuis sa lorgnette. Il est un personnage d’un autre temps, un temps aujourd’hui révolu.

Selon le rav Dynovisz, les 70 ans d’Israël marquent le passage d’un cycle à un autre. Dans la continuité de son enseignement depuis des décennies, observateur du monde réel, il annonce que nous avons quitté l’ère pré-messianique et que nous sommes entrés dans l’ère du Machia’h. Il avance par ces signes la construction imminente du troisième Temple. Finalement, Benjamin Netanyahou ne l’a-t-il pas également suggéré lors de la cérémonie de l’inauguration de l’ambassade américaine ?

Sous cet aspect, les propos de Benoit Hamon n’ont d’autre place que dans les poubelles de l’Histoire.

Sources : http://ravdynovisz.tv/histoire_du_peuple_juif/a-16-h-aujoudhui-sommes-entres-machiah-ben-david-14-mai-2018/

Le Mossad au cœur de la Hasbara

Les conflits ne sont plus seulement des théâtres d’opérations militaires. Le cadre s’est élargi aux considérations juridiques puis médiatiques. Ils sont, avant tout aujourd’hui, d’ordres sémantiques. Dans un univers construit sur le mensonge, chacun doit faire triompher sa vérité! Mon article sur Jforum:

Par Gilles FALAVIGNA

 

Le Mossad a réalisé un coup d’éclat magistral. Dans la phase la plus tendue des relations internationales qui taraudent le Moyen-Orient, les agents du Renseignement israélien dérobent l’ensemble des informations les plus précises et peut-être les mieux gardées au sujet du nucléaire iranien.

Il est important de contextualiser  cette opération pour en prendre la mesure.

Les forces du Hezbollah pro-iranien se pressent à la frontière nord-israélienne. Pour la première fois de l’Histoire, les frappes israéliennes, pour stopper le déferlement de la logistique iranienne en Syrie, ont causé la mort de soldats iraniens. Israël et l’Iran sont en quasi état de guerre.

En janvier, le Président Trump lançait un ultimatum pour qu’au 12 mai soit reconsidéré l’accord sur le nucléaire iranien. En effet, à cette époque, le rôle néfaste de l’Iran apparaissait comme une évidence, du Yémen à la Syrie comme ailleurs et particulièrement contre le peuple iranien lui-même. La question porte, en réalité, sur deux volets et demi. Le premier porte sur le développement du nucléaire militaire iranien. Le deuxième porte sur la levée des sanctions économiques.

Nous reviendrons, ensuite, sur ce petit déterminant politique qualifié de demi.

Il faut noter que l’opération du Mossad a également été effectuée en janvier.

L’entrepôt où était stocké l’ensemble des données a été identifié en février 2016 par le Mossad, soit après l’entrée en vigueur de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien. C’est la démonstration du caractère particulièrement opérationnel et proactif du service de Renseignement israélien. Les Iraniens transféraient dans le plus grand secret les dizaines de milliers de données depuis tous les sites stratégiques vers cet entrepôt au sud de Téhéran. Et ils étaient surveillés.

Si les langues se délient pour évoquer le coup de maître, vanité des vanités, nous ne savons toujours pas comment 500 kilogrammes de documents ont pu revenir en Israël, soit une distance de 2000 kilomètres en territoire hostile. Nous savons que l’opération s’est déroulée en une nuit et a nécessité une logistique couverte par plus de cent personnes. Cinquante personnes, ensuite, ont travaillé sur l’analyse des produits.

Les services de Renseignement et de Sécurité sont toujours pragmatiques. C’est l’histoire d’une balance entre le profit et le risque, entre l’investissement et le retour sur investissement. Bref, nous avons une opération fantastique. Mais était-elle utile ? La question est légitime puisque même des anciens dirigeants du Mossad la posent.

C’est là que nous retrouvons le demi-volet que nous avions laissé pour établir de quoi il est question. Le premier Ministre Netanyahou parle de preuves « concluantes ».

Une preuve concluante est une preuve irréfutable et qui, en Droit, autorise la décision de Justice.

La première réaction à l’annonce israélienne est venue des Etats-Unis et provient des anciens de l’Administration Obama. Pour Dan Shapiro, ex-ambassadeur en Israël, il n’y a rien de nouveau. Pour Federica Mogherini, l’Européenne dont les nuits sont hantées par le sort de Gaza, ce « camp de concentration à ciel ouvert », il n’y a rien de neuf non plus.

L’AIEA, agence en charge technique du dossier, se dit prête à examiner les pièces tout en affirmant, déjà, qu’il n’y a rien de nouveau.

Pour faire preuve d’un peu de logique et sans besoin d’être un expert, se doter de l’arme nucléaire nécessite deux facteurs : la charge nucléaire et le lanceur. Or, nous savons que l’Iran travaille sur les lanceurs. Quant à savoir si l’Iran a abandonné ses recherches sur la charge nucléaire, le simple fait que tous les documents soient stockés, préservés, témoigne de la volonté de ne pas l’abandonner. C’est en cela et sans entrer dans les détails que cette opération qui ramène 500 kg de secrets est une preuve concluante.

Mais l’accord de Vienne de 2015 porte sur les sanctions économiques contre la recherche iranienne sur le nucléaire militaire. Effectivement, l’Iran se tient prêt mais n’a pas développé de travail sur la charge explosive. Il n’est pas question de la menace que fait peser un Etat-voyou.

Si Dan Shapira, proche d’Obama fut prompt à réagir, ce n’est pas un hasard. L’accord sur le nucléaire iranien est la pierre angulaire du travail géopolitique de son administration au Moyen-Orient. Le travail d’Obama a été de faire aligner ses alliés sur sa position. Plus que tout, la politique internationale américaine est une affaire de politique intérieure. La gestion du nucléaire iranien repose sur le principe du danger pour la sûreté intérieure. Or, cette question ne peut être déterminée au Sénat américain que par une majorité de 60%. C’est Donald Trump qui est visé.

Alors qu’importe que le Maroc rompe ses relations avec l’Iran cette semaine par les preuves concluantes  de l’armement chi’ite du Front Polisario, si loin de l’Orient, si proche de l’Occident. L’Iran est-il une menace pour les Etats-Unis ?

De même, c’est la politique générale de l’Union Européenne qui serait remise en cause par l’établissement de sanctions économiques contre l’Iran.

Alors qu’importe que l’Iran, en réponse au Président Trump, déclare que si les USA quittent l’accord, l’Iran s’en retirera, démontrant ainsi la priorité iranienne pour le nucléaire militaire vis-à-vis des sanctions économiques. N’est-ce pas la position la plus logique en gestion de l’humiliation subie ?

Quant à la Chine et la Russie, les deux puissances périphériques associées à l’accord, la position iranienne assure qu’elles porteront un intérêt très relatif à son devenir.

La preuve n’est rien. Le théâtre des opérations n’est plus juridique, il n’est plus médiatique. Il est sémantique. Au petit jeu consistant à traiter l’autre de menteur, l’intérêt de l’opération du Mossad, si elle contribue à mettre en exergue l’inefficacité de la Hasbara, aura l’avantage de faire tomber les masques, à l’heure où chacun est mis en face de ses responsabilités. Et plus que jamais, la géopolitique est avant tout de la métapolitique où l’irrationnel domine les esprits.

La corruption au service du Terrorisme

Par Gilles Falavigna pour Jforum

La corruption au service du Terrorisme

 

Le procureur François Molins, chargé de dossiers terroristes fait une sortie médiatique pour alerter d’un phénomène de « micro-financement » du terrorisme en France. Plus de 400 donateurs français ont financé Daech. Il s’agit d’un système alimenté par des sommes « modiques, mais en nombre important ».

Le magistrat estime que « les terroristes ont eu besoin de 25 000 euros pour organiser les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher et 80 000 pour ceux du 13 Novembre à Paris et à Saint-Denis. »

François Molins a été dessaisi de nombreux dossiers confiés au nouveau Parquet National financier. Il est connu pour s’opposer à la création d’un parquet national antiterroriste. Le grand professionnalisme du procureur est unanimement reconnu. Mais ses sorties correspondent également à une lutte intestine entre les autorités de compétences.

Nous pourrions, par cette sortie, nous satisfaire de la prise de conscience qu’un mal réel ronge la société française de l’intérieur. Déjà, les instituts de sondages indiquaient que plus de 25% des jeunes de moins de 25 ans ont une idée favorable de l’Etat Islamique. Cela viendrait compenser la déclaration du Président Macron pour qui l’Antisémitisme est le fruit de l’importation du conflit israélo-arabe. Au passage, cette déclaration revient à dire que sans les Juifs, on se débarrasse de tout problème.

Mais revenons sur le fond du phénomène de micro-financement. De quoi avait besoin l’auteur des attentats de Montauban et Toulouse ? (qu’il me soit permis de ne pas avoir envie de citer son nom)

De quels moyens avait besoin l’auteur de l’attentat de Nice ?

Il suffit de très peu de moyens, surtout quand le paradis d’Allah est au bout du pare-chocs de son camion lancée à vive allure comme un bélier.

Quoi qu’il en soit, le problème n’est pas là.

Plus de 400 petits donateurs français ont financé Daech. Il s’agit d’individus identifiés. Leur nombre est obligatoirement beaucoup plus grand, peut-être énormément plus grand.

Un des piliers de l’Islam est le Zakat, la charité que doit faire tout Musulman à des œuvres caritatives et une très grande partie d’entre elles sont d’obédience islamiste derrière des noms de tolérance, de paix et d’amour. Si l’Islam « de France » est invité à faire le ménage, le nerf de la guerre ne peut en être exclu.

Mais, profondément, il est question, ici, de l’Etat Islamique. Que représentent les sommes versées dans le cadre de ce micro-financement ? Daech dispose de milliards d’euros. Selon le journal Le Point qui fait part de sources émanant des Services de Renseignement, Daech dispose aujourd’hui d’un pactole de 3 milliards d’euros. Cette somme suffit à maintenir le niveau de nuisance actuel de Daech pendant 15 ans.

En réalité, ces 3 milliards d’euros ne sont que le flux de trésorerie de l’organisation terroriste. C’est la partie visible de l’iceberg.

Pendant des années, Daech a eu le contrôle des ressources de toute l’activité économique d’une région très riche, en pétrole comme en toutes matières premières. Nous parlons d’un Etat qui taxe tous les échanges commerciaux. Nous parlons d’une organisation criminelle qui pratique le racket et nous savons, par exemple, que Lafarge a dû contribuer au financement terroriste.

Ces sommes ont été investies, tout naturellement. Elles ont été blanchies dans des activités parfaitement légales.

C’est un premier point au regard de l’information fournie par le Procureur Molins. Une règle fondamentale en gestion de projet est la loi des 80/20, dite loi de Pareto. On ne peut mener à bien un projet qu’en traitant les 80% qui sont la cause d’un problème et non pas les 20% dont l’influence est marginale. Ces micro-financements sont marginaux quant au problème. Il ne s’agit pas de ne pas les traiter pour autant.

Daech est riche, très riche. La terminologie d’Etats-voyous n’est plus à la mode mais leur capacité de nuisance est toujours là. Turquie, Iran, Qatar et bien d’autres, peut-on rester naïfs en observant au quotidien que ces puissances tirent intérêts de la situation syrienne ?

Le second point au regard des micro-financements est celui des flux financiers qui blanchissent les milliards d’euros dont dispose Daech. Ce sont ces rouages tout à fait légaux qui alimentent la corruption et qui participent à notre destruction, comme la corruption au sein de l’UE pour permettre l’immigration et bien d’autres activités de fond. Le terrorisme n’est qu’un paramètre parmi d’autres concernant les armes de nos ennemis.

Sur ce point, la sortie du Procureur Molins s’inscrit dans le Politiquement Correct. Il doit sa notoriété et son aura au traitement qu’il fit des affaires financières Sarkozy avec Bygmalion, d’un côté, et Cahuzac, de l’autre. On ne peut lui reprocher de partialité. Mais cette sortie ressemble à la nécessité d’avoir du grain à moudre pour cacher l’incapacité à traiter le problème sur le fond.

Mes travaux pour l’ouvrage « Géopolitique de la conspiration contre les Peuples » reposent sur le constat et l’analyse des liens entre les instances politiques et le crime. Il s’agit de corruption à grande échelle.

Quelques chiffres permettent d’éclairer la consistance de la mise en relation entre une offre, portée par l’idéologie universaliste et une demande, portée également par l’idéologie universaliste. Tous les ingrédients de la corruption sont présents puisque tous les ingrédients sont présents pour être corruptible !

L’ONG Transparency International a développé un indice de perception de la corruption allant de 1 à 10. Au monde, aucun pays n’atteint 10 qui signifierait qu’aucune affaire de corruption n’y serait instruite. En Europe, un indice de 3,8/10 est attribué à la Grèce. La corruption y est endémique. La perception de l’Italie est de 4,3. Cela correspond à ne pas être un Etat de Droit. La France est notée 6,9 en 2015. Elle occupe la 23e position du classement en 2016. La France est considérée comme un pays de corruption.

C’est au niveau de la moyenne européenne, région à 1000 milliards de dollars de corruption.

Dans ce contexte, les aides et subventions, argent inodore, participent fortement aux flux de corruption. Le Figaro du 29 juin 2012 fait état de 34 milliards d’Euros versés à 250 000 associations par la France. L’article se veut une « enquête sur l’étonnante opacité qui entoure le financement public des associations ».

Pour la seule France et la seule aide aux entreprises, le montant des subventions serait de 110 milliards d’euros selon la documentation française, rapport « Pour les aides simples et efficaces au service de la compétitivité », juin 2013. Pour autant, Wikipédia sur le thème, indique que le montant total des aides est inconnu.

Dès qu’il y a une occasion, la criminalité se rue sur les marchés. Les opérations « pétrole contre nourriture », en Irak, ont atteint le summum de la corruption. Malgré le secret Défense, la commission Paul Walker a référencé les centaines d’entreprises qui sont intervenues sur ce marché. Il n’y a pas de compagnie propre. La criminalité est un agent géopolitique. Les Seconde et Troisième Guerres du Golfe ont été très lucratives. L’Irak a été pillé. Il ne l’a pas été par un pays. Il l’a été par le crime organisé.

Le criminel est un homo œconomicus basique dans ses comportements sociaux. Il œuvre « utile ». Il utilise le pouvoir. Il ne le recherche pas. Il conteste l’autorité par sa puissance. Il est, néanmoins, un pouvoir économique et social. Le criminel possède une identité. C’est l’identité criminelle puisque le crime est son déterminant. Son territoire est le monde entier. Mais la source du territoire est primordiale.

Nous assistons à une balkanisation du monde. Les grands empires deviennent de petits états. Ceux-ci nourrissent la criminalité. Comme ce fut le cas pour la Yougoslavie, la fragmentation s’accompagne d’une fiction d’états, fut-elle provisoire. Il n’y a pas de police. Il n’y a pas de structures. Ce sont des proies faciles.

Si nous sortons du cadre juridique pour analyser la criminalité, nous trouvons un contexte sociologique constant pour servir de modèle. Nous retrouvons alors les principes de Norbert Elias et sa civilisation des mœurs :

L’Urbanisation est un moyen de disparaître de l’œil du voisin et du contrôle social naturel.

Toute concentration humaine augmente la difficulté à faire régner l’ordre. Cette concentration s’accompagne d’une nécessité économique plus importante.

L’anonymat et l’explosion démographique sont le terreau de la criminalité.

Les objectifs de l’Europe, les objectifs des organisations terroristes et les objectifs de toute organisation criminelle sont les mêmes : favoriser l’immigration. Que peut bien, alors, proposer le Procureur Molins ? Voilà, nous apprenons que des habitants de France nuisent à la France. C’est déjà ça ! Serait-ce un os à ronger pour les sous-chiens sans-dents?

Elle s’appelait Pamela Mastropietro

Elle s’appelait Pamela Mastropietro

 

 

Il y a d’un côté les faits. Il y a d’un autre côté la présentation des faits. La propagande est de plus en plus grossière. Les peuples ont été abrutis.

Cosmopolis s’endort dans une douce tiédeur. Ses pensées sont une douce tristesse.

Profonde tristesse ! Envie de câlin ? Etre pris.e (orthographe politiquement correcte) dans les bras d’un Musulman, quel réconfort ! La tristesse est le qualificatif qui revient à chaque catastrophe, qu’elle soit naturelle ou terroriste. Les expressions de tristesse sont indépendantes du criminel. La première interprétation à retenir est que le terrorisme est un phénomène devenu naturel. Il faudra vivre avec, nous avait prévenu Emmanuel Macron.

L’universalisme jouit de la situation. Toute identité a disparu puisque, d’un côté, le terroriste frappe, selon les médias, au hasard. Le terroriste est banalisé puisque catastrophe naturelle ou attentat terroriste, la compassion est la même : un peu de tristesse et nous nous sentons vivre.

D’un autre côté et en complémentarité, depuis l’attentat de Charlie hebdo, les élans de compassion ne manquent pas. « Je suis Charlie » fut suivi de « Je suis… » puis d’un « Je suis… » et encore d’un autre « je suis… » et certains veulent encore être fromage. L’attentat de Munster était en cours que, déjà, les t-shirt « Je suis Münster » étaient imprimés.

Au bout du compte, nous ne savons plus qui nous sommes à être et avoir été tant de choses. Depuis 3 ans, qui se souvient tout ce qu’il a été ?

« Vous n’aurez pas ma haine ! » Voilà le leitmotiv occidental le plus récent. Il ne postule pas réellement de la supériorité des valeurs occidentales face à celles de l’ennemi. Le slogan considère l’universalité des valeurs. La victoire sur le terrorisme islamiste passerait, en quelque sorte, par la supériorité des valeurs porteuses de l’Amour qui anéantiront les valeurs porteuses de la haine.

Quelle erreur d’appréciation ! Elle suppose que l’Occident a le contrôle de la situation. L’ordre moral universel justifie d’être triste. L’ennemi n’est pas gentil. Il se rendra compte qu’il nous a fait de la peine et fera repentance.

Ce n’est pas la vraie vie.

Pourquoi les démocraties occidentales dominent-elles le monde ? A cause de leurs valeurs démocratiques ? Non ! Parce qu’elles disposent de forces militaires supérieures aux autres. Ce n’est pas la presse qui assure la liberté de la presse aux USA. C’est son armée.

Pourquoi les Migrants viennent-ils en Occident ? Par adhésion avec ses valeurs ? Bien sûr que non. Ils viennent pour son confort.

Ne pas délivrer sa haine est se tromper de combat. La valeur démocratique n’est pas un moyen. Ne pas offrir sa haine… Mais quel soulagement pouvons-nous obtenir d’une tristesse ?!

Je tente de me « mettre à la place » de la victime. Qu’aurais-je voulu ? Je ne me serais pas laissé faire. Je me serais battu jusqu’à éliminer l’agresseur. Cette empathie que j’attendrais de mon prochain est qu’il se batte à mes côtés et me remplace. C’est le chant des partisans : « Ami si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place. » A contrario, offrir sa tristesse n’est pas l’expression d’une lutte. C’est l’expression d’une perte. La tristesse endosse peut-être la perte des victimes, elle entre surtout en résonnance avec sa propre tristesse existentielle. Elle traduit la passivité face aux événements, la résignation. La passivité rejoint l’inéluctabilité, celle de la défaite.

Etonnamment, il n’y a pas de représailles à la multitude d’attentats, d’agressions, à l’envahissement. La bonne morale veille pour accueillir avec solidarité, ce petit câlin qui accompagne un gros soupir, les Migrants-Réfugiés qui, comme nous, seraient des victimes.

La bonne morale veille et la bonne presse y pourvoit. Il y a quelques semaines, stupeur et tremblement, un homme tire sur des Migrants nigérians en Italie. C’est l’acte d’un fasciste raciste. Celui-là n’est pas un déséquilibré. Voilà qui redonne un peu de vie. Un peu de colère ravivera la tristesse. Pour une fois, l’Ennemi, le Mal, a une identité. Immédiatement, les autorités italiennes se mobilisèrent : No passaran ! Quelle ironie.

La propagande est comme l’arrêt sur image d’un film. Le contexte est effacé pour faire passer un message. Le procédé est bien connu à travers le phénomène « Pallywood », direct et indirect.

Un homme tire sur des Nigérians. Qui est-il vraiment ? La presse n’en parlera qu’à travers des entrefilets et elle ne parla absolument pas, en France, de sa petite amie. C’est du hors cadre.

Elle s’appelait Pamela Mastropiétro et elle avait 18 ans. Elle fut violée puis démembrée encore vivante par des Migrants nigérians. Ils commencèrent à la manger. Ses restes ont été trouvés dans des valises abandonnées. Cet homme qui tira sur les Nigérians était un Résistant. Il lui restait cette once d’humanité qui pousse à se venger, à faire payer plutôt que de se morfondre dans une douce tristesse. Peu importe, alors, d’être qualifié de Fasciste-raciste.  Peu importe la conformité sociale !

http://www.ilgiornale.it/news/cronache/macerata-18enne-fatta-pezzi-fermato-spacciatore-nigeriano-1489362.html

L’information n’est guère rapportée que dans ce qui est appelé faschosphère. Du coup, elle n’est pas crédible. Ce qui est dit compte moins que qui le dit. Il n’y a pas de liberté sans information, dit-on. Alors il faut chercher un peu plus loin, au-delà de ce qui est officiellement dit et la vérité se fait jour.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2018/02/07/apres-la-fusillade-de-macerata-les-blessures-de-l-italie_5253019_3214.html

On se souvient que des Migrants se firent tirer dessus. Qui connaît le nom de Pamela Mastropietro ? Tristesse, à vomir ou colère ?